Quelques ancêtres maternels de Jeannine

Ma cousine a très peu de vieilles photos.

Je crois que celle-ci est la plus vieille…, mais on ne reconnaît personne.

Elle a aussi celle-ci.

Intéressante, mais on n’a aucune idée qui sont ces hommes.

Celle-là…

Son père est le 3e à partir de la gauche dans la dernière rangée!

Pas évident!

Une facile… le mariage de ses parents.

Ma cousine n’a jamais vu celle-ci…

Honoré Sauvé et Julie Leroux

Ni celle-ci…

Léon Sauvé, fils d’Honoré Sauvé et de Julie Leroux

Ni celle-là…

Euclide, fils de Léon Sauvé et d’Aldina Paiement, avec sa nouvelle épouse Rosina Quesnel, veuve de Venance Paiement

Dommage que ma cousine Jeannine ne soit pas branchée… sur Internet.

Par contre, elle a un cousin qui l’est… à haute vitesse et accroc de vieilles photos en plus.

 

Les photos de ma cousine

Bon si vous insistez vraiment pour savoir…

Quand mon frère vient me voir, il amène toujours le dessert…

Il l’a fait aussi hier.

Mercredi je suis allé voir ma tante Evelyne, celles aux vieilles photos, à la résidence pour aînés à Rigaud. Puis, sur le chemin du retour, je suis passé par St-Lazare pour rapporter les trois photos empruntées à ma cousine Jeannine.

Imaginez, elle était toute contente de m’en montrer d’autres.

Elle avait donc celle-ci que je vous ai montrée hier…

Je suis tombé de ma chaise!

Je l’ai numérisée à 600 dpi!

Le petit garçon d’hier est à gauche. Je ne sais pas encore qui il est, mais ça ne saurait tarder.

On revoit mes parents, la belle Aline et son beau Léo. On est en mars 1948. Le 20 mars ou peu de temps après.

Banale photo me direz-vous?

Je l’ai montrée à mon frère hier midi. Il est resté bouche bée avant de lâcher ces mots…

Pauvre maman!

Je devais la lui montrer en primeur. C’est lui le grand responsable de ma piqûre pour la généalogie quand il m’avait rendu visite en juillet 2007 avec plein de vieilles photos de ma tante Evelyne.

Avant de lui montrer  la photo de groupe et lui dire où se trouvaient nos quatre grands-parents, j’ai attendu en dernier comme un dessert.

J’avais ces autres photos à lui montrer avant…

Comme entrée..

Mon frère est à gauche et ma cousine Jeannine au centre. Pierre Cholette est à droite.

Puis celle-ci.

Mon grand-père Euclide, ma grand-mère Rosina et deux soeurs de ma mère: Lucille, la mère de Pierre Cholette, Héléna, la mère de Jeannine Meloche.

Simone Paiement est la fille du premier mariage de Rosina. Elle est donc leur demi-soeur.

La photo date du début des années 40.

Jeannine en avait d’autres…

En passant, avant qu’on me pose la question. Quel dessert a apporté mon frère… ?

Des trottoirs de Première Moisson.

Le plaisir de découvrir et le plaisir de trouver…

Et puis finalement, vous avez trouvé la réponse à ma question de l’autre fois?

Question de l’autre fois…?

Bon, je fais un petit retour en arrière…, ça va me changer les idées.

Qu’allaient faire mon grand-père Euclide Sauvé et son frère Aldama aux États en 1914?

List or Manifest of Alien Passengers Applying for Admission  

Ah oui! Euclide aux États…
Je cherche encore…

Euclide est passé aux lignes en octobre 1914, à Malone dans l’État de New York. 

Qu’allait-il faire là diantre?

Je n’ai pas de photos de mon grand-père dans ce temps-là à Tupper Lake.

Juste ceci…

Euclide à Tupper Lake?
Voyons, réfléchissons un peu…
Qu’allait-il faire là?

Euclide n’y est pas allé seul. Il y avait plein d’ouvriers avec lui. Tout se trouve dans le manifeste. Euclide y est identifié comme laborer… journalier et non laboureur.

Laborer… journalier…
Moi, c’est d’un plombier dont j’aurais un urgent besoin.

Je pourrais vous niaiser de même pendant longtemps avec mes questions et vous faire languir comme vous savez qui…

Demain, je révèlerai tout…

En passant, j’aimais tellement mes grands-parents.

Bon là vous pouvez cliquer sur l’image…

Promesse…

Je ne ferai plus allusion à la politique sur mon blogue.

C’est promis.

Dorénavant seulement de la généalogie.

Euclide aux États?

J’ai fini mon petit contrat… ou presque, mais je retourne quand même à mon obsession première.

Euclide Sauvé aux États?

Avec son frère Aldama?

manifeste daté d’octobre 1914, à Malone, New York

Euclide aux États?
Attendez que je réfléchisse à ça un peu…

Eh oui! Euclide est allé travailler aux États!

Un grand-père, c’est important dans la vie d’un enfant, et connaître la vie d’un grand-père, c’est important dans la vie de ses descendants.

Vous en parlerez à mes petits-enfants quand ils seront grands.

Euclide a donc passé les lignes à Malone dans l’État de New York en 1914.

Sauf que… 

Qu’allaient-ils faire là diantre? 

Je ne vous donnerai pas la réponse tout de suite comme l’autre fois avec la photo de mon arrière-grand-tante Hermine Paiement…

Hermine et sa soeur Aldina 

J’avais omis de vous dire hier qu’Hermine Paiement avaient eu 20 enfants, dont Raoul, notre jeune marié. Voici tous ses enfants.

Roméo Vézina 1880 –
Albert Vézina 1881 –
Rébecca Vézina 1882 –
Raoul Vézina 1884 – 1967
Elmer Vézina 1885 –
Laura Vézina 1887 –
Albina Vézina 1888 –
Florentine Vézina 1890 –
Annonciade Vézina 1891 – 1891
Wilfred Vézina 1891 – 1901
Ovide Vézina 1892 –
Alma Vézina 1894 –
Euclide Vézina 1896 –
Sarah Vézina 1897 – 1898
Alexis Vézina 1899 – 1900
Léonie Vézina 1900 – 1901
Léonie Vézina 1901 – 1902
Yvonne Vézina 1904 –
Corinne Vézina 1905 – 1908
Joseph A. D. Vézina Vézina 1906 – 1906

Je pourrais tous les retrouver et vous en parler.

Obsessif? 

Disons que je suis plutôt un passionné incontrôlable à l’occasion.

Demain, pour faire changement, on parlera d’élections provinciales. Vous mettrez ça sur votre Facebook ou sur votre Twitter.

Faut bien partager…

43 Malgoire

Euclide aux États?

Avec son frère Aldama?

Eh oui! Il a passé les lignes à Malone. Sauf que…

43 Malgoire, Montréal ça n’existe pas. Father Léon Sauvé, oui. C’est leur père.

43 Malgoire, c’est 43 McGuire. J’ai dû chercher un peu, mais j’ai trouvé.

43 Malgloire… 43 Malgoire…?
J’en perds mon grec!

La maison n’existe plus non plus, vous pourrez aller vérifier sur Google Maps.

Il reste juste le souvenir d’Euclide Sauvé qui monte des sacs de charbon au 2e étage à Montréal. Il devait être fort mon grand-père!

Parlant de souvenirs, je vois une main levée derrière…

Aldama?

Aldama, c’est lui…

Ça doit bien vous dire de quoi toute cette histoire… Je me demande si Jean-Guy lit encore mon blogue?

Demain, je vous reviens sur l’histoire de la jeune mariée.

Raoul Vézina, fils de Joseph Olivier Vézina et d’Hermine Paiement,
photographié ici avec son épouse Marie…

En attendant, allez lire ça…

Ma tante Alda

Alda, pas Alfa…

Dire que cette histoire de poutine à commencer à cause de Vicky Lapointe. Elle ne se doutait pas que son petit penchant pour la poutine allait faire déborder mon blogue comme ça!

La poutine c’est comme la généalogie. C’est bon, mais avec modération.

Ouin mettons!

Je ne saurai jamais si ma tante Alda a déjà goûté à de la poutine.

Alda Quesnel

Probablement que oui avec ce grand sourire…

Cette photo était très bien conservée dans un des deux précieux sacs d’épicerie de ma tante Evelyne.

Ma tante Alda n’est pas ma tante. C’est la tante de ma mère… Du moins c’est comme ça que ma mère l’appelait.

J’ai vérifié!

Alda Quesnel est la soeur de ma grand-mère Rosina. Alda est donc ma grand-tante.

Je n’ai jamais rencontré ma grand-tante Alda. Il est grand temps de le faire grâce à ce blogue.

Alda était la marraine de maman que l’on voit ici dans les bras de sa mère en septembre 1921.

Rosina Quesnel avec Aline (3 mois)

La maison était alors en construction.

Je n’ai jamais su qu’Alda était sa marraine avant de mettre la main sur l’acte de baptême de ma mère.

Son parrain était Aldama Sauvé, le frère de mon grand-père Euclide.

Voici la photo de mon grand-oncle Aldama.

J’en avais parlé dans cet article… fort intéressant d’ailleurs.

Aldama est décédé en 1949, donc avant l’invention de la poutine en 1957.

Grâce à mes recherches, je savais que ma tante Alda avait marié un dénommé Georges Fullum en 1947.

Pour moi, le patronyme Fullum n’était que le nom d’une rue… ou de la prison des femmes.

Source

N’ayez crainte, Alda n’a pas fait de prison! Pour en savoir plus sur la prison des femmes, cliquez ici.

Dans mes recherches, j’avais trouvé deux enfants du couple… Lucille et Armand.

Deux enfants?

Plus sûr du tout maintenant, car je viens de réaliser que Lucille Fullum s’était mariée en 1946 et qu’Armand Fullum s’était marié en 1950.

Il y a donc un os dans la moulinette de mes recherches… Alda ne peut être la mère!

Pourquoi le nom de leur mère n’apparaissait pas dans l’acte de mariage?

Intrigant n’est-ce pas…?

Non ?

Je vous réserve une tite surprise…

On se revoit mardi prochain.

Lundi c’est la fête du patriote David Alexandre et je pense vous donner un petit congé…

J’haïs ça quand y fait ça!

Cliquez sur l’image…

La famille Binette

Je reprends pour vous une partie de mon article écrit en février 2008 pour vous montrer le chemin qu’on peut faire en quatre ans juste en partant d’une photo.

Et d’une carte mortuaire…

Retrouvées pêle-mêle dans un sac d’épicerie…

Dans un maison du rang Ste-Julie à Ste-Marthe.

1957

En consultant le recensement canadien de 1901, j’ai vu le couple Binette-Sauvé avec leurs enfants.

Ils vivaient à Ste-Justine-de-Newton.

Marie serait née en 1881, Léon en 1885, Cédia ? (on voit des prénoms bizarres dans les recensements) serait née en 1887, Aurore en 1893, Aldina en mai 1895, Hormidas en octobre 1897 et Saül serait né en 1900.

Si je joue au détective, le plus petit des deux garçons (celui à gauche) serait Saül. L’autre (à droite) Hormidas. Léon ne serait pas sur cette photo que je crois prise vers 1907, car Saül semble avoir autour de 7 ans. Hormidas en aurait 10 ans. Aldina serait derrière le plus jeune garçon et aurait 12 ans. Aurore serait à droite et aurait 14 ans.

Celle du centre serait Cédia… et elle serait âgé de 20 ans.

On retrouve à nouveau la famille dans le recensement de 1911.

Elle demeure maintenant à Macpherson, dans le comté de Nipissing, en Ontario.

Léon Binette se retrouve maintenant dans la famille. Il devait être ailleurs quand le recenseur est passé en 1901… 

En 1911 le recenseur l’écrit deux fois!

On retrouve Lédia Binette, la fameuse Cédia de 1901, Aurore, Aldina devient Albina, Hormidas devient Ormidas et Joël Binette est sans doute Saül.

On retrouve aussi Adgil (sic) Binette qui est le frère d’Hilaire. On indique qu’il est né en avril 1862 et Miraina (?) Brisson, qui est pensionnaire, née en septembre 1893.

Les recensements sont aussi intéressants que les vieilles photos et soulèvent plein d’interrogations.

En passant, si vous avez de belles photos de famille, vous pouvez les partager avec nous.

Et si vous avez des commentaires, ne vous gênez pas…

Pierre

Plusieurs descendants de personnes dont j’avais les photos ont communiqué avec moi pour avoir plus de renseignements…

Fin de l’article

Demain, j’ai la confirmation de l’identité d’une des filles… et encore beaucoup beaucoup plus.

Honoré Sauvé 1822-1899

On termine le mois d’avril 2012 en beauté et on continue d’espérer que le printemps saura se montrer le bout du nez.

Une fière descendante d’Honoré Sauvé et de Julie Leroux m’a écrit la semaine dernière. Elle est anglophone et demeure en Ontario.

C’est la première fois qu’une personne m’écrit au sujet de mes arrière-arrière-grands-parents maternels.

Elle s’est trouvée un nouveau 3e cousin…

Pierre à six mois

Bibi!

Honoré Sauvé est un des fiers descendants de Pierre Sauvé et Marie-Renée Michel Michaud qui sont les ancêtres de tous les Sauvé d’Amérique.

Cliquez ici pour en savoir plus sur mon ancêtre…

Étrangement, on ne parle pas beaucoup d’Honoré Sauvé dans nos livres d’histoire. C’est pour cette raison que j’en parle beaucoup.

Honoré Sauvé a honoré mes tout premiers articles sur mon ancien blogue Branchez-vous. com alors que sa femme Julie Leroux a fait les frais de mes tout derniers sur WordPress avec la bonne femme Cardinal alias Anne-Marie Von Seck.



En janvier 2008 j’en étais à mes premiers balbutiements côté blogues alors que je m’étais branché sur la plate-forme Branchez-vous maintenant disparue.

Je vous ai repris mon article sur WordPress.

Je vous avais parlé de la collection de ma tante Evelyne soigneusement entassée dans des sacs d’épicerie en plastique…

La collection de photos…

Pas ma tante…! 

J’avais continué sur cette lancée d’articles et j’avais parlé de cette famille dont j’avais aussi la photo.

La célèbre famille Binette de Sainte-Justine-de-Newton.


 C’était une des rares photos de famille dans la collection de ma tante.

En fait, c’était la seule… avec celle-ci de la famille Vézina aux États en 1927.

La photo des Binette est intéressante, car c’était ma première tentative pour identifier des gens inconnus.

Je m’étais dit en 2008 que ça pourrait servir un de ses quatre.

Mélina Sauvé était la plus facile à identifier…

Hilaire, même avec sa barbe, a été un jeu d’enfant… Les enfants par contre furent un peu plus difficile.

J’ai dû me rabattre sur les fameux recensements. Les recensements, ça c’est un peu mon petit péché véniel vous savez.

Quatre ans plus tard, toutes ces recherches ont porté fruit.

On se repogne.

En caravane, allons à la cabane… 2012

Je ne savais pas si j’irais en pèlerinage à la cabane d’Alain mon cousin cette année.

Le temps fait ses ravages dans la mémoire de mon oncle depuis deux ans.


Entre 1960 et 2007, je l’avais vu cinq fois. Depuis 2007, je ne manque aucune occasion d’aller le visiter.

La cabane, sise au pied du mont Rigaud, n’est qu’un prétexte…

C’est sa femme qui avait toutes les photos de mes ancêtres maternels. Sa santé aussi est fragile avec le temps.

J’y suis finalement allé et je leur ai montré mon petit-fils.

Ils se sont régalés en le voyant.

Pour terminer… cliquez ici pour vous sucrer le bec…

Si vous avez aimé cette chanson, cliquez ici.

Parlant de cabane à sucre, en voici une qui me vient de St-Barthélémy…

Aussi, lisez le commentaire de la fille d’Albert Viau laissé sur mon blogue. 

Comme presque tous les jours, je pense ce matin à mon père Albert Viau et j’avais envie de l’entendre. Avec nostalgie car il n’est plus là. Avec fierté à cause de son grand talent et sa si belle voix. C’était un père fantastique et un professeur sans pareil pour moi. Je chante tous les jours grâce à lui. Où que tu sois, je t’aime papa.

Quant à moi, cette chanson  je la chante à mon petit-fils quand il me rend visite.

Un jour, quand il sera plus grand, je lui parlerai d’Albert Viau et de son père Rosario.

L’grand-père assis dans chaise berçante
Berce tendrement son petit Théo.
Par lui les voix des ancêtres chantent
Et s’font entendre de nouveau.

Trop petit pour tout comprendre
Il s’rappellera des mots
Puis à son tour fera connaître
Tous les vaillants ancêtres
Du petit Théo…
Les ancêtres du petit Théo…

Refrain

Dans chaise berçante avec le petit Théo
Oh! eh oh!
Il est vraiment trop beau
Le beau petit Théo
Il est si adora… a… a… ble

Excusez-la

Hubert Sabourin, fils de Joseph Sabourin et Marie-Josephte Toussaint dit Turgeon

Ça fait long comme titre et comme série d’articles.

Je sais que je ne suis pas facile à suivre en plus.

Et dire que tout ça a commencé par une petite anecdote généalogique savoureuse lors de la fête d’Hélène.

Je ne savais pas dans quoi je m’embarquais, et vous aussi d’ailleurs si vous avez suivi mes articles depuis lundi dernier. Encore plus si vous me suivez depuis janvier 2008 comme Cécile du Bas du Trait-Carré.

Je vais vous faire un ti résumé pour aider à mettre votre pendule à l’heure.

Mon petit-fils… qui fait ses dents.

Sa grand-mère (en même temps ma femme).

Émile Sabourin, draveur, le grand-père maternel de ma femme.

Antoine Sabourin et Mathilde Séguin les parents d’Émile.

Benjamin Sabourin et Angélique Mallette les parents d’Antoine.

Hubert Sabourin et Félicité Sauvé, peut-être les parents de Benjamin.

Hubert Sabourin, le fils de Joseph Sabourin et Marie-Josephte Toussaint dit Turgeon?

Plus sûr du tout maintenant…

Bon, j’espère que vous me suivez et ne ferez pas le 911.

Un petit beurre des touyous…


Tout ça a donc commencé par une anecdote racontée lors de la fête, en fait il y en avait plus d’une.

Je m’affairais à prendre des photos de la fête…

Quand je vis ma femme en train de questionner une autre de ses matantes sur ses ancêtres Sabourin.

Elle avait même son petit calepin brun sous la main dans son sac à main pour prendre des notes.

Ma parole!

J’en croyais à peine mes yeux! Elle parlait généalogie!

J’ai pris une photo pour éventuellement la montrer à mon petit-fils qui fait ses dents maintenant…
 
La matante en question avait perdu son mari l’année précédente. Elle racontait qu’elle avait reçu un coup de téléphone d’un généalogiste amateur, un monsieur Aubry pour ne pas le nommer, un petit… petit… cousin, un fier descendant de Tec Cornelius Aubrenan, un petit peu gros crinqué.
Pas Tec, le descendant.
Cinq mois après le décès du mari. Il faut le faire quand même!
Le monsieur Aubry en question, pour ne pas le nommer, l’obstinait dur comme fer qu’Émile Sabourin, décédé en 1965, était son grand-père, alors qu’il était en fait son père.
 
Il ne voulait pas en démordre…
Grrrrr… Grand-père…
Il faut le faire!
 
La matante lui a remis ses pendules à l’heure.
Elle a aussi raconté, à ma femme qui prenait toujours des notes, que son père Émile, né en 1892,  lui avait dit qu’il avait perdu sa mère Mathilde Séguin à l’âge de 5 ans et son père Antoine Sabourin vers l’âge de 7 ans.
Triste histoire triste d’orphelin s’il en est une…
Curieux de nature comme une marmotte, je suis allé donc valider tout ça dans les recensements canadiens de 1901 et 1911.
 
Oh surprise!
 
 
 

 
Émile a 8 ans en 1901, et ses parents Antoine Sabourin et Mathilde Séguin sont toujours vivants!
1911?
 
Émile a 18 ans en 1911, et ses parents sont toujours vivants!
Je vous ferai grâce du reste de l’histoire de l’orphelin Émile.
Émile aurait été placé par le gouvernement pour aller travailler dans les camps de bûcherons dans Gatineau, et le fait d’être orphelin expliquerait aussi pourquoi Émile aimait tant s’entourer de sa marmaille (il en avait fait 21).
Tout ça pour dire qu’on en apprend tout le temps, même moi avec mes recherches sur Hubert Sabourin, le mari de Félicité Sauvé… les parents de Benjamin?
Pu trop sûr sûr maintenant que j’ai trouvé cet acte de mariage que je pensais être celui du couple…
mariage d’Hubert Sabourin et Marie-Anne Sauvé dit Laplante
Demain la fin.
Du moins je pense…
Je pense avoir résolu un autre mystère.