Antoine Sabourin, fils de Benjamin Sabourin et d’Angélique Mallette

Des registres paroissiaux, on ne peut vraiment s’en passer…

Antoine Sabourin est donc le fils de Benjamin Sabourin et d’Angélique Mallette.

J’avais donc trouvé les mauvais parents d’Antoine Sabourin en 2008. Je m’étais comme genre égaré.

Ça arrive à tout le monde.

Ai-je donc écrit deux articles sur de faux ancêtres et fait un fou de moi?

Meuh non!

Catherine Hanson, celle qui faisait brûler la nourriture, était la belle-soeur de Pierre Sabourin, le frère de Jean-Baptiste Sabourin. Pierre Sabourin et Barbe-Charlotte Séguin sont maintenant de nouveaux ancêtres de ma femme.

Ouf… J’ai eu chaud!

Catherine Hanson aurait tout simplement montré à sa belle soeur Barbe-Charlotte à faire à manger.

Voilà!

Je ne vois pas d’autre explication plausible pour la propension de mon épouse de bien faire cuire les aliments.

J’ai eu un fun noir à tout corriger.

Mais le plus drôle, c’est que Félicité Sauvé devient la grand-mère d’Antoine Sabourin et de facto une des ancêtres directes de ma femme…!

Et puis, Sauvé, ça c’est dans ma famille!

- Honoré… Ton arrière-arrière-petit-fils vient de nous déshonorer!

- Du calme ma belle Julie… Lis jusqu’à la fin.

Ma femme et moi sommes des petits-petits… petits-petits… petits-cousins!

- Mon Père, j’ai un ti problème…

 

-  Meuh non mon fils.
Vous avez 14 degrés de consanguinité.

 

- Mon Père, en êtes-vous bien certain?

- Je vais lire le blogue demain pour m’en assurer,
et je vous reviens là-dessus…

Benjamin Sabourin fils d’Hubert Sabourin

Bon revenons aux choses sérieuses sur mon blogue de généalogie.

Benjamin Sabourin  n’avait jamais existé il y a quinze jours avant que j’aille à Hull pour la fête d’une des matantes de ma femme.

Pourtant, Benjamin a bel et bien existé. Il est en plus l’ancêtre direct de mon petit-fils (et de facto de mon épouse).

Benjamin Sabourin fils de?

On le recherche en titi sur Internet.

Pas grand monde a trouvé le fils de Benjamin Sabourin qui a marié Angélique Mallette.

C’est pas mal drôle de lire toute la conversation entre les différents membres sur ce site de généalogie.

Cliquez ici… 

Tout le monde essaie d’aider monsieur Sabourin qui essaie de trouver le père de Benjamin. On y va de présomption en présomption.

Loin de moi de rire d’eux, car je faisais la même chose en 2008 avant de faire rire de moi quand je cherchais mes origines sur un autre site de généalogie.

Il est sûr et certain que Benjamin Sabourin est le père d’Antoine Sabourin qui est le père d’Émile Sabourin, le grand-père maternel de ma femme. Émile était draveur dans la région de la rivière des Outaouais. 

En 2008, je pensais avoir trouvé le bon Antoine Sabourin…

Mais non.

Ce n’était pas le bon.

Il y avait au moins deux Antoines nés vers 1845 dans les recensements, et je ne connaissais pas encore le site Family Search avec les images des registres paroissiaux.

Je suis tombé dans le panneau. 

J’ai fait preuve de trop de présomption.

Faut dire que je ne fouillais pas beaucoup trop trop les ancêtres de ma femme à l’époque. Elle ne voulait pas que j’en parle sur mon blogue.

- Mon Père, je m’accuse…

- Votre femme le sait-elle?

- Oui mon père et mes enfants itou…

- Ah Tudieu de Ventre-Saint-Gris…!

Comme pénitence, vous lirez tous les registres paroissiaux du site Family Search!

Et moi qui pensais que la femme de Jean-Baptiste Sabourin, Catherine Hanson, était l’ancêtre de ma femme… celle qui faisait brûler la nourriture.

Catherine, pas ma femme…!

Ouin, ma femme itou.

Mais pas tout le temps…

J’ai donc fait preuve de trop de présomption en 2008.

- Mon Père, je m’accuse…

- Combien de fois mon fils?

- Pas mal de fois mon Père

- Ah Ventre-de-Saint-Gris…! Vous savez que ça rend fou?

En tout cas, la famille Sabourin, ça intéresse plein de monde.

J’espère juste qu’on n’a pas copié mes informations erronées de 2008.

J’avais pourtant mis ceci…

Parents d’Antoine Sabourin à valider.

Méchante surprise donc dimanche il y a deux semaines à mon retour de la fête de la matante de ma femme…

J’ai jeté un regard rapide sur son arbre et…

© Pierre Lagacé tous droit réservés!

 

Les parents d’Antoine, le père d’Émile n’étaient pas les bons.

J’ai tout validé et tout corrigé.


Je vais zoomer pour vous…

Me semble que c’est clair…

Antoine Sabourin est le fils de Benjamin Sabourin et d’Angélique Mallette.

Avais-je écrit deux articles sur de faux ancêtres de ma femme et ipso facto de mon petit-fils?

La suite demain.

Une promesse est une promesse

Un vrai politicien!

Méchante promesse d’enterrer les Patriotes et la religion sur mon blogue.

Vous m’avez cru j’espère.

Comme pour la conscription en 1942.

En fait, je n’y suis pour rien. Pas la conscription, mon article…

Plutôt ma prochaine série d’articles.

C’est la faute de Richard qui m’a prêté ce livre samedi lors d’un autre de nos mémorables petits déjeuners de généalogie…

Je suis un vrai politicien! C’est toujours la faute des autres…

Richard n’est pas ce Richard.

Lui, c’est Richard Chabot. Il a écrit ce livre en 1975.

Je ne connaissais pas Richard Chabot, tout comme Benjamin Sabourin dont je voulais vous parler aujourd’hui.

Benjamin Sabourin n’est pas un Patriote, mais Moïse Granger de Sainte-Anne-des-Plaines l’est par contre, tout comme Jean-Baptiste Leblanc, Joseph Adam et une foule d’autres, comme Séraphin Bouc pour ne pas le nommer,  dénoncés par le curé Isidore Poirier dans une déposition faite en 1839.

Intéressant n’est-ce pas! Et c’est dans les Archives nationales du Québec!

Vous comprendrez qu’on ne peut tenir tout ça mort et enterré et que je devrai vous en parler tout de suite afin de ne pas tout vous mêler sur mon blogue.

On reviendra donc seulement la semaine prochaine avec Benjamin Sabourin que je ne connaissais même pas avant dimanche en huit quand je suis allé à Hull pour la fête de la matante à ma femme.

C’est comme si Benjamin n’avait jamais existé.

Pourtant, il a bel et bien existé. Il est responsable de la venue au monde de mon petit-fils. Il est un de ses ancêtres directs et de facto de mon épouse itou.

Benjamin Sabourin fils de? Pas si facile que vous ne le pensez.

On se repogne.


Les Sabourin

La suite nostalgique d’un article de mon ancien blogue…

La fin vous mettra l’eau à la bouche, du moins je pense.

Samedi d’vous parler des ancêtres de ma femme… deuxième partie et dernière partie

Samedi le 16 mai 2009

Sarah Hanson est une ancêtre directe de ma femme comme je vous le disais la semaine dernière. Elle est son arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-grand-mère.

Je ne sais pas si vous avez eu la patience de lire le récit des malheurs d’Élisabeth Meader capturée avec ses enfants en 1724. La lecture est parfois difficile avec la façon d’écrire les « s » à cette époque et aussi avec les descriptions qu’Élizabeth fait des épreuves subies comme la mort de deux de ses fils et leur scalp par les Amérindiens.

Ça jouait dur dans ce temps-là, du moins c’est ce qu’Élizabeth Meader nous rapporte et je la crois sur parole.

Ça me rappelle le massacre de Deerfield en 1704 où Josiah Rising et Abigail Nims furent capturés par les Français et leurs alliées amérindiens. Anglais et Français avaient la mauvaise habitude d’aller faire des raids dans leurs villages respectifs et passaient leur temps à se revenger.

Josiah Rising avait donc été capturé quand il était enfant et est devenu l’ancêtre de la famille Raizenne d’Oka.

Les Hanson connurent le même sort en 1724. John  Hanson dut payer une rançon pour les faire libérer. Élisabeth Meader, Mercy et Daniel furent finalement remis aux Français à Port Royal, en Acadie, où John a été en mesure de les rapatrier. Mercy, le bébé d’Élisabeth avait été baptisée Marie Anne Françoise par un prêtre français, question qu’elle ne meure pas protestante…

On ne sait pas où l’autre fille Elisabeth a été amenée, mais elle fut également remise en liberté moyennant rançon. Sarah, quant à elle, a été amenée en Nouvelle-France et son père fut incapable d’obtenir sa libération. John Hanson est même décédé en 1727 durant le voyage qui l’amenait une autre fois en Nouvelle-France pour tenter de ramener sa fille.

Sarah a épousé Jean Baptiste Sabourin le 27 juillet 1727 à Oka. Le Dictionnaire généalogique des familles du Québec de René Jetté indique qu’elle a été baptisée dans l’église catholique à Oka le 21 juillet 1727 et on lui a donné le prénom de Catherine. L’acte de mariage indique son nom comme étant Sara Catherine Ennson, fille de Jean et Elisabeth Midar.

Sara (qui a perdu son H en cours de route et qui est devenue Catherine) et Jean Baptiste Sabourin ont eu plusieurs enfants, dont deux fils qui ont épousé des Raizenne. Le nom du père inscrit dans les registres était Ignace Raizenne, mais il est en fait notre Josiah Rising de tantôt.

Un autre fils, Paul Sabourin, est celui qui a continué la lignée des Sabourin reliée à ma femme.

Paul a marié Marie-Josephte Séguin dit Ladéroute. Un de leurs fils, André-Paul a marié Madeleine Brasseur qui ont eu Joseph Sabourin. Joseph a marié Suzanne Portelance. Un de leurs fils, Antoine, a marié Mathilde Séguin. Antoine et Mathilde étaient les parents d’Émile Sabourin, le grand-père de ma femme.

Émile était un draveur dans la région de Hull. Il est né en 1892 et est décédé en 1965.

Revenons à notre Jean-Baptiste Sabourin, l’ancêtre direct de ma femme.

Jean-Baptiste Sabourin était le fils de Pierre Sabourin, fils de Jean Sabourin, fils de Jehan Sabourin. Né le 6 novembre 1701 à Lachine, Jean-Baptiste est décédé 8 octobre 1781 à Vaudreuil. Il maria en premières noces Marie-Josephte Ouatagamie, mais on ne retrouve pas d’acte de ce mariage. Un fils est né  hors des liens du mariage. Cet enfant « naturel » serait Pierre né le 16 mars 1719 à Sainte-Anne-de-Bellevue. Marie Josephte Ouatagamie était une Amérindienne et était une domestique de M. Guillet.

Jean-Baptiste se maria ensuite avec Sarah en 1727. Elle était née le 13 novembre 1708 à Knocks Marsh, Dover, Strafford, New Hampshire et est décédée le 7 mai 1787 à Vaudreuil. Jean-Baptiste Sabourin était un capitaine de la milice à Vaudreuil. Il était aussi connu sous le nom de Jean Baptiste Sabourin dit Choinière.

Jean-Baptiste Sabourin travailla chez M. Guillet, un marchand de Sainte-Anne-de-Bellevue. C’est chez lui qu’il rencontra Sarah Hanson, descendante d’une famille Quaker d’un village près de Boston.

La maison de Jean Baptiste Sabourin et Sarah Hanson existe toujours à Hudson au Québec et porte maintenant le nom de Greenwood Centre.

Pour terminer, j’ai appris dans mes recherches que quand Sarah fut capturée par des Amérindiens d’Oka, elle fut adoptée par une tribu. On croit qu’elle fut ensuite probablement libérée par des missionnaires qui, tout en évangélisant les Amérindiens, libéraient les captifs blancs. Le nom amérindien de Sarah Hanson était Catherine Kigile Kkokoue tel qu’il est indiqué dans Tanguay.

Ce nom voulait dire… celle qui brûle la nourriture!

Et c’est là que j’ai fait le lien!

Catherine Kigile Kkokoue!
Mais où avais-je la tête?

Ma femme a l’habitude de bien faire cuire ses boulettes de viande hachée pour être bien certaine de ne pas intoxiquer les gens avec la bactérie qui cause la maladie du hamburger. Elles sont tellement bien cuites que mon fils a eu un jour ce mot d’esprit :

If it’s not black, put it back!

On peut maintenant comprendre que ma femme tient ça de Catherine Kigile Kkokoue…, celle qui brûle la nourriture.

Note:

C’est donc lors d’un BBQ avec mon petit-fils que je vais lui servir cette petite anecdote d’une de ses ancêtres. Je pense que ça va le faire sourire…, même s’il n’a pas besoin de ça pour le faire.