Sarah et Marie-Louise Blanchard

J’espère que je ne vous ai perdu en chemin avec mon histoire de photo-mystère comme j’ai perdu mon ancien copain de collège Michel.

J’aurais dû plus me concentrer. J’en assume l’entière responsabilité.

Pour clore ce dossier, je vous ai trouvé cette photo sur Internet lors de mes fouilles généalogiques pour retracer Marie, l’épouse de Raoul Vézina.

Sarah Blanchard et sa petite soeur Marie-Louise

Marie-Louise est la mariée de la photo.

J’ai découvert que Raoul Vézina s’était marié avec Marie-Louise Blanchard le 9 octobre 1907. Il travaillait comme commis dans une pharmacie. Marie-Louise était sténographe. Il avait 21 ans, elle en avait 19.

Un beau roman…?

Ils auront six enfants. Le dernier enfant sera le petit Lawrence Vézina, né le 5 septembre 1923.

Marie-Louise décédera le mois suivant.

Raoul, veuf avec ses six enfants, se remariera le 8 juin 1925 avec Helen Paiement, probablement reliée à la famille Paiement de sa mère Hermine.

Le couple aura trois enfants : Gloria, Robert et Rosemary.

Et moi qui ne savais rien de ces gens la semaine dernière…. j’avais juste une photo d’un jeune couple de mariés inconnus à Springfield au Massachusetts que ma tante avait précieusement conservée dans un de ses deux sacs de plastique d’épicerie plein de vieilles photos au fond de son garde-robe.

Je me demande si je devrais en rester là ou vous parler de Zory LaPlant, la mère de Marie-Louise Blanchard, ou bien d’Helen Paiement la deuxième épouse de Raoul?

Demain…

Euclide aux États?

Est-ce que j’ai oublié quelque chose…?

Il me semblait que je devais vous écrire au sujet de quelque chose il y a deux semaines. Ça m’est parti de l’idée.

Vous me le direz si vous vous en rappelez.

C’est drôle la mémoire quand on vieillit. On en perd des petits bouts… un petit bout à la fois.

Je me rappelle par contre la photo de la mariée hier.

Des inconnus sur une photo que j’avais numérisée en 2007, et qui venait de la collection de ma tante. Vous devez vous souvenir de ma tante et de ses sacs d’épicerie en plastique pleins de photos.

J’avais des indices comme le nom du photographe… Bordeaux, Springfield Mass. J’ai tout de suite pensé à Herminie aux États-Unis.

Dame Joseph Olivier Vézina

J’avais aussi cette autre photo dans le lot de photos…

Même photographe et même coiffure, et le nom Raoul Jean-Baptiste Vézina écrit à l’endos.

Comme indice, ça aide un peu.

J’ai tout de suite pensé à Herminie aux États-Unis.

Raoul serait donc le fils d’Herminie Paiement et de Joseph Olivier Vézina aux États!

Est-ce que je saute trop rapidement aux conclusions? C’est mon genre.

Si j’avais le nom de la mariée, je serais certain à 100 % de l’identité de Raoul.

En 2007, ça ne m’intéressait pas d’en connaître plus sur la famille Vézina-Paiement des États bien qu’Herminie était mon arrière-grand-tante. C’était mal connaître à l’époque l’emprise que la généalogie aurait sur moi cinq années plus tard.

Je finis mes articles comment déjà…?

Ah oui, on se repogne.

Venance?

Venance?

Oui, mon demi-cousin Venance… Je ne vous mettrai pas sa photo, car il est toujours vivant et en pleine forme en plus.

J’étais certain que j’avais été à ses noces avec mes parents quand j’avais autour de 10 ans. C’était très clair dans ma mémoire d’enfant jusqu’à ce que, tout fier, je lui dise que j’étais allé à ses noces…

Mais la mémoire, ça joue des sacrés tours parfois.

C’était en fait les noces de sa soeur Thérèse, le 27 juillet 1957. Je me rappelle encore la maison dans mes souvenirs. Une salle à dîner entourée de fenêtres aux Cèdres.

Je me vois encore avec mon père, le gars pas trop sorteux, et ma mère avec son grand esprit de famille élargie. Ma mère aimait beaucoup aller aux noces. Mon père…, disons, un ti-peu moins.

C’est drôle comment notre mémoire nous joue des tours quand on est rendu grand. J’aurais juré sur la tête de mes petits-enfants que c’était les noces de Venance.

Meuh non!

Mais cépagrave finalement. Venance et moi, nous nous sommes rencontrés pour la première fois en 2006.

Mon demi-cousin Venance tenait mordicus à m’amener visiter le site historique de la bataille de Châteauguay. Je ne suis pas sorteux, mais là je me suis dit…

Venance y tient mordicus.

Ça fait au moins trois fois qu’il m’invite. Tout un caractère ce Venance et quelle mémoire en plus.  Depuis que je le connais, Venance m’a beaucoup parlé de son père Benjamin et de son grand-père Venance, le premier mari de Rosina Quesnel.

Notre lien est là. Son père Benjamin est le demi-frère de maman.

Le petit Benjamin est ici sur cette photo.

Fascinante photo prise en 1914 ou 1915. Faudrait que je vérifie.

Fascinante aussi cette autre photo… de la petite famille de Venance Paiement et de Rosina Quesnel.

Elle fut prise par J.A. Martin, le célèbre photographe selon mon cousin Yvon Quesnel. Je le crois sur parole.

Le petit Armand Paiement est dans les bras de sa maman. Comme Armand est né le 30 juillet 1914, la photo de l’école de rang serait donc prise en septembre 1914 au même moment que celle de la famille de Venance Paiement et de Rosina Quesnel qui habitait le rang Ste-Julie.

J. A. Martin ne serait pas revenu dans le coin une deuxième fois, du moins je pense.

C’est fort la généalogie. On peut même faire parler les photos.

Je me demande si J.A. Martin a pris d’autres photos des familles qui vivaient dans le rang Ste-Julie en 1914.

Ce serait fascinant n’est-ce pas…

Pour en revenir à la photo de l’école de rang de Ste-Julie, Benjamin est là…

 Dans le cercle jaune.