3 avril 1894

Vous vous en doutiez.

On ne passera pas ce 118e anniversaire sous silence sur mon blogue.

Un petit hommage à tous nos courageux ancêtres pompiers, lieutenants et capitaines.


Ce diaporama nécessite JavaScript.


On se repogne.

En passant, ma Docteure Watson m’a envoyé l’acte de sépulture d’Édouard. Il est bel et bien décédé le 1er avril 1928.

C’est le journal qui était dans l’erreur.

Son mariage…?

Aucun doute là-dessus.

2 janvier 1895. Il fait froid avec quelques flocons.

Le capitaine Renaud devait se frotter les mains j’en suis certain… pas juste à cause du froid.

Je me demande s’il existe des photos de ce mariage dans la famille Renaud ou dans la famille Monette.

Cordélia Monette, la belle-mère d’Édouard Métayer

2 avril 1928

Désolé si je vous ai induit en erreur hier sans le vouloir. Ce n’était pas mon dernier article sur ce blogue finalement.

Je ne voulais surtout pas finir mon blogue en queue de poisson. Un lecteur futé avait flairé l’affaire de loin.

Ça sentait aussi loin que dans la région de la Capitale nationale.

Ouin… Mettons.

Je dois vous revenir sur la date du 1er avril parce qu’Édouard serait décédé le 2 avril et non le premier avril.  C’est le hasard, ou mon karma, qui m’a mis sur la piste.

Vicky Lapointe a rallumé la flamme de mon intérêt pour les incendies et mes ancêtres pompiers dans cet article paru hier. Sûrement pas un poisson d’avril de sa part, elle est beaucoup trop sérieuse.

Cliquez ici pour visiter le blogue de Vicky et la remercier.

Mon arrière-grand-père Édouard était sûrement sur les lieux de l’incendie du Crystal Palace en juillet 1896.

En voici la preuve…

En 1895, Édouard Métayer était 3e porte-lance à la caserne 14.

Source des photos

Le capitaine Renaud était en charge de la caserne. Il est devenu son beau-père le 2 janvier 1895 quand Édouard maria sa fille Angélina.

Tout le monde sait qu’un capitaine de pompier c’est beaucoup plus fort que l’amour qui, elle, est plus forte que la police!

Le capitaine Renaud avait sans doute vu en Édouard toutes les qualités d’un beau parti pour sa fille.

L’article de Vicky sur  l’incendie du Crystal Palace en juillet 1896 a donc rallumé la flamme de mes gènes de pompier. Pierre fils de Léo, arrière-petit-fils d’Édouard, arrière-arrière-petit-fils de Joseph Renaud, tous trois pompiers, puis lieutenants, puis capitaines.

Édouard est devenu pompier le 3 avril 1894. Pas de doute si on en croit cet article qui lui rend un dernier hommage.

He died on the eve of his 34th anniversary of joining the service…

Il est mort la veille du 34e anniversaire de son entrée au sein du Service Incendie de Montréal.

Édouard est donc décédé le 2 avril 1928 et non le premier.

Désolé encore pour l’erreur.

Édouard fêtera son 118e anniversaire comme pompier demain.

Premier avril 1928

Dernier article sur ce blogue.

Aussi bien finir cela en beauté!

Le 1er avril c’est la date de l’anniversaire du décès d’Édouard Métayer, celui qui a été à l’origine de toutes mes recherches depuis 2007 et de plus de 1300 articles sur ce blogue et sur mon ancien blogue que je pensais un jour faire renaître de ses cendres.

Je ne compte pas en plus les 264 autres articles sur mon blogue Our Ancestors, un petit passe-temps, ni les autres qui traitent de l’histoire militaire de combattants anonymes de la Deuxième Guerre mondiale.

Bizarre comment un ancêtre peut guider les pas d’un de ses descendants même après son décès.

5 octobre 1869 – 1 avril 1928

J’ai fait revivre Édouard fils légitime d’Édouard-Elzéar Métayer et de Philomène Dupont. Ses parents se sont mariés le 13 avril 1869!

Édouard est né 6 mois après le mariage! Il n’était sûrement pas un enfant prématuré, du moins c’est ce que je présume. Ce sont des choses qui arrivaient, même dans ce temps-là.

L’amour est plus fort que la police.

Je me demande si mon arrière-grand-père Édouard était un joueur de tours et qu’il inventait des histoires de poisson d’avril.

Je l’ignore.

Ce que je sais, par contre, c’est qu’Édouard aimait les chevaux et qu’il en avait. C’est ma grande cousine qui me l’avait raconté en 2009. Édouard les faisait entrer dans la maison pour se rendre à l’écurie en arrière! Une de ses filles qui lavait les planchers, ne la trouvait pas trop drôle.

Je pense que c’était sa fille Alice Métayer, la mère d’Adrien Tremblay mort au champ d’honneur en Hollande en décembre 1944.

Adrien Tremblay

Alice ne s’est jamais remise de sa mort.

Alice Métayer et Aurèle Tremblay

Voici une autre photo de mon arrière-grand-père Édouard prise dans les années 20.

J’en ai fait du chemin depuis juillet 2007.

Édouard est celui qui fume la pipe.

La petite fille au centre est Cécile (1915-1979) , la fille d’Édouard. C’est la petite dernière. Paul Métayer (1907-1928) est à gauche. Il décédera aussi en avril 1928 d’une pneumonie. Puis on a Germaine (1910-1938) et Angélina Renaud (1876-1940), mon arrière-grand-mère.

Aucune idée du vieux monsieur avec les super favoris! J’avais pensé au beau-père Joseph Renaud, mais il est décédé en 1906. Je cherche encore, mais pas trop fort.

En passant, je veux vous dire que je suis très fier de tous mes ancêtres et aussi de tous les vôtres.

Je suis vraiment sincère en vous disant cela.

En passant, je veux aussi vous dire

Dernier article au sujet du premier avril sur ce blogue.

On se repogne!

Édouard Métayer 1869-1928

Dans mes recherches, j’ai appris que mon arrière-grand-père Édouard Métayer chantait à ses petits enfants une chanson…

Étrangement, j’ai toute la misère du monde à me rappeler du titre. Pourtant je fais travailler beaucoup ma mémoire depuis 2007.

Pas besoin de Neuroactive!

Je n’ai donc pas d’autre choix que d’écrire cet article… puis de vous parler d’Édouard afin de m’en souvenir une bonne fois pour tout.

Souvenirs d’un vieillard

- 1 -
Petits enfants, jouez dans la prairie
Chantez, chantez le doux parfum des fleurs
Profitez bien du printemps de la vie
Trop tôt, hélas, vous verserez des pleurs.

Refrain
Dernier amour de ma vieillesse
Venez à moi, petits enfants
Je veux de vous une caresse
Pour oublier, pour oublier mes cheveux blancs.

- 2 – (Non chanté ici)
Quoique bien vieux j’ai le coeur plein de charmes
Permettez-moi d’assister à vos jeux
Pour un vieillard outragé, plein de larmes
Auprès de vous, je me sens plus heureux.

- 3 -
Petits enfants, vous avez une mère
Et tous les soirs près de votre berceau
Pour elle au ciel offrez votre prière
Aimez-la bien jusqu’au jour du tombeau.

- 4 – (Non chanté ici)
En vieillissant, soyez bons, charitables
Aux malheureux prêtez votre secours
Il est si beau d’assister ses semblables
Un peu de bien embellit nos vieux jours.

- 5 – (Non chanté ici)
Petits enfants, quand j’étais à votre âge
Je possédais la douce paix du coeur
Que de beaux jours ont passé sans nuage
Je ne voyais que des jours de bonheur.

- 6 -
En vieillissant, j’ai connu la tristesse
Ceux que j’aimais, je les ai vus partir…
Oh! laissez-moi vous prouver ma tendresse
C’est en aimant que je voudrais mourir.


Édouard Métayer chantait à ses petits enfants cette chanson en pleurant…!

C’est ma grande cousine Thérèse qui me l’avait dit.

1869-1928
Cliquez sur l’image

Édouard Métayer avait été envoyé vivre chez son oncle François-Xavier Métayer à Montréal quand son père Édouard-Elzéar s’est remarié après la mort de sa première femme.

1847-1928

C’est ma grande cousine qui me l’avait dit en 2009. La belle-mère d’Édouard ne voulait pas avoir Édouard dans les parages.


Dommage, car je sais qu’un grand-père qui pleure en chantant à ses petits-enfants doit être un être extraordinaire.

Il devint boulanger puis pompier, puis lieutenant, puis capitaine.

Si ma mémoire ne me joue pas de tours, voici l’image que je revois dans ma tête d’enfant quand j’allais chez ma grand-mère Juliette sur la rue Mentana dans les années 50.

Je mettrais ma main dans le feu.