Quand on commence quelque chose, on le finit..

Ma collaboratrice m’a envoyé beaucoup de documents depuis une semaine. Je ne peux tout mettre ni entrer dans les détails.

Ce prochain document par contre est fort révélateur sur l’identité de la mère d’Honoré Marquette le petit cordonnier, le petit Nérée inconnu, enfant illégitime dont revoici l’acte de baptême.

C’est l’acte de baptême d’une autre fille d’Honoré et de sa deuxième femme Exilda Longpré. 

La petite Marie Rose est née le 21 octobre 1889,mais elle est décédée en juillet 1890.


Honoré a dû avoir le coeur brisé.

La petite Marie Rosa Laurence, née en 1893, avait eu une petite sœur, et du même nom ou presque. Honoré tenait donc mordicus à honorer sa mère. J’en suis certain.

Honoré est maintenant au paradis avec ses enfants et sa maman, mais je ne sais pas s’il y a retrouvé son père.

Je ne sais pas où Honoré est enterré.

Rose et Rosa sont enterrées dans le cimetière Côte-des-Neiges.

Elles ne sont pas les seules enterrées là. On y voit leur mère, Exilda Longpré, leurs frères Joseph, Arthur, Arthur, Arthur, leur soeur Eva, puis Laurette et Yvette, les deux filles de Rosa qu’elle a eues avec George Fullum, et aussi un des  conjoints. Le grand-père de Rosa, François Longpré y est aussi enterré.

Qu’en est-il de ce vieux Jean-Baptiste Marquette qui vivait de la charité en 1852? On sait qu’il était le fils de Jean-Baptiste Marquet et de Marguerite Desplaines selon l’acte de mariage.

J’ai beau chercher plus loin… je ne trouve plus rien.

Quand on commence quelque chose, on le finit…, mais il faut aussi savoir quand s’arrêter, à moins que quelqu’un découvre ce blogue par hasard et qu’il commence à m’envoyer plein de vieilles photos.

Pour terminer, ma collaboratrice n’a pu s’empêcher. Elle  a réussi à trouver le décès de la belle Martine.

Décédée le 12 avril 1879, à l’âge de 28 ans…

Demain, pour vous faire rire un peu, l’invention du baseball en reprise.

Il était un petit cordonnier…

Vous aviez deviné le titre de mon article.

Je ne vous mettrai pas les paroles de la chanson. Bon si vous insistez.

Il était un p’tit cordonnier (chanson enfantine)

Il était un p’tit cordonnier
Il était un p’tit cordonnier
Qui faisait fort bien les souliers
Qui faisait fort bien les souliers.
Il les faisait si juste,
Qu’il n’y’avait rien d’ plus juste.
Il les faisait tout dret*,
Pas plus qu’il n’en fallait.

Quand à la ville il s’en allait
Quand à la ville il s’en allait
Son petit cuir il achetait
Son petit cuir il achetait.
Il l’achetait si juste
Qu’il n’y’avait rien d’ plus juste.
Il l’achetait tout dret,
Pas plus qu’il n’en fallait.

Puis il allait au cabaret
Puis il allait au cabaret
Sa petite goutte il buvait
Sa petite goutte il buvait.
Il la buvait si juste
Qu’il n’y’avait rien d’ plus juste.
Il la buvait tout dret,
Pas plus qu’il n’en fallait.

Quand à la maison il rentrait
Quand à la maison il rentrait
Sa petite femme il battait
Sa petite femme il battait.
Il la battait si juste
Qu’il n’y’avait rien d’ plus juste.
Il la battait tout dret,
Pas plus qu’il n’en fallait.

Et le soir pour la consoler
Et le soir pour la consoler
Sa petit’ femme il embrassait
Sa petit’ femme il embrassait
Il l’embrassait si juste
Qu’il n’y’avait rien d’ plus juste.
Il l’embrassait tout dret,
Pas plus qu’il n’en fallait.

Je ne pense pas que je vais la chanter à mes petits-enfants pour les endormir.

Je ne sais pas si Nérée buvait et battait sa femme. Je trouverais ça triste.

Ce que je sais c’est que Nérée s’est marié deux fois. La première fois avec la belle Martine. Martine c’est Martine Petit dit Lalumière. C’est en 1870. On voit qu’on donne comme parents d’Honoré le nom de ses grands-parents.

Son deuxième mariage c’est avec Exilda Longpré en 1881.

J’ignore quand Martine Petit dit Lalumière est morte et dans quelles circonstances. On dit seulement qu’Honoré est veuf.

Exilda Longpré est la mère de la petite Marie Rosa Laurence. J’ai retracé le parcours de notre petit cordonnier grâce aux recensements canadiens, mon petit péché mignon.

1852

1871

Honoré et Martine

1881

Honoré et Exilda sans enfants.

1891

Honoré et Exilda avec trois enfants.

1901

1911

Le petit Néré inconnu est décédé en octobre 1911…

Il était un petit cordonnier…

La petite Marie

Ëtes-vous bien certain ou certaine de vos ancêtres?

On n’est jamais certain.

La petite Marie c’est Marie Rosa Laurence Marquette, née le 28 février 1893 à Montréal et baptisée à l’église Sacré-Coeur-de Jésus le 1er mars.

Elle se mariera avec Georges Fullum le 9 janvier 1911.

La petite Marie c’est la fille d’Honoré, Nérée le petit cordonnier dont je cherche encore le père.

Honoré l’a baptisée fort probablement en honneur de sa mère Rose Marquette, la fille de Jean-Baptiste Marquette et Cécile Lévesque dit Sansoucis ou Sansoucis dit Lévesque.

Marie Rose Marquette 6 janvier 1822

Nérée illégitime 13 décembre 1845

Joséphine illégitime 24 décembre 1850

Si on en est rendu là dans nos fouilles généalogiques, c’est qu’on avait vu le nom Marcotte apparaître dans un acte d’un registre paroissial et non celui de Marquette.

On voulait être certains qu’on n’aurait pas l’air fou ou qu’on passerait pour des gens qui parlent à travers leur chapeau en écrivant n’importe quoi sur ce blogue.

Question de confiance!

La confiance ça se mérite et ça se perd vite en ti-pépère!

Mon père disait ça, du moins je pense. Il parlait peu… surtout en paraboles.Il disait… Les fous ne sont pas tous à l’asile ou la folie porte pas juste à tuer.

Des défauts, mon père en avait… et non les moindres. Des qualités aussi. Les défauts ont pris le dessus c’est tout. Ça ne se dit pas ici.

Mon père m’avait déjà dit que ma mère m’avait eu avec un autre homme. Je ne pense pas. Je connais trop ma mère.

J’ai de beaux souvenirs de mon père. J’en ai aussi de moins bons.

Ce sont les bons que je raconterai à mes petits-enfants quand je serai vieux et qu’ils me questionneront sur leur arrière-grand-père Léo, pompier, puis lieutenant puis capitaine.

Pour revenir à la petite Marie Rosa Laurence Marquette, je ne la connais pas du tout, ni ses qualités ni ses défauts. C’est là mon petit défaut. Je veux la connaître, elle et ses ancêtres, et on sait jamais avoir des tites photos!

Pour citer ma précieuse collaboratrice au sujet de la petite Marie…

Quand on commence quelque chose, on le finit. Baptisée le 1er mars, mais née la veille soit le 28 février. Ravie d’avoir participé à cette course, j’en veux encore, ça met du piquant dans ma vie.

Demain, il était un petit cordonnier…

inconnu Néré…

Même si le dossier de ma grand-tante Alda Quesnel est clos, je peux quand même poursuivre le dossier de Rose Marquette, la première femme de George Fullum, ne serait-ce que pour remercier ma collaboratrice pour toutes ses recherches.

Ça m’empêche en rien des descendants d’Alda de me contacter pour que je partage le fruit de mes recherches et de celles de ma collaboratrice, et de retracer les ancêtres de George Fullum jusqu’en Angleterre dans les années 1200.

Pour en revenir à mon titre accrocheur, j’avais trouvé ceci dans le recensement de 1852 dans la paroisse de St-Enfant-Jésus à Pointe-aux-Trembles à Montréal et j’en avais fait part à ma collaboratrice.

inconnu, Néré ? On avait vu le prénom Nérée dans les registres durant nos fouilles.

Néré serait le père de Rose Marquette.

Néré inconnu?

Plus maintenant, du moins pour ses descendants si jamais ils lisent un jour mon blogue sur la généalogie.

Néré serait bel et bien Nérée Marquette ou Honoré Marquette, le père de Rose Marquette. Aucun doute là-dessus.

Les recensements sont une petite mine d’or de renseignements quand on ne les prend pas au pied de la lettre. Même chose pour les actes dans les registres paroissiaux qui ne donnent pas toujours l’heure juste.

Vous verrez!

Selon les registres paroissiaux, Honoré Marquette se marie avec Exilda Longpré en 1881; on indique qu’il est veuf. Il avait marié en 1870 Martine Petit dit Lalumière . Dans cet acte de mariage, on indique que le père était Jean-Baptiste Marquette et que sa mère était Rosalie Lévesque.

J’en doute…

Je penserais plutôt que Néré serait le fils d’une des filles de Jean-Baptiste Marquette et de Cécile Lévesque, connue aussi sous le nom de Cécile Sansoucis, les deux vivant de la charité en 1852.

L’indice que nous avons dans le recensement est celui-ci: Larosse Marquet veuve âgée de 35 ans, donc naissance vers 1817. Larosse ou Rose (?) est fort probablement la mère du petit Néré 7 ans et de la petite Joséphine 2 ans dont j’ai trouvé le mariage en 1870 avec un monsieur François Brunet.

Néré inconnue (sic)… et Joséphine inconu (sic)… dans le recensement de 1852.

Pourquoi inconnus?

Qui est le père?

Si Larosse Marquet était veuve, on aurait dû mettre le nom du père aux enfants me semble. Et puis, un enfant illégitime ça passe, mais deux…

Aussi, pourquoi indiquer le nom des grands-parents dans l’acte de mariage de ces deux enfants 20 ans plus tard quand ils se marient?

Je n’ai d’autre explication que des naissances illégitimes…

En avez-vous d’autres?

Je cherche encore et je ne trouverai peut-être jamais.

Pourquoi je fais tout ça…?

Pour les gens qui m’écrivent parfois des commentaires en me demandant mon aide, ou alors pour celles et ceux qui se plaisent à lire mon blogue en prenant leur café même pendant cette chaleur.

Pour terminer, mon courriel à ma collaboratrice qui m’avait envoyé d’autres documents…

La Larosse Marquet est âgée de 35 ans selon le recensement. On a 1822 dans l’acte de baptême. C’est certain que ce serait Rose. On ne donnerait pas le nom du père des enfants illégitimes, du moins pas en 1852. Rose aurait menti sur son âge!
Tout est possible.
Ses parents l’auraient gardé avec eux… Et la honte dans tout ça? Ou alors l’amour pour leur fille et leurs petits-enfants. J’aime mieux le deuxième scénario.