Franchement Marineau!

Pas besoin de chercher midi à quatorze heures pour trouver l’acte de naissance de Jean-Baptiste Marineau qui porte le même prénom que celui qui a été blessé par balles le 22 février 1838.

Jean-Baptiste est né le 27 septembre 1844 et il a été baptisé le lendemain à St-Eustache.

Jean-Baptiste est moins connu que Samuel de Champlain et on n’en fait aucunement mention dans nos livres d’histoire.

Par contre, on est certain que cette photo est la sienne.

L’histoire officielle est peu loquace sur ce que les habitants ont dû endurer après le 15 décembre 1837.

À moins d’aller sur le site de la ville de St-Eustache.

La journée du 14 décembre 1837 restera à jamais gravée dans les mémoires. En cette froide journée d’hiver, le docteur Jean-Olivier Chénier et une centaine de patriotes de Saint-Eustache et des paroisses voisines se sont courageusement inclinés devant les

2000 hommes du général Colborne. Barricadés dans l’église, le presbytère, le couvent, la maison seigneuriale ainsi que dans quelques résidences face à la grande place et le long de la grande rue, les compagnons de Chénier n’ont pu résister
longtemps aux troupes de la reine Victoria. En moins de deux heures, tout le village est encerclé et devient une proie facile. Entre le premier coup de canon tiré du chemin de la Grande-Côte et le crépitement des dernières balles, il ne s’est même pas écoulé cinq heures.

Munis d’armes dérisoires et prisonniers dans leur propre forteresse, les patriotes sont voués à une mort certaine. S’ils ne meurent pas asphyxiés ou brûlés, ils tombent sous les balles des militaires anglais ou des volontaires en tentant de fuir. Ainsi sont morts pour une cause en laquelle ils croyaient Jean-Olivier Chénier, Joseph Paquet, Jean-Baptiste Lauzé, Nazaire Filion, Séraphin Doré, François Dubé, Joseph Guitard, Pierre Dubeau, Joseph Bonnet, Jean-Baptiste Toupin et Alexis Lachance. À ces hommes de Saint-Eustache il faut en ajouter quelques dizaines d’autres, dont leurs malheureux compagnons de Sainte-Scholastique.

Dans son Journal historique, le curé Paquin raconte ce qu’il a vu au lendemain de la bataille… Toute la belle partie du village n’était plus qu’un amas de ruines fumantes où l’on trouvait ça et là des cadavres défigurés, sanglants, à demi brûlés. L’église était réduite en cendres… Le nombre des maisons brûlées s’élève à 60, à peu près les plus belles. Tout dans cette scène de désolation rappelait le carnage et la vengeance. Saint-Eustache était tout en ruines et ses cendres fumaient encore, et cependant il y avait des gens assez barbares pour achever de détruire ce que le feu avait épargné. Des morceaux même de la cloche devinrent la proie de ces ravisseurs.

Pour en savoir plus, allez sur l’incontournable Wikipedia.

J’espère juste que sa descendante au Michigan ne lise pas cet article en français et qu’elle pense ensuite que Jean-Baptiste est un petit cousin éloigné de Samuel de Champlain.

On se repogne.

Ça frappe dans le dash…

Je n’en croyais pas l’iris de mes yeux…

Le nouveau modèle Camry Iris 2012 équipée de 10 coussins gonflables!

quand j’ai lu ce commentaire sur mon blogue cette semaine.

C’est toujours payant de m’écrire, surtout que ça ne vous coûte rien.

My name is … Marineau [and I am] a descendant of James Marineau, son of Adrien (Adrian) Marineau, son of Jean Baptiste Hostain Marineau (1845-),  son of Jean Baptiste Marineau. Adrien Marineau was born in St-Eustache in 1892 and married Eva Duval, then migrated to the United States in 1915. I have been working very hard at finding information regarding my ancestors there in Quebec, and came across your blog. I was very excited to think I may have found some helpful information. I do realize we have a language barrier, but was hoping you could verify that the Jean Baptiste Marineau you talk about is my Great Grandfather, or GG Grandfather. I really would like to know more about them, especially if you have pictures to accompany the information.

Thank you so much…

We may very well be distant cousins.

On n’est pas des cousins éloignés finalement!

Elle est seulement une 5e cousine à 5 générations de la femme d’un de mes arrière-grand-oncles.

Mais cépasgrave.

Elle ne comprend pas le français non plus!

Cépasgrave non plus.

C’est elle qui avait cette photo et qui ressent beaucoup de fierté pour ses ancêtres Marineau.

Ç’a cliqué tout de suite entre nous… surtout que j’avais fait tellement de recherches sur cette famille de St-Eustache qui avait été au coeur des  événements de la rébellion de 1837.

On se repogne.

Jean-Baptiste Marineau… le frère de l’autre

Vous vous souvenez du petit Jean-Baptiste Marineau, le petit garçon qui s’était fait tirer à St-Eustache.

En 1838!

Dans mes recherches, j’avais trouvé d’autres enfants du couple Marineau/Hostain-Lauzé…!

Le couple Marineau-Lauzé avait fait baptiser un autre enfant Jean-Baptiste vers 1844.

Le voici…

La prochaine fois, je vous parle de ses descendants…

Honoré Marineau 1832-1854

Excusez la longueur de l’article d’hier…

Je me suis emporté.


Un peu plus et on m’enfilait une camisole de force.

Voici ce qu’une de mes lectrices m’a envoyé lundi soir.

17 juillet 1854

J’en aurais fait une belle… sans son courriel.

Honoré a bel et bien existé et est décédé en 1854 à l’âge de 22 ans.

Je pense qu’on pourrait fortement présumer sans avoir l’air fou qu’il s’agit bien d’Honoré Marineau, le frère d’Alexandre Mérineau (Marineau), apprenti-ferblantier qui travaillait pour Louis Dion le ferblantier de St-Eustache en 1852.

On sait qu’Honoré Marineau est né en 1832 et qu’il était boulanger en 1852.

En 1852, il vivait avec ses parents et était âgé d’environ 20 ans.

St-Eustache 1852
Marineau, Jean Baptiste Charpentier      Canada F. Catholique romaine      49      M
Lauzé, Marie           Canada F.     Catholique romaine     42     F
Marineau, Honoré     Boulanger Canada F.     Catholique romaine     20     M
Marineau, Philomenne      Canada F.     Catholique romaine     12     F
Marineau, Zélia           Canada F.     Catholique romaine     11     F
Marineau, Jean Baptiste     Canada F.     Catholique romaine     8     M
Marineau, Célina           Canada F.     Catholique romaine     6     F
Marineau, Camille           Canada F.     Catholique romaine     4     M
Marineau, Josephine     Canada F.     Catholique romaine     2     F

Alexandre a été recensé ailleurs. Il était probablement au travail à la boutique de Louis Dion quand le recenseur est passé.

J’ai fait un petit dessin pour Sylvain pour qu’il voit dans le recensement de 1852 à St-Eustache son arrière-arrière-arrière-grand-père, le grand-père d’Emma Asselin morte en 1920 de la tuberculose.

On pourrait imaginer cet avis de décès qui aurait pu paraître dans les journaux…

Avis de décès

À Montréal le 17 juillet 1854, est décédé monsieur Honoré Marineau, fils de feu Jean-Baptiste Marineau et de Marie-Jeanne Lauzé aussi connue sous le prénom de Jeanne, Jeannette, Marie-Anne, Anne-Marie et Marie.

Honoré Marineau est né le 13 juin 1832 à St-Eustache.

13 juin 1832

Honoré était boulanger à St-Eustache en 1852, puis à Montréal.

Il était devenu l’aîné de la famille après le décès en 1838 de Jean-Baptiste Marineau 7 ans, suite aux blessures subies lors des représailles après la révolte des Patriotes à St-Eustache. Honoré laisse dans le deuil son frère cadet Alexandre Asselin Marineau âgé de 21 ans, ferblantier de métier, ses autres frères Jean-Baptiste 8 ans et Camille 6 ans. Il laisse également  dans le deuil ses soeurs Philomène 14 ans, Zélia 13 ans, Célina 8 ans et Joséphine 5 ans.

Les funérailles auront lieu à l’église Notre-Dame le 18 juillet.  Parents et amis sont priés d’assister sans autre invitation.

Épilogue

En 1838 lors de l’incident, Honoré avait 5 ans quand son frère Jean-Baptiste a été blessé par balles. Alexandre en avait 4. Je me demande s’ils étaient dans la maison quand l’incident s’est produit.


Je pourrais vous dire tout simplement…

que Jean-Baptiste Marineau, le petit garçon de 7 ans, blessé par balles par les volontaires de St-André…

(Cliquez ici pour en apprendre plus sur les corps volontaires…)

… le 22 février 1838 à St-Eustache et décédé le 8 mars 1838, était le frère d’Alexandre Asselin, le grand-père d’Emma Asselin et donc un ancêtre direct de Sylvain Houde.



Sauf qu’il faudrait me croire sur parole comme ce qu’on lit dans les livres d’histoire ou dans l’Évangile ou me croire comme le prédicateur qui avait prédit la fin du monde pour samedi.

Le Bon Dieu avait d’autre chose à faire en fin de semaine.

Probablement organiser sa vente de garage…

Qui sait?

Il faisait tellement beau en fin de semaine que c’était un vrai péché.

Revenons à notre sujet du jour…

Comme je l’ai dit lors de ma conférence…

Méfiez-vous.

La fin du monde c’est pour quand alors?

Je me méfie surtout de moi quand je pars comme un fou à la recherche des ancêtres des autres. Je deviens incontrôlable.

Ça, vous avez dû vous en rendre compte.

Ça ne me dérange pas d’avoir l’air fou, mais j’aime mieux éviter ça surtout si notre petite gang de touristes se retrouve perdu à St-Eustache en juin prochain… à la recherche du mauvais ancêtre.

Ça fait ti-coune… et on risque de faire rire de nous à St.Custache (sic)

Revenons à notre histoire et à l’enseignement de l’histoire.

L’histoire est, selon moi, écrite par ceux qui veulent bien qu’on l’écrive comme ça…

J’ai découvert cette triste vérité depuis longtemps. Je ne pense pas que je suis le seul à l’avoir découvert.

L’histoire est écrite par ceux qui veulent bien qu’on l’écrive comme ça et c’est pour ça qu’on nomme des ponts, des barrages, des autoroutes, aéroports, etc. en donnant le nom de certains personnages importants de l’histoire sauf l’aéroport de Mirabel.

Parlez-en à Marcel Trudel.

Cliquez sur l’image…

Méfiez-vous

Marcel a quitté ce monde en 2011 et est allé rejoindre son Créateur…

Revenons au petit Jean-Baptiste Marineau mort à 7 ans.

Quand j’avais commencé à fouiller le recensement de 1852 à la recherche de la famille Asselin, j’avais frappé un mur. J’avais trouvé la petite famille d’un Jean-Baptiste Marineau qui vivait à St-Eustache, mais pas de famille Asselin.


De fil en aiguille, j’avais trouvé dans BMS 2000 un lien entre le patronyme Marineau et celui d’Hostain. J’avais aussi trouvé cet indice dans le recensement canadien de 1861.

[Dit-on un ou une indice...? On dit un. Pour le mot énigme de l'autre fois, on dit une...]

On lit ceci…

1861

Name: Alexandre Asselin
Gender: Male
Census Place: Acton, Bagot, Quebec
Age: 26
Estimated Birth Year: 1835
Birthplace: St. Custache
Marital Status: Married
Religion: Catholique
Page Number:
Line Number: 13
Film Number: 517354
LAC Film Number: C-1262-1263
Digital Folder Number: 4108658
Image Number: 36

Cet Alexandre Asselin, qui est recensé à Acton Vale en 1861, est né vers 1835 à St.Custache!

J’ai tout de suite eu un flash…

- Ostin de beu…
- Chéri, je connais un petit resto à St.Custache…

St.Custache c’est pas tellement loin de St-Eustache… quand vous savez décoder les informations sur les recensements canadiens.

Notre Alexandre Asselin 1861 est selon moi notre Honoré Marineau 1852 alias Alexandre Asselin 1833 qui est l’ancêtre d’Emma Asselin 1889.

Me semble que c’est clair comme l’histoire de la vieille vieille école du rang Sainte-Claire.

Pierre Ostain sans jeu de mots facile… serait donc l’ancêtre souche de cette lignée d’Asselin.

Pour le retracer, j’ai trouvé cette source… qui me semble fiable.

 Marineau dit Ostain

- C’est à Saint-Pierre de Marennes, près de Seudre, chef-lieu de canton de la Charente-Maritime, France, que l’on trouve Pierre Ostain et son épouse Catherine Justemet. Ils ont un fils prénommé Jean qui traverse l’Atlantique vers le nouveau monde. C’est à Beauport, le 10 janvier 1691, qu’il épouse Jeanne Tardif, fille de Jacques Tardif et de Barbe d’Orange. C’est la première génération en Amérique.

- Leur fils, Pierre Ostain, épouse à Montréal, le 8 janvier 1731, Catherine-Gertrude Lecompte, fille de Samuel-Jean et de Marie-Jeanne Jérémie.

- C’est à la troisième génération que Jean-Baptiste, fils de Pierre Ostain, prend le nom de Marineau. Alors Jean-Baptiste Marineau dit Ostain épouse à Longue Pointe, le 5 octobre 1767, Marie Angélique Chartier, fille de François et de Hélène Larchevêque.

- Puis son fils, Jean-Baptiste Marineau, épouse au Sault au Récollet, le 25 septembre 1797, Josephte Quenneville, fille de François et de Marie Judith Galipeau.

- C’est Martin Marineau qui arrive le premier dans notre région. Il épouse à Saint-Eustache, le 6 août 1827, Esther Ducharme, fille de Joseph et de Véronique Presseau.

C’est Martin Marineau qui est la clé de l’énigme…

Je pourrais vous dire que Martin Marineau est le père de Gédéon Asselin dit Marineau, témoin au mariage d’Alexandre Asselin alias Honoré Marineau 1852 et de Tharsile David, mais là je brûlerais des étapes.

Voyez par vous-même.

Demain?

Pour tout savoir sur les événements menant à la mort du petit Jean-Baptiste Marineau.

J’espère que vous me suivez toujours à St-Eustache.


En terminant, je me demande quelle fête célébrait l’historien Marcel Trudel :  Dollard, la Reine ou les Patriotes?

Je me dis qu’on doit avoir un petit problème d’identification quand comme peuple, nation ou je ne sais plus trop quoi… on change le nom d’une fête comme ça…

C’est comme nommer des ponts, des barrages, des autoroutes, des aéroports…

J’ai hâte de voir comment on va nommer le nouvel échangeur Turcot.

Quant à moi, je le baptiserai l’échangeur Marcel Trudel. Malheureusement, je ne serai jamais un politicien.

Un petit nowhere pas tellement cher…

Je viens perdre temporairement le fil de mes idées en rapport avec les parents d’Emma Asselin.

C’est beaucoup mieux que perdre la carte… comme sur notre groupe Facebook des descendants d’Emma Asselin.

On a un plaisir fou.

Il doit y avoir de nos membres qui doivent penser qu’on a complètement perdu la boussole. Même Sylvain doit prendre des notes et se faire des petits dessins.

Tout ça pour dire que Sylvain m’avait écrit il y a deux semaines qu’il voulait visiter la France et l’Irlande pour voir où vivaient ses lointains ancêtres…

Moi je le convierais plutôt à St-Eustache sur la rue Lemay…

Cliquez sur l’image

C’est beaucoup moins loin et beaucoup moins cher, puis on a le vieux moulin Légaré tout près où on peut acheter de la farine pour faire son pain. Je connais aussi un petit resto et aussi je pourrais amener quelqu’un qui aime les petits restos…


J’aime bien les petits restos…

Parlant du moulin Légaré, j’ai trouvé cette note…

POURQUOI EST-CE QUE LE MOULIN N’A PAS ÉTÉ INCENDIÉ ?

EN FONCTION DEPUIS 75 ANS LORS DES RÉBELLIONS, LE MOULIN LÉGARÉ EST ÉPARGNÉ LORS DE L’INCENDIE DU 14 DÉCEMBRE 1837. À CETTE ÉPOQUE, LE MOULIN EST LA PROPRIÉTÉ DU SEIGNEUR LAMBERT-DUMONT. CE DERNIER EST UN LOYAL PARTISAN DE LA POLITIQUE COLONIALE. IL EST DONC À L’ABRI DE LA RÉPRESSION QUI SUIT LA BATAILLE. SES PROPRIÉTÉS, DE MÊME QUE LES PROPRIÉTÉS DE PLUSIEURS AUTRES LOYAUX, SERONT ÉPARGNÉES PAR LES INCENDIAIRES.

Qui sont donc ces fameux ancêtres d’Emma Asselin qui auraient vécu à St-Eustache lors de la révolte des Patriotes?

Ça n’a pas été facile quand on sait que le patronyme Asselin est en fait, pour cette lignée en tout cas, Marineau ou Marineau dit Hostain,

Là je présume que vous allez vous dire…

Regarde bien ça ma chère…,
il va nous faire languir jusqu’à lundi prochain.

Eh bien non chers et chères compatriotes…

Attachez bien votre tuque et serrez solidement votre ceinture fléchée…

Bon enfin… il était temps !
Vous le suivez toujours j’espère


L’ancêtre de Sylvain Houde, le petit gars du rang Sainte-Claire, et d’Emma Asselin, décédée de tuberculose en 1920, était bel et bien Honoré Marineau, un boulanger en plus…

Vous pouvez me croire sur parole, je ne suis pas un politicien.

 - Max… Tu m’avais promis qu’on irait à St-Eustache.
- T’en fais pas ma belle Julie, une promesse est une promesse…

On commence par le commenc… euh… le recensement.


On retrouve la famille de Jean-Baptiste Marineau et de Marie Lauzé alias Marie-Anne, alias Marie-Jeanne, alias Anne-Marie, alias Jeannette. Les parents de Marie Lauzé alias Marie-Anne, alias Marie-Jeanne, alias Anne-Marie, alias Jeannette sont des voisins : Paul Lauvé et Caroline Poirier Lauzé.

Leur fils Honoré Marineau a environ 20 ans en 1852. En fait je sais qu’il est né dans la nuit du 19 octobre 1833.

Il est baptisé Alexandre, fils de Jean-Baptiste Marineau et Marie-Anne Lauzé.


Son parrain est son oncle Louis Marineau et sa marraine est sa tante Scholastique Lauzé.

Le prénom Alexandre serait devenu Honoré entre 1833 et 1852 et puis Alexandre par la suite. Le nom Marineau serait devenu Asselin.

Tout un énigme…Pourquoi un tel changement?

Petite question en passant, dit-on un ou une énigme…?

Avant d’aller à St-Eustache, on devra aller faire un petit détour par Acton Vale en premier pour vraiment comprendre et trouver d’autres indices.

Vous me suivez toujours j’espère…

J’le savais que mon père ferait ça…


Sylvain et Pierre sur la 20 en direction d’Acton Vale

Nous sommes le six octobre 1889 à Acton Vale à l’église St-André.

Google Maps…

L’automne est déjà bien installé.

La petite Emma Asselin est née la veille et elle est baptisée Marie Blanche Emma.

Elle est la fille légitime d’Honoré Asselin et de Philomène Casgrain.

C’est écrit noir sur blanc.

Honoré est ferblantier. Honoré signe, tout comme la marraine Amanda Caron. Le parrain est Jean-Baptiste Desranleau.

J’ai vainement cherché un mariage d’un Honoré Asselin et d’une Philomène Casgrain, mais je suis tombé sur ceci…

Alexandre Asselin fils majeur d’Alexandre Asselin et de défunte Tharsile David.

Le couple se marie en 1879 à Acton Vale.

Honoré Marineau ne porte plus le même prénom qu’en 1852, mais porte celui de son baptême…

De quoi en perdre son latin quoi.

Aurions-nous affaire à deux couples portant les mêmes noms ou presque…?

Honoré Asselin et Philomène Casgrain et Alexandre Asselin et Philomène Casgrain.

On nage en pleine présomption.

On n’est pas en avril…
Rassurez-vous.

On tirera ça au clair lundi pour la fête de la Reine, car ça va être long à tout expliquer, et puis lundi vous êtes en congé et maintenant en fin de semaine je vous laisse dorénavant tranquille.

En passant, j’ai trouvé le lien entre la petite Emma Asselin et son parrain et sa marraine…

Amanda Caron a marié Damase Desranleau qui est le frère de Jean-Baptiste Desranleau qui lui a marié Mathilde Casgrain, la soeur de Philomène Casgrain.

Tout ce beau monde s’est marié à Acton Vale en 1889 en plus.

L’Alexandre Asselin qui est le père dans l’acte de mariage de son fils en 1879 et l’Alexandre Asselin dans le baptistère de 1833 est donc l’Honoré Asselin dans le recensement de 1852. Alexandre Marineau, né en 1833, est donc le frère du petit Jean-Baptiste Marineau blessé par balles en 1838. Il avait quatre ans et demi environ en février 1838 et se trouvait fort probablement dans la maison quand l’incident est survenu.


Vous me suivez toujours j’espère…

Tenez.

Cliquez ici pour ne pas vous perdre rendu à St-Eustache si vous n’en pouvez plus d’attendre la fin de mon histoire et allez faire un petit nowhere à St-Eustache avant nous.


Des fois je me dis que mon père serait fier de son fils. Lui était pompier et éteignait les feux. Moi j’allume les passions des gens pour l’histoire et leur propre histoire…


Jean-Baptiste Marineau… Quelle histoire!?

Qui sont les parents d’Emma Asselin…?

Il ne faut surtout pas que je perde le fil de mes idées dans toute cette histoire des ancêtres d’Emma Asselin. Ce serait relativement facile… comme partir un groupe Facebook !

Cliquez ici…

J’espère que mes ancêtres n’ont pas trop honte de moi avec mes douces folies…

Il n’y a rien de pire que le sentiment de honte.

En fait, il y a pire… le sentiment d’humiliation.

Passons si vous le voulez bien.

C’est en fouillant sur Internet à la recherche de la famille Marineau, que je soupçonne d’être liée directement à Emma Asselin, que j’ai trouvé cet article du blogue de Jonathan Lemire.


Cliquez pour aller voir ma source.

Je fouille beaucoup vous savez, car mes cours d’histoire quand j’allais à l’école parlaient peu de l’histoire du Québec et encore moins de celle des Patriotes.

De là à voir une conspiration, il n’y a qu’un pas…

Les choses ont bien changé.

Bon, passons si vous le voulez bien

Voici donc ce que j’ai trouvé d’intéressant sur la famille de Jean-Baptiste Marineau, le petit garçon qui s’est fait tirer à St-Eustache.

On dit ceci sur son père qui s’appelle aussi Jean-Baptiste. Les informations sont fort intéressantes.

Jean-Baptiste Marineau

Par Jonathan Lemire (22 septembre 2007)

Comme plusieurs autres individus, Jean-Baptiste Marineau n’est impliqué dans les troubles que bien malgré lui, puisqu’il est victime du passage de l’armée britannique en décembre 1837.

Jean-Baptiste Marineau naît au début du XIXe siècle. Les registres paroissiaux ne nous révèlent malheureusement pas le lieu et la date exacts. Il est le fils de Jean-Baptiste Marineau et de Josette Quenneville. Il est le frère de Martin Marineau, également impliqué (aussi de loin) dans les troubles de 1837 à Saint-Eustache. Il épouse à Saint-Eustache Marie-Jeanne Lauzé, fille de Paul Lauzé et de Marie Poirier, le 12 janvier 1829. Le couple a au moins cinq enfants connus : Marie-Charles-Julie (1816), Louis (1818), Philomène (1840), Marie-Charlotte (1843) et Jean-Baptiste (1844).

Le recensement de 1825 nous apprend qu’à ce moment, Marineau réside comme fermier sur le chemin de la Rivière-Nord à Saint-Eustache. Dans les années 1840, il est propriétaire d’un traversier à Saint-Eustache. En 1851, le recensement nous révèle qu’il serait alors charpentier, peu de temps avant son décès.

Le principal fait d’armes de Jean-Baptiste Marineau repose sur le fait qu’il est victime des représailles des soldats et des volontaires lors de leur passage à Saint-Eustache, les 14 et 15 décembre 1837. Le 10 février 1846, il réalise une réclamation de £5, 15 sols et 6 deniers à la Commission des Pertes de 1837-1838. Voici l’intégrale de sa demande officielle :

À messieurs les Commissaires,

Jean-Baptiste Marineau, traversier, demeurant paroisse de Saint-Eustache.

A l’honneur de soumettre à votre examen un compte détaillé des pertes par lui éprouvées principal et accessoire, pendant l’insurrection de la paroisse de Saint-Eustache par suite du pillage à main armée.

Pour (mot illisible) votre religion, messieurs, l’exposant vous soumettre en temps et lieu, les témoins ou autres pièces justificatives que vous jugerez convenables.

Il a l’honneur d’être avec un profond respect, messieurs, votre très humble serviteur.

Montréal, 12 février 1846

Sa réclamation contient tous les items suivants : à savoir un fusil, un buffet de sable, une couchette, un établi de menuisier, un capeau d’étoffe du pays, une grande marmite, un salloir, douze terrines de terre, deux cruches d’un gallon, deux rames de chalan. La dite demande est enfin réalisée devant les témoins Paul Rochon et Pierre Vanier.

Après les troubles, il appose son nom sur une pétition afin de favoriser la reconstruction de l’église de Saint-Eustache détruite en 1837, le tout daté du 27 novembre 1844. Jean-Baptiste Marineau meurt à Saint-Eustache le 9 mars 1852, à l’âge de 48 ans. Il est inhumé au même endroit le 11 mars devant J. Meilleur et Charles Biroleau, qui agissent comme témoins.

Références :

BAC, Feddocs, Lower Canada Rebellion looses claims 1837-1855, Project no 19-2, RG 19, series E-5-B (R200-113-0-F), volume 5482, no 190 ; volume 3786, no 1866.

BAC, recensement de 1825, County of the Lake of Two-Mountains, St.Eustache Parish, bobine C-718.

BAC, recensement de 1851, County of the Lake of Two-Mountains, St.Eustache Parish.

Répertoire des Actes de baptêmes, mariages et sépultures (R.A.B.), P.R.D.H.

Monsieur Lemire avait écrit ceci dans son texte si vous avez pris le temps de le lire attentivement…

Il épouse à Saint-Eustache Marie-Jeanne Lauzé, fille de Paul Lauzé et de Marie Poirier, le 12 janvier 1829.

Le couple a au moins cinq enfants connus :
Marie-Charles-Julie (1816),
Louis (1818),
Philomène (1840),
Marie-Charlotte (1843)
et Jean-Baptiste (1844).

Ça ne marche pas… à moins que je lise mal.

Marie-Charles-Julie et Louis ne peuvent pas être des enfants du couple Marineau-Lauzé, car le mariage a eu lieu en 1829.Marie-Jeanne aurait eu 6 ans à la naissance de Marie-Charles-Julie en 1816.

Selon moi monsieur Lemire voulait dire que ces deux enfants étaient les enfants du couple Marineau-Quenneville comme Martin.

J’ai aussi trouvé dans mes recherches que Marie-Jeanne Lauzé porterait aussi le prénom de Marie, d’Anne-Marie, de Marie-Anne, de Jeanne et oui… de Jeannette, ce qui ne rend pas la tâche facile.

De plus, Jean-Baptiste Marineau porterait aussi le nom de Marineau-Hostain.

Dans mes recherches, j’ai trouvé d’autres enfants du couple Martineau/Hostain-Lauzé…!

Honoré serait, selon moi, le grand-père d’Emma Asselin… On aurait ses soeurs Zélia, Célina, Joséphine et son frère Camille qui porte aussi le prénom d’un enfant qui était mort à bas âge en 1837.


Le couple Marineau-Lauzé aurait fait baptiser un autre enfant Jean-Baptiste en 1844.

On en apprend des choses en fouillant dans les recensements.

C’est sûr que les recensements c’est moins sûr que les registres paroissiaux, mais plus on consulte de sources variées, plus on s’assure qu’on est sûr de ce qu’on avance.

À suivre demain…

Qui sont les parents d’Emma Asselin?

J’avais décidé la semaine dernière de laisser Sylvain retrouver seul ses ancêtres.

Ça m’a pris toute ma volonté…

Tout le plaisir est de découvrir… que j’avais dit lors de ma conférence.

Sylvain y avait assisté.

Je ne voulais surtout pas lui enlever ce plaisir de découvrir seul ses racines.

Sauf que dans son arbre, Emma Asselin, une de ses quatre arrière-grand-mères, n’avait pas de parents.

Emma Asselin était l’épouse de Lionel Houde, l’arrière-grand-père de Sylvain.

Moi je n’aime pas laisser les arrière-grand-mères sans ancêtres. J’ai donc posé une toute petite question innocente à Sylvain… juste question de tâter le terrain.

Petite question…

Qui sont les parents d’Emma Asselin?
Merci

Pierre

Laconique hein…

Sylvain n’a pas pris grand temps pour me répondre…

Salut Pierre !

Une chance, c’est tranquille au bureau cet après-midi.

Tu mets le doigt sur une autre coïncidence que je mettrais dans une catégorie "légère". On a vu plus incroyable.

Emma Asselin est née Marie Blanche Emma Asselin, le 5 octobre 1889 à Acton Vale Sa mère est Philomène Casgrain et son père est Honoré Asselin. Je n’ai pas encore fait de recherche pour trouver les dates approximatives de leur arrivée à Montréal, mais en tout cas elle a rencontré Lionel et il est allé la marier dans sa paroisse, c’est-à-dire St-Joseph de Montréal. Tu connais la suite.
C’est l’histoire de mon arrière-grand-mère que mon grand-père lui-même a à peine connue, il avait 7 ans lorsqu’elle est morte de la tuberculose, et il avait 9 ans lorsque son père Lionel a été emporté par la même longue maladie.

Mon arrière grand-père de l’autre côté, Delphis Rondeau est né dix ans après la naissance d’Emma, le 5 mars 1899… à Acton Vale. Là s’arrête la coïncidence. C’est spécial que ces deux lignées soient parties d’Acton Vale pour converger à Montréal 25 ans plus tard. C’est intéressant de faire la carte géographique des déplacements. À cette époque, les Vézina sont venus de St-Martin de Laval, les Doyle de St-Gabriel-de-Brandon. De leur côté, les Houde sont venus directement de St-Antoine-de-Tilly et les Rondeau d’Acton Vale.

Un gros "X" avec pour épicentre le faubourg à M’lasse.

À+!

Sylvain

On a vu plus incroyable… disait Sylvain dans son courriel.

Sylvain avait-il un pressentiment ?

Là vous allez me dire…

Coudonc, on ne devait pas aller à St-Eustache ce matin…!

On arrive…

En effet, et cela a un lien direct avec les informations suivantes…

Et de une…

À cette liste, on peut ajouter le nom du jeune Jean-Baptiste Marineau, 7 ans, qui, après avoir été tiré par un volontaire de Saint-André en guise de représailles, décède en mars 1838 à la suite de ses blessures.

Source : tiré de ceci… (http://www.parl.gc.ca/HousePublications/Publication.aspx?DocId=2332163&Language=F&Mode=1&Parl=36&Ses=2#LINK106)

LES PATRIOTES DE SAINT-EUSTACHE

M. Gilles-A. Perron (Rivière-des-Mille-Îles, BQ): Monsieur le Président, aujourd’hui c’est un triste anniversaire, soit celui du 14 décembre 1837, jour où le général Colburn, dit «le vieux brûlot», à la tête d’une armée de 1 200 hommes, attaque, dans le village de Saint-Eustache, les quelque 200 Patriotes du Dr Chénier.

Réfugiés dans l’église, onze d’entre eux, dont le Dr Olivier Chénier, seront exécutés. À cette liste, on peut ajouter le nom du jeune Jean-Baptiste Marineau, 7 ans, qui, après avoir été tiré par un volontaire de Saint-André en guise de représailles, décède en mars 1838 à la suite de ses blessures.

Rappelons qu’à l’époque, le Conseil législatif, nommé par Londres, exerce le pouvoir par-dessus la tête des élus. Après plus de 30 ans de luttes parlementaires stériles pour obtenir la démocratie, une partie importante de la population, dont des chefs anglais, prennent les armes et participent au soulèvement.

Nos Patriotes ont lutté pour la reconnaissance nationale de notre peuple, pour la liberté et pour l’obtention d’un système de gouvernement démocratique.


Et de deux…

Finalement, soulignons le décès de l’énigmatique jeune Marineau, dont l’identité est plus ou moins certaine. Ce dernier, trop jeune pour être véritablement impliqué politiquement, aurait été abattu par un soldat lorsqu’il sortait de sa maison! Marineau n’est pas inhumé en ce cimetière.

Source : http://jonathanlemire.com/?page_id=345


Et de trois…

Jean-Baptiste Marineau est blessé à Saint-Eustache par un Volontaire de Saint-André le 22 février 1838. Il meurt de ses blessures le 6 mars suivant. Il n’avait que 7 ans.

Source : http://ville.saint-eustache.qc.ca/fr/PDF/TOPONYMIE-final-lettres.pdf

Voyez-vous, on nage en pleine controverse dans toute cette histoire. Et que vient faire Emma dans toute cette affaire.

Je suis certain qu’on retourne ensemble à St-Eustache demain réécrire l’histoire de la famille d’Emma…

Sylvain va en apprendre des choses.

En fait, je lui ai tout dit d’avance, enfin presque…

Je déteste faire languir les gens comme vous le savez.


Cliquez sur l’image à vos risques et périls


Des fois je me dis quand j’écris mon blogue que j’aurais fait un sacré bon prof d’histoire… qui aurait enseigné la bonne histoire de la bonne manière…