L’horloge grand-père de l’arrière-grand-père

Je vois que vous êtes à l’heure.

Ça tombe bien. Vous verrez pourquoi dans quelques minutes.

Je publie toujours mes articles à 2 h 22.

Il paraîtrait que 222 porte chance. En tout cas, c’est ce que les Chinois croient du moins…

WordPress permet de publier les articles quand on veut.

On peut même les faire d’avance et les garder en réserve. J’en ai déjà une bonne trentaine, mais je ne les publierai probablement jamais.

En voici un par contre que je vais publier…

Il s’intitule L’horloge grand-père de l’arrière-grand-père.

Le courriel suivant me vient d’un descendant de Wilfrid Bélisle, père de Joseph Bélisle, père d’Eugène Bélisle…

Wilfrid et son fils Joseph


Il avait vu la fameuse photo de 1909 sur mon blogue.



Bonjour

Encore moi,

En relisant votre texte, je me suis attardé sur la photo de Marlborough. De quelle année date cette photo?

Je possède la vieille horloge de mon grand-père Bélisle (Joseph) qui l’avait donné à mon père (Eugène) et que j’ai reçu de mon père. Cette horloge a été acheté dans le Massachusetts.

Vous m’avez peut-être fourni une réponse à mon interrogation. Pourquoi sur le papier à l’endos de l’horloge on peut y lire une inscription américaine.

Mon père m’a toujours dit que l’horloge était relié à un mariage.

Est-ce Wilfrid qui l’a acheté?

Joseph était-il à ces noces?

Était-il marié à Blanche à ce moment-là?

Tout compte fait, je la possède et elle fonctionne encore.

Aucune modification, parfait état.

Bonne fin de journée

J.-G. Bélisle

Beaucoup de questions…

Une chose que j’avais oubliée de vous dire concernant toute cette histoire des Brière, des Hogue et des Levasseur… c’est que

Mon arrière-grand-père Stanislas Lagacé avait travaillé pour la compagnie E. Ingraham de Bristol au Connecticut au début du XXe siècle.

Ingraham Case Shop

C’est ma petite cousine Sandy, qui est la descendante de Pierre Lagasse, mon arrière-grand-oncle, qui me l’avait appris .

Stanislas travaillait à faire des boîtiers pour les horloges.

Pour la source, cliquez sur l’image

Joseph Brière travaillait pour la même compagnie.

Ça c’est la descendante de Mélodie Hogue qui me l’a dit.

Maintenant revenons aux réponses aux questions du descendant de Wilfrid Bélisle…

De quelle année date cette photo?

Réponse : fort probablement le 14 avril 1909

Est-ce Wilfrid qui l’a acheté?

Réponse : fort probablement

Joseph était-il à ces noces?

Réponse : presque certain à 100 %

Était-il marié à Blanche à ce moment-là?

Joseph s’est marié sept mois plus tard avec Blanche Arbic soit le 23 novembre 1909 à l’église St-Hugues, à Sarsfield dans le comté d’Ottawa-Carleton en Ontario.

La prochaine fois, on va aller faire un nowhere à St-Thomas d’Alfred en Ontario.


Une autre belle histoire qui commence… à moins que je reçoive d’autres questions.

La famille Brière

Si votre patronyme est Brière, vous devez vous demander si vous n’auriez pas des liens avec Joseph Brière.

Vous vous demandez aussi si je suis assez obsédé par la généalogie pour pousser mes recherches dans cette direction même si je n’ai aucun lien avec cette famille.

Effectivement je l’ai fait, car ma correspondante est une descendante directe de Denis Brière et Françoise Bigot et elle ne savait rien de ses ancêtres Brière.

Elle avait reculé sa lignée paternelle seulement jusqu’au père de Joseph avec quelques indices sur les autres.

Toussaint Brière et Stéphanie Myre (daguerrotype)

Ce sont les parents de Joseph.

Ensemble, on a tout trouvé, mais ce ne fut pas facile

Je pourrais tout vous raconter, mais ça prendrait tout votre temps.


Disons seulement que le patronyme Brière s’écrivait aussi Labrière, Labriaire, Labruyère, etc.

Pas facile pour une petite Américaine d’y voir clair.

Voici le site de l’association des Brière.

Cliquez ici.

J’aime beaucoup leur introduction…

L’historique

Nous croyons que l’histoire est le récit des hommes célèbres.
Elle est surtout celui de la naissance et du développement des peuples.
À ce titre, tous les pionniers, même les plus obscurs, ont le droit d’entrer dans l’histoire.
Ceux qui ont tracé notre chemin sont Jean et Denis Brière.  Raconter leur histoire, retracer leurs origines, donner la lignée de leurs premiers descendants c’est poser une pierre à la base de notre histoire.

C’est tout à fait ce que je pense de la place importante qu’occupent nos ancêtres dans l’histoire de notre petit monde à l’envers.

Pour terminer sur une note plus légère, disons que Joseph Brière est un 4e cousin à deux générations de notre maire Guy Charbonneau.


Je vous le disais que Sainte-Anne-des-Plaines est la Mecque de la généalogie…

Quant à moi, il existe un lien, mais je suis certain que cela ne vous intéresse pas de le savoir.

En attendant cliquez ici si les daguerrotypes et les vieilles photos vous passionnent.

La main coupée de Joseph Brière

La main coupée de Joseph Brière alimente bien des conversations par les temps qui courent…

- Sir…

On en a gros…!

On en a gros Sir…!

En direct de la Table ronde…


– Plaît-il preux chevaliers Karadoc et Perceval…?

– Sir… On en a gros…! La main coupée Sir. On veut savoir nous aussi. On en a gros…!

Ils ne sont pas seuls à vouloir savoir…

Yvon Lauzon aussi et il continue d’alimenter la discussion sur mon blogue…

Bon matin Pierre,

sur la photo de 1908, M. Joseph Brière semble ne pas avoir de main gauche.  Sur la photo de 1901, c’est la main droite qui semble absente.


Joseph Brière et Ida Levasseur en 1899

 

Cette photo est un daguerrotype. Elle est inversée.

Cliquez ici pour vous instruire.

C’est ma correspondante Facebook qui me l’a dit.

Je ne le savais pas.

Voici donc la photo dans le bon sens.

Ça plein de bon sens Ida…

La deuxième photo de la famille Brière qui n’est pas un daguerrotype…

Photo qui serait plutôt prise vers 1907

La main coupée est cachée par la petite Rosalie Brière.

Sur la troisième photo que je ne devrais pas vous montrer…

On voit à gauche de la photo la main droite de Joseph. La main gauche (à droite) de Joseph est celle qui a été coupée.

J’espère que tout ça fait du sens.

- Crois-tu papa que le monsieur Lauzon du haut du Trait-Carré va demander
au gentil monsieur où tu t’es fait couper la main…?

- Le haut du quoi mon petit Napoléon  ?

– Le haut du Trait-Carré mon époux Joseph, en s’en allant vers Saint-Janvier.
C’est Jean-Marie qui m’a tout expliqué…

 

- Sir… Pour le Graal.
A-t-on cherché de ce côté…?
– Karadoc et Perceval ont fait le haut du Trait-Carré, mais pour le bas…?
Faudrait demander à Dame Cécile quoi.

M’enfin, il le fait exprès…!

Pas du tout.

Si je faisais exprès, j’écrirais seulement les lundis comme je vous l’avais déjà promis au mois de mai dernier si je me souviens bien.

Voici la photo que je ne devrais pas mettre…

- Ida, as-tu avancé l’heure en fin de semaine…?

- Oui Joseph, j’ai lu le blogue Nos ancêtres dimanche matin.

- Papa… Le monsieur a-t-il la permission de mettre ça sur le Web ?

- Non mon petit Napoléon, le monsieur va l’enlever demain.

Je vous l’avais dit que vous auriez toute une surprise.

Papa… Tapa encore la perm…

Je mettrai cet article sur la glace demain.

Promis.

Comparez les gens en attendant…


Le café va être doublement bon ce matin…

On connaît maintenant l’identité des enfants de la photo de Marlborough, Massachusetts.

Demain, mais où sont donc les mariés diantre…?

1908?

Trouvez-vous qu’on ne se méfie pas trop par les temps qui courent…

Surtout de ce qui se passe dans notre cour.

 

Parlez-en à ceux qui se réveillent un beau matin avec un puits d’exploration de gaz de schiste en arrière de leur cour.

Je sens qu’il y a beaucoup de méfiance depuis un certain temps au Québec et ailleurs dans le monde… et pas juste une odeur suspecte de gaz…

Quand j’entends dire qu’on a seulement 31 puits d’exploration ici et qu’en Pennsylvanie ils en ont des milliers, moi, ça ne me rassure pas et je me méfie.

Assez parlé politique et gardons notre calme comme le ministre.

 

On se calme les petits amis…

 

Heureusement qu’on n’a pas de gaz de schiste ici à Sainte-Anne-des-Plaines, du moins j’espère pas dans ma cour, mais je garde l’oeil ouvert et les narines aussi.

J’ai un bon nez. Je tiens ça de mas mère.

Tout ce petit préambule pour parler de cette photo prise aux États-Unis au tournant du XXe siècle.

Je me méfie maintenant quand je vois quelque chose écrite sur une photo… à moins de l’avoir écrit moi-même.


1908 ?

Quelqu’un avait écrit 1908 au stylo bleu sur la photo que j’ai mise lundi sur mon blogue si je me souviens bien.

Je me disais qu’on n’avait sûrement pas écrit sur une photo au stylo bleu en 1908.

Je me méfiais donc un peu de la date sur la photo que j’ai retouchée…


 

Maintenant, j’ai appris à me méfier quand je fais de la généalogie.

La méfiance, c’est plutôt mon talon d’Achille depuis 2007.

Moi c’est Achille Talon, ne pas confondre…

 

Je n’ai pas su me méfier quand j’ai commencé à faire de la généalogie.

En fait, ça date depuis bien plus longtemps que 2007 que je ne me méfie pas.

Voyez-vous, je ne vois jamais les mauvaises intentions cachées derrière les intentions des gens.

Bon passons…, car ça risquerait d’être fort long.

 

J’espère juste que vous ne pensez pas que je parle de vous parce que quand on commence à se méfier, ça ne finit plus et on ne fait plus confiance à personne.

 

Tout cet autre petit préambule pour parler de ceci…

Je trouvais que le Joseph Brière dans la photo datée de 1908 ressemblait un peu beaucoup au Joseph Phaneuf dans la photo de Marlborough.

Je me suis alors méfié.

Aurait-on la même personne, car là j’en perdrai vraiment mon latin?

- Tu avoueras Joseph que la ressemblance est frappante…

- Tout à fait Joseph…

Même nous autres aussi on se méfierait…

 

Demain je vous présente la petite famille de Joseph Brière et d’Ida Levasseur.

Je ne devrais pas me méfier, car ma nouvelle correspondante en connaît beaucoup plus que moi sur ses ancêtres Brière.

Ce qui serait bien normal…

Du moins je pense.

Qu’en pensez-vous?

Quant à Ida Levasseur, elle est encore enceinte sur la photo.

Une belle petite fille naîtra en 1908, Emma Brière. On la retrouve dans le recensement de 1910 avec ses frères Joseph et Napoléon et ses soeurs Minnie et Rosalie que l’on voit sur cette photo.

1910

Je me demande si Ida Levasseur sait qu’elle porte un autre enfant.


On n’arrête pas la famille…

En passant, comment se passe votre cure de désintox?

Moi ça va super bien, surtout que je me suis trouvé une autre passion.

Ida Levasseur et sa soeur Bernadette

Je crois maintenant que j’ai finalement la réponse à l’énigme.

Je tardais à vous le dire, car je voulais en être certain à 100 %.

Encore là, tout est présomption, car je n’étais pas là le 14 avril 1909, à Marlborough au Massachusetts quand Jean-Marie Hogue a donné sa nièce en mariage.

La Bernadette de la photo serait la sœur d’Ida Levasseur.

- Tu sais Bernadette, mon père m’a déjà dit que la folie porte pas juste à tuer…

- Mon père me disait toujours que l’amour c’est plus fort que la police…

Crois-tu Joseph que notre amour sera éternel ?

Bernadette Levasseur, fille de Mélodie Hogue et d’Orphir Levasseur, aurait été adoptée par Jean-Marie en 1895 quand sa mère Mélodie est décédée.

Bernadette Levasseur serait né au mois de mai 1891.

On cherche encore l’acte de naissance.

Cette Bernadette serait donc la fille d’Orphir Levasseur et de Mélodie Hogue et non de Jean-Marie Hogue et Mélanie Beauregard.

J’avais retrouvée une Bernadette Hogue dans le recensement de 1900 dans la famille de Jean-Marie Hogue avec sa deuxième femme Hermine Léveillé. J’ai présumé à tort qu’elle était sa propre fille. La première femme de Jean-Marie était Mélanie Beauregard. Je présumais qu’elle était sa mère. Je l’avais retrouvée un jour dans le recensement de 1870 grâce à une de mes lectrices.

Jean-Marie Hogue demeurait, selon le recensement, dans une maison de chambre en 1870.

Une femme du nom de Birela Beauregard, selon ce recensement toujours, était propriétaire et y vivait avec ses filles Mary, Minnie et Rhenia.

Birela était en fait Aurélie Brodeur. Mélanie serait Minnie.

Sauf que je n’étais pas là en 1870 comme chambreur.

Donc, je présume.

André Beauregard était son mari, mais il n’était pas recensé dans ce domicile en 1870. On présume donc qu’il était au Québec. Aurélie Brodeur avait plusieurs chambreurs qui travaillaient tous à la manufacture de chaussures de la ville de Marlborough. Ça c’est un fait.

Pour ne pas alourdir mon article, je ne mettrais pas la liste.

Vous pouvez cliquer ici si ça vous chante…

Ou sur l’image du recensement fait le 8 juillet 1870.


C’est une de mes lectrices qui m’avait fourni cette piste en regardant l’image du recensement de 1870. C’est la même lectrice qui m’avait encouragé à poursuivre mon blogue, car elle le lisait en prenant son café le matin.

J’avais donc suivi cette piste et j’avais établi le lien, toujours par présomption.

Je présumais donc au départ que notre Bernadette était la fille de Mélanie Beauregard et non d’Hermine Léveillé que l’on voit sur la photo avec ses enfants Corine, Yvette et Adonis.

Vous me suivez j’espère.

- Y dit quoi le monsieur Maman?

- Maman est un peu perdue mon petit Adonis d’amour…

 

Je présume qu’Hermine tient sa petite fille Yvette sur ses genoux, que sa grande fille Corine est à ses côtés avec des lulus, et qu’Adonis serait le petit garçon à gauche avec l’air tout débiné.

Dans le cas de Bernadette, la présomption m’a joué un tour.

- Je ne sais pas Bernadette s’il va parler un jour de mon frère Euclide Phaneuf…

Je me suis bien fait avoir.

Mais ce n’est pas grave.

Ce n’est pas la première fois.

Si on ne cherche rien, on ne trouve rien.

Moi, depuis 2007, j’ai retrouvé tous mes ancêtres ou presque et j’ai aidé beaucoup de gens à faire la même chose.

J’ai aussi trouvé plus de sérénité.

Mais j’ai donné la piqûre à beaucoup de monde pour la généalogie.

Ma nouvelle correspondante l’avait déjà.

La photo de Marlborough a piqué sa curiosité. Elle a pris la chance de m’envoyer un petit message soit sur My Heritage ou sur Ancestry… je ne me rappelle plus où.

Elle a trouvé encore plus…

Ensemble, nous avons retrouvé ses ancêtres Brière. Elle sait aussi maintenant qu’elle n’est pas folle de rechercher ses racines.


Revenez demain pour que je continue l’histoire, car ça risque d’être un peu long quoique fort instructif surtout si votre patronyme est Brière ou que vous pensez être dingue de lire mon blogue ou de vous exciter à la vue d’une vieille photo.

Pas du tout…

Excusez la longueur de mon article…


J’ai fait une petite rechute.