Convergence

Voici un article sur mon blogue Lest We Forget.

Cliquez… 

Je poursuis le même but sur ce blogue, comme sur celui que j’ai depuis mon retour à Hamilton. J’y parle de l’escadrille 403 de la RCAF.

Mon but… Partager le fruit de mes recherches avec les gens.

Rien de plus.

Dimanche soir, le fils d’un militaire, qui a probablement connu Eugène Gagnon, le pilote de Mosquito de la RAF, m’a écrit un commentaire sur ce blogue.

Il avait trouvé mes articles sur la base de Paulson au Manitoba et il m’a parlé un peu de son père qui avait peu parlé de son service militaire. Il était très heureux et fort étonné.

C’est à Paulson au Manitoba qu’Eugène avait été affecté en 1942 avant d’être affecté en Europe avec l’escadrille 23.

Disons que ça m’a fait chaud au coeur de lire son commentaire.

Je voulais juste partager avec vous.

C’est en anglais, mais vous allez comprendre le message.

Ce que je veux partager aussi, c’est que le musée de Bagotville soulignera le rôle de l’escadrille 23  de la RAF lors d’une exposition consacrée au 70e anniversaire de la création du 425 Alouette.

J’en sais beaucoup sur l’escadrille 425 tout comme sur l’escadrille 23.

Vous le savez probablement déjà.

Lundi, je vous parlerai d’un autre militaire… qui a eu lui aussi la piqûre pour la généalogie.

On se repogne…

Il faut toujours faire attention aux expressions que l’on utilise dans la vie.

On se repogne, c’est l’expression préférée de mon ami Marcel Bergeron à Bromptonville quand il m’appelle.

C’est l’ami d’Eugène Gagnon le célèbre pilote de Mosquito qui était jadis totalement méconnu avant que je commence à en parler.

Marcel était un parfait inconnu en 2010 tout comme l’était son héros de jeunesse Eugène Gagnon, pilote de Mosquito dans la RAF.

En 2010, Marcel voulait en savoir plus sur sa carrière militaire. 

Il n’en savait pas beaucoup.

Il avait juste un document.

Marcel était allé voir un vétéran aviateur de la Deuxième Guerre mondiale qui s’est tourné vers moi pour avoir mon aide. 

J’avais fait des « tites » recherches… 

J’en avais parlé sur ce blogue et aussi sur mon blogue Souvenirs de guerre.

J’en avais parlé aussi sur mon blogue No. 23 Squadron écrit justement en hommage à ce pilote de Mosquito.

J’en avais aussi glissé un mot sur la version anglaise de Souvenirs de guerre, Lest We Forget, et aussi sur mon blogue sur l’escadrille 425 Alouette.

Non pas sur ce dernier blogue…

Cépagrave…

En tout cas, on se repognera un jour avec le 425 Alouette.

Parlant du 425 Alouette, le Musée de la Défense aérienne de Bagotville présentera cet été une exposition sur le rôle joué par le 23 Squadron de la RAF durant la Deuxième Guerre mondiale.

Comme on fêtera en 2012 le 70e anniversaire de la création du 425 Alouette, on veut en même temps honorer les aviateurs canadiens du 23 Squadron dont la mission était de protéger les bombardiers de la RAF et de la RCAF.

On va honorer ainsi la mémoire d’Eugène Gagnon et de deux autres aviateurs canadiens.

Eugène Gagnon

Parlant expression préférée…

Je connais une autre… que j’aime bien.

Comme si on avait élevé des cochons ensemble.

On emploie surtout cette expression ici au Québec dans un sens péjoratif.

Pas dans ce cas-ci, je vous l’assure.

Serge Ritchie m’a finalement téléphoné de St-Donat vendredi dernier.

Il avait hâte de me parler…

Pur plaisir égoïste de ma part.

60 minutes…

3600 secondes…

En plus il a un plan Distributel.

Je ne vous raconterai pas tout.

C’est comme si on avait élevé des cochons ensemble toute notre vie à St-Donat.

Ça a cliqué tout de suite entre nous. 

Si j’avais eu des cochons dans mon salon pendant que je lui parlais, ils seraient restés bouche bée je vous l’assure.

Serge en savait pas mal sur la famille Ritchie de St-Donat.

Ça fait 15 ans qu’il a eu la piqûre pour ses ancêtres.

Je buvais ses paroles comme ma cuillère à soupe de St-Georges à la Maison Chaumont en décembre dernier.

Mais Serge n’a pas fait que parler…

Il avait un site Ancestry et des photos de la famille Ritchie.  Il est un peu collectionneur de photos anciennes comme moi.

Puis, on s’est mutuellement invité sur nos sites respectifs.

C’est comme si on avait élevé des cochons ensemble toute notre vie, lui à St-Donat et moi à Ste-Anne-des-Plaines.

Ça c’est la photo de Frank Ritchie Senior, le fils de William Ritchie…

Ça c’est la photo de William Ritchie, le fils de John Ritchie, un Irlandais né vers 1797-1798-1799…

C’est une peinture de William, but who cares…

William est né en 1830 en Irlande et est décédé le 27 janvier 1894 à Notre-Dame-de-la-Merci.

Ce qui se dégage de nos 3600 secondes d’extase généalogique, c’est la fierté derrière tout ça.

J’ai pris ce qui suit sur le site Ancestry de Serge…

William Ritchie (1830-1894) est l’un des fondateurs de Notre-Dame-de-la-Merci. Cette chapelle fut construite en 1884 et terminée en 1887, la population était environ de 61 habitants. William Ritchie  se trouve possiblement sur le balcon (photo), William Ritchie marié à Delphine Mireault (1836-1916) quatre de leurs enfants se sont mariés à cette chapelle.  Samuel Ritchie marié à Perpetue Cardinal (1892-09-26),  Louis Ritchie marié à Delia Christin dit Saint-Amour (1899-09-11),  Marguerite Ritchie mariée à Trefflé Grenier (1900-01-08),  Elizabeth Ritchie mariée à Daniel Mooney (1896-11-17).  Le corps de William repose au cimetière de Notre-Dame-de-la-Merci  selon mes informations ils auraient déplacés l’église et on  retrouverait ses ossements sous l`église.  Information: pour le mariage et décès, il y a un registre de la société de Généalogie de Lanaudière no 86

Serge aurait retrouvé ses racines jusqu’en Écosse, et, tout comme moi, il partage sa passion pour ses ancêtres.

De là à se partir un blogue, il n’y a qu’un pas…

Je blague…

On se repogne…

Robert, fils de Frank, fils de Frank, fils de William, fils de John Ritchie, fils de…?

Je vais vous parler de la famille Ritchie de St-Donat en lien avec le sous-marinier américain Robert Ritchie.

Robert Ritchie était le fils de Frank Ritchie Junior et d’Edna Lagasse.

Il est donc mon 3e cousin. 

Sa mère Edna Lagasse était la nièce de mon grand-père Léo Lagacé Senior.

Si vous ne me suivez pas, cépagrave…

Revoici la photo de Robert Ritchie mise sur un site qui rend hommage à tous les sous-mariniers américains morts durant la Deuxième Guerre mondiale.


Robert Ritchie 1921? – 1945

Cette photo a été envoyée à ce site par le neveu de Robert.

Robert Ritchie était à bord du sous-marin SS-332 Bullhead, le dernier navire perdu en mer lors de la Deuxième Guerre mondiale.

Je vous en avais parlé avant Noël.

Son père Frank Ritchie Junior était le fils de Frank Ritchie Senior qui était le fils William Ritchie et de Delphine Mireault.

Voici la photo de Frank Ritchie Senior.

Frank Ritchie Senior 1869 – ?

Son père William Ritchie était fils de John Ritchie, un Irlandais né vers 1798 et de Margaret Nulty ou McNulty née vers 1800.

Voici un portrait de William Ritchie né en 1830 en Irlande.

William Ritchie 1830-1894

Toute la famille serait arrivée ici dans les années 1840 et aurait atterri à Grosse-île.

On n’est pas encore tout à fait certain des parents de John Ritchie, mais on en sait plus sur Margaret Nulty.

Vous pouvez aller sur ce site…

En 2010, je n’avais dans mes fichiers généalogiques que le nom Ritchie comme information sur le mari d’Edna Lagasse, la fille de Stanislas Lagacé III, le frère de mon grand-père.

Souvent, en généalogie, ce n’est que bien plus tard qu’on trouve plein d’information sur des gens dont on savait peu de choses au départ.

Parlez-en à ma 3e cousine Sandy qui cherchait depuis 25 ans qui pouvait bien être ce Dennis Lagasse, le frère de son ancêtre Pierre Lagacé.

On parle encore de nous mon petit Pierre…

On s’y habitue à la fin Stanislas…

Edna Lagasse portait le prénom d’Odna dans l’avis de décès que j’ai fait paraître pendant le temps des fêtes.

Cliquez ici pour vous remettre dans l’esprit ou si vous êtes curieux.

Edna m’est apparue dans mes recherches la première fois en 2010 dans l’avis de décès de son père Stanislas III, mort électrocuté en 1922.

Photo de la tombe de Stanislas Lagacé III prise en septembre 2011 à Bristol, Connecticut 

Dans l’avis de décès, on avait le nom de Mrs. Edna Ritchie de New Britain tout comme le nom de mon grand-père Léo Senior qui se faisait aussi appeler Joseph Philippe Léo Lagacé.

C’était assez pour piquer ma curiosité à l’époque.

C’est avec les nouvelles photos numérisées récemment par Robin, la femme d’un autre petit cousin éloigné en Californie, que j’ai essayé d’en connaître plus sur le mari d’Edna.

Je sais vraiment pas quelle mouche m’a piqué pour faire ça.

J’ai bien fait…

Voici le résultat de mes recherches préliminaires en utilisant les recensements et le site Family Search des mormons.

Puis là, il est arrivé quelque chose de merveilleux, comme un cadeau de Noël descendu du ciel…

Un descendant encore bien vivant de William Ritchie qui m’a écrit quelques commentaires sur ce blogue.

En plus, il voulait absolument me téléphoner.

Serais-tu intéressé que l`on discute par téléphone suite à l`article sur la Famille Ritchie de Saint-Donat de Montcalm,Québec, Canada……

Je ne me suis pas fait tirer l’oreille…

On se repogne…

Familles de guerre

Le 100 000e visiteur lira cet article.

Voici la traduction que j’ai faite du poème que Steve Hawley a écrit en remerciement au matelot de 2e classe Thomas De La Hunt Malone…

Son grand-père faisait partie des 66 marins qui ont survécu au torpillage de la corvette HMCS Regina K-234.

J’avais dit à Steve que je traduirais son poème pour que mes lecteurs et lectrices francophones puissent le lire.

Familles de guerre

Ma famille et moi sommes en vie par miracle!
Lors de la Deuxième Guerre,
mon grand-père aurait pu périr en mer.
Dis-moi pour quelles valeurs tu te bats; dis-moi pourquoi tu te bats?

Le 8 août 1944, un matelot de 2e classe mit les grenades sous-marines en position sécuritaire, sauvant ainsi la vie de 66 marins.

Dis-moi pour quelles valeurs tu te bats; dis-moi pourquoi tu te bats?
Moins ou plus encore?

Près de la mort, toutes nos vies ne tiennent que par un fil.
Je remercie le ciel quand je fais mon  lit.
Je sais que je dois aimer ma vie et la vivre parce que tant d’autres ont sacrifié la leur.

Issues de ces corps rejetés sur les rivages, ou perdus en mer, des générations ne verront jamais le jour. Image tellement réelle que tout cela semble irréel.

Ce que j’ai maintenant, personne ne peut me l’enlever…
Je me sens si béni d’être moi-même, d’avoir une famille et de pouvoir respirer.

Cinq corps furent seulement retrouvés, les autres restent engloutis dans la mer d’Irlande avec la corvette HMCS Regina.


Pour l’éternité, 280 pieds sous la mer d’Irlande, reposent 25 des 30 hommes qui ont donné leur vie, quittés frères, sœurs, mères, pères, enfants et femmes…
Dis-moi pour quelles valeurs tu te bats; dis-moi pourquoi tu te bats?

Je suis un descendant d’un de 66 hommes qui survécurent. Tous doivent leur vie à la bravoure que celui qui a perdu la sienne.
La mer coule dans mes veines et mon sang est dans la mer.
Tant sont morts afin que nous puissions vivre libres.

Être ici, être moi-même et être avec ma famille est une bénédiction, à moins d’oublier notre histoire et ceux qui sont morts à la guerre perdant ainsi la vie et encore plus.

Dis-moi pour quelles valeurs tu te bats; dis-moi pourquoi tu te bats?

Steve Hawley