Encore deux ou trois jours avant mon retour…

Je sais que je n’écris pas de textes inédits depuis deux semaines et que j’en écris sur mes autres blogues, mais je devrais revenir en force d’ici quelques jours.

Je ne pouvais pas arrêter d’écrire sur mes autres blogues, car j’aurais été dépassé pas à peu près…

L’arrivée d’une nouvelle descendante de la famille Alexandre sur Our Ancestors, une autre visite chez monsieur Corbeil sur Escadrille Alouette, le fils d’un mécanicien de l’escadrille 403 du Spitfire sur RCAF No. 403 Squadron, la fille d’un marin lui aussi rescapé par le Haida et dont le nom n’était pas sur la liste des marins à bord de l’Athabaskan le 29 avril 1944, sur Lest We Forget.

Vous voyez, il ne fallait pas que je manque le bateau… sans faire de jeu de mots.

On se repogne.

En passant, Raymonde est allée faire un tour à Chicoutimi. Allez lire son commentaire.

Bon enfin, là maintenant je comprends tout!

Beaucoup de lecture pour mon cours d’histoire ce lundi matin…, mais rien d’obligatoire rassurez-vous.

Voici un court extrait d’un article du Devoir paru samedi…

Monarcho-libéraux contre républicains

La tradition se réclamant du républicanisme remonte jusqu’aux patriotes. Le professeur fait d’ailleurs observer la présence de drapeaux de la Rébellion dans les foules. « Cette conception dit que le peuple garde ses droits de vigilance, de manifestation, de critique. Il peut s’assembler et faire contrepoids à l’action des élus ou la seconder. Je ne sais pas si les gens pensent à ça en tapant sur leur casserole, mais le lien me semble indéniable.»

L’histoire est un perpétuel recommencement… (Sam Blémur)

Cliquez…

Encore un autre de mes petits dérapages?

Pas du tout. Lisez attentivement pour tout comprendre.

Le charivari dans la Vallée du Saint-Laurent à l’époque des Rébellions
Article diffusé depuis le 20 mai 2000

Les premières mentions des charivaris, que l’on retrouve dans les archives, datent du début du XIVe siècle (Le Goff et Schmitt, 1981: 141). À l’origine, comme l’a défini l’abbé Jean Bonnecaz, « Le charivari est un bruit confus, tumultueux et désagréable, d’une assemblée de gens qui crient d’une manière bouffonne, et font du tumulte avec des poêles, chaudrons, des cors et des tambours, pour faire quelque sorte de confusion à ceux qui se marient en secondes noces » (Levasseur, 1988: 59). Cependant, au cours des siècles et selon les régions, les rituels et les motifs des charivaris se sont grandement transformés. On retrouve d’ailleurs différents types de charivaris en Angleterre, en Allemagne, en Italie, en France et dans plusieurs autres pays.

Dans la Vallée du Saint-Laurent, ce sont les pionniers français qui ont apporté avec eux la coutume du charivari. D’ailleurs, comme nous le fait remarquer Allan Greer, « Le ton carnavalesque et railleur des rassemblements, leur cadre nocturne, le vacarme, les masques et les costumes des participants, les longues processions dans les rues et leur caractère résolument public, tout cela rappelle des pratiques françaises qui remontent au Moyen Âge (Greer, 1997: 73). » De plus, comme en France, les premiers charivaris font généralement suite au mariage d’un couple mal assorti.

Au Bas-Canada, les premiers charivaris se sont d’abord produits dans les villes. Cependant, au début du XIXe siècle, avec la venue d’un plus grand nombre de villages densément peuplés, la coutume s’est aussi retrouvée dans les campagnes canadiennes-françaises. Selon Allan Greer, la présence tardive du charivari en milieu rural s’expliquerait par la nécessité de la présence de la foule requise par la coutume (Greer, 1997: 72). Néanmoins, au cours des trois décennies qui précèdent les Rébellions de 1837 et de 1838, le charivari est devenu une caractéristique typique de la vie villageoise du Bas-Canada.

Entre le XVIIe siècle et le XIXe siècle, les rituels et les motifs du charivari au Bas-Canada ne changent pas et garde un visage cohérent et uniforme. Ainsi, contrairement à beaucoup de régions du monde où la coutume s’est beaucoup transformée, les charivaris du Bas-Canada ne s’adressent toujours qu’aux couples de nouveaux mariés qu’on juge mal assortis. Aussi, dans la lignée de la tradition française, le rituel consiste à faire un tintamarre, pendant la nuit, devant la maison du couple visé par le charivari. Des individus déguisés mènent la manifestation où se rassemblent une foule de villageois. L’ambiance, à la fois festive mais aussi hostile, oblige les nouveaux mariés à faire appel à un médiateur, afin de marchander une amende, pour obtenir la paix. Lorqu’une entente survient, le charivari se termine et le couple de nouveaux mariés peut commencer à vivre paisiblement.

C’est à partir de la Rébellion de 1837 que le charivari se transforme de façon importante au Bas-Canada. En effet, à cette époque, bien qu’il reste souvent lié au mariage, le charivari est récupéré à des fins politiques par les Patriotes. Le fait d’être un antipatriote devient un motif suffisant pour être la victime d’un charivari. Par exemple, le 7 juillet 1837, le curé Paquin, de Saint-Eustache, est victime d’un charivari pour avoir condamné ouvertement le mouvement patriote (Greer, 1997: 158). Dans d’autres cas, comme celui de Rosalie Cherrier de Saint-Denis, c’est la dépravation sexuelle combinée à l’allégeance au régime colonial qui attire la foudre des charivaristes. Cependant, ce sont les juges de paix et les officiers de milices qui ne donnent pas leur allégeance au mouvement patriote qui sont les victimes les plus ciblés des charivaristes (Greer, 1997: 200). Souvent, ces derniers finissent par remettre leur brevet ou quittent simplement leur village après avoir été les victimes d’un charivari politique.

Le charivari se transforme aussi sur plan du rituel à l’époque des troubles. Bien que les groupes d’hommes demeurent déguisés en faisant du vacarme, ils crient désormais des slogans patriotes en se rendant chez leur victime. John Oswald, un agriculteur de Saint-Eustache, a d’ailleurs rapporté que la foule criait des hourras pour Papineau et les Patriotes devant les maisons des Loyalistes, avant de se rendre chez leurs victimes (Greer, 1997: 158). Lorsque les charivaristes se rendent chez un officier de la milice, ils commencent par abattre son mât et saccagent ensuite la maison de la victime. Lorsque celle-ci se décide à remettre son brevet, le grabuge cesse et les charivaristes quittent les lieux. Un autre aspect du rituel des charivaris, à partir de la Rébellion de 1837, est l’utilisation de la violence. En effet, exceptionnellement, des établissements sont incendiés et des coups de feux sont tirés. Plus souvent, des carreaux sont brisés, des maisons sont endommagées et les menaces de violence sont de plus en plus explicites. Néanmoins, dans le contexte de l’époque, l’utilisation de la violence fut assez légère (Greer, 1997: 227).

Dans la périphérie de Montréal, la coutume du charivari joue un rôle de premier dans les événements de 1837 (Greer, 1997: 71). Bien qu’il ne soit guère possible d’en connaître le nombre, des dizaines de charivaris se produisent dans la vallée du Richelieu et dans le comté de l’Acadie à l’automne 1837 (Greer, 1997: 219). Il semble que l’utilisation du charivari politique fut un succès pendant les troubles de 1837, dans les comtés ruraux du Bas-Canada. Allan Greer affirme d’ailleurs qu’à la suite des charivaris politiques, « … seule une poignée d’officiers de milice et de juges de paix détiennent encore une commission de la reine dans les comtés ruraux du district de Montréal, et ces individus sont isolés et assiégés (Greer, 1997: 229-230). » De ce fait, le charivari politique a permis aux patriotes ruraux d’apporter un soutien actif au mouvement patriote à partir de l’automne 1837.

À la suite des troubles de 1837 et de 1838, la coutume du charivari n’est plus la même. En effet, en plus d’être lié au mariage et au caractère sacré de ses rites, le charivari est utilisé comme une arme à tout faire pour punir ceux qui ne respectent pas les règles morales de la société. Aussi, la coutume est utilisée de manière plus violente car l’objectif du charivari devient plutôt axé sur l’expulsion des individus hors de la communauté que sur l’extorsion d’argent (Levasseur, 1988: 62-66).

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GREER, Allan, Habitants et Patriotes, Montréal, Boréal, 1997: 71-319.; LE GOFF, Jacques et Jean-Claude SCHMITT dir., Le charivari, Paris, École des Hautes Études en Sciences Sociales, 1981: 7-147; LEVASSEUR, Roger, dir., De la sociabilité, Trois-Rivières, Boréal, 1990: 59-72..

Source

Vous avez tout lu?

C’est quand même fort de voir ce que notre histoire essaie de nous faire comprendre!

Demain, on part à la découverte de notre histoire et de celle de la famille Couture.

Sam Blémur?

Cliquez ci-dessus si vous osez.

Un descendant de Thomas Chartrand?

J’imagine que oui…

Cliquez.

Le Mépris et l’entêtement  © Alexandre Chartrand

 Le mépris et l’entêtement, une peinture d’Alexandre Chartrand a été vendue 1779 $, somme que l’artiste a versée à la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE).

Alexandre Chartrand a indiqué que le prix initial de sa toile, 1625 $, a été haussé à 1779 $, en référence à la dernière offre de Québec sur la hausse des droits de scolarité.

L’oeuvre fait partie de la série On se fait tous fourrer, présentée à la galerie Point Rouge depuis mercredi. Peinte sur une période d’un peu plus d’un an et inspirée par l’actualité, chaque oeuvre exprime une raison pour laquelle « on se fait tous fourrer ».

Il s’agit d’une troisième exposition solo trois ans pour Chartrand, un artiste originaire d’Ottawa qui vit maintenant à Montréal.

Alexandre a mis un ti-commentaire…

Merci pour tous ces commentaires, que ça vous plaise ou non, je suis content que ma toile ne vous laisse pas indifférent ! Je tiens toutefois à rectifier quelques faussetés proposées par quelques utilisateurs.

1. Je ne suis pas subventionné pour peindre.
2. Je ne suis pas étudiant.
3. L’acheteur en est très heureux et il savait à qui je destinais l’argent.

Vous êtes bienvenues à visiter mon site bo-boche qui me sert de vitrine sur le ouèbe.
http://chartrand.jimdo.com/

Ou à venir visiter l’expo à la galerie Point rouge, en cours jusqu’au 13 mai. Une photographie d’une peinture et une peinture vue en personne ne font pas la même impression ! http://galeriepointrouge.com/

P.S. Payez-vous une petite visite sur son site…