Pierre Lagacé:

Un autre blogueur aimait mon billet sur le bungee.

Originally posted on Elsasser Wurtzle:

mort2b

Dans une société qui aseptise tout dans un universalisme douteux, la mort devient un sujet tabou. Les cimetières, autrefois en plein milieu des villages, se retrouvent de nos jours excentrés. La mort est dissimulée, comme on dissimule la vieillesse… On n’a pas à chercher bien loin, les exemples se bousculent !

Avant l’on mourrait, en son domicile, avec les siens; maintenant on meurt dans la solitude et dans la froide impersonnalité d’une chambre d’hôpital…

La mort est dissociée de la vie, alors que par le passé elle était comprise comme étant « l’autre face » d’une même pièce. Devant cette absurde négation de l’aspect le plus déchirant de la vie, il n’y a plus rien d’étonnant à ce que l’on considère de manière hâtive, le généalogiste, comme un étrange collectionneur de cadavres!

On fuit la mort, elle est malsaine et donc la généalogie n’a que peu d’attraits. Tous les anciens le savent, les arguments…

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Ben voyons donc…

Ton blogue c’est une vraie drogue…

Ces mots raisonnent toujours dans ma tête.

C’est Cécile, ma suppléante préférée, qui m’avait dit ça en 2009 lors de la fête de retraite d’une collègue de travail. Je ne sais pas si Cécile peut encore me suivre dans toute ma douce folie depuis.

Je sais que je ne suis pas fou d’écrire tant. C’est en lisant le blogue de Koji Kanemoto que je m’en suis rendu compte.

Il est aussi fou que moi. Comme je ne le trouve pas fou, alors je ne le suis pas. Tout comme Gail qui écrit un blogue sur son père. Gail vit au Texas. Son père était parachutiste dans la 11e division aéroportée durant la Deuxième Guerre mondiale. 

Je ne connaissais pas ce petit bout d’histoire!

J’ai tout lu en une seule journée tellement c’était intéressant à lire comme un roman.

Sauf que, ce n’est pas un roman. C’est l’histoire de son père qui écrivait à sa mère pendant la guerre. Le genre de choses qu’on ne retrouve pas dans les livres sur la guerre.  Gail a mis en ligne le texte des lettres de son père.

Bouleversant comme lettres, mais on découvre un homme doué d’une grande lucidité et d’un grand sens de l’humour intelligent.

J’ai tout lu comme un bon roman, car je ne pouvais m’arrêter.

Sauf que c’était loin d’être un roman en 1945 lors de la reconquête des Philippines par les Américains. Les Japonais se battaient avec l’énergie du désespoir.

Si vous lisez l’anglais, voici son premier billet.

Vous ne pourrez pas vous arrêter de lire le reste.

Son blogue c’est une vraie drogue…