J’ai hâte à l’été…

C’est ce que mon épouse m’a dit cette semaine…

Net frette sec de même!

Jeanne

J’ai hâte à l’été…

Moi qui ait hâte au printemps depuis un mois. On avait donc un sacré problème de couple sur les bras.

gaston lagaffe 3

Ouin mettons…

On écoutait religieusement Les rois de la patate en reprise à Historia. On y parlait du restaurant Dic Ann’s sur la rue Pie-IX à Montréal-Nord, et c’est là qu’elle a lâché le morceau.

J’ai hâte à l’été…

Je suis resté totalement bouche bée et estomaqué. Je n’allais sûrement pas rester planté comme un coq d’inde dans le salon à attendre bêtement l’arrivée de l’été. Nous sommes donc allés jeudi dernier faire un petit nowhere à St-Cuthbert même par un froid de foie gras de canard.

Vous ne croyez pas à mon histoire…

Photo3688

St-Cuthbert, le 24 janvier 2013

Ils ont même un cimetière juste à côté…

Photo3690

Mais je me suis retenu d’aller le visiter.

Ce fut facile de résister à la tentation… Très froid, plein de neige et ce petit écriteau.

Photo3689

Je respecte toujours, ou presque, les consignes…

défense de jouer

Nous sommes donc revenus, pas penauds pantoute, à la maison en prenant le chemin le plus long de St-Cuthbert à Ste-Anne-des-Plaines. Par le Chemin du Roy, ma chère, par la vieille 138, qui longe le fleuve St-Laurent, découvert par Jacques Cartier le jour de la fête de St-Laurent. Un jour plus tard et le St-Laurent aurait été baptisé Ste-Claire. Bon, tout ça pour dire que mon épouse et moi nous nous sommes réconciliés chemin faisant sur le bord du St-Laurent.

Comme le dit la chanson… 

C’est sur les bords du St-Laurent

É pi pan pan c’est l’amour qui la prend
C’est sur les bords du St-Laurent
Y’avait trois jolie filles
Y’avait trois jolie filles

La plus jeune passe par devant
É pi pan pan c’est l’amour qui la prend
Le plus jeune passe par devant
Les autres par derrière
Les autres par derrière

N’avez-vous pas vu mon amant
É pi pan pan c’est l’amour qui la prend
N’avez-vous pas vu mon amant
Par delà de ces îles
Par delà de ces îles

Oui je l’ai vu lui ai parlé
É pi pan pan c’est l’amour qui la prend
Oui je l’ai vu lui ai parlé
Ne sais quand il reviendra
Ne sais quand il reviendra

Quand la petite entend cela
É pi pan pan c’est l’amour qui la prend
Quand la petite entend cela
Tomba au lit malade
Tomba au lit malade

Faut faire venir le médecin
É pi pan pan c’est l’amour qui la prend
Faut faire venir le médecin
Le meilleur de la ville
Le meilleur de la ville

Le médecin en la voyant
É pi pan pan c’est l’amour qui la prend
Le médecin en la voyant
Connu sa maladie
Connu sa maladie

Mariez-la car il est temps
É pi pan pan c’est l’amour qui la prend
Mariez-la car il est temps
Son mal sera guéri
Son mal sera guéri

Quand la petite entend cela
É pi pan pan c’est l’amour qui la prend
Quand la petite entend cela
Elle se mit a rire
Elle se mit a rire

Excusez-la !

Winner comme toune… Elle me trottait dans la tête.

Donc de St-Cuthbert, en passant par Berthier, (je vous fais grâce de la toune), Lanoraie, Lavaltrie, St-Sulpice et finalement Repentigny, toujours avec le majestueux fleuve Ste-Claire à gauche, pour finalement arrêter au Dic Ann’s sur la rue Notre-Dame. Le buffet Kirin est juste en face. Pas tellement fort pour les buffets chinois.

Dic Ann’s!

J’en rêvais depuis longtemps…

Ça faisait 43 ans que je voulais aller manger un bon hamburger de chez Dic Ann’s. 43 ans! Ma femme, depuis 48 ans. Depuis qu’elle avait 15 ans.

gaston_1

Baptême… Je viens de dire son âge!

Bon, mais on doit se faire vieux… puisqu’on s’est mis d’accord que ce serait notre première et dernière fois. Comme quoi après une petite chicane de couple… c’est maintenant rendu au beau fixe dans notre ménage.

mademoiselle Jeanne

Ouin mettons…

Georges Dubé, cultivateur, 45 ans

J’étais vraiment excité en décembre dernier.

Enfin j’avais trouvé d’autres cousines et d’autres cousins aux États. Ils étaient reliés à ma grand-tante Lillie Lagacé et à son mari Eugène Dubé qui seraient peut-être sur cette photo.

Who's Who Dennis Lagasse II

C’était leurs grand-parents!

J’ai un attachement sentimental pour Eugène qui était le témoin au mariage de mon grand-père Léo et de Maria Landry le 16 septembre 1912 à  St-Hyacinthe.

Judy Giguere, tout aussi excitée que moi par ses ancêtres, m’avait mis sur une piste avec la famille d’Eugène, et c’est grâce à elle que j’avais retracé la lignée de Georges Dubé, le père de Pierre Dubé que l’on voit ici avec sa femme Emma Sévigny.

Pierre Dubé et Emma Sévigny (collection Dennis Lagasse IV)

Voici ce qu’on trouve dans le recensement de 1871 à Trois-Pistoles. Georges Dubé est là avec son petit Pierre et le reste de la famille.

1871 famille George Dubé 1

Georges Dubé est l’ancêtre de la lignée des Dubé reliée à la famille Lagacé. Ça faisait longtemps que je cherchais le chaînon manquant.

J’avais déjà trouvé ses descendants: Napoléon, Eugène et Joseph. Eugène et Joseph avaient marié des petites Lagacé, des filles de Stanislas Lagacé et d’Henriette Alexandre. 

La famille Dubé était très proche de la famille Lagacé.

On en aurait donc certainement sur cette photo, prise dans les années 1920, et sur la centaine d’autres de mon petit cousin Dennis, mais je n’en suis pas certain.

Who's Who Dennis Lagasse II

Stanislas Lagacé (Dennis Lagasse II) dans le rectangle

Tout excité, j’avais cherché dans le recensement américain de 1940 des traces de cette lignée de Dubé. Un indice m’a amené sur Facebook. J’avais pu retracer deux cousines et un cousin que j’ai contactés. Une cousine m’avait dit que son frère s’intéressait à la généalogie et que je pouvais le contacter.

Ray Dubé, un 2e cousin,  semblait fort intéressé au départ par ses ancêtres. 

Ouin mettons…

Il m’a écrit une fois, puis plus rien.

Pourtant j’avais été prudent et je n’avais pas mentionné la pointe de l’iceberg de mes recherches et mon interminable blogue Nos ancêtres ni sa version anglaise Our Ancestors.

Dommage que son karma, ou le mien, n’ait pas été au rendez-vous, j’aurais pu lui parler du bon roi Dagobert et partager les photos de mon petit cousin Dennis.

Le père de mon 2e cousin s’appelait George tout comme son arrière-grand-père Georges Dubé, cultivateur, 45 ans, résidant à Trois-Pistoles en 1871.

C’était son épouse, Angèle Miville dit Deschênes, qui était la descendante directe de Catherine de Baillon.

Comme on dit en anglais…

Win some, lose some.

Ou comme on dit en français…

La vie continue.

Mon oncle Jean-Louis

Ma tante Fleurette avait cette photo de mon oncle Jean-Louis dans un album…

1935-2003

Disons que ça m’a mis un peu à l’envers de le voir ainsi. Encore plus quand elle m’a annoncé en 2011 qu’il était décédé en 2003.

Je ne pense pas que j’ai beaucoup parlé à mon oncle Jean-Louis dans ma vie. Il n’est tout juste qu’un coup de vent dans un souvenir de mon enfance sur la rue Prieur à Montréal dans les années 50.

Il y a aussi le souvenir d’un pick-up avec des disques d’Elvis dans la chambre de ma tante Denise. Elle n’était pas encore mariée et elle vivait chez mes grands-parents qui vivaient chez ma tante Fleurette.

Denise et  Laurent Larose

On devrait être donc en 1957 ou en 1958 sur la rue Prieur.

Ma tante Fleurette avait aussi une autre photo. Elle avait la clé du mystère de la rue Prieur. Elle m’a dit qu’elle vivait là avec son mari, le beau Johnny. 

D’autres secrets de famille à ne pas raconter.

C’est le fun des photos…

On a des dates quelquefois!

1957…

Tout s’éclaire!

La Cadillac noire décapotable de mon oncle Jean-Louis était soit une 1956 ou une 1955.

1957

Mon oncle a dû faire des jaloux.

Mon père aimait beaucoup les Cadillac, lui qui n’avait seulement qu’une Buick Century 1955.

Mes grands-parents sont restés chez ma tante et son mari, mais ça n’a pas duré longtemps.

Juste le temps de prendre une autre photo…

Ma grand-mère Juliette et Denise à droite…  

J’avais parlé de ma tante Denise dans ce billet sur mon ancien blogue que j’ai pu rescapé.

Faire revivre le passé

Mes 34 ans dans l’enseignement ont laissé des traces.

Dire que j’étais spécialisé en enseignement de l’histoire au secondaire pour ne l’enseigner finalement que deux ans à l’école Benjamin-de-Montigny à Montréal-Nord dans les années 70.

Faire revivre le passé depuis janvier 2008, en premier sur mon ancien blogue maintenant disparu. 505 articles. Certains sérieux, d’autres moins.

J’aurais bien aimé tous les faire revivre ici…

J’en ai rescapé quelques-uns comme mes Belles Histoires.

Un blogue n’est pas nécessairement la meilleure plate-forme pour raconter la vie de nos ancêtres sauf qu’il permet de rejoindre plein de gens qui partagent la même passion.

Certaines personnes partagent à leur tour une petite partie de l’histoire de famille.

Ce fut le cas d’une descendante de Michel-Marie Seppey!

Elle avait cette photo, mais elle ne connaissait pas l’histoire de ses ancêtres à Ste-Anne-des-Plaines dans les années 1880.

Pas les Olympiades!

La triste histoire de Michel-Marie Seppey.

Adolphe De Coene et Élisabeth Seppey

Je ne raconte pas tout…

Je ne raconte pas tout ce que je sais sur mon blogue.

Une chance!

Tenez, prenez cette photo de la collection de ma cousine Jeannine.

Ce sont les petites soeurs Quesnel.

Pourquoi souriaient-elles au juste?

Un de mes cousins avait celle-là dans sa collection…

Prises en même temps!

On serait en 1954. Ma grand-mère Rosina va mourir en février 1955.

En même temps que celle-ci?

Je ne pense pas, même si Rosina porte la même robe. Elle semble plus jeune.

Rosina était allée en visite chez sa soeur Marie-Louise avec sa soeur Odile et Émilienne. C’est mon cousin Yvon qui me l’a dit en m’expliquant la scène.  

Odile Quesnel, celle qui tient une sacoche noire, a marié Joseph Vachon.

Émilienne Quesnel, celle qui tient une sacoche blanche, a marié Wilfrid Sauvé.

Wilfrid, le cousin d’Euclide, était celui qui avait construit la maison de Rosina Quesnel en 1921.

Mon oncle Florent m’avait dit que son oncle Frid s’arrêtait souvent pour prendre une petite bière. Quand Wilfrid est mort plusieurs années plus tard, Émilienne est tombée dans la misère noire et elle a dû se remarier pour ne pas crever de faim.

Je ne sais pas grand chose de personnel sur Odile Quesnel ou si Joseph Vachon buvait de la bière.

Je ne sais pas aussi grand chose de personnel sur Marie-Louise Quesnel. 

Tout juste qu’elle était un peu vlimeuse… selon mon cousin. Elle avait planté les cerisiers que vous voyez derrière pour se cacher la vue de la voisine avec laquelle elle était en mauvais termes. 

Espèce de vlimeuse va…

Rien d’assez grave pour passer à Denis Lévesque et raconter tout ça.

Après la pause, la petite vlimeuse du rang Ste-Julie, à Sainte-Marthe…

La pierre tombale

Un lecteur a remarqué…

J’ai un problème avec Venance Paiement. Sur la pierre tombale de Rosina Quesnel, il est inscrit que son mari est Euclide Sauvé, lequel a épousé, en secondes noces, Venance Paiement (1874-1918 ). Dans mon arbre généalogique, j’ai un Venance Paiement (21 août 1873 – 22 mars 1918 ) second époux de Rosina Quesnel. Suis-je dans l’erreur ou la pierre tombale est erronée ?

On devrait plutôt lire…

Voici Venance et Rosina avec leurs enfants en 1914.

Samuel J. Bull

Cet homme sur cette photo n’était pas Patrick J. Whelan, le premier mari de Flora Shambo (Archambeault) finalement, mais Samuel J. Bull.

Samuel J. Bull

J’aime mieux ça.

Samuel J. Bull et Flora Shambo

Je voulais en être certain, car je n’aime pas les batteurs de femmes.

Cette histoire de violence conjugale ça me chicotait. Il faut être lâche pour battre une femme.

Disons que ça vient me chercher.

Je pense finalement que Samuel J.  Bull devait aimer sa belle Flora.

Il repose à ses côtés depuis 1949 avec sa deuxième femme Laura Larocque avec qui il aura trois enfants: Sampson, Maxine  et Harry

On revoit Samuel et Flora vers 1906 dans une photo de famille de la collection de mon cousin Frank Archambeault.

C’est la photo d’Alice Archambault avec son mari John Brunt. Samuel est à droite et Flora s’appuie sur son mari.

Le petit garçon est William Brunt que j’ai retrouvé dans le recensement américain de 1940.

Pour mettre un point final à cette histoire, je termine cette série d’articles sur Flora Shambo en vous mettant cet article paru en 1901 dans un quotidien de Bristol.

On y raconte l’histoire de deux femmes battues.

Il faut être lâche pour battre une femme.