Mon ami Sylvain

Note:

Ne pensez pas que je l’avais fait exprès vendredi avec mon deuxième article.

L’important dans la vie c’est d’inspirer confiance et de ne jamais trahir la confiance des autres.

On repart…

Je voulais trouver un fil conducteur avec mon article sur les Cloutier et le reste de ma série d’articles sur ma passion au sujet de la généalogie.

Tout débouchera finalement sur ma passion pour notre histoire en bout de course.

J’ai trouvé mon lien karmique samedi matin avec ce message laissé par Sylvain sur ma page Facebook.

Sylvain a écrit :

« Zacharie Cloutier et Louis Houde devaient se connaître. L’un était originaire de Mortagne et l’autre de Manou, des voisins ! Une trentaine d’années de différence, mais ce sont (d’abord) établis dans Château Richer… à la même époque ! »

Cloutier, Mortagne, Manou, voisins, Château-Richer…

Tous les ingrédients sont là, un peu comme pour faire du pain… comme en faisait mon arrière-grand-père Édouard Métayer avant de devenir pompier à Montréal en 1894.

Un grand homme!

Nos origines nous renseignent beaucoup sur soi et sur notre façon d’interagir avec les autres.

C’est ce que j’ai découvert depuis 2007 à travers des photos d’ancêtres, les miennes comme les vôtres, et aussi à travers leur histoire.

C’est comme l’histoire d’une ancêtre de ma femme tristement disparue avec mon ancien blogue.

L’histoire, pas ma femme!

Ouf…

C’est la fascinante histoire de Catherine Hanson aussi connue sous le nom de Sara Ennson et sous une foule d’autres noms.

On est par contre certain de ses origines… américaines!

Qui est-elle?

J’ai eu tellement de plaisir à la découvrir.

Une sorte de coup de foudre généalogique quoi!

Tout est là. Le plaisir de découvrir et de savourer comme du bon pain.

Je vous convie donc demain.

Je sais que vous sentez déjà l’odeur du mets que je vous prépare et que vous avez sorti votre beurre.

Mon ami Paul

J’avais écrit cet article sur mon ancien blogue hébergé sur Branchez-vous.com

Branchez-vous qu’ils disaient…

J’étais loin de me douter qu’ils abandonneraient tous les blogueurs et toutes les blogueuses.

L’abandon, moi j’ai de la misère avec ça.

C’est pourquoi j’ai de la misère à arrêter de vous écrire.

C’est comme oublier que les autres existent.

Branchez-vous nous met ce petit message.


Ils ont même le culot de nous dire que c’est un message important en plus.

Pour ajouter à l’insulte, ils nous invitent à consulter et commenter les articles du portail…

On repassera!

Il y avait donc un petit quelque chose en dedans de moi qui me disait que je devais remettre mon  article paru en février 2009.

Je ne pense pas par contre vous remettre d’autres articles de mon ancien blogue.

Ce n’est pas une promesse.

Vous ne connaissez trop bien.

J’ai déjà assez de  misère à vous abandonner en fin de semaine.

Voici mon article…

C’est Paul qui m’avait mis ce petit dessin.

Mon ami Paul

1932-2009

Jeudi le 5 février 2009

J’ai eu un courriel hier après-midi. Un de mes lecteurs m’a annoncé le décès de Paul. Il l’a appris en allant sur le site Généalogie du Québec.

Paul Montpetit 1932-2009

La nouvelle a été un choc, mais je me doutais de quelque chose. Paul avait cessé de m’appeler depuis octobre dernier…

La dernière fois, je lui avais parlé des images des registres paroissiaux disponibles sur le site des Mormons. Il n’en croyait ses yeux de voir la qualité et la clarté.

Nous étions le 11 octobre 2008…

J’ai fait la rencontre virtuelle de Paul quand je participais sur le site Généalogie du Québec. Je lui avais envoyé un petit courriel pour lui dire combien belles je trouvais ses photos d’ancêtres.

Nous étions en juillet dernier.

Il avait mis la photo d’Adrien Montpetit, un soldat de la Première Guerre mondiale. C’est Paul qui m’avait parlé du Mémorial virtuel des vétérans.

Adrien Montpetit au centre de la photo prise en 1916

Un jour, il m’a demandé mon numéro de téléphone et j’ai reçu un coup de fil de Victoria. La conversation a été cordiale et assez courte, puis plusieurs autres ont suivi. On pouvait parler pendant des heures de généalogie.

J’ai très peu parlé de Paul dans mon blogue, car il voulait rester « low profile ».

Paul et moi avions trois choses en commun : la passion pour la généalogie, l’école Saint-Barthélémy à Montréal, mais par-dessus tout, on détestait les hypocrites…

Paul avait fini sa 9e année en 1946-1947 à l’école Saint-Barthélémy.

Il m’avait envoyé son certificat…

C’est là que j’avais fait ma 4e année en 1957-1958. On blaguait souvent et on se faisait un point d’orgueil de dire que les meilleurs venaient de cette école…

Paul m’a envoyé plusieurs photos, dont celle-ci.

C’est la photo des finissants de 9e année. Paul est le troisième à partir de la droite, juste à côté de l’abbé Graton.

Il m’avait parlé de son prof préféré, Léopold Gravel, le monsieur au centre dans la troisième rangée.

Léopold Gravel

Paul lui vouait une très grande admiration. Il avait fait la Première Guerre mondiale.

Monsieur Pinsonneault était le directeur.

le directeur

Il était aussi mon directeur en 1957. Paul me disait qu’il était un homme doux et bon.

J’aurais tellement de choses à vous raconter sur Paul et sur sa passion pour la généalogie, mais ce que je veux surtout vous dire, c’est qu’il était très généreux de son temps et de sa personne. Il aidait tout le monde sur le site Généalogie du Québec sans jamais compter son temps.

Quand j’ai quitté ce site, c’est lui qui m’a conseillé d’aller voir le site My Heritage.

Vous savez la suite…

Aujourd’hui, en plaçant sa fiche et celle de ses ancêtres sur mon site Pierre La Gâchette, je réalise que Paul était mon septième petit cousin à une génération.

Pour terminer, voici un de ses premiers courriels…

Paul avait autant le sens de l’humour que le sens de l’honneur.

Bonjour Pierre,

j’ai pensé que tu aimerais voir l’école St-Barthélemy de mon temps.

Les professeurs étaient nos grands amis qu’on respectait et appelait Monsieur. On avait même leur numéro de téléphone.

Son numéro était TA-9107 et il demeurait au 5038 De Laroche.

3e rang à gauche le principal Mr. R. Pinsonneault (good cop) au centre notre professeur Mr. Léo Gravel (vétéran de (1914-1918) le meilleur prof. à droite  Mr F. Lavigne,  assistant principal (bad cop). Disciplinaire qui avait toujours sa grosse strap dans la poche arrière de son pantalon sous son veston. (je n’y ai jamais goûté)

Premier rang au centre l’abbé Graton et à sa droite Paul (moi). C’était mon premier habit acheté au magasin, car auparavant c’est maman qui faisait notre linge (habit recyclé d’une couple de riches mononcles.

Je me souviens que papa m’avait amené sur la Main (rue St-Laurent) où les marchands attendaient les clients sur le trottoir.

On choisit mon habit et papa veut s’assurer qu’elle est pure laine. Il prend un fil en dedans du pantalon et il essaie de le faire brûler. Ok, c’est de la laine. Maintenant c’est le temps de bargainer, mais le marchand veut son prix, finalement on marche vers la porte, mais le p’tit Juif est déjà en avant de nous autres et on s’entend sur le prix.

Tout est diguidou, le marchand a fait une vente, papa a sauvé une couple de piastres et moi j’ai eu mon habit.

The end

Au revoir Paul, tu vas manquer à beaucoup de généalogistes amateurs et ta générosité restera gravée dans nos coeurs.

Sur ce blogue WordPress, j’avais juste fait un petit clin d’oeil à mon ami Paul.

J’avais mis sa photo dans un article avec un lien vers mon ancien blogue.

Cliquez ici si ça vous tente de lire cet article.

Mon article est court et le lien vers mon ancien blogue ne fonctionne plus. Vous apprendrez bien des choses.

Maintenant, je me rends bien compte que ce petit article ne rend plus tellement justice à mon ami Paul pour honorer sa mémoire.

Le 31 janvier 2009, Paul Montpetit est allé rejoindre ses ancêtres que je vous présenterai à compter de demain.

Une anecdote vraie

L’histoire du  crémage du gâteau est la suivante.

Mais elle va encore bien plus loin que ce gâteau de "bun fight"…

En Autriche pour être plus précis, dans le grenier d’une vieille maison qu’on allait démolir.

Vous ne direz pas que je n’ai pas le tour de vous faire languir…

Contrairement à l’anecdote du gâteau, cette histoire est par contre assez triste.

Tellement triste que je ne pourrai pas toute la raconter dans les menus détails.

Revenons plutôt au gâteau.

C’est mon gâteau de fête, de bun fight.

C’est mon beau-frère qui me l’a offert.

Mon beauf a beaucoup le sens de l’humour.

C’est lui qui a commandé le gâteau avec ce qui est écrit.

Ce gâteau a fait saliver hier ma petite cousine Jocelyne Nicol qui me demandait dans son commentaire de lui parler de Tec Cornelius Aubrenan.

Bonjour cher Pierre,
En attendant demain, on dévore ce gâteau des yeux !

Mais ce qui m’intéresse c’est l’ancêtre de ton épouse : Tec Cornelius Aubrenan !

Bernard mon mari fait des recherches sur celui-ci donc j’attends avec intérêt ton texte pour mieux le connaître ! 

Bon mardi !

Jocelyne

J’ai retrouvé ma traduction du texte de Louis Aubry sur son ancêtre Tec Cornelius Aubrenan… Monsieur Aubry m’avait demandé de la traduire.

C’est le mari de Jocelyne qui va donc être content.

Voici l’original.

Voici la traduction du texte que vous n’avez pas nécessairement à lire.

Tec Cornelius Aubrenan

Le premier immigrant irlandais du Canada

Présentation faite à la conférence de 2002

de la British Isle Family History Society Of Greater Ottawa
(BIFHSOGO)

par Louis Aubry, un descendant

courriel : louis.aubry@videotron.ca

Pendant que je fais ma présentation, j’aimerais que vous vous imaginiez que mon neveu Jack Aubry, reporter national au Ottawa Citizen, est près de moi et qu’il vous racontera plus tard ses recherches lors de son voyage en Irlande.

Ma recherche pour retrouver le lieu de naissance de mon ancêtre Pierre Aubry, connu autrefois sous le nom de Tec Cornelius Aubrenan, commença dans ma jeunesse. Mon père Auguste Eugène Aubry, un grossiste en tabac en gros bien connu, ayant son commerce sur Sussex Drive à Ottawa, racontait à ses sept enfants qu’ils étaient tous des descendants d’un Irlandais, Tadgh Cornelius Ô’Braonâin ou Tec Cornelius Aubrenan, tel qu’écrit lorsque celui-ci foula pour la première fois le sol de la Nouvelle-France ou du Canada. Je soupçonne qu’il trouva cette information en feuilletant le Dictionnaire des familles canadiennes écrit par l’abbé Cyprien Tanguay qui vécut au 84, rue Guigues à Ottawa.

Son nom apparaît dans le recensement de 1663 comme Thècle Cornelius Aubrenan, le seul individu d’une population totale de 596 qui n’était pas d’origine française. Il déclare qu’il ne peut écrire ni son nom ni son pays d’origine. Dans le recensement de 1667, il apparaît sous le nom de Tècle Cornelius, et dans le recensement de 1681 comme étant Jacques Tecaubry.

Le regretté Claude Aubry qui était le bibliothécaire en chef de la bibliothèque municipale d’Ottawa, avait aussi mentionné que Tec Cornelius Aubrenan était l’ancêtre de la majorité des Aubry du Canada et des États-Unis. C’était dans son jardin sur la rue Claver, derrière l’hôpital Ottawa Civic Hospital, que j’ai passé un bel après-midi agréable avec lui alors que nous nous échangions des notes sur nos ancêtres. C’est lors de cette rencontre qu’il me donna quelques livres qu’il me dédicaça en tant que cousin éloigné à trois générations.

Mon projet de recherche a réellement commencé quand j’étais étudiant en maîtrise. J’ai consulté le Dictionnaire des familles canadiennes de Tanguay à la bibliothèque Morrissette de l’Université d’Ottawa. Tec Cornelius Aubrenan y était inscrit comme étant né en 1632, marié en 1670 à Jeanne Chartier de Paris en France, et qu’il avait été inhumé en 1687, à l’âge de 55 ans, à Pointe-aux-Trembles. Tec et Chartier eurent sept enfants. Un de ceux-là était notre cinquième arrière-grand-père, le capitaine François Aubry, né en 1677 à Montréal. Il maria en 1707 à Montréal, Marie-Jeanne Bouteillier-Têtu, une jeune fille de douze ans. Ils eurent dix-sept enfants. On retrouvait également les noms des trois fils de François Aubry – André, Jean-Baptiste et François – qui eurent chacun une grande progéniture. François, le fils de François était notre quatrième arrière-grand-père. Il maria Cécile Grou qui lui donna dix-neuf enfants. Pierre, un de leurs fils, eut quinze enfants. Plus tard, je vous parlerai de la famille de Tec Cornelius au Canada.

Pour en savoir plus sur le nom O’Brennan ou Ô’Braonâin, j’ai consulté le livre Irish Families – Their Names, Arms and Origins écrit par l’ancien héraut en chef de l’Irlande, Edward MacLysacht. Sous l’entrée O’Brennan, MacBrennan, l’auteur écrit ceci : « Le clan principal des O’Brennan était celui d’Ossory; ils étaient les chefs d’Ui Duach (modification du nom Idough) dans la partie nord du comté de Kilkenny. Leur influence s’estompa naturellement avec la montée de la puissance anglaise dans la province de Leinster et, bien que plusieurs O’Brennans conservèrent des parties de leurs anciens domaines, le XVIIe siècle vit beaucoup de ceux-ci réduits à devenir des raparee, des pilleurs – en fait, plusieurs bandes notoires de Tories dans la province de Leinster avaient des Brennan à leur tête. Au siècle suivant, un des plus intrépides et chevaleresques de tous les voleurs de grand chemin, James Freney, comme il l’affirmait, suivait les traces des derniers Tories Brennan… ». L’auteur termine sur cette note : « On retrouve un récit intéressant des O’Brennan d’Ossory dans le Journal of the Royal Society of Antiquarians. » Le premier numéro du journal daté de 1880 n’était pas disponible, mais je l’ai obtenu directement en faisant une demande à la Société. L’article dont le titre était The Ancient Tribes and Territories of Ossory était un texte qui a été lu lors d’une réunion de la Société par son auteur le Révérend James Graves qui citait Keating : « Parmi l’ancienne tribu – dans les districts d’Ossory, le nom qui n’était pas le moins remarquable était H-Ui-Duach (Idough); le comté de O’Braonain » – un sept, qui, pour citer Keating (Dublin, ed. 1723, Book 1, p. 112), « se furent distingués par leurs exploits militaires et furent quelques-uns des plus célèbres champions de l’époque où ils vécurent ». Je ne vais que citer ce passage de la présentation du Dr Graves: « Les hommes de guerre normands avaient à peine pu pénétrer les vastes étendues montagneuses et marécageuses de Fasachdinin.

Mais quand le comte de Pembroke à cause de son alliance avec la famille de son épouse Eva et à cause de sa noblesse a acquis les terres de Leinster; ou, encore quand il a pris l’affiche du temps de son gendre William Earl Marshall, les O’Broenains furent chassés des parties plus basses et fertiles d’Ui-Duach. Le manoir d’Odogh (dont le chef-lieu était situé à Three Castles dans la paroisse actuelle dOdogh) fut établi dans la “ vaste plaine de la (rivière) Nore. ”

Mais les O’Broenains ne furent pas extirpés ni même soumis; ils retraitèrent devant les locataires féodaux du comte de Marshall dans les collines autour de Castlecomer;  ou “ dans le désert de la rivière Dinin,  ” entouré de marécages et de forêts, ils conservèrent une indépendance orageuse jusqu’à la fin du règne de Charles Premier, quand en 1635, un jury déclara que les O’Broenains détenaient leurs terres “ manu forte. ” (Calendar, Inquis. Lagenia. Com. Kilken. No. 64, Car. I.) »

Je voudrais prendre un court moment pour vous parler d’un des sites Internet des plus complets sur la famille Brennan. Je vais m’y référer de temps à autre. C’est le site The Brennans of Idough, A Family History  de Jim Brennan.

Pour souligner l’importance du rôle joué par les Brennan en Ossory, le site de Jim Brennan consacre une page avec cet en-tête : Facts about the Brennan family. Voici quelques-uns de ces faits: « Les ancêtres de la famille Brennan arrivèrent en Irlande au Ve siècle av. J.-C. et s’installèrent dans la partie nord de Kilkenny peu de temps après la naissance du Christ. » Un autre fait serait que « Les Brennan seraient tous des descendants de Cearbhall (prononcé Carroll), le roi le plus connu d’Ossory. Par toutes sortes de machinations politiques, Cearbhall devint le roi des Vikings en Irlande en 873 de notre ère. » Un troisième fait est que : « Le nom Braonan signifierait habituellement le mot triste, bien que certains se demandent si un roi des Vikings n’a pas nommé son fils d’après Braon, le dieu celtique de la guerre. Une autre signification du mot est corbeau, “ un qui aime la bagarre”. Le dernier fait est qu’en 1637, les Anglais vendirent les terres des Brennan à Christophe Wandesforde. Les Brennan réagirent en brûlant les maisons, nivelant des fossés et détruisant les récoltes. » Ceci se passa en 1637 et notre ancêtre naquit dans les années 1630. Son père Connor O’Braonain a pu facilement y être impliqué

Jim Brennan publie également quelques citations intéressantes au sujet des Brennan: « Les septs O’Brennan sont et ont toujours été de simples Irlandais qui entrèrent illégalement dans le territoire de Idough, appelé anciennement “O’Brennans’ country”, occupant plusieurs des terres par la force contre toute revendication. » – tel que cité par un jury anglais en 1635, puis, « Les O’Brennan, un sept de voleurs sans droit ni titre,… furent une cause de dérangement perpétuel pour la paix dans le comté, » – cité par des fonctionnaires anglais s’opposant en 1644 au retour des terres au Brennan ,et enfin, « Les Tories notoires, les Brannan, qui avaient été non seulement coupable de cambriolage et de vol, mais également de meurtres, qui étaient condamnés à la peine de mort et qui s’étaient échappés de prison, furent faits, entre autres, officiers de l’Armée catholique ", citant un archevêque protestant, qui écrivait en 1691 sur l’armée jacobite d’Irlande, qui a été défaite dans une autre rébellion.

La partie principale de ce site Web est la publication intégrale d’un livre par Thomas A. Brennan Jr. Ce livre est épuisé, mais l’auteur a autorisé à ce qu’il soit publié dans son intégralité sur ce site web. Personnellement, je suis fier de dire publiquement que j’ai eu la chance de recevoir une copie personnellement de son auteur, qui est un avocat de New York et le directeur de the Hearst Family Trust à New York. Présentement, il est également le chef honoraire du clan Brennan. L’ouvrage publié en 1975 et 1979, intitulée A History of the Brennans in Idough , County Kilkenny nous indique que le XVIIe siècle a vu un certain nombre de Brennan et Brannan (anciennement O’Brennen, Ó Braonáin) immigrer de l’Irlande vers les États-Unis d’Amérique.

Un fait intéressant en qui me concerne est que le père de Tec Cornelius Aubrenan était Connor O’Brenan. On mentionne dans le livre au chapitre III, partie 6, qu’un Connor mac Firr O’Brenan possédait des terres à Idough et en fut chassé tel qu’indiqué dans l’inquisition de 1635. Voici la référence: « …. (2) Des terres de Clanvickelowe: ….. (C) Clonneen – une moitié (détenue) par Connor mac Firr O’Brenan et un quart chacun par Piers Tallone et Gilpatrick O’Brenan de Clonneen”. Une note de bas de page se lit comme suit : « Il est à se demander si Connor mac Firr était un autre fils de Fhearadhach mac Donnchadha, chef de Clanvickelowe plus tôt dans ce siècle ». J’aurai à poursuivre mes recherches en cherchant plus d’indices.

L’auteur mentionne aussi qu’ « au Maryland, lors de la deuxième moitié du XVIIe siècle (une période où la colonie était majoritairement catholique), on retrouvait en 1677 une Eleanor Brenan, un John Brannan en 1678, et un Cornelius Brannon et un Philip Brannan en 1699; en 1719, un Patrick Brannan se maria au Maryland. »

En considérant les dates du XVIIe siècle – 1677, 1678, 1699, on retrouve mon ancêtre à Montréal en 1661, bien avant toutes ces personnes. Cornelius serait ainsi le premier immigrant irlandais, non seulement en Nouvelle-France, mais aussi en Amérique du Nord. Par contre, je ne me porterais pas garant de cette affirmation. Bien sûr, durant les années suivantes, un grand nombre de Brennan choisirent de s’établir aux États-Unis et au Canada, en particulier au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, suite à la famine de la pomme de terre. Grosse-Île, dans la province de Québec, est un mémorial canadien dédié à cette période.

Pour le Canada. l’auteur liste le nombre de Brennan trouvés en 1979 dans les bottins téléphoniques des grandes villes canadiennes : 170 à Toronto; 148 à Ottawa, 116 à Montréal; 10 à Québec; 13 à Saint-Jean au Nouveau-Brunswick; 31 à Halifax; 33 à Winnipeg, 16 à Régina; 19 à Calgary; 35 à Edmonton; 53 à Vancouver, deux à Whitehorse. Actuellement, dans le bottin de la région d’Ottawa-Gatineau, nous retrouvons 302 Brennan, comparativement aux 148 de 1979. Il existe 78 Aubry et 69 Aubrey, la plupart des descendants de Tec Cornelius O’Brennan.

En raison de l’étrange façon d’orthographier le nom O’Brennan – Aubrenan – Thomas A. Brennan Jr. ne pouvait connaître les milliers de descendants nord-américains d’un autre O’Brennan, Tec Cornelius Aubrenan (O’Brennan) qui portait maintenant le nouveau nom Aubry qu’il avait adopté. La venue de Tec Cornelius Aubrenan à Montréal vers 1660 ou 1661 est due à l’envoi d’un contingent d’hommes par le roi Louis XIV pour coloniser la Nouvelle-France. Les historiens, qui ont écrit abondamment sur le parcours de Tec Cornelius Aubrenan, présument que sa famille était fort probablement impliquée dans la lutte contre Cromwell en 1652. Son père, ou Tec Cornelius Aubrenan, eut la permission d’émigrer en France, ce qui est plausible, car comment un unilingue aurait pu survivre à Montréal parmi quelque 600 résidents français ? Anne et David Kennedy racontent ceci dans le livre An Outline of Irish History : « Quand Cromwell revint en Angleterre en 1650, la guerre était pratiquement terminée, bien que quelques poches de résistance subsistaient encore jusqu’en 1652, l’année où finalement l’armée irlandaise se rendit. Quelque 30 000 soldats furent autorisés à partir pour la France ou l’Espagne et, avec leur départ, des milliers d’Irlandais, hommes, femmes et enfants, furent déportés aux Antilles. »

Le but principal de mon projet de recherche consistait à identifier le lieu de naissance de mon ancêtre. Un indice important fut trouvé dans son acte de mariage. Tec Cornelius Aubrenan et Jeanne Chartier furent mariés dans la ville de Québec à la cathédrale Notre-Dame. Romain Becquet, le notaire qui  rédigea le contrat le 6 septembre 1670 – quatre jours avant le mariage à l’église –, écrivit « Diasonnony » comme son lieu d’origine. Le prêtre Henri de Bernières écrivit Diasony dans l’acte de mariage daté du 10 septembre 1670. Le notaire et le prêtre, tous deux originaires de France, écrivirent le nom au son. Tec Cornelius, qui ne savait ni lire ni écrire, ne put les aider, et son épouse qui signa les documents ne pouvait épeler les mots que son futur mari avait prononcés. Je possède des photocopies des deux documents.

Lors d’une visite, comme membre, au centre de recherche de La Société généalogique canadienne-française à Montréal, j’ai trouvé dans un article écrit par John P. Dulong, intitulé Tec Cornelius Aubry : An Irish Habitant in New France. Certainement curieux à propos du nom de Tec Cornelius Aubry et de son lieu d’origine, John P. Dulong ne réussit pas à établir l’origine du nom grâce à ses contacts en Irlande. La théorie de John P. Dulong est différente de la mienne que j’expliquerai plus tard. Dulong écrit: « Le lieu de naissance du Tec est enregistré comme étant la paroisse de St-Patrice (St-Patrick), dans le village de Diasony (également orthographié Diasonyoen ou Diasonyden) en Irlande. Il y est né entre 1632 et 1638. » L’auteur continue comme ceci : « Il y a une divergence quant au lieu de naissance de Tec en Irlande. Une recherche des cartes et des gazettes en l’Irlande ne révèle pas de villages du nom de Diasonyoen ou de ses variantes. Le prêtre Henri de Bernières, le supérieur du séminaire de Québec, avait peut-être mal compris la prononciation irlandaise (gaélique) du lieu d’origine de Tec, et avait dû probablement deviné comment l’épeler »

Dulong contacta l’Ordnance Survey Office à Dublin, Il reçut de Mac an Baird, Ph. D., ce qu’il qualifie être trois pistes intéressantes venant d’un expert à propos du nom du lieu de naissance de Tec Cornelius Aubrenan qui peuvent aider à poursuivre la recherche. La piste privilégiée par Dulong était la suivante : Diasony pourrait ne pas être le nom d’un village, mais le nom qui désigne une unité géographique plus grande. En irlandais, cette unité était connue par le nom Deasumhain (prononcé Deasuin) et son orthographe habituelle était Deasmhumhain. (Dulong prétend que) « ce peut être l’endroit, en irlandais, dont Tec parlait et que le Père Bernières écrivit du mieux qu’il pouvait en français, en prenant la région pour une ville en particulier.

Avec mes copies des documents du XVIIe siècle en mains, j’ai commencé à chercher un nom en Irlande qui était semblable à Diasonony Diasony, Diasonyoen, Diasonyden. Dans la section sur l’Irlande des Archives nationales du Canada sur la rue Wellington, je suis tombé sur plusieurs volumes qui avaient des noms similaires dans leur section D. Celui qui m’a frappé le plus était Dysart et j’ai extrait ce qui suit d’un dictionnaire topographique d’Irlande daté de 1837 :


Dysart : paroisse dans la baronnie de Fassadining, dans le comté de Kilkenny de la province of Leinster; 2 ¼ milles au sud de Castlecomer, sur la route de Kilkenny; compte 2501 habitants. Cette paroisse est située sur les bords de la rivière Dinin; comprend2606 acres.

Selon le Gazetteer of the British Isles, John Bartholomew & Son Ltd. of Edinburgh : « La rivière Dinin est un affluent de la rivière Nore, dans le comté de Kilkenny, 4 milles au nord de Kilkenny; longueur 15 milles ».

Maintenant, si vous répétez plusieurs fois DYSART-ON-THE-DINEN, est-ce que cela ne sonne pas comme DIASONYDEN, une variante de ce que les Français Romain Becquet et Henri Bernières écrivirent ?

Jack Aubry un reporter national primé du Ottawa Citizen a écrit un article qui a été publié dans l’édition hebdomadaire du 1er juillet 2001du Citizen Weekly. L’article s’intitulait Searching for Tec: When Jack Aubry goes looking for his roots, he discovers Canada’s first Irish settler. Jack Aubry fait un compte rendu de son voyage en Irlande en janvier avec sa fille Avril, âgée de 10 ans. Il alterne intelligemment ce compte rendu avec certaines de mes conclusions sur la présence de Tec Cornelius Aubry au Canada. Je vais citer des passages de son article écrit sous une forme journalistique des plus colorée :

« L’ambassade canadienne fut notre premier arrêt lors de notre arrivée à Dublin. Comme reporter national du Citizen pour les affaires indiennes dans les années 90, j’avais rencontré Ron Irwin, l’actuel ambassadeur canadien, quand il était ministre des Affaires indiennes. J’avais communiqué avec lui avant notre voyage et je lui avais expliqué ma mission. Il était d’accord de mettre son personnel sur l’affaire et vérifier l’ascendance de Cornelius. Irwin m’informa que la recherche de l’ambassade confirmait que Cornelius était le premier colon irlandais au Canada. Plus tard, Don Pidgeon, l’historien officiel de la United Irish Society of Montreal, confirma cette conclusion. »

Jack Aubry poursuit son compte rendu avec cette salutation irlandaise : « 100 000 bienvenues en Irlande. Cela vous a pris 350 ans, mais vous êtes enfin arrivés. » C’est de cette manière que Maire Brennan Downey, qui avait un flair pour le dramatique, nous accueillit à notre arrivée à Castlecomer situé dans le comté de Kilkenny, à200 kilomètresenviron au sud-ouest de Dublin. Son père Brennan Downey aida à organiser des réunions de familles venues des quatre coins du globe en 1990 et 2000. Maire est également la secrétaire officielle du clan Brennan (dont le chef est Thomas A. Brennan Jr.). Lorsque je l’ai appelée du Canada avant notre voyage, Maire – prononcé Moira – a été réjouie d’apprendre qu’« un autre Brennan avait encore fait sa marque dans le monde des affaires ». Elle ne fut pas surprise par l’histoire de Cornelius parce que, dit-elle, « Les Brennans sont reconnus pour être fort robustes et ne pas avoir peur de l’aventure tout en prenant quelques coups sur la tête chemin faisant. »

« Avec Maire comme conductrice, nous avons visité le “pays des Brennan”. Ceux-ci sont si nombreux dans la région nord du comté de Kilkenny que des surnoms ont été ajoutés au patronyme pour différencier les familles. Un des surnoms pour Castlecomer est Con Brennan, qui est l’abréviation de Connor. Ceci capta mon attention parce que le certificat de mariage de Cornelius indique que le nom de son père avait été Connor. Maire nous montra le cimetière du village où le plus grand monument commémore la mémoire d’un Brennan.

« L’esprit “pugnace des Irlandais” dont mes ancêtres firent preuve, en défiant les Anglais, coule fort dans le sang des Brennan jusqu’à ce jour. Je l’ai réalisé en assistant à l’enterrement de Tom Brennan, un mineur de charbon et un amateur de sport dans le comté de Kilkenny. À la fin des funérailles, ses fils et de ses collègues de travail aidaient à porter le cercueil. Ceux-ci partageaient la même carrure robuste. Apparemment, je n’étais pas le seul à penser qu’il ressemblait à ces hommes auxquels vous ne voulez pas vous frotter; un des fils de Brennan avait même été un figurant dans le film Braveheart.

Lors de mon séjour en Irlande, la majorité des gens que je rencontrais me disaient que mes chances de trouver les ancêtres de Cornelius étaient minces sinon nulles. Je consultai Mark Tottenham, le directeur de l’équipe de recherche Eneclann de Trinity College, mais il n’avait pas beaucoup d’espoir. Pour commencer, beaucoup d’églises catholiques – et tous les registres des naissances, des mariages et des sépultures qu’elles contenaient – furent détruites durant l’invasion de Cromwell. Dans le comté de Kilkenny, les premiers registres qui existent datent de 1754. Pour empirer la chose, durant la guerre civile en Irlande en 1922, l’édifice Four Courts à Dublin, où toutes les archives du pays étaient conservées, fut bombardé. L’Irish Times rapporta le 3 juillet 1922 : « Hélas, [...] ces précieux registres, qui auraient été si utiles aux futurs historiens, ont été dévorés par les flammes ou dispersés aux quatre vents. » Des documents brûlés flottèrent au-dessus de la ville pendant des jours, et le gouvernement provisoire demanda aux Dublinois de retourner ce qu’ils pouvaient trouver, « même fragmentaires ou endommagés. » Quand je visitai la National Library of Ireland à Dublin, qui possède un local consacré pour faire de la généalogie, la recherchiste Eileen O’Byrne secoua sa tête pendant qu’elle examinait mes copies des documents canadiens relatant en détail le passé de Cornelius. « Nous avons de la chance quand nous pouvons retracer la famille de quelqu’un au début des années 1800. Avant ça, vous devez avoir de la veine, » dit O’Byrne. Un après-midi passé à la bibliothèque, et plus tard aux Archives nationales n’a pas permis de trouver des pistes. Avril chercha des noms avec l’aide des ordinateurs alignés dans la salle de recherche silencieuse et faiblement éclairée, tandis que j’examinais les registres d’arpentage, les études et les livres des recensements qui dataient des années 1600.

« L’inestimable recensement Pender de 1659 des propriétaires terriens en Irlande révéla que les O’Brennan avaient habité dans plusieurs comtés, surtout celui de Kilkenny, même s’il n’y avait aucun trace de Cornelius ou de son père Connor. » (fin des citations de l’article de Jack Aubry qui peut être lu intégralement sur le site Internet déjà mentionné)

Tec Cornelius Aubry en Nouvelle- France (Canada)

 

Comment parler du premier colon irlandais au Canada sans considérer la deuxième partie de sa vie passée dans notre pays. Tec Cornelius Aubrenan avait environ 23 ans quand il a immigré au Canada.

Quant à l’année de la naissance de Tec Cornelius Aubrenan, il serait né soit en 1632, en 1636 ou en 1638. Son nom apparaît dans le recensement de 1663 sous le nom de Thècle Cornelius Aubrenan; dans le recensement de 1667, c’est Tècle Cornelius que l’on retrouve, et dans celui de 1681, c’est Jacques Tecaubry. Marcel Trudel dans Montréal, la formation d’une société – 1642 – 1663 retranscrit le recensement de Montréal fait en 1663. Dans celui-ci, on est le numéro 24 de la population de Montréal. Nous trouvons « Aubrenan Thècle Cornelius, 25 ans, célibataire, qui déclare ne savoir signer son nom, son pays d’origine : Irlande ». S’il a 25 ans en 1663 selon ce recensement, l’année de sa naissance se situerait en 1638. Mais, comme nous verrons plus tard, d’autres historiens proposent une date de naissance différente. Dans ce recensement, selon Marcel Trudel, l’Irlandais Tec Cornelius Aubrenan est le seul individu parmi une population de 596 qui n’est pas né en France.

Dans son ­Histoire des Canadiens français publié en huit volumes, Benjamin Sulte retranscrit les enregistrements des recensements représentant la population du pays faits durant l’hiver de 1665-1666 et celui de 1666-1667. Notre ancêtre n’apparaît pas dans le premier enregistrement (1666), mais il est présent dans le deuxième (1667); nous trouvons dans le recensement de1667 l’inscription suivante sous Montréal : « André Dumets, sa femme Marie Chedeville, ses six enfants, ses domestiques Simon Magnon et Cornelius Tècle âgé de 29 ans. » S’il était âgé de 29 ans en 1667, son année de naissance se situerait alors en 1638.

Dans le recensement de 1681, nous retrouvons l’entrée suivante : « Seigneurie de Lachenaie – Jacques Tecaubry, 45, fermier : Jeanne Chartier, sa femme, 45; Madeleine 10; Marie 8; Jean 5; François 4; 5 têtes de bétail;5 acresde terre arable ». On devrait noter qu’il était un domestique en 1667 et quatorze ans plus tard, en 1681, il cultivait la terre avec sa famille sur une terre qu’il lui avait été concédée afin de la développer. Étant âgé de 45 ans selon le recensement de 1681, nous devrions en conclure qu’il serait né en 1636.

En ce qui concerne du statut social de Tec Cornelius, Marcel Trudel nous parle des premières années passées par notre ancêtre à Montréal. Dans une partie de son livre intitulé Comportement des groupes, il essaie de définir le rôle important joué par le commerce des fourrures en étudiant les actifs des personnes décédées. Des trente-six (36) personnes choisies, quatre n’étaient pas morts en réalité au moment de l’inventaire. Trudel écrit : « On a cru morts Jean Beaudouin, Michel Parisien et Cornelius Aubrenan Tècle, et leurs biens furent inventoriés; ils réapparurent à Montréal par la suite; un quatrième, Michel Gauvin, fut reconnu coupable de bigamie et dût s’enfuir ». Parmi les biens inventoriés par le notaire Basset, nous retrouvons ce qui suit : « Thècle Cornelius Aubrenan, célibataire, domestique, enlevé par les Iroquois et présumé mort (il sera de retour à Montréal en 1662). L’inventaire de sa propriété, fait le 5 mai 1661, indique une valeur de54 livres : Aubrenan avait une créance recouvrable de70 livres et il devait61 livres. L’excédent de succession serait de63 livres. Aubrenan ne possède aucune terre. » L’auteur déclare qu’un excédent de moins de100 livres ne serait pas même suffisant pour acheter une vache.

À propos des 36 personnes considérées dans l’étude, nous retrouvons Adam Dollard des Ormeaux qui était en faillite à sa mort. Dollard des Ormeaux, bien sûr, était ce héros intrépide mort avec de ses 14 compagnons dans un fort au Long Sault alors qu’ils essayaient de repousser les Iroquois qui s’approchaient de Montréal.

Le récit de la disparition de Tec Cornelius pendant quelque temps, quand il a été fait le prisonnier par les Iroquois, se retrouve dans Mémoires de la Société de la généalogique canadienne française – vol. X1, no 6 où on retrouve un article écrit par le fondateur de la Société, le Père Archange Godbout. L’auteur écrit ceci : « On a affirmé que la bataille du Long Sault en 1660 avait sauvé la colonie.

Bien au contraire, elle eut comme conséquence d’accentuer les attaques des Iroquois tout comme leur barbarie d’ailleurs. Ville-Marie (Montréal) fut la première à subir leurs assauts au milieu de l’hiver quand 13 habitants furent enlevés, presque sans coup férir. Un mois plus tard, le 24 mars, 260 Iroquois lancèrent une nouvelle attaque contre une quinzaine d’ouvriers qu’Urbain Tessier avait embauchés dans sa concession. Cette fois-ci, ils étaient armés. Le combat fut féroce. Quand l’ennemi retraita, dix personnes manquaient à l’appel. On découvrit les corps de quatre d’entre eux quatre jours plus tard. Ils avaient été terriblement mutilés. Les six autres furent amenés en captivité. Parmi eux se retrouvaient Urbain Tessier, Tècle Cornelius et Jean Beaudoin. Où furent-ils amenés par ces ravisseurs barbares ? Il est difficile de le savoir ». Comme Marcel Trudel l’a mentionné, pendant leur captivité, un inventaire des biens de Tec Cornelius Aubrenan et Jean Beaudoin fut fait comme on les présumait morts. Ils furent de retour à Ville-Marie (Montréal) en octobre 1661.

Nous savons très peu de choses sur les événements entourant la captivité de Tec Cornelius Aubrenan. Raymond Douville a cependant retranscrit dans son ouvrage Collection classiques des Canadiens la correspondance entre Pierre Boucher et les autorités de Versailles, le palais du roi Louis XIV. Cet extrait du livre peut nous aider à comprendre ce que notre ancêtre a dû subir en se retrouvant dans une telle situation en mars 1661. Boucher, qui était le gouverneur de Trois-Rivières,  écrit ceci :

« La premier obstacle ou dérangement sont les Iroquois, nos ennemis, qui limitent si étroitement nos mouvements, qu’ils nous empêchent de jouir de ce qui est offert par ce pays; nous ne pouvons ni aller chasser ni aller pêcher, sans la crainte d’être tué ou enlevé par cette racaille. Ou nous ne pouvons pas même labourer nos champs et encore moins faucher notre foin, sauf continuellement dans le risque, parce que l’embuscade vient de tous côtés, et un petit buisson est tout ce qui est nécessaire pour dissimuler, ou mieux placer toujours une vigie pour permettre à six ou sept de ces barbares de sauter sur vous inopinément, que vous travailliez ou en vous rendant travailler. Ils n’attaquent jamais à moins qu’ils ne soient certains qu’ils ont un avantage; s’ils sont les plus faibles, ils ne disent rien; si par hasard ils sont découverts, ils quittent de tous côtés et fuient, et, puisqu’ils sont si rapides, il est très difficile de les attraper. Ainsi, vous voyez que nous sommes toujours inquietrs et qu’un homme ne travaille jamais en sécurité s’il ose s’éloigner quelque peu de la maison. Une femme redoute toujours la possibilité que son mari parti pour travailler le matin puisse être tué ou capturé et qu’elle ne puisse jamais le revoir. C’est la raison pour laquelle la plupart des colons sont pauvres, et non seulement pour les raisons mentionnées, nous ne pouvons pas jouir des matières premières que le pays fournit, mais parce qu’ils [les Iroquois] tuent souvent le bétail, nous empêchent de faire la récolte, brûlent ou pillent nos maisons quand ils peuvent surprendre les locataires. Ce problème avec les Iroquois est si grand, mais il n’est pas sans remède et nous attendons de la charité de notre bon Roi qui m’a dit qu’il voulait nous délivrer de ce mal. » (fin de l’extrait)

Parmi les autres inconvénients, Boucher mentionne les moustiques, la durée

de l’hiver et, dans des régions non encore occupées par les Blancs, de serpents à sonnettes.

Tec Cornelius Aubrenan a été impliqué dans les expéditions de traite de fourrures qui l’amenèrent aussi loin qu’au lac Supérieur. Benjamin Sulte écrit à propos du coureur des bois Thècle Cornelius dans son livre qui parle de fête nationale des Canadiens français : Mélange Historique – La Saint-Jean Baptiste – 1636 -1852. Tec était accompagné par ses deux compagnons que l’on a aussi présumés morts tel que comme mentionnés auparavant.

Les convictions spirituelles de Tec Cornelius Aubrenan étaient fortes comme nous le verrons maintenant. Dans le chapitre Comportement d’une collectivité, Marcel Trudel présente dans ces mots Paul Chomedey de Maisonneuve qui a fondé Montréal : « Vivant lui-même comme une personne dévote et célibataire, aidé pendant de nombreuses années par une femme dévote (Marguerite Bourgeois) et aidé dans le recrutement par une autre femme dévote (Jeanne Mance), (Marguerite Bourgeois, une contemporain de notre ancêtre, a été canonisée par le Pape Jean-Paul II). Chomedey se comporte toujours comme l’homme choisi pour mener et maintenir une société religieuse à Montréal. En février 1642, une cérémonie eut lieu à l’église de Notre-Dame de Paris. On consacra l’île de Montréal à la Sainte Famille de notre seigneur Jésus, de Marie et de Joseph, avec la protection particulière de la Vierge Marie. L’Île fut nommée Île Notre-Dame de Montréal suite à une décision datée du 27 janvier 1663. Beaucoup de faits témoignent de convictions spirituelles de Tec Cornelius Aubrenan et Marcel Trudel écrit que « l’Irlandais Aubrenan a signé un document dans lequel il promet de travailler et cultiver la terre à Lachenaie comme un domestique de la Vierge Marie ».

Tec Cornelius Aubrenan servit également dans la milice. Marcel Trudel, dans la description du rôle de la milice, empruntée à l’Histoire de la colonie française au Canada d’Étienne-Michel Faillon qui a reconstitué les vingt équipes que Chomedey avait mis sur pied en 1663. Chomedey nomma des caporaux avec six hommes sous leurs ordres. Tec Cornelius Aubrenan servit dans l’équipe numéro sept et, assez étrangement, était sous les ordres du caporal Pierre Riendeau, l’ancêtre de mon beau-frère, le mari de la plus vieille de mes soeurs.

Pour comprendre le rôle d’un soldat au XVIIe siècle, nous avons cherché dans le livre de Raymond Douville et Jacques Donat Casavent La vie quotidienne en Nouvelle-France – Le Canada de Champlain à Montcalm. Dans cet ouvrage, les auteurs présentent un portrait général de la vie d’un soldat au début de la colonie : Ils écrivent : « Les colons doivent s’improviser soldats et fabriquer au besoin leurs propres munitions. La ville de Québec constitue une forteresse naturelle et est moins vulnérable que ne le sont Trois Rivières et Ville Marie (Montréal). Montréal était la plus vulnérable. Immédiatement à son arrivée en 1642, Monsieur de Maisonneuve fit construire un fort… il espérait toujours recevoir l’aide de la France. Quand il fut convaincu du contraire, il avait moins de cinquante hommes qui étaient toujours capables de se battre.

Les historiens ont écrit sur Tec Cornelius Aubrenan l’homme de famille. Il rencontra sa femme, Jeanne Chartier, une Fille du Roi, après avoir quitté Montréal pour aller vivre dans la région de Québec à la rivière L’Assomption. Qui étaient ces filles surnommées les filles du roi ? Voici ce que Robert Chenard a écrit à leur sujet :

« Du début de la colonisation française en Nouvelle-France de 1604 jusqu’en 1663, il y avait seulement quelques familles qui vivaient dans cette région. La majorité de cette faible population était composée de chasseurs, de trappeurs et de soldats français, de quelques explorateurs, de quelques prêtres et de quelques marins. La France et l’Angleterre, longtemps en désaccord et en compétition, essayèrent d’agrandir leurs nouvelles colonies, d’exploiter la terre et les ressources, et d’établir des colonies plus fortes et plus viables dans le Nouveau Monde. En 1629, la population de Québec, à l’époque le seul peuplement au Canada, avait une population résidente de seulement 21 personnes. En 1639, ce nombre avait augmenté à 139 avec l’arrivée de nouveaux colons et quelques naissances. En 1662, la population avait décuplé pour atteindre presque 1100. À ce moment-là, les colonies anglaises en Amérique se développaient rapidement. À la même époque, la France décida d’adopter un nouveau plan pour établir une présence plus forte et plus permanente dans sa colonie nord-américaine. À cette période, sa colonie était concentrée autour de trois villes principales le long du fleuve Saint-Laurent : Québec, Trois Rivières et Ville Marie. Le plan visait à encourager de jeunes femmes célibataires ou de jeunes veuves à immigrer en Nouvelle-France, épouser un Français célibataire ou veuf, élever une famille et s’établir en permanence. Comparé à la vie en France, le Nouveau Monde était un endroit où la vie était loin d’être facile avec le manque de commodités, le danger omniprésent de tribus amérindiennes insoumises, les hivers rudes et l’isolement du reste du monde civilisé. Il a donc été nécessaire pour les promoteurs de ce projet de prendre le temps nécessaire afin de bien planifier et d’utiliser une bonne technique de vente pour convaincre ces jeunes femmes de participer à cette nouvelle entreprise risquée.

Pour attirer les jeunes filles à s’enrôler, on offrait une dot de 50 livresfrançaises et plus. Le Trésor royal fournissait les fonds nécessaires et le roi de France apporta tout son soutien. C’est ainsi que ces recrues furent appelées « les filles du roi. » Un certain nombre de celles qui avaient été recrutées avaient aussi de l’argent et des biens personnels, jusqu’à 3000 livresdans certains cas, somme provenant de la succession de parents décédés. Cinquante livres étaient une somme d’argent substantielle à cette époque. Par exemple, un journalier devrait travailler presque une année pour faire une telle somme et un chirurgien faisait de 100 à 150 livrespar année. Ainsi, de nombreuses jeunes filles orphelines virent cela comme une occasion pour partir à l’aventure, pour avoir de l’argent, et un mari et se sortir de la pauvreté. 414 filles orphelines furent recrutées pendant les onze années que dura ce programme. De 1663 à 1673, un total de 774 « filles du roi » fit le voyage en Nouvelle-France. La meilleure année fut 1669 quand 135 nouvelles « filles du roi » s’enrôlèrent. En 1670, 134 filles s’engagèrent. 238 « filles du roi » venaient de Paris et le reste des autres villes. Trois venaient d’autres pays – l’Angleterre, l’Allemagne et le Portugal. Certaines « filles du roi » se rendirent seulement aux ports d’embarquement comme celui de Dieppe en Normandie. Quand ils virent dans quelle galère, elles s’étaient embarquées, elles changèrent d’avis rapidement et retraitèrent. » Cette information est tirée d’un site Internet qui reproduit l’article French Connexion de Robert Chenard publié dans les éditions du 30 avril et du 14 mai du Morning Sentinel & Kennebec Daily Journal.

Gustave Lanctôt, dans son livre Filles du roi ou Filles de joie fournit des preuves comme quoi nos ancêtres étaient des filles de bonnes familles. La plupart des filles de Paris venaient de l’Hospice où elles avaient reçu une bonne éducation. Ainsi, Tec Cornelius Aubrenan, maintenant âgé de 32 ans, se trouvait dans la ville de Québec, à l’été de 1670, quand les bateaux arrivèrent avec les filles du roi. On peut retrouver l’entrée suivante dans un livre écrit en français par Sylvio Dumas ayant pour titre Les filles du roi volume 4 dans une série de la Société historique de Québec, et aussi dans une autre publication en anglais The King’s Daughters par Joy Resinger et Elmer Courteau : « Jeanne Chartier de la paroisse St-Honoré de Paris, fille de feu Pierre Chartier et feue Marie Gaudon, a épousé Thècle Cornelius Aubry dit Thècle le 10 septembre 1670 à Québec. Sa dot vaut650 livres dont50 livres venant du roi Louis XIV. »

L’acte de mariage dans les registres de la paroisse Notre-Dame de Québec se lit comme suit : «Le dixième jour du mois de septembre de l’an 1670, après l’annonce et la publication des bans le sept et le huit du même mois entre Tec Aubrannan colon de la rivière L’Assomption, fils de Connehair Aubrannan et Honoré Jeannehour (Connehour), son père et sa mère vivant dans la paroisse St-Patrice dans la ville de Diasony en Irlande, et Jeanne Chartier, fille de Pierre Chartier et Marie Gaudon, son père et sa mère vivant dans la paroisse de St-Honoré à Paris. L’évêque Petrie les exempte tous deux de la publication d’un troisième ban et puisque personne ne présente une raison visant l’empêchement du dit mariage, nous prêtre soussigné de cette église leur donnons la bénédiction de la Sainte Église devant les témoins suivants : Balthazar Tadieu, Nicolas Gauvreau, Claude de Sainctes, Claude Petit, Guillaume Bouchard et Mathurin Normandin.

signé : H. de Bernières

On devrait noter que Tec Cornelius Aubrenan et Normandin Mathurin étaient deux membres de l’expédition de 1667 dans l’Outaouais ou au Lac Supérieur. Quatre ans plus tard, on voit les deux amis de nouveau ensemble à Québec quand Tec marie une Fille du Roi, Jeanne Chartier.

Pierre Aubry a été enterré dans le cimetière de la paroisse de Pointe-aux-Trembles. L’acte de sépulture de Tec Cornelius Aubrannan, aussi appelé Aubry ou Cornelius, se lit comme suit : « le 24 novembre 1687 le corps de Cornelius âgé de 55 ans a été inhumé dans le cimetière de notre paroisse. Présents à la cérémonie était Jeanne Chartier sa fille (sic), François La Bermuade, Simon Cadot, Antoine Bazinet et d’autres gens. Certains ont signé ce document.

Laguenez prêtre »

À sa mort en 1687, il était âgé de 55 ans, ce qui fixerait l’année de sa naissance en 1632. Par contre, comme nous l’avons vu auparavant, les énumérateurs lors des recensements écrivirent qu’il avait 25 ans en 1663, 29 ans en 1667, donnant 1638 comme l’année de sa naissance, et 45 ans en 1681 selon le recensement, ce qui donnerait une naissance en 1636. Jeanne Chartier est morte le 30 octobre 1695 à Montréal à l’âge de 55 ans.

« Lors de notre dernière journée dans le comté de Kilkenny, Maire nous amena au confluent des rivières Dinen et Deen, qui était probablement connu comme étant Dysart-on-the-Dinen. Ceci avait été la meilleure explication de mon oncle Louis en rapport avec l’endroit de naissance de Cornelius: Dites-le assez de fois et ça commence à sonner comme "Disasonnony." Nous avons remarqué un petit cimetière sur le bord de la rivière.

Un setter irlandais qui aboyait derrière une petite clôture nous arrêta net. Quelques mots gentils prononcés par Avril et de petites tapes sur la tête bientôt le rassurèrent.

« Les lots étaient immaculés, et nous avons été rapidement mis au courant que Dan Fitzpatrick, un veuf qui vit dans un petit cottage derrière le cimetière, était responsable de son entretien. Quand il apprit que nous recherchions le lieu de naissance de Cornelius, il s’est mis immédiatement à parler des Cornelius Brennan qu’il avait connus : “ Oh certainement, c’est un nom commun dans ces collines. J’ai le pressentiment que votre homme venait de cet endroit ”, dit-il avec le sourire. Il ajouta que deux Cornelius Brennan étaient enterrés dans ce même cimetière. »

« Il nous montra comment frotter de l’herbe sur les anciens monuments pour en faire ressortir les inscriptions. La plus ancienne qu’on pouvait lire était celle d’un Brennan qui fut enterré au début du XVIIIe siècle.

« Aux lueurs du crépuscule, alors qu’Avril s’amusait avec le chien et que Fitzpatrick nous continuait de nous raconter ses histoires, j’étais rempli d’un sentiment de calme et de plénitude.

Bien que je ne croie pas beaucoup au surnaturel, il me semble que j’ai eu comme une sorte de contact. James Joyce aurait appelé ça un moment d’épiphanie, car tout semblait merveilleux dans le monde. Tout ça faisait du sens – ne serait-ce que pour ce bref instant.

Plus tard, quand je décrivis cette sensation à Maire, elle me sourit : « Il n’existe qu’une seule explication. Vous êtes chez vous. »

traduction Pierre Lagacé mars 2010

courriel : plagace@videotron.ca

 Revenons au gâteau, à moins que vous ne soyez plus être capable d’en prendre…?

Voici l’anecdote.

Mon beau-frère, fier descendant de Tec Cornelius Aubrenan, me racontait qu’il avait un ami Français. 

Il parlait biscuits…

Grande conversation j’imagine.

Le Français lui demande…

Coudonc Jacques, comment on dit un petit beurre au pluriel.

Mon beau-frère se gratta la tête et se demandait bien de quoi son ami Français parlait…

Un petit beurre, des petits beurres…?

Mais non mon Jacques… On dit des tou yous…

Mon beau-frère encore plus perplexe se grattait encore la tête…

Bien oui mon Jacques…

Chez vous, vous chantez toujours ceci…

Un petit beurre, des tou yous…

Un petit beurre, des tou yous…

Un petit beurre, 

Un petit beurre, 

Un petit beurre, des tou yous…

Excusez-la…

Je me demande si mon beauf m’a monté un bateau ou s’il s’en est fait monter un…

Cliquez ici.

Je vous mets le texte, car l’hyperlien pourrait bien un jour disparaître dans le cyberespace.

« Les petits LU » passent à l’étranger ! Les voilà rachetés par l’Amérique. Cette information, qui peut faire frissonner le monde économique, ou sursauter les amateurs de gastronomie populaire, va-t-elle rider le front de la langue française ? Cela paraît bien lointain.

 

Et pourtant, ce célèbre gâteau sec qu’on appelle « petit beurre » occupe une place très particulière dans la langue, et dans une certaine culture qu’on ne peut comprendre que si on a vécu en France. En effet, il s’agit d’un jeu de mot un peu sot, assez burlesque, qui s’est transmis de bouche à oreille avec un grand succès. Alors voilà la blague, telle que j’ai dû l’entendre à l’extrême fin des années 60 : quel est le pluriel de « petit beurre » ? Spontanément, on est tenté de répondre des « petits beurres », avec le « s » du pluriel. Vous n’y êtes pas ! Le pluriel de « petit beurre », c’est « touyous » ! Comment ? Quel est ce barbarisme étrange ? Des « touyous » ça n’a jamais existé ! Et ça n’a rien à voir avec le petit beurre… Et pourtant, le pluriel de « petit beurre », c’est  « touyous » ! La preuve ? « Un petit beurre, des touyous ». Ca se dit en chantant bien sûr.

 

Le calembour repose sur une approximation, et sur une chanson en anglais, très connue en France, qu’on chantait pendant tout le vingtième siècle pour fêter les anniversaires : « Happy birthday to you ». Elle était si populaire qu’elle faisait vraiment partie de la culture francophone qui s’autorisait ce coup d’œil à la langue voisine. Ce n’est que bien plus tard, qu’est apparue la traduction de cette chanson : « Joyeux anniversaire » qui traduit un genre de culpabilité par rapport à l’insouciance de la citation anglaise.

 

Revenons à notre calembour : « Happy birthday to you » peut être prononcé à la française, « un p’tit beurre, des touyous ». En accentuant évidemment un accent français à couper au couteau, on montre précisément que cette chanson est « francophonisée », kidnappée sans complexe par ceux qui la chantent. Le mauvais jeu de mot qui s’en est suivi n’est peut-être pas du goût le plus raffiné, mais il a justement le mérite de montrer comment une citation étrangère peut être accaparée par une langue, et même détournée jusqu’à être partie intégrante d’une mémoire collective. Le vocable « touyou » (je n’ose pas vraiment parler d’un mot…) n’appartient sûrement pas au vocabulaire du « bon français » mais il fait partie d’une mythologie bien française, et presque « franchouillarde ». Sans qu’il soit un mot français, c’est la langue française qui le fait exister.

 

A part ça que dire des petits beurres et des « petits LU » ? Ils sont tellement passés dans notre culture avec cette marque déposée, que comme « beurré », en argot, veut dire « saoul » : « beurré comme un petit LU » veut dire complètement « saoul ».

Article du 17 novembre 2008

Voici l’article que j’aurai dû mettre hier…

J’espère que vous ne pensez pas que j’avais trop fêté…

Je suis plutôt le genre calme et tranquille sauf quand vient le temps de parler généalogie et astrologie.

Alors là je m’enflamme.

Voici donc l’article du 17 novembre 2008.

La famille Simard de Sainte-Anne-des-Plaines

17 novembre 2008

La famille Simard est en vedette cette semaine.

Laissons la parole à l’abbé Georges Dugas…

FAMILLE SIMARD DE SAINTE-ANNE

Noël Simard, marié à Madeleine Racine de Château-Richer, en 1661.

Pierre Simard, fils de Noël, marié, en 1690, à Claire Dodier (Baie-Saint-Paul).

Étienne Simard, fils de Pierre, né en 1701, marié en deuxième mariage à Geneviève Blouin, en 1730.

Étienne Simard, fils d’Étienne, né 1746, marié à Marguerite Létourneau, en 1773.

Jean-Baptiste Simard, fils d’Étienne, né en 1774, marié à Susanne Deblois, de l’île d’Orléans.

 Il vient demeurer à Sainte-Anne des Plaines.

Étienne Simard, fils de Jean-Baptiste, né en 1811, baptisé à Sainte-Anne des Plaines, épouse Angèle Gascon, de Sainte-Anne, en 1832.

 Étienne Simard, fils d’Étienne, né en 1835, épouse, à Sainte-Anne, Olympe Guénette.

Wilderic Simard, fils d’Étienne, épouse, à Sainte-Anne, Mélina Gauthier, en 1883.

Les familles Simard de Sainte-Anne des Plaines sont parentes des Simard de Québec.

J’ai tout mis sur le site…

L’abbé Dugas s’arrête à Wilderic, mais j’ai continué la lignée d’Étienne Simard et d’Olympe Guénette.

En 1881, il était les voisins de Michel Alary et Alphonsine Guénette.

Un des enfants indiqués dans le recensement est Ulric ou Wildéric, je crois, en tout cas… Il a marié Mélina Gauthier, la fille de William Gauthier dont j’ai la photo avec son fils Clovis.

J’en avais parlé le 28 mars dernier

Étienne, quant à lui, était le frère de Philomène Simard, la première femme de Joseph Chaumont, le premier propriétaire de la Maison Chaumont.

Comme par hasard, Yvon m’a envoyé une carte mortuaire de Maria Simard…

Cette semaine, si vous parlez des Simard, je vous envoie une carte mortuaire de tante Germaine.  Je ne possède aucune information sur cette dame.

 

 

J’ai fait une petite recherche

Maria est la soeur de Wilderic, la nièce de Philomème Simard, la première femme de Joseph Chaumont.

Je ne pense pas que Maria se soit mariée. On aurait écrit le nom de son époux sur la carte mortuaire.

La semaine prochaine, c’est le tour de la famille Truchon dit Léveillé.

Quand mon petit-fils sera rendu plus grand, je lui parlerai de ma passion pour la généalogie et de son arrière-arrière grand-père Léo Senior, le gars de party.


Article du 27 novembre 2008

Une lectrice en a fait allusion dans un commentaire…

Va voir ton blogue du 17 nov 2008.
Tu vas avoir une photo de Maria.

Avant qu’il ne se perde pour toujours dans le cyberespace…

Le voici

La Vonne Paquette

27 novembre 2008

Yvon nous en avait parlé…

Germaine ne conduisait pas mais utilisait le téléphone pour rejoindre ses deux grandes amies:  Yvonne Paquette (fille de Malvina Forget et d’Adélard Paquette, elle demeurait dans sa jeunesse, tout près de Germaine), madame Paquette était surtout connue sous le nom de La Vonne Paquette.  Sa seconde amie était madame Berthe Lapointe (venue au monde dans le rang Victor à St-Janvier, ce rang s’appelait autrefois le rang nord), mais on l’appelait madame Gaston Benoit et a demeuré une grande partie de sa vie au bas du trait-carré.  Lorsque s’organisait une soirée ou une veillée de cartes, c’était La Vonne Paquette qui faisait le taxi pour les autres. 

Une de mes lectrices m’a envoyé ce courriel la semaine dernière en lisant mon article.

La Vonne est morte gelée en revenant d’une partie de cartes… en revenant chez elle, elle a glissé à côté de son auto et comme elle aussi avait de la difficulté à se déplacer, elle n’a pu se relever et on ne l’a trouvée que le lendemain.

Voici le recensement de 1911.

Je pense qu’on serait dans le Haut Trait-Carré…

On y retrouve la famille Paquette.

Paquette Adelard           M      Head           M      May 1865   46

Paquette Malvina           F        Wife            M      Jun 1868     46

Paquette Napoléon         M      Son             S        Dec 1891    19

Paquette Paul Emile         M      Son              S        Apr 1893    18

Paquette Albert                M      Son               S        Nov 1896   14

Paquette Yvonne              F       Daughter    S           May 1902   9

Paquette Candide            M      Son              S         May 1905   6

Paquette Wilfrid               M      Son               S         Nov 1906   4

 

Leurs voisins, la famille Guénette…

Guénette Rodrigue         M      Head                   M      Jul 1872       38

Guénette Alida                M      Wife                    M      Nov 1867   44

Guénette Viridiane          F        Daughter            S        Mar 1901    10

Guénette Anne Marie    F         Daughter            S        Jan 1903    8

Simard Olympe               F          Mother-in-law W       May 1852   69

Simard Cléophas            M         Brother-in-law S         Sep 1870    40

Simard Maria                   F          Sister-in-law    S          Aug 1878  32

Les voisins des voisins, la famille Coursol…

Coursol Clodomir         M      Head           M      Feb 1881     30

Coursol Alphonsine    F        Wife           M      Feb 1886      25

Coursol Yvonne           F        Daughter   S        Nov 1903    7

Coursol Paul Emile       M      Son            S         Aug 1905    5

Coursol Marie Reine   F         Daughter  S         Jun 1909     1

Coursol Alma                F        Daughter  S         Oct 1910     11 mois

Les voisins des voisins des voisins,la famille d’Ephrem Lauzon…

Lauzon Ephrem             M      Head                        M      Aug 1854    56

Lauzon Emma                F         Wife                        M      Jan 1857      54

Lauzon Alcide               M      Son                           M      Aug 1883    27

Lauzon Polexine            F         Daughter-in-law   M      Jan 1882      29

Lauzon Elzéar                 M      Son                          S       Nov 1889   21

Lauzon Valerien             M      Son                          S       Dec 1893    17

Lauzon Agnès                F       Daughter                 S       Jul 1896     14

Lauzon Cyprien             M      Son                           S       Nov 1898   12

Lauzon Emérentienne   F        Daughter                 S       Mar 1903    8

C’est peu comme regarder à l’intérieur des maisons quand on passe le soir et que les lumières sont allumées…

Yvon m’a encore écrit hier. En fait, il a écrit à Richard et a mis le courriel en copie conforme…

Revenez demain, ça va être intéressant.

Puis j’ai relu le commentaire…

Va voir ton blogue du 17 nov 2008.

Tu vas avoir une photo de Maria.


Oups… 17 nov 2008!

Article du 2 octobre 2008 avec les photos…


Je l’ai fait exprès. Je dois tenir de mon grand-père Léo Senior…

On se rappelle encore de lui à Acton Vale tellement c’était un gars de party.

Une lectrice m’a même écrit un commentaire…

Et cette photo de mariage, on pourra la voir?

Maintenant, voyez la différence… avec les photos dans mon article d’hier.

On en apprend des choses sur mon blogue.

Yvon m’a écrit lundi soir…

Bonsoir M. Lagacé,

Ouf, pas facile de reprendre la routine de l’école et de la petite famille.

Bon, je vous envoie une photo que j’aime beaucoup. C’est le mariage de Bernadette Lauzon (fille d’Éphrem et Emma Coursol) avec Henri Latour. Ils se sont mariés le lundi 25 juin 1917 à Ste-Anne-des-Plaines. Sur cette photo, il y a des Lauzon, Coursol, Latour, Chaumont et le docteur Ferdinand St-Jacques (décédé de la grippe espagnole ? en 1918).

25 juin 1917

Première rangée: de gauche à droite

Sinai Latour, son frère; Henri Latour (le marié), Bernadette Lauzon (la mariée), mon grand-père Edmond Lauzon, Béatrice Latour et Éphrem Lauzon.

Deuxième rangée:

Le monsieur derrière Sinai, c’est Wilfrid Coursol, Arzélie Dupras (femme de Jérémie Lauzon), elle a un long collier au cou, la seconde femme, c’est Rose de Lima Latour (épouse du docteur St-Jacques), le curé Edmond Coursol, Emma Coursol et leur grand frère Joseph Coursol (il n’aurait pas eu d’enfant avec Valérie Lauzon); il aurait payé les études à Edmond pour devenir curé. Valérie et Joseph ont longtemps demeuré au presbytère avec le curé Edmond. Ils entretenaient la ferme de son frère devenu curé de Ste-Anne.

Troisième rangée:

On commence par Charlemagne Lauzon (fils d’Aquila, il a une cravate carrelée), sa soeur Modestina, la femme âgée, c’est Aurélie Cyr (Latour) la mère d’Henri, Pomela Latour?, Blanche Lauzon.

Dernière rangée:

Émilienne Lauzon (fille d’Éphrem), Joseph Lauzon (l’aîné d’Aquila, il est moustachu), il n’était pas sorteux et quand Éphrem et Emma allaient voir leurs garcons à St-Jérome, c’est lui qui s’occupait de faire le train des animaux; c’était leur homme de confiance, le docteur Ferdinand St-Jacques (docteur à Ste-Anne), Alcide (fils d’Éphrem), Fabiola Latour?, Paulexine Lauzon, Aldas Chaumont et Irène Lauzon.

Cette photo a été prise au haut du Trait-Carré. J’ouvre ici une petite parenthèse, le haut du Trait-Carré, c’est la portion du rang vers St-Janvier. Le bas du Trait-Carré, c’est le rang vers La Plaine. Dans une de vos chroniques, vous avez parlé des Simard et de Théophile Hogue, ces gens demeuraient dans le bas du Trait-Carré. La photo a été prise à la maison d’Aurélie Cyr-Latour épouse de Jean-Baptiste Latour.

Cette photo vous permettra de compléter l’arbre généalogique des Lauzon.

Bernadette et sa cousine Modestina ont été ménagère du curé Edmond au presbytère de Ste-Anne. Tante Germaine n’a toujours eu que de bons souvenirs de sa cousine Bernadette. C’était une personne accueillante pour quiconque lui rendait visite.

Bonne fin de soirée et bon travail!

Merci.

Yvon Lauzon

La photo d’Yvon est maintenant sur le site Les Ancêtres de Sainte-Anne-des-Plaines. Vous pouvez même la télécharger à partir du site.

Yvon a identifié les gens sur la photo. Les seules personnes qui lui ont donné du fil à retordre étaient les soeurs d’Henri Latour.

En allant sur les recensements, j’ai pu découvrir que celle qu’il nomme Aurélie Cyr, la mère d’Henri, doit être en fait sa soeur Poméla. Aurélie Cyr est décédée avant 1911, car elle n’est pas dans le recensement. Cette photo date de 1917.

Voici donc, selon moi, Pomela Latour…

et les autres soeurs d’Henri :

Fabiola…

Béatrice…

et Aurélia…

Mais comme je l’ai écrit à Yvon, je peux me tromper, mais pas pour l’identité de sa Pomela. Ce ne n’est pas Aurélie Cyr.

J’ai donc ajouté toutes ces personnes sur le site Les Ancêtres de Sainte-Anne-des-Plaines.

J’ai aussi relevé ceci dans le courriel d’Yvon…

le docteur Ferdinand St-Jacques (décédé de la grippe espagnole? en 1918)

Je vais tenter de vous en parler la semaine prochaine.

En attendant, si vous cliquez ici, vous aurez l’image du microfilm de deux des pages du recensement de 1881 à Ste-Anne-des-Plaines.

On a maintenant accès aux images du recensement de 1881 en allant sur ce site.

Dans la deuxième page, Aquila Lauzon, l’arrière-grand-père d’Yvon, apparaît comme étant Agnila Lauzon (sic)…

Il est dans la famille avec son père Jérémie, sa mère Angèle, son frère Jérémie et sa soeur Azélie.

Leurs voisins sont Éphrem Lauzon, le frère d’Aquila, et sa petite famille…

Sur la première page, on retrouve Michel Alarie et Alphonsine Guénette avec leurs enfants. Les voisins sont la famille d’Étienne Simard.

J’avais déjà les Alarie dans la banque, mais pas les membres de cette famille Simard… Étienne est le frère de Philomène Simard, la mère de Conrad et Donat Chaumont, les anciens propriétaires de la Maison Chaumont.

Les recensements, c’est aussi passionnant que la généalogie…

Au cas où vous auriez manqué mon commentaire sur le docteur St-Jacques…

BULLETIN
PAROISSIAL
Léon XIII.
Volume VII No 12
SAINTE-ANNE-DES-PLAINES JANVIER 1919
Le docteur Ferdinand Saint-Jacques

Le docteur Ferdinand St-Jacques, décédé à Sainte-Anne-des-Plaines. le 26 octobre dernier, était élève du Séminaire de Sainte-Thérèse, confrère de classe et ami intime du défunt curé Vaillancourt. Né à Saint-Augustin, le 5 novembre 1853, il pratiquait la médecine dans notre paroisse depuis trente-sept ans et demi.

L’ami et le bras droit de tous les curés qui se sont succédés de son temps, il a laissé de très beaux exemples de vertu et c’est comme tel que je veux le présenter aux Paroissiens de Ste-Anne. Dévoué et consciencieux, il comptait beaucoup plus sur Dieu que sur la science médicale: »Je le pansai, et Dieu le guérit n aimait-il à redire après un illustre médecin.

Le docteur St-Jacques était un chrétien d’une foi peu ordinaire. Tous les matins, un quart d’heure avant la messe, on le voyait à son banc, préparer sa communion. Il chantait les messes sur semaine. Cette charge il l’avait acceptée surtout pour avoir l’avantage de faire la sainte communion et d’entendre deux messes chaque matin.

A l’âge de 50 ans, il s’était imposé la tâche d’apprendre le chant grégorien. C’est dur, disait-il, pour une vieille tête blanche comme moi d’apprendre un chant nouveau. Mais l’amour de Dieu et de sa sainte Église le poussait à tous les sacrifices dans le but de rehausser la beauté du culte.

Mon vicaire M. Martineau, admirait l’humilité avec laquelle il se mettait à sa disposition, recevant toutes les remarques du directeur du chant avec une humilité et une obéissance d’enfant.

Son épouse me déclarait après sa mort qu’il pensait tous les jours à son éternité. «Si je vis l’an prochain, disait-il, je ferai telle chose.» Lui arrivait-il de s’approcher trop près du feu: «Qu’est-ce que ce feu de la terre en comparaison du feu de l’enfer et du purgatoire,» ajoutait-il aussitôt. Si quelqu’un se permettait de parler contre la vérité, il rap-pelait l’enseignement théologique: qu’il ne faut pas mentir même pour rendre service.

Durant ses 37 années de ménage, on m’assure qu’il n’a jamais manqué de dire le chapelet et la prière du soir en famille.

Auprès des malades il remplissait un vrai ministère et les préparait à la mort quand il les jugeait réellement en danger.

J’ai eu connaissance que pendant un an il venait faire tous les jours le chemin de la croix, et après diner, pour n’être vu que de Dieu seul.

A Sainte-Anne, tous, sans exception, le considéraient comme un homme franchement honnête. Il ne connaissait pas les détours des politiciens pour augmenter sa fortune. Si un procédé, un marché lui paraissait quelque peu louche, c’était suffisant pour l’en détourner. Il m’a consulté pour savoir s’il pouvait prêter de l’argent à sept pour cent d’intérêt. Quel homme honnête! Quel bon garçon! Quel bon citoyen! voilà les éloges que l’on entendait partout à la nouvelle de sa mort.

Il était honnête et il était charitable. Depuis nombre d’années il a toujours donné ses soins aux religieuses sans vouloir recevoir un sou de rétribution. Lui qui n’était pas riche voulait contribuer à toutes les bonnes oeuvres. Je me rappelle la joie que j’éprouvai quand un jour, il est venu déposer entre mes mains la somme de 50 dollars pour l’achat de deux magnifiques candélabres. Tout cela devait rester secret. Je me permets de déclarer ces choses après sa mort pour l’édification de tous.

Elle serait longue la liste des pauvres qu’il a soignés par charité. Comme tous les amis du bon Dieu, il a eu de grandes épreuves. Il a perdu une fille de 17 ans et neuf autres enfants en bas âge.

Il laisse pour pleurer sa mort son épouse dévouée, sa fille et son gendre, Mme et M. Pacifique Gauthier, M.D. Qu’ils me permettent de leur offrir, au nom de tous les paroissiens, nos plus sincères condoléances.

J.-E. Coursol, prêtre, curé.

Des photos, en voulez-vous encore…?

60e anniversaire de mariage d’Adélard Paquette et Malvina Forget

Article du 2 octobre 2008

Cet article a aussi paru sur mon ancien blogue.

On fait encore allusion à la grippe espagnole…

Le haut du Trait-Carré et le bas du Trait-Carré

2 octobre 2008

On en apprend des choses sur mon blogue.

Yvon m’a écrit lundi soir…

Bonsoir M. Lagacé,

Ouf, pas facile de reprendre la routine de l’école et de la petite famille.

Bon, je vous envoie une photo que j’aime beaucoup. C’est le mariage de Bernadette Lauzon (fille d’Éphrem et Emma Coursol) avec Henri Latour. Ils se sont mariés le lundi 25 juin 1917 à Ste-Anne-des-Plaines. Sur cette photo, il y a des Lauzon, Coursol, Latour, Chaumont et le docteur Ferdinand St-Jacques (décédé de la grippe espagnole ? en 1918).

25 juin 1917

Première rangée: de gauche à droite

Sinai Latour, son frère; Henri Latour (le marié), Bernadette Lauzon (la mariée), mon grand-père Edmond Lauzon, Béatrice Latour et Éphrem Lauzon.

Deuxième rangée:

Le monsieur derrière Sinai, c’est Wilfrid Coursol, Arzélie Dupras (femme de Jérémie Lauzon), elle a un long collier au cou, la seconde femme, c’est Rose de Lima Latour (épouse du docteur St-Jacques), le curé Edmond Coursol, Emma Coursol et leur grand frère Joseph Coursol (il n’aurait pas eu d’enfant avec Valérie Lauzon); il aurait payé les études à Edmond pour devenir curé. Valérie et Joseph ont longtemps demeuré au presbytère avec le curé Edmond. Ils entretenaient la ferme de son frère devenu curé de Ste-Anne.

Troisième rangée:

On commence par Charlemagne Lauzon (fils d’Aquila, il a une cravate carrelée), sa soeur Modestina, la femme âgée, c’est Aurélie Cyr (Latour) la mère d’Henri, Pomela Latour?, Blanche Lauzon.

Dernière rangée:

Émilienne Lauzon (fille d’Éphrem), Joseph Lauzon (l’aîné d’Aquila, il est moustachu), il n’était pas sorteux et quand Éphrem et Emma allaient voir leurs garcons à St-Jérome, c’est lui qui s’occupait de faire le train des animaux; c’était leur homme de confiance, le docteur Ferdinand St-Jacques (docteur à Ste-Anne), Alcide (fils d’Éphrem), Fabiola Latour?, Paulexine Lauzon, Aldas Chaumont et Irène Lauzon.

Cette photo a été prise au haut du Trait-Carré. J’ouvre ici une petite parenthèse, le haut du Trait-Carré, c’est la portion du rang vers St-Janvier. Le bas du Trait-Carré, c’est le rang vers La Plaine. Dans une de vos chroniques, vous avez parlé des Simard et de Théophile Hogue, ces gens demeuraient dans le bas du Trait-Carré. La photo a été prise à la maison d’Aurélie Cyr-Latour épouse de Jean-Baptiste Latour.

Cette photo vous permettra de compléter l’arbre généalogique des Lauzon.

Bernadette et sa cousine Modestina ont été ménagère du curé Edmond au presbytère de Ste-Anne. Tante Germaine n’a toujours eu que de bons souvenirs de sa cousine Bernadette. C’était une personne accueillante pour quiconque lui rendait visite.

Bonne fin de soirée et bon travail!

Merci.

Yvon Lauzon

La photo d’Yvon est maintenant sur le site Les Ancêtres de Sainte-Anne-des-Plaines. Vous pouvez même la télécharger à partir du site.

Yvon a identifié les gens sur la photo. Les seules personnes qui lui ont donné du fil à retordre étaient les soeurs d’Henri Latour.

En allant sur les recensements, j’ai pu découvrir que celle qu’il nomme Aurélie Cyr, la mère d’Henri, doit être en fait sa soeur Poméla. Aurélie Cyr est décédée avant 1911, car elle n’est pas dans le recensement. Cette photo date de 1917.

Voici donc, selon moi, Pomela Latour…

et les autres soeurs d’Henri :

Fabiola…

Béatrice…

et Aurélia…

Mais comme je l’ai écrit à Yvon, je peux me tromper, mais pas pour l’identité de sa Pomela. Ce ne n’est pas Aurélie Cyr.

J’ai donc ajouté toutes ces personnes sur le site Les Ancêtres de Sainte-Anne-des-Plaines.

J’ai aussi relevé ceci dans le courriel d’Yvon…

le docteur Ferdinand St-Jacques (décédé de la grippe espagnole? en 1918)

Je vais tenter de vous en parler la semaine prochaine.

En attendant, si vous cliquez ici, vous aurez l’image du microfilm de deux des pages du recensement de 1881 à Ste-Anne-des-Plaines.

On a maintenant accès aux images du recensement de 1881 en allant sur ce site.

Dans la deuxième page, Aquila Lauzon, l’arrière-grand-père d’Yvon, apparaît comme étant Agnila Lauzon (sic)…

Il est dans la famille avec son père Jérémie, sa mère Angèle, son frère Jérémie et sa soeur Azélie.

Leurs voisins sont Éphrem Lauzon, le frère d’Aquila, et sa petite famille…

Sur la première page, on retrouve Michel Alarie et Alphonsine Guénette avec leurs enfants. Les voisins sont la famille d’Étienne Simard.

J’avais déjà les Alarie dans la banque, mais pas les membres de cette famille Simard… Étienne est le frère de Philomène Simard, la mère de Conrad et Donat Chaumont, les anciens propriétaires de la Maison Chaumont.

Les recensements, c’est aussi passionnant que la généalogie…

Au cas où vous auriez manqué mon commentaire sur le docteur St-Jacques…

BULLETIN
PAROISSIAL
Léon XIII.
Volume VII No 12
SAINTE-ANNE-DES-PLAINES JANVIER 1919
Le docteur Ferdinand Saint-Jacques

Le docteur Ferdinand St-Jacques, décédé à Sainte-Anne-des-Plaines. le 26 octobre dernier, était élève du Séminaire de Sainte-Thérèse, confrère de classe et ami intime du défunt curé Vaillancourt. Né à Saint-Augustin, le 5 novembre 1853, il pratiquait la médecine dans notre paroisse depuis trente-sept ans et demi.

L’ami et le bras droit de tous les curés qui se sont succédés de son temps, il a laissé de très beaux exemples de vertu et c’est comme tel que je veux le présenter aux Paroissiens de Ste-Anne. Dévoué et consciencieux, il comptait beaucoup plus sur Dieu que sur la science médicale: »Je le pansai, et Dieu le guérit n aimait-il à redire après un illustre médecin.

Le docteur St-Jacques était un chrétien d’une foi peu ordinaire. Tous les matins, un quart d’heure avant la messe, on le voyait à son banc, préparer sa communion. Il chantait les messes sur semaine. Cette charge il l’avait acceptée surtout pour avoir l’avantage de faire la sainte communion et d’entendre deux messes chaque matin.

A l’âge de 50 ans, il s’était imposé la tâche d’apprendre le chant grégorien. C’est dur, disait-il, pour une vieille tête blanche comme moi d’apprendre un chant nouveau. Mais l’amour de Dieu et de sa sainte Église le poussait à tous les sacrifices dans le but de rehausser la beauté du culte.

Mon vicaire M. Martineau, admirait l’humilité avec laquelle il se mettait à sa disposition, recevant toutes les remarques du directeur du chant avec une humilité et une obéissance d’enfant.

Son épouse me déclarait après sa mort qu’il pensait tous les jours à son éternité. «Si je vis l’an prochain, disait-il, je ferai telle chose.» Lui arrivait-il de s’approcher trop près du feu: «Qu’est-ce que ce feu de la terre en comparaison du feu de l’enfer et du purgatoire,» ajoutait-il aussitôt. Si quelqu’un se permettait de parler contre la vérité, il rap-pelait l’enseignement théologique: qu’il ne faut pas mentir même pour rendre service.

Durant ses 37 années de ménage, on m’assure qu’il n’a jamais manqué de dire le chapelet et la prière du soir en famille.

Auprès des malades il remplissait un vrai ministère et les préparait à la mort quand il les jugeait réellement en danger.

J’ai eu connaissance que pendant un an il venait faire tous les jours le chemin de la croix, et après diner, pour n’être vu que de Dieu seul.

A Sainte-Anne, tous, sans exception, le considéraient comme un homme franchement honnête. Il ne connaissait pas les détours des politiciens pour augmenter sa fortune. Si un procédé, un marché lui paraissait quelque peu louche, c’était suffisant pour l’en détourner. Il m’a consulté pour savoir s’il pouvait prêter de l’argent à sept pour cent d’intérêt. Quel homme honnête! Quel bon garçon! Quel bon citoyen! voilà les éloges que l’on entendait partout à la nouvelle de sa mort.

Il était honnête et il était charitable. Depuis nombre d’années il a toujours donné ses soins aux religieuses sans vouloir recevoir un sou de rétribution. Lui qui n’était pas riche voulait contribuer à toutes les bonnes oeuvres. Je me rappelle la joie que j’éprouvai quand un jour, il est venu déposer entre mes mains la somme de 50 dollars pour l’achat de deux magnifiques candélabres. Tout cela devait rester secret. Je me permets de déclarer ces choses après sa mort pour l’édification de tous.

Elle serait longue la liste des pauvres qu’il a soignés par charité. Comme tous les amis du bon Dieu, il a eu de grandes épreuves. Il a perdu une fille de 17 ans et neuf autres enfants en bas âge.

Il laisse pour pleurer sa mort son épouse dévouée, sa fille et son gendre, Mme et M. Pacifique Gauthier, M.D. Qu’ils me permettent de leur offrir, au nom de tous les paroissiens, nos plus sincères condoléances.

J.-E. Coursol, prêtre, curé.

Le mariage de Félix Renaud et de Lucia Alary

Voici un article publié sur mon ancien blogue… en rapport avec les petites questions de Linda sur ses ancêtres.

Ça vous démontre l’utilité de sauvegarder mes anciens articles sur mon ancien blogue…

Le mariage de Félix Renaud et de Lucia Alary

Mercredi le 4 février 2009

Je reviens sur Lucia Alary. Une lectrice m’a envoyé cet article qu’elle a retrouvé.

Les gens se mariaient très souvent en janvier et aussi en février auparavant…

Nous vous présentons un article paru le 18 janvier 1906 dans l’Avenir du Nord dans lequel on faisait une description du mariage de Félix Renaud et de Lucia Allary.

collection Rosario Gauthier

Sainte-Anne-des-Plaines

Mardi le 16 janvier courant, eut lieu ici un fort joli mariage dont les époux appartiennent à deux de nos meilleures familles du Trait-Carré.

Félix Renaud, fils d’Octave Renaud, marguillier de l’Oeuvre, conduisait à l’autel, Mlle Lucia Allary, fille de Léon Allary, conseiller municipal. M. O. Renaud servait de témoin à son fils et M. L. Allary à sa fille.

Les garçons et les filles d’honneur étaient Félix Limoges, oncle du marié et Mlle Marie-Anne Renaud, soeur du marié, Zénon Guénette, cousin du marié et Mlle Alexandra, soeur de la mariée.

Le mariage a été célébré par le révérend J.E. Dugas, curé de la paroisse et fut suivi d’une grand-messe. De magnifiques morceaux furent exécutés pendant l’office par M.M. J.S. Robichaud et J.B. Racine. L’orgue était tenu par Mlle A. Villeneuve. La collecte qui a été faite par les garçons et filles d’honneur a été abondante.

Après la messe, M. le curé adressa aux nouveaux époux une touchante allocution.

Parmi les nombreux parents et amis qui assistaient à la cérémonie, nous avons remarqué entre autres: J.W. Renaud et Mlle Renaud, sa soeur, M. et Mme N. Gauthier, M. et Mme A. Gauthier, M. et Mme P. Racine, M. et Mme A. Guénette, M. et Mme U. Allary, M. et Mme Jos. Bastien, M. et Mme Brisson, M. et Mme Lachapelle, M. et Mme Allard de Saint-Lin, le Dr F. St-Jacques, le notaire F. Villeneuve, M.M. Frs Vaillancourt, M. Roussil, D. Charron et un grand nombre d’autres dont les noms nous échappent.

Nous faisons aux heureux époux, les meilleurs souhaits de Bonheur.

Lucia Allary, l’épouse de Félix Renaud, est la soeur d’Alexandra Allary qui est la mère de Rosario Gauthier. De plus, elle est la mère de Mme Sylvio Gagnon (Léonie Renaud) et de Marguerite Renaud. Elle est également la grand-mère de Fernand Gagnon, ancien propriétaire de la cordonnerie de la rue du Palais à Saint-Jérôme.

Rosario Gauthier (membre honoraire)

Comme on voit Rosario est encore actif même dans l’au-delà…

Toutes les informations me permettent d’enrichir la banque d’ancêtres et de faire les liens avec les familles et les descendants.

De mon côté, je suis certain qu’une photo de ce mariage existe quelque part dans une petite valise verte comme celle de ma tante Germaine.

Note: Je n’avais pas la photo quand j’ai publié l’article

Et maintenant, que vais-je faire…? Air connu

Et maintenant, que vais-je faire…?

De tous mes articles

sur mon ancien blogue.

Les recopier

et les remettre,

Je me demande bien

si ça vaut le temps…

De prendre tout ce temps,

pour revivre ces temps

De tous les ancêtres,

les miens et les vôtres.

Ça ne se fait pas,

de ne pas les remettre…

Ça serait trahir

ce qu’on m’a confié.

Et maintenant, ce que je vais faire…

Je vais les recopier

Et les conserver.

Et puis, les remettre,

selon vos lettres

que je recevrai…

Excusez-la…

Je ne sais pas si vous êtes comme moi…

Je ne sais pas si vous êtes comme moi…

10 février 2008

mais j’ai toujours mes meilleures idées quand je prends ma douche.

Non, c’est vrai.

C’est comme le titre du dernier livre que j’ai traduit.

Le livre s’intitulait The Yummy Mummy Pregnancy Cookbook.

Tenez regardez l’image de la page couverture de l’original…

Mon éditeur me demande de lui suggérer un titre…

Je me lève donc un beau matin et… je vais prendre ma douche.

Ne me demandez pas comment, mais j’ai eu un flash.

Une maman bonne à croquer !

J’ai toujours mes idées de départ comme ça pour mon blogue… Presque tout le temps.

Quel rapport avec la généalogie et le fait de prendre sa douche ?

Il me semble que c’est clair, non.

Une femme doit tomber enceinte avant d’avoir des enfants… et je voulais trouver une façon originale d’amener le sujet des enfants du couple sur le tapis!

Bon, j’arrive donc avec les recensements… celui de 1901 pour vous montrer comment retrouver les enfants du couple Adélard Guénette et Léa Renaud.

Ah oui, j’oubliais… la solution de « Où est Georges Dugas… »

L’aviez-vous trouvé ?

Les recensements canadiens

Voici le lien vers les recensements canadiens sur Internet.

Le site est en anglais, mais pas besoin d’être bilingue pour s’y retrouver…

Je vais sur ce site :

http://automatedgenealogy.com/index.html

Je clique sur 1901 Census.

Une nouvelle page s’ouvre…

Je clique sur Quebec

Dans la case rectangulaire Surname seach, on tape Guénette   

Une page s’ouvre.

Vous avez là, devant vos yeux, les 521 Guénette recensés dans la Belle Province en 1901, en autant que le recenseur a bel et bien écrit Guénette et non Guénet, Guinette, Gennette, Gueneth, Guenet, Guenett , Gennette, Gunette, Geunette, Guenette?, Guenette ? Genett , Génette…

Car le problème est là.

On pense qu’on peut taper Guénette et tomber tout de suite sur notre Octave Guénette… Mais non. Quelquefois le patronyme qui est entré dans le recensement n’est pas le bon et on risque de chercher longtemps.

Ensuite, on peut taper dans la case  du prénom, c’est plus rapide. On le tape dans la case à côté de Givens contains pour voir si on retrouve Octave parmi les 521 Guénette.

Je tape Octave

Je me sens chanceux aujourd’hui, je sens une présence derrière moi…

Ça doit être mon imagination, surtout depuis que je pense que mon arrìère-grand-père Édouard me sourit quand je fais de la généalogie. Sa photo est toujours sur le mur au-dessus de mon bureau d’ordinateur.

BINGO!

J’en ai trois, mais deux ne restent pas à Ste-Anne-des-Plaines…

Surname  Givens     Age          Province  District    Subdistrict               Page       

Guenette  Octave     35            QU           Lévis (City/Cité)                           10            19

Guenette  Octave     6              QU           Quebec (City/Cité) (East/Est)     15            22

Guénette  Octave     10            QU           Sainte-Anne-des-Plaines            12            40


Je clique sur le numéro 12 qui me dirige à la page 12 du recensement du sous-district de Ste-Anne-des-Plaines.

Si j’étais un des descendants d’Octave, mon petit coeur battrait très fort en ce moment. Mais, je garde mon calme. Je ne suis aucunement lié à cette famille, sauf pour le nom de ma rue…

Une nouvelle page s’ouvre. En cliquant sur le numéro 104, on obtient juste la petite famille :

Guénette Adélard      M     Head             M       Mar 20           1858   43

Guénette Léa           F      Wife             M       Feb 27          1860   41

Guénette Zénon        M     Son              S        Jul 10            1886   14

Guénette Ernest       M      Son              S        Feb 3            1888   13

Guénette Bernard     M      Son              S        Jul 3             1889   11

Guénette Octave       M     Son             S        Jul 13            1890   10

Guénette Didasse      M     Son              S        Dec 2            1893   7

Guénette François     M     Son              S        Aug 17           1895   5

Guénette Orilisime     F      Daughter       S        Oct 2            1894   4

Guénette Agnée        F     Daughter       S        Apr 20          1898   2

Guénette Cyprien      M     Son              S        Oct 4            1899   1

On retrouve Octave avec son père Adélard Guénette et Léa Guénette (Renaud) et neuf enfants bien vivants.

Du moins, les probabilités sont très bonnes, à moins d’avoir un autre couple similaire à Adélard Guénette et Léa Renaud à Ste-Anne-des-Plaines. J’en doute fort.

Je ne vous jouerai pas ce tour-là!

On continuera demain, car je sens que vous avez le goût de partir à la chasse de vos ancêtres dans le recensement de 1901.

Mais une mise en garde, ne vous fiez pas trop sur les dates de naissance et l’orthographe des noms. Vous risquez d’être déçu…

Je vous expliquerai demain pourquoi.

Aussi, je vais entrer tout ce beau monde sur le site et je vous parlerai du recensement de 1911 qui nous révèlera des surprises…

En passant, merci bien Euclide.

Je n’ai pas eu de courriel ce matin, mais je sens que je vais en avoir un dans « pas long »… Tu as baptisé les enfants du couple.

1 Commentaire :

lise
Coup de coeur de Renaud-Bray
4 mars 2008

Une maman bonne à croquer, de Ricciotti / Ford, éd. Hurtubise HMH, (34-00-3226-2)

On ne parle pas de la traduction mais nous on sait qui l’a faite.
Bravo Pierre! Tu as tous les talents???? Traducteur-blogueur-raconteur-astrologue-généalogiste…etc Merci de les partager ces talents.