Quelle est la cause de la mortalité? Prise 2

Écrit en 2008 et toujours d’actualité suite à ce nouveau commentaire de Gabriel Aubin émis sur ce billet…

Travail extraordinaire! Comme si nous y étions! Mes ancêtres sont les Bohémier et j’aimerais savoir si vous pouvez situer approximativement leur concession. J’irai faire un tour avec une cousine du Manitoba qui aimerait bien voir ce lieu de ses propres yeux. Elle est une descendante de Benjamin, un des fils de Jean-Marie.

Merci

Gabriel, dont j’ignorais totalement l’existence, avait commenté mon billet Briseurs de coffres-forts.

Voici donc en reprise, le billet original écrit en février 2008 sur mon ancien blogue. La suite de cette histoire suivra sous peu…

Je vais seulement l’éditer un peu pour la forme.

Six années d’écriture de blogues ça forme son homme.

petit nowhere

Début

Voici la raison principale du blogue que j’ai créé pour le Cyber journal SADP il y a quelques jours.

Je suis à la recherche de l’histoire d’une famille. C’est celle du couple Gédéon Bohémier et Euphébronie Clément.

Et pourtant, je ne suis aucunement relié à eux…

En transcrivant le reste du recensement canadien de 1852 à Ste-Anne-des-Plaines, au mois de décembre 2007, j’ai vu le nom de l’institutrice. Comme je suis un ancien enseignant, j’ai tout de suite été attiré par celle-ci. Elle s’appelait Phébronie Clément, selon le recenseur, mais j’ai vu plein d’autres graphies de son prénom dont Euphébronie dans des registres de paroisse en 1870.

Ce que je sais, c’est qu’elle a épousé Gédéon Bohémier.

J’aimerais bien vous dire qu’ils vécurent heureux et eurent plein de beaux enfants, mais le destin en a voulu autrement…

Voici le lien direct vers le couple Léon (Gédéon) Bohémier et Euphébronie Clément dans mon site Ancestry Les ancêtres de Ste-Anne-des-Plaines si vous êtes un de mes membres.

En faisant mes recherches généalogiques, j’ai trouvé que trois de leurs enfants sont décédés le 2 et le 4 décembre 1870 à Ste-Anne-des-Plaines : Léontine, Benjamin et Bruno.

On ne mentionne pas la cause du décès dans l’acte de sépulture. On le fait à l’occasion.

Je tente donc ma chance ici et je pose la question :

Êtes-vous au courant de ce qui est arrivé aux trois enfants du couple Gédéon Bohémier et Euphébronie Clément en 1870?

Certains m’ont parlé d’épidémies, mais on n’en recense pas en 1870. D’autres m’ont parlé d’un incendie, mais ce n’est qu’une hypothèse.

On m’a même envoyé des actes de sépulture où l’on voit qu’un autre enfant, Henri Bohémier, est également inhumé le 28 novembre 1870.

On a donc quatre enfants morts en une semaine…

Vous en voulez plus…

Un autre enfant Siméon, baptisé le 9 décembre 1870, est décédé en 1878.

Sauf que, je n’ai pas encore eu d’informations sur la cause du décès.

Il y a sûrement quelqu’un à Ste-Anne-des-Plaines qui serait au courant de cette famille décimée par la mortalité…

Et ce n’est pas fini, car je pense que Gédéon pouvait se faire appeler aussi Léon. J’ai vu ce nom aussi dans des actes de sépultures.

J’ai vu ce prénom dans d’autres actes de sépulture à Ste-Anne-des-Plaines avec celui d’une Philomène Clément, d’une Fébronie Clément et aussi d’une Fébrina!

Je sais qu’il existe un couple Léon Bohémier et Philomène (?) Clément qui ont aussi perdu des enfants…

J’en perds mon latin quelquefois!


Mise à jour :

Léon et Gédéon sont les mêmes finalement… Le couple a eu 21 enfants, dont 15 sont décédés avant d’atteindre dix ans. Les enfants morts dans l’espace de deux semaines ont probablement eu une maladie contagieuse infantile.

Fin

Pour être membre de mon arbre Ste-Anne-des-Plaines, utilisez le formulaire ci-dessous pour me contacter.

Marie Peem… Marie Payne… Marie-Barbe Maillé…

981e billet

Si j’ai été déçu du peu d’engouement de mon petit cousin Ray Dubé, un descendant de Lillie Lagacé, qui avait pourtant l’air fort intéressé par mes recherches, je ne peux en dire autant de cette lectrice de longue date.

Elle était disparue comme ça un beau matin en 2009.

Pouf!

Plus rien…

Dire que je me sentais abandonné serait peu dire.

Puis pouf!

Elle est revenue un beau matin de décembre 2012. Elle me lisait toujours assidûment. Ça m’a réchauffé mon cœur de Pierre.

Elle travaille actuellement sur le dossier des ancêtres de son gendre et m’a demandé mon aide.

Je viens de commencer l’arbre de mon gendre. J’aurais besoin de ton aide si tu veux bien. Tu dois connaître la famille Guénette par coeur. Au mariage de Jean Guenet et Marguerite Papineau DIT Montigny, les père et mère de Jean sont Louis et de feue Marie Barbe Peine ? Je n’ai trouvé qu’un seul baptême pour Jean le 2 avril 1897 à Ste-Anne mais il est le fils de Pierre et Barbe Mayé. Est-ce-que Louis et Pierre sont la même personne ? Est-ce-que Marie Barbe Peine est Marie Barbe Maillet Bacanal ?

Si non, pourrais-tu me donner sa date de naissance s.v.p.

Merci de ton aide,

Marie Peem… Marie Payne… Marie-Barbe Maillé…, ça me disait de quoi. Heureusement que j’avais rescapé des articles de mon ancien blogue et que je peux ainsi lui venir en aide.

Revoici en rafale, les trois billets. Ce n’était pas de la tarte ce dossier-là. Je vous en mets un par jour. Le premier est daté du… 

Jeudi le 2 avril 2009

On trouve de tout dans BMS 2000.

Comme ce nom qui est le titre de mon article.

Il est associé aux Guénette ou au Guénet.

Parlant de Guénette, voici le courriel que j’ai justement reçu hier…

Bonjour Yvon (sic),

Étant native de Ste-Anne, avec mes 61 ans d’âge, tout ce qui s’écrit sur Ste-Anne m’intéresse. C’est pourquoi je te lis chaque jour….je te l’ai déjà dit d’ailleurs. Aujoud’hui, en ce 1er avril, j’apporte mon grain de sel puisque je porte le nom de Guénette, mais pas ceux que tu décris.

À Ste-Anne , tous les Guénette ne sont pas parents… du moins je pense et c’est ce que ma mère qui a 97 ans (lucide) nous a toujours dit. Mon père se nomme Lionel Guénette marié à Geneviève Chartrand, mon grand-père Emmanuel Guénette marié à Célina Gaudreau et mon arrière grand-père Pierre Guénette qui a épousé Marie Simard.

Tu as déjà fait paraître une photo où je voyais mon oncle Laurent et Léopold en joueur de baseball…

Qu’en penses-tu?

Au plaisir de te lire !

Cécile Guénette

Ça faisait longtemps que je voulais parler des Guénette de Sainte-Anne et une des raisons c’est justement que je voulais vous parler de Cécile, ma suppléante préférée quand je devais m’absenter à l’école, mais que je connaissais sous le nom de Cécile Hogue.

Je peux donc maintenant vous parler d’elle, car elle m’a écrit un autre courriel…

Rebonjour,

Voilà, je suis ta  suppléante préférée. Je vais visiter ton site de photos de temps à autre sauf qu’il y a un   problème: il m’est impossible d’avoir Internet haute vitesse et le câble ne passe pas dans le poteau. Rassure-toi, je ne demeure pas à St-Loin-Loin mais bien au Trait-Carré. Alors, comme tu vois ,c’est très long… pour télécharger des photos… et je perds patience. Ma force n’est pas l’informatique… peut-être qu’étant inscrite et avec un mot de passe… j’y verrai plus d’infos.

Tu peux faire paraître mon texte et mon nom si tu veux. Je n’y vois pas de problème. Merci de faire revivre nos ancêtres.

Cécile Guénette

P.-S. Attention…Il fut un temps où nous étions trois Cécile Guénette à Ste-Anne.

Je crois que maintenant nous sommes deux. L’autre est la fille de Lucien Guénette… assez mêlant…

Revenons à nos moutons.

Je suis allé voir les registres paroissiaux sur le site des Mormons pour démêler tout ça.

On retrouve sur leur site un Jean Guénet qui s’est marié en 1805 avec une Marie-Louise Lalongé. Les parents de Jean sont Louis Guénet et Marie Peem. En tout cas, c’est ce qu’on voit dans les registres et c’est ce que BMS a copié.

Un autre Jean Guénet s’est marié en 1819 avec Marguerite Montigny. Les parents de Jean sont Louis Guénet et Marie-Barbe Peem.

Je sais qu’une Marie Payne ou Peine existe dans le portrait et aussi une Marie-Barbe Maillé.

Est-ce que ce sont les mêmes personnes ?

Méchant casse-tête !

Et moi qui pensait que la famille Guénette serait du gâteau…

Je retourne faire un tour dans les registres… et pourquoi pas sur Google, on ne sait jamais.

À lundi pour la suite et à samedi pour ma chronique sur mes ancêtres. En attendant, j’ai trouvé ça sur Internet…

Hi Denise

Saw your posting and found the following.................

Pierre Guenette married Apolline Beautron Feb 17, 1806 at Ste Anne Plaines  Pierre parents were Jean Guenette and Marie Peen-Penin
Apolline parents were Jean Baptiste Beautron and Marguerite Cousineau
B.D.

Best
Bill

Denise,
In order to help you tracing back, a section from my Family History.

Mystery Woman Marie Penne

Marguerite Guénette, was the granddaughter of Jean Guénette and my
mysterious Marie Peem, Penne, Peme, Perier, Perrin, Penet, Plein, and
ultimately Penin dit Lafontaine. Finding her and her husband's parents
cost me years, many letters, and a good deal of speculation along the way. I even wondered for a while whether she could possibly have been related to  the family of William Penn!

She haunted me from the time I located her death record in the micro-film  of the Sainte-Anne-des-Plaines registers:

The ninth of June seventeen ninety-three, by us the priest signed below,  was buried in the cemetery of this parish the body of Marie Penne, wife of  Jean Guénette, who died yesterday aged thirty-one. Present: Louis  Guénette, Joseph Huot, Antoine Huot and several others who declared they did not know how to sign. Coyteux, Ptre.

She had been born in 1761 or 1762, the first years of British occupation, causing me to wonder whether she was a child of one of the English  soldiers. So many were quartered in the Terrebonne area.

According to Masson, a Jean GUENET and a Euphrosine-Marie PELLE or PENNE  had four children at Terrebonne between 1782 and 1788. The addition of  the name Euphrosine made her all the more endearing. Euphrosine is the
name of one of the Greek graces, three sister-goddesses who dispense charm
and beauty, the other two being Aglaia and Thalia, names given to other
ancestors. (See my earlier conjecture as to why so many late-eighteenth
and nineteenth century names are derived from Greece and Rome as well as  the Hebrew Bible! The name Euphrosine in 1760 appears too early for the  influence of fugitive priests from Revolutionary France, though.)

From the microfilm and records of parish marriages, I located more
children. She had given birth to eight, six boys and two girls in about
thirteen years of marriage. Both daughters and possibly two sons
predeceased her. Son Pierre married Appoline Beautron-Major on 17 February  1806 at Sainte-Anne-des-Plaines. Present at the wedding were Jean Guénet,  Honore Leguerrier for the husband; and Jean-Bte Beautron, Thomas Pelletier  for the bride. Appoline had reached the age of majority and had been  living at Sainte-Anne for three years. Her father was identified as a  farmer from Saint-Laurent, Montréal, and her mother, Marguerite Cousineau  was deceased. The groom was a minor. The age of majority at the time was  twenty-one.

And that is all I knew for years. Finally, in 1994, a letter from
Jean-Paul Gratton, who had access to the Drouin books, informed me that
Marie's parents were Jacques Peem dit Lafontaine and Jeanne Jourdain, who  had married on 9 January 1758 at Saint-Charles de Bellechasse. Jacques’grandfather Michel from Vouillé-les-Marais in Poitou (Vendée), France, had  spelled the name Pénin. Perhaps Marie's birth record is at Saint-Charles de  Bellechasse. Jean Guénet's parents were Pierre Guénet and Charlotte Drapo  (Drapeau), married 23 April 1748 at Beaumont. Jean and Marie were probably  married around 1780 at Masitos.

My delight at acquiring the information was tempered by the fact that I no  longer had this major mystery to engage my imagination. I was pleased to  learn, though, that from Marie's ancestors I could add a Swiss, Pierre  Miville, to my pantheon of ancestors. These newly-found lines also linked  me to Louis Hébert, called the first colonist in New France, through his  sister Charlotte. And Jean's ancestors included the same Zacharie Lis and  Elisabeth Maranda mentioned above. In fact, Jean Guénet and Marie Penn  were second cousins once removed by common law rules or fourth cousins by  civil law rules.

By the way, Sainte-Anne-des-Plaines is a beautiful church, filled with
images of angels, and situated on the site of the old cemetery where Marie  is buried.
Suzanne
Suzanne Boivin Sommerville
Michigan, USA

Noëlla et Noella

Noella m’a envoyé une petite photo de Sainte-Anne-du-Lac après la tempête du siècle de décembre dernier. Je voulais vous la mettre, mais j’ai manqué de temps.

J’aime les paysages d’hiver assis bien au chaud devant mon ordinateur.

1dec

Beau fond d’écran

Noella Hogue porte le même prénom qu’une de mes grand-tantes, Marie Noëlla Yvette Lagacé, née le 24 décembre 1913, à St-Hyacinthe.

La petite Noëlla est morte 16 jours plus tard le 9 janvier 1914.

arbre Noëlla Lagacé

J’ai beaucoup de misère avec les enfants qui meurent à bas âge.

Pas grand monde dans ma famille Lagacé connaissait l’existence de la petite Noëlla, tout il ne savait rien du premier mariage de Léo Lagacé Senior, le gars de party, marié avec Maria Landry, le 16 septembre 1912 à St-Hyacinthe, à l’église St-Hyacinthe-le-Confesseur.

acte de mariage leo et maria partie 1

acte de mariage leo et maria partie 2

Appelez ça un secret de famille que toute la famille ignorait.

Mon grand-père Léo Lagacé Senior est allé rejoindre sa petite fille Noëlla au paradis le 1er janvier 1964, et la belle Maria Landry l’a rejointe le 3 mars 1965.

monument Maria Landry

Je me demande si le paradis existe… en tout cas je sais que les limbes étaient de la frime.

Ce n’est pas le hasard qui m’avait amené sur la route d’Acton Vale en 2009 pour rencontrer Antonio Landry, le neveu de Maria, puis d’aller visiter ensuite Maria au cimetière avec lui.

Acton Vale 041

J’avais tout écrit sur cette rencontre sur mon ancien blogue et un peu ici en reprise sur ce blogue.

J’y parlais de la famille Landry, la famille de la belle Maria, la première épouse de Léo Senior.

Le père de Maria, Louis Landry, avait plein d’albums de photos. Il en était très fier.

Louis Landry et Alexina Grenier

Louis Landry avec sa deuxième femme Alexina Grenier, la soeur de sa première femme

C’est Antonio Landry qui m’avait tout raconté. Une de ses vieilles grand-tantes avait donné tous les albums de Louis Landry à un inconnu.

L’inconnu n’a jamais voulu les remettre à qui de droit.

Il ne reste plus donc que quelques photocopies pour honorer la mémoire de tous ces gens.

Fascinant ce qu’on découvre quand on met tout son coeur pour chercher ses ancêtres et aussi les vôtres.

Fascinant aussi ce que Noella a découvert sur mon blogue par hasard depuis quelques mois. Plein d’ancêtres et des photos, et un arbre des ancêtres de Sainte-Anne-des-Plaines à n’en plus finir…

Voici une photo de son arrière-arrière-grand-père Jean-Marie Hogue Senior et celle de sa femme Rosalie Léveillé.

Noella m’a envoyé une belle photo du petit-fils de Jean-Marie Hogue et de Rosalie Léveillé avec sa femme Emma Thérien.

Le mois dernier, Michelle, une descendante des ancêtres de Maria, m’a trouvé sur mon site Ancestry.

Voici les grands-parents de Maria Landry et les ancêtres de Michelle.

Appolline Poissant et Georges Landry

Je voulais vous en parler, mais j’ai manqué de temps en décembre.

Michelle a connu le frère de Maria, Omer Landry, celui qui avait sacré dehors mon grand-père dans les années 1920 parce qu’il jouait à l’argent… à 100 piastres la carte.

J’ai partagé avec Michelle mon arbre sur Ancestry et elle a partagé un de ses souvenirs d’enfance…

Elle se rappelle d’Omer qui jouait aux cartes avec sa famille dans la cuisine, mais il jouait juste aux cennes.

Cinq ans déjà… 28 janvier 2008

C’est drôle le destin parfois.

Une rencontre et notre vie change du tout au tout et on ne peut plus revenir en arrière.

cigogne gaga

On ne peut revenir en arrière sauf sur mon blogue Nos ancêtres ou sur sa version anglaise Our Ancestors.

Ce blogue a été écrit avec beaucoup d’amour et beaucoup d’humour depuis le 28 janvier 2008.

Voici le tout premier billet. Il a été écrit sur Branchez-vous.com.

Branchez-vous

À ce moment-là je ne savais pas que le site allait mourir de sa belle mort en 2011. J’avais heureusement quitté le navire après 505 billets.

RIP Branchez-vous

J’ai quand même réussi à en exhumer une bonne centaine dont le tout premier.

En 2008 je ne savais rien de ma lignée paternelle à part que mon grand-père Léo et ma grand-mère Juliette avaient vécu sur la rue Mentana à Montréal. Je partais donc de très très loin. J’ignorais à l’époque ce qu’était le trouble de comportement narcissique, la colère qui m’habitait, et je n’avais aucune idée de la trâlée d’Américains et d’Américaines reliés à moi de près ou de loin.

Depuis, j’ai tout trouvé ou presque.

leo lagace 1931

Le petit Léo Junior

Mon oncle Florent que je mentionne dans mon premier texte est décédé depuis le mois août, et ma tante Evelyne, celle qui gardait précieusement les photos de famille dans deux sacs d’épicerie en plastique, est maintenant seule en résidence.En quelques semaines, elle a tout perdu… sa maison et son mari. Je me demande encore comment elle n’a pas perdu la raison.

Voici le texte intégral du premier de quelque 1358 billets qui parlent de Nos ancêtres depuis cinq ans. Je pense qu’il est encore d’actualité cinq années plus tard. Je n’ai pas changé un seul mot!

Les ancêtres

L’objectif premier de cette chronique sera de vous parler de généalogie en vous faisant connaître les ancêtres qui ont vécu à Ste-Anne-des-Plaines en 1852. On fera ainsi d’une pierre deux coups. Offrir aux gens de Ste-Anne-des-Plaines l’occasion de retrouver leurs ancêtres et aussi en connaître un peu plus sur l’histoire de ces gens. Cette chronique se veut un lieu d’échange afin de partager mes informations et aussi les vôtres.

Ma passion pour la généalogie date du mois d’août 2007 quand mon frère est venu me rendre visite.

Je sais que le texte peut sembler long, et il l’est effectivement, mais on ne peut aborder le sujet d’une passion en quelques lignes seulement.

Mon intérêt a vu le jour à la naissance de ma fille en 1979. J’avais alors rempli les cases de son arbre généalogique qui se trouvait au début de son album de bébé. Par la suite, cet intérêt s’est estompé.

J’avais rempli ceux de mes fils en 1982 et en 1984 en ajoutant quelques informations.

J’ai repris goût à la généalogie vers l’an 2000, l’année du bogue.

J’étais tombé par hasard sur le site de Planète Québec, maintenant Planète Généalogie, avec les banques généalogiques de Jean Sauvé. J’avais pu, alors, retrouver les ancêtres de ma mère, sauf que Jean l’avait fait naître le 21 juin au lieu du 27 juin. Je lui en avais fait part, mais il n’a jamais corrigé l’erreur.

Comme quoi, nul n’est prophète dans sa propre famille.

On se retrouve donc en août dernier.

Mon frère et moi, nous nous rencontrons une ou deux fois par année, mais on communique souvent ensemble. C’est peu, me direz-vous, mais c’est mieux que ceux et celles qui ne se voient qu’une fois tous les dix ans ou les cinquante ans dans un salon funéraire.

Et c’est bien là que réside l’intérêt des gens pour la généalogie.

Autrefois, les contacts familiaux étaient immédiats. Les voisins étaient un frère, le père, un oncle, un cousin, etc. Le rang de campagne ou la rue était un véritable arbre généalogique vivant. Le grand-père vivait aussi dans le ménage et finissait ses vieux jours en aidant son fils et ses petits-fils avec les travaux de ferme. Les liens de famille avaient alors une grande importance et le sentiment d’appartenance était fort.

Mais plus maintenant.

Les liens se font de plus en plus rares quand ils ne sont pas inexistants. Les gens vivent souvent à des centaines de kilomètres les uns des autres. On se voit dans le temps des Fêtes, et encore.

Nous sommes donc pour une 3e fois, au mois d’août dernier.

Mon frère m’apporte un sac avec plein de vieilles photos. Il y en avait une cinquantaine. Ma tante Évelyne, l’épouse de Florent, le frère de ma mère, les lui avait prêtées.

Florent est encore vivant. Il a maintenant 84 ans. Je l’avais vu la dernière fois en 1989 lors du décès de ma mère et je l’avais revu en 2006, quinze ans plus tard.

Mon cousin Alain m’avait invité pour fêter leur 50e anniversaire de mariage. Je ne pouvais pas refuser l’invitation, surtout que Florent et Évelyne sont des gens formidables, et que je fêtais moi aussi un anniversaire de mariage, le 30e.

Retournons donc pour une 4e fois au mois d’août dernier.

Je voyais sur les photos des gens que je ne connaissais pas, mais dont certains avaient été identifiés au verso de la photo.

Je tombe sur la photo d’Honoré Sauvé avec son épouse Julie Leroux.

20081205honoresauve

Les noms me disaient quelque chose. Je les avais vus dans la banque de Jean Sauvé. Au verso, je vois la mention « grand-père du père ». J’ai tout de suite reconnu l’écriture de ma mère. C’était donc son arrière-grand-père paternel, Honoré Sauvé, et mon arrière-arrière-grand-père maternel, et, par le fait même, l’arrière-arrière-arrière-grand-père de mes enfants – vous êtes chanceux, je n’ai pas encore de petits-enfants.

J’ai aussi trouvé la photo de Léon Sauvé, le fils d’Honoré, avec également sa carte mortuaire – moi qui avait peur des morts – qui recelait une foule de renseignements.

20081206Leon Sauve

Tout heureux de ces découvertes, je vais les partager avec mon fils Matieu. Il est impressionné quelques secondes, mais pas plus.

Même si je sais que la généalogie est bien loin de leur pensée, cette première chronique, contrairement à ce que vous pouvez penser, s’adressera avant tout aux jeunes adultes.

La généalogie ou la recherche de ses ancêtres est-elle vraiment une lointaine préoccupation des jeunes adultes?

Permettez-moi d’en douter. Avec l’éclatement des familles, le besoin de se situer comme individu dans une cellule familiale élargie prend une tout autre importance.

Je vois maintenant de plus en plus de jeunes adultes dans la vingtaine qui essaient de retrouver leurs lointains ancêtres.

Je me permets de citer ici – ne craignez rien nous ne reviendrons pas au mois d’août dernier – un passage d’un texte de Chantal Rialland, psychogénéalogiste.

Chantal Rialland est l’un des chefs de file en psychogénéalogie et l’auteur de l’ouvrage Cette Famille qui vit en nous que l’on trouve au Québec aux Éditions Marabout. Son livre a été diffusé, à ce jour, dans l’ensemble de la francophonie, à 100 000 exemplaires.

On ne fait pas de la généalogie « par hasard ».

Bien sûr, les motivations sont particulières à chacun et chacune.

Toutefois, beaucoup de généalogistes se retrouvent dans l’une ou plusieurs de ces situations :

Le besoin de connaître ses racines pour mieux se comprendre

Le désir de comprendre ses parents et ses grands-parents

Le souhait de « retrouver » une partie de la famille

Le souhait de « retrouver » la branche de l’un de ses parents

L’intuition ou la certitude d’un secret de famille

Le désir de transmettre le meilleur à ses enfants

Le désir de transmettre le meilleur à ses petits-enfants.

On voit bien que ces motivations ne s’adressent pas uniquement aux personnes du troisième âge.

Lorsqu’on est jeune et que les parents, les grands-parents et, pour certains, les arrière-grand-parents sont encore autour, il est facile de les questionner sur leurs ancêtres.

Le tout se fait en quelques minutes. Il s’agit de consigner soigneusement les informations et de les conserver précieusement quand la passion pour la généalogie se manifestera tôt ou tard. Nul besoin de fouiller dans les recensements canadiens de 1921, 1931, 1941, 1951, qui seront rendus publics en 2013, 2023, 2033, 2043, pour retrouver tous ces ancêtres.

Lors de la naissance d’un enfant, ils auront le goût soudain de retrouver leurs ancêtres, surtout quand leur vieille tante dira à tout le monde dans la famille que leur nouveau-né est le portrait tout craché du frère du grand-père maternel. L’album de bébé aura inévitablement un arbre généalogique vide avec ses cases qu’on s’empressera de remplir en glanant les renseignements à gauche et à droite. La plupart du temps, cet album sera rouvert quand leur enfant, devenu grand, sera à son tour un nouveau parent. Les informations écrites alors une vingtaine d’années plus tôt feront en sorte que l’album deviendra une mine de renseignements précieux pour autant qu’on ait pris le temps d’ajouter le plus d’informations pertinentes : nom, prénom, date et lieu de naissance, et dans certains cas, les renseignements sur le ou les mariages et les décès.

Dans toute recherche en généalogie, le document de base est le certificat ou le contrat de mariage.

Celui-ci contient, en effet, le nom des conjoints avec ceux de leurs parents. Le certificat de mariage permet donc remonter dans le temps. Sauf qu’aujourd’hui, on a un petit problème : les mariages sont de moins en moins nombreux et, de ce fait, les certificats de mariage aussi.

Il existe aussi des banques généalogiques toutes faites.

Les renseignements ne sont pas toujours fiables à 100 %, car ils sont basés sur les registres des paroisses ou les registres civils et on y retrouve des erreurs de transcriptions, surtout dans les noms. J’ai déjà Thérèse Ouellet, de son vrai nom, s’appeler tour à tour Tarèse Oullet dans le recensement de 1852, Thérèse Violette dans un acte de mariage d’un fils et Thérèse Omelette (sic) dans un autre…

Les autres outils de recherche ne sont pas toujours fiables et ne fournissent pas tous les renseignements.

Ceux qui ne jurent que par les registres officiels déchantent vite quand il voit un de leurs ancêtres changer de prénom à la naissance, à son mariage, aux mariages de ses enfants et finalement dans l’acte de sépulture. La plupart du temps, ils sont exacts, mais ils se glissent souvent des erreurs. Et quand on fait de la généalogie, les sources sont primordiales.

Quant aux recensements canadiens de 1852, 1881, 1901 et 1911, on n’a qu’à aller les consulter pour voir toutes les erreurs dans les noms, les prénoms et les dates de naissance…

La façon la plus sûre est donc le bouche à oreille.

Quand les gens sont vivants, bien entendu! N’est-ce pas une occasion en or d’aller rendre visite à ses grands-parents?

Quant à moi, mes grands-parents sont décédés en 1955, en 1962, en 1964 et en 1977.

Ma grand-mère Rosina Quesnel est décédée quand j’avais 6 ans. Juliette Métayer est morte en 1962.

Mon grand-père Léo Lagacé Senior parlait peu et Euclide Hormidas Sauvé, mort en 1977, souffrait d’Alzheimer.

Par contre maintenant, ils me parlent par leurs photos, dans les recensements canadiens et les registres officiels et je crois quelquefois que certains me sourient…

Je vous parlerai la prochaine fois d’un de mes ancêtres, un grand homme… que je n’ai jamais rencontré.

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Un grand classique

Pour vous mettre dans le contexte, j’avais écrit cette histoire suite au fameux projet de piscine tombé à l’eau de l’ancienne administration municipale. Disons qu’on nageait un peu dans l’eau trouble avec ce projet controversé

J’avais été cherché dans le recensement de 1881 des gens qui vivaient réellement à Ste-Anne-des-Plaines dans les années 1880 et je les avais fait revivre tout bonnement. 

La famille Seppey, une famille suisse, a bel et bien existée. Michel-Marie Seppey a émigré au Québec et s’est installé sur une terre dans le rang Sainte-Claire vers 1880 à l’âge de 60 ans.

Mal lui en prit, car la terre était incultivable.

Il est reparti avec sa famille à Montréal où il est allé mourir en 1898 loin de sa Suisse natale.

Les Olympiades de 1876…

Bonne lecture…

Olympiades de 1876

La folie porte pas juste à tuer…

Mon père m’avait dit ça…

C’est sans doute pourquoi j’écris tant de folies sur mon blogue, surtout sur l’ancien blogue disparu avec le site Branchez-vous.com. 

823 billets sur mon blogue et 505 sur l’ancien!

Une douce folie, comme mon histoire sur l’invention des Jeux olympiques modernes.

Pas besoin d’être Fred Chéputroqui…

source

pour inventer toutes sortes d’histoires tirées par les cheveux.

Je laisse courir mon imagination… comme en 2008 où j’ai commencé à lâcher mon fou.

Les Belles Histoires : les premiers Jeux olympiques d’été en 1852…

Bon je sais, je voulais prendre des vacances avec mes Belles Histoires, mais à l’occasion des Jeux olympiques de Pékin de 2008 qui s’en viennent à grands pas, je ne pouvais pas vraiment rater de sauter sur l’occasion.

Je pourrais vous parler de la première course de la Formule 1 qui s’est déroulée lors du fameux Grand Prix de Formule 1 en 1852, mais certains sceptiques vont dire que je commence à en mettre pas mal épais. Aussi, depuis le départ de Jacques Villeneuve, bien que je ne sois pas un de ses nombreux fanatiques admirateurs, mon intérêt a passablement diminué. Ce qui m’intéressait surtout de suivre dans le cas de Jacques Villeneuve, c’est d’apprendre les nouvelles raisons de ses insuccès en piste, un peu comme les excuses de certains de mes élèves qui avaient oublié leurs devoirs.

Bon, assez de préambule…

Je commencerai donc la semaine prochaine cette nouvelle chronique comme un funambule sur un fil de fer qui n’a aucune idée pourquoi il se lance dans une telle aventure.

Ce fut le cas pour ma première Belles Histoires d’un petit village au sud des Pays d’en Haut avec celle des touristes japonais qui avaient envahi le cimetière en 1852 et dont le reportage de Maxime Landry dans son hélicoptère LCN fait encore époque.

Méchante prémonition!

Puis, ce fut la première partie de l’incident de 1852 et le Cercle des fermières, sa suite et la fin, mais y a-t-il vraiment une fin dans une histoire…

On a eu aussi l’histoire, en quatre épisodes, des petits poissons des chenaux et du sous-marin Subway, l’invention du baseball, en trois épisodes, la rivalité le Canadien de St-Lin et les Nordiques de Ste-Anne-des-Plaines et la toute dernière, l’invention de la poutine en 1852.

On se voit lundi prochain, la veille de la Fête du Canada.

Sortez vos drapeaux!

Demain, pour la St-Jean-Baptiste, on retourne dans le comté de Missiquoi visiter le musée Missiquoi à Stanbridge East. C’est le moulin que vous voyez sur les panneaux publicitaires de tourisme Cantons-de-l’Est…

La folie porte pas juste à tuer… vous le verrez bientôt dans cette histoire des Jeux olympiques de 1876 à Ste-Anne-des-Plaines.