Dernier billet sur ce blogue

Je tourne la page sur ce blogue avec ceci… qui donne suite à ceci.

L’histoire peut attendre au cégep

On efface tout et on recommence. Si ce réflexe d’un nouveau gouvernement peut se révéler improductif et démotivant, il y a un dossier que Philippe Couillard et son futur ministre de l’Enseignement supérieur peuvent se permettre de revoir et de repousser pour le bien de tous : l’introduction d’un cours obligatoire d’histoire dès septembre prochain, dans les cégeps.

 

La Fédération des cégeps met un frein au nouveau cours

d’histoire

Le nouveau cours d’histoire au collégial a du plomb dans l’aile. Après avoir consulté ses membres, la Fédération des cégeps a remis un avis défavorable au projet cher au Parti québécois et à son ex-ministre de l’Enseignement supérieur, Pierre Duchesne. En plus de mettre en question sa pertinence, elle considère qu’un examen complet de la formation générale doit être réalisé avant de procéder à des changements.

Philippe-Couillard

En passant de même, je viens de me rappeler le prénom du fils de nos voisins Couillard sur la rue de La Roche en 1955!

Michel…

Que de beaux souvenirs d’enfance.

Merci encore Michel pour les cartes de baseball.

 

Le droit du Québec d’exister

Voici la traduction du texte de James Laforest, un petit cousin fort éloigné, rencontré virtuellement quand il m’avait écrit un commentaire sur la version anglaise de ce blogue l’année deisrnière.

Il avait une ancêtre Lagacé dans son arbre, Léocadie Meunier dit Lagacé, une 4e cousine à 4 générations.

Je n’avais pu résister à la tentation de lui répondre

Je vais prendre le temps pour traduire son texte, sans en trahir le sens original, surtout après ce message laissé par une lectrice ce matin.

Bonjour Pierre,
 
J’aurais aimé pouvoir apprécier le texte en anglais que tu as publié sur ton blog, mais mon anglais n’est pas assez bon. Je pense le passer au traducteur Google, mais des fois le résultat est bizarre.
 
Je me suis couchée tard hier et j’ai pleuré pendant le discours de Pauline Marois. Quelle tristesse qu’une femme si dévouée au Québec termine sa carrière par une telle défaite. Je pense toutefois que c’est mieux pour elle, car elle n’aura pas à vivre la contestation de son leadership par les jeunes loups qui se sont pointés sur la tribune avant son discours.
 
Françoise David a posé d’excellentes questions à Philippe Couillard, son gouvernement aura à en répondre. Je n’oublie pas que Philippe Couillard lorsqu’il était ministre de la Santé a amendé des lois pour faire plus de place au privé dans la santé. Quelques semaines plus tard, il partait travailler au privé. Cela me semblait un manquement grave à l’éthique. Je n’ai pas encore consulté les journaux mais 40 % du suffrage qui donne une telle majorité de députés me laisse perplexe. C’est une élection qui s’est jouée à trois dans plusieurs comtés. Les majorités écrasantes ont été plus rares.
 
Il  nous reste à espérer que le court purgatoire du Parti libéral a porté fruit et que les mœurs politiques seront assainis sous l’impulsion de la Commission Charbonneau et d’une bonne opposition.
 
Pour le reste, il faut que je prenne du recul et que je digère tout ce qui s’est passé durant cette période électorale.
Lise-Andrée Morin
comp018
Traduire ça aide la digestion…

Vous pouvez bien sûr laisser vos commentaires, que vous soyez pour ou contre l’opinion de James.

Juste rester poli dans vos commentaires.

The Fleur de lis is perhaps the most widely recognized symbol of French heritage in North America. This flag is was designed by artist Simon Beaudry. "Drapeau monolys" 2008.

Le Fleur de lis est sans doute le symbole le plus connu de l’héritage français en Amérique du Nord. Ce drapeau a été crée par l’artiste Simon Beaudry. “Drapeau monolys” 2008.

La prochaine élection (celle du 7 avril 2014) au Québec a animé les discussions autour d’un autre référendum probable sur la souveraineté si la Première ministre Pauline Marois était réélue avec une majorité de sièges. Selon les sondages, la plupart des Québécois ne veulent pas présentement d’un autre référendum, et on a fait couler beaucoup encre afin d’alarmer la province en brandissant ce spectre.

Bien qu’il ait bénéficié à court-terme d’avoir établi un lien entre l’élection de Marois et un éventuel référendum, le chef du Parti libéral, Philippe Couillard, a été néanmoins obligé de clarifier sa propre vision de la place du Québec dans le Canada. Il a affirmé qu’il exigerait la reconnaissance d’un statut unique au Québec au sein du Canada tout en énonçant clairement qu’il n’appuyerait jamais un Québec indépendant.

Cependant, alors même qu’il affirme ceci publiquement, il est aussi en train de mettre la table, comme il l’a fait dans cet article de la Gazette du 19 mars 2014 (March 19, 2014 in the Montreal Gazette), pour s’y opposer en sapant le processus et la légitimité d’un éventuel ou potentiel référendum tel qu’il serait mis en branle par n’importe lequel gouvernement du Parti québécois.

Philippe Couillard fait une excellente démonstration de pourquoi un Canadien français vivant aux États-Unis serait non seulement en faveur d’un gouvernement du PQ, mais aussi pour un futur Québec indépendant. Ce que Couillard est en train de dire est qu’il ne fait pas confiance à des Québécois francophones d’être maîtres chez eux en tant que pays indépendant ou d’arriver à cette étape par des moyens honnêtes. Et par surcroît, il relègue l’héritage du peuple canadien-français partout en Amérique du Nord dans les ténèbres de l’Histoire : des perdants et des chialeux ingrats.

Cette mentalité a été répétée ad nauseam depuis des décennies – en fait depuis des siècles – depuis qu’une majorité anglophone ait commencé à instaurer son hégémonie culturelle dans les territoires où jadis résonnaient les langues de Thayendanegea, de Tecumseh, de Cartier, de Brûlé, de Riel, et de Pontiac.

Il pourrait être instructif pour quelques supporters contemporains de Couillard de regarder le vécu des communautés canadiennes-françaises aux États-Unis afin d’en tirer une morale. Bien que notre culture demeure encore vibrante, ce n’était pas dans un vacuum que nous avons (pour la plupart) perdu notre langue. Ce n’est pas par accident que la continuité de notre culture est souvent fragmentée et ‘anglicisée’ de telle sorte que mon grand-père, né dans une famille parlant canadien-français à Détroit en 1901, aurait été incapable de comprendre la langue.

Ce n’est pas uniquement l’assimilation qui incite les gens à changer leurs noms et essayer de se dissocier d’une culture honorable vieille de plusieurs siècles. C’est la conscience intuitive que votre propre nom vous limitera dans une culture où la majorité vous perçoit comme un "autre" et un citoyen de seconde classe. Ceci fait partie de l’histoire des Canadiens français au Michigan. Ainsi, bien que je trouve difficile d’accepter quelquefois l’ignorance de mes cousins du Québec au sujet de notre histoire d’ici, c’est en regardant ma propre histoire que cela m’aide à admirer les raisons qui font que les souverainistes soient si dédiés à leur cause et font preuve d’introspection afin d’assurer leur survie.

Il y a maintenant 300 ans que mes ancêtres quittèrent le Québec pour la région des Grands-Lacs. Je suis encore un Canadien français. Mais je ne parle pas le français de Champlain (ou celui de mon grand-père); rare est la chance de vivre une immersion complète dans la culture canadienne-française. Si vous êtes satisfait avec le fait que vos petits-enfants sachent uniquement qu’une tourtière n’est qu’un simple pâté à viande servi le Jour de l’An, alors viser un futur Libéral. Mais soyez bien conscient que  – c’est la route qui mène à la perte d’une culture. C’est un processus graduel, mais ce n’est pas un lent processus. Une génération suffit généralement pour perdre une partie substantielle de la mémoire commune.

Je suis fier d’être Canadien français. Je travaille tous les jours afin d’essayer de sensibiliser les gens à notre culture dans la région des Grands-Lacs. Très peu d’Américains connaissent la politique au Québec et les médias du Canada anglais réussissent très bien à peindre un portrait très laid des leaders du Québec. Je suis certain que beaucoup plus d’Américains, par exemple, ont entendu parler de la Charte que de la Commission Charbonneau.

Voilà donc mon explication. Si j’étais un Québécois, j’appuyerais Pauline Marois comme Première ministre et le Parti québécois dans ses efforts pour définir et structurer la société québécoise dans un monde moderne. Je crois à l’égalité (et je sais que nous les Canadiens français sommes souvent vus comme moins égaux); je crois aux droits linguistiques (et je sais que des générations de Français, de Métis, et de Premières Nations furent privés de ce droit inaliénable); je crois en des gouvernements progressifs et laïques (et je vois ceci clairement cela dans l’approche face à l’environnement.)

Il y a beaucoup de raisons pour croire à un Québec souverain et à défendre ses leaders qui y croient également. Mais à la fin de cette journée, il n’y a qu’une seule raison dont vous avez besoin pour voter: je crois au droit du Québec d’exister selon ses propres conditions. Bon courage, mes cousins – nous sommes avec vous.

 

comp018
J’ai fini de digérer…

Faut mieux en rire…

Laissez-moi vos commentaires au sujet de la campagne électorale interminable qui tire à sa fin demain.

Vos commentaires seront écrits ici à la suite…

Restez le plus poli possible ou du moins le plus sarcastique possible.

Vous pouvez aussi rester anonyme si vous avez peur aux représailles.

Section commentaires sans commentaires de ma part…

Commentaire no 1

Anonyme

Pas drôle de voter pis de savoir d’avance que comme dans les 30 dernières années — on va encore perdre nos élections. J’aimerais appartenir a une majorité qui aime ramasser leur savon par terre. Redevenir des charestiers ou des sans couilles. J’aime mieux arrêter la—je vais avoir une montée de lait à mon tour.

Commentaire no 2

Lise-Andrée Morin

Je ne sais pas qui va composer le prochain gouvernement. Si la CAQ prend le pouvoir, elle aura de la difficulté à gouverner le Québec à cause du manque d’expérience de son équipe. Même si les journalistes disaient que monsieur Legault avait gagné le débat (peut-être sur le ton) mais sur le fond cela faisait pitié, il ne m’a pas épatée.

Pour le référendum je ne comprends pas pourquoi cela fait peur. C’est comme s’il fallait promettre de ne pas assassiner quelqu’un, sur ce point de vue, j’ai trouvé que monsieur Couillard faisait preuve d’opportunisme politique car il sait qu’il faut amender la loi pour pouvoir le tenir, qu’il y aura toujours un comité du non et un comité du oui et que le vote se passera de façon démocratique.

Pour Québec Solidaire, il me fait penser au Parti Québécois avant qu’il ne prenne le pouvoir, il contient tous les idéaux d’une meilleure société, d’une société plus juste mais ce parti n’a jamais été confronté au pouvoir qui doit gouverner pour tous et non seulement pour ses partisans, et cela fait toute une différence.

Tant qu’à Madame Marois, on ne peut dire qu’elle n’a pas d’expérience puisqu’elle est celle qui en a le plus de tous les chefs. Je constate que beaucoup la déteste, l’appelle la Marois et je ne comprends pas cette haine envers elle. On dit que les préjugés naissent de l’ignorance et bien sûr beaucoup ignore la femme qu’elle est vraiment. Je suis déçue que le projet de charte risque de ne pas être adopté. Plusieurs immigrants de mon entourage pense que Madame Marois est contre eux, alors que le but visé c’est d’affirmer la laïcité de l’État et de protéger l’égalité homme femme. Les immigrants sont les bienvenus, nous en sommes tous sauf que pour certains, cela fait plus longtemps que nos ancêtres sont venus au pays.

Pour ma part, mon ancêtre est arrivé au pays il y aura 400 ans en 2016. Pour les autochtones cela fait 10,000 ans. J’ai l’impression que le PQ sachant qu’il allait être battu sur le budget a décidé de déclencher des élections puisque de toute façon il allait être obligé d’en faire. Ils se sont doute dit que le moment était favorable puisqu’ils remontaient dans les sondages.

Cette précipitation a apporté une campagne sans grand renouveau au niveau des programmes.
Quand tu n’as plus rien à dire, tu fais des attaques personnelles. Je n’oublie pas que le règne de Jean Charest a apporté la Commission Charbonneau. On nous promet des baisses d’impôt !!! si on commençait à dépenser notre argent honnêtement sans enveloppe brune. Si on allait chercher l’argent que les banques placent dans les paradis fiscaux. Si on imposait les entreprises au même niveau que les particuliers (les particuliers sont-ils plus riches ?!!) On n’a plus les moyens de nos programmes sociaux si c’est seulement la classe moyenne qui paie. La part d’impôt payé par les entreprises diminuent constamment, on devrait aider davantage la petite entreprise qui se retrouve presque qu’au même niveau que les particuliers. Malgré tout, il y a particulier et particulier, ceux qui gagnent de bons salaires ont les moyens d’acheter des Céli, des Reers, etc. ce n’est pas le cas de tous les salariés qui sont pressés à 100% au niveau des impôts.

Dans le fond, je suis très près de Québec Solidaire, j’aimerais une société plus juste mais ce n’est pas pour demain malgré toutes les promesses de chaque parti politique au Québec. Quand tu votes pour un parti qui est marginal dans ton comté, tu y a vas plus au niveau de la stratégie qu’au niveau du cœur, La déception m’habite car j’ai l’impression que je risque de perdre ce qui me tient à cœur: la souveraineté du Québec, la charte des valeurs, l’intégrité du gouvernement, un pays prospère qui donne de bons emplois de qualité, une fierté pour notre langue et sa survie, une accessibilité au niveau de l’Éducation (source de liberté de pensée), une autonomie plus grande du Québec dans nos programmes partagés avec le Fédéral.

J’ai le cœur triste, je l’impression que mes rêves s’éloignent de moi…

J’arrête ici, car je sens que je m’enflamme et ce n’est pas bon pour ma pression.

Lise-Andrée Morin

 

Commentaire No 3

Diane

Pauline a beaucoup fait en seulement 18 mois.

Elle a bien fait au lac Mégantic. J’en étais fière, mais la sévérité de la charte m’a fait voter pour une autre cette fois-ci. Le référendum ne me fait pas peur, car je sais que ça ne passera pas. Les personnes à la retraite ont peur de perdre la pension fédérale, jamais on rassure les gens sur ce genre de crainte…. puis je ne veux pas que des personnes qui ne me connaissent pas me disent de ne pas porté de bijoux en signe de croix…

Aussi j’ai été soignée par une femme qui avait un foulard sur les cheveux. J’en avais une grande confiance. Elle a passé son diplôme et paye des taxes comme nous. Jamais je dirai à une personne je n’aime pas comment tu t’habilles, mais j’aimerais qu’elle montre sa figure pour s’identifier le temps venu. J’admets l’injustice des accommodements déraisonnables. Exemples: comme des stationnements réservés et empêcher des gens de manger ce qu’ils veulent dans certaines cafétérias. Aussi ceux qui créer de nouvelles religions qui permettent à des hommes âgé de faire des mariages arrangés avec des filles de 13 ans ou de n’importe quel âge…. les crimes d’honneur faits par des hommes et femmes qui n’en ont pas d’honneur, de faux croyants qui jugent les autres sans voir qu’ils ne sont pas des exemple que Dieu souhaitait sur cette terre. Ce n’est pas si difficile à comprendre dans la vie. Ne force pas les autres à être méchants et injustes puis tu n’en auras pas de problème.

Faute de pain, on mange de la galette…

Je n’ai pas voté Libéral dimanche dernier.

Collin

Ce matin, je ne suis pas allé déjeuner au restaurant Au gré des jours et pris leur traditionnel un œuf tourné, saucisses…

J’ai plutôt mangé mon habituel deux toasts beurre de pinottes et fromage en tranches, puis je suis allé me défouler dans le sous-sol sur le marcheur acheté au Canadian Tire il y a de ça quelques années.

Quand je fais ma marche habituelle de 30  minutes d’habitude, j’ai toujours peur de prendre une débarque…

Je passe mon temps à penser à mes idées de blogue tout en marchant à 3,5 milles à l’heure…

Pas tout le temps heureusement.

Ce matin je pensais au courriel de ma belle-fille.

Elle voulait que je lise l’éditorial d’André Pratte.

Trois raisons de voter libéral : économie – référendum -

Charte

 

La campagne électorale tire à sa fin et plusieurs s’en réjouissent, tellement les débats ont été pollués par la démagogie. Parmi le fatras d’accusations et d’insinuations, l’électeur doit dégager les enjeux les plus importants, ceux qui détermineront son vote lundi prochain. À notre avis, ces enjeux sont au nombre de trois: la prospérité, le risque d’un autre référendum, le respect des droits des minorités.

Pour un Québec prospère

Avant tout, les Québécois sont préoccupés par la situation économique fragile de la province. Si tous les partis ont dit faire de l’économie une priorité, ce thème est vite passé au second plan, tassé par la crainte d’un référendum, les dérapages sur la Charte des valeurs et les attaques vicieuses de part et d’autre.

Au cours des 12 derniers mois, le Québec a perdu près de 50 000 emplois à temps plein. En 2013, la croissance a été deux fois plus faible ici que dans l’ensemble du Canada. Plusieurs facteurs sont à l’origine de ce piétinement, mais l’inquiétude suscitée par les politiques irréfléchies du gouvernement de Pauline Marois y a certainement contribué. Malgré le recentrage des derniers mois, les préoccupations demeurent. Quelles orientations adopterait un Parti québécois réélu, celles dictées par Pierre Karl Péladeau ou celles préférées par l’aile gauche du gouvernement?

Le Parti libéral du Québec a fait de la création d’emplois l’élément central de sa plate-forme électorale. M. Couillard s’est entouré d’une équipe compétente, qui n’entretient pas d’arrière-pensées à l’égard de l’entreprise privée et de l’exploitation de nos richesses naturelles. Enfin, le programme libéral est plus réaliste que celui de la Coalition avenir Québec, même si François Legault a mis de l’avant des idées intéressantes, notamment son Projet Saint-Laurent (dont le PLQ s’est inspiré pour sa Stratégie maritime).

Pour un Québec stable

Les Québécois ont rejeté à deux reprises la séparation proposée par le PQ. Chaque fois, le débat a brisé des amitiés et déchiré des familles. La grande majorité des citoyens ne veut pas revivre un tel traumatisme. Or, malgré l’ambiguïté savamment entretenue par madame Marois, il est clair que si le Parti québécois obtient la majorité convoitée, il fera tout en pouvoir pour mousser la popularité de son projet. Les Drainville, Lisée, Duchesne et autres ne se sont pas lancés en politique pour gérer une province. Ils savent que le vieillissement de la population joue contre leurs desseins. Aussi n’hésiteront-ils pas à faire une ultime tentative. Leurs manoeuvres accapareront les énergies du gouvernement et celles de tous ceux qui participeront à ce débat. Le Québec ne peut pas se permettre une telle distraction.

La province n’a pas seulement besoin d’un gouvernement qui ne relancera pas le débat sur l’avenir politique du Québec. Il lui faut un gouvernement qui jouera un rôle constructif au sein de la fédération. Contrairement à la CAQ de François Legault, le Parti libéral de Philippe Couillard comprend que l’appartenance du Québec à l’ensemble canadien est un atout, pas un pis-aller.

Pour un Québec accueillant

Le slogan électoral du Parti québécois parle de faire du Québec un lieu plus accueillant. Comment réconcilier cette prétention avec la Charte des valeurs, véritable épouvantail tourné vers les milliers de Québécois de souche ou immigrants qui pratiquent une religion? L’interdiction des signes religieux pour tous les employés d’organismes publics est une mesure excessive ne s’appuyant sur rien d’autre que les craintes insensées des uns et les préjugés grossiers des autres.

On l’a dit et redit: la plupart des mesures prévues par la Charte font consensus et auraient pu être adoptées rapidement par l’Assemblée nationale. Seule la proscription des signes religieux pose problème, et pour cause: il s’agit d’une violation flagrante de la liberté de religion protégée par les chartes des droits canadienne et québécoise.

Le débat sur la Charte des valeurs a divisé la société québécoise et provoqué angoisse et tristesse au sein des communautés culturelles. Si le Parti québécois est reporté au pouvoir avec une majorité, l’interdiction des signes religieux deviendra réalité, avec des conséquences néfastes, notamment pour l’attraction des immigrants et pour leur adaptation au Québec.

Dans ce dossier, le PLQ s’est porté à la défense des droits des minorités. Cette position n’est peut-être pas la plus populaire, mais c’est la plus juste. Bien plus que le gourdin péquiste, l’approche libérale favorisera l’intégration harmonieuse des nouveaux arrivants.

3 raisons + 1

La Coalition avenir Québec et Québec solidaire ont apporté des contributions utiles au débat public et méritent certainement de compter des représentants à l’Assemblée nationale. Cependant, sur les trois enjeux principaux de cette campagne, nous estimons que le Parti libéral a un programme plus solide, davantage susceptible de rétablir l’harmonie sociale et de générer la croissance.

À ces raisons de voter libéral s’ajoute une considération stratégique: dans la plupart des circonscriptions, c’est le candidat libéral qui est le mieux placé pour battre le représentant péquiste. Or, étant donné les politiques nuisibles mises de l’avant par le gouvernement de Pauline Marois depuis 18 mois, il faut avant tout éviter de reporter le Parti québécois au pouvoir.

 

***

 

Pourquoi La Presse prend-elle position?

À toutes les élections, certains de nos lecteurs sont étonnés de voir l’éditorial de La Presse prendre position en faveur d’un parti. Cette tradition est pourtant bien établie dans les grands quotidiens d’Amérique du Nord. Sa raison d’être est simple: si la colonne éditoriale s’exprime quotidiennement sur les enjeux auxquels la société est confrontée, pourquoi se tairait-elle au moment où les citoyens doivent choisir leur prochain gouvernement? Il ne s’agit pas d’imposer un point de vue à nos lecteurs, mais de leur proposer un raisonnement qui, nous l’espérons, alimentera leur réflexion. Dans le même but, au cours des dernières semaines, nos pages Débats ont offert un vaste éventail d’opinions sur les thèmes-clés de la campagne électorale.

Une muraille de Chine

Cet éditorial exprime le point de vue de la haute direction de La Presse. Il n’engage en rien la rédaction du journal, dirigée avec brio par Éric Trottier et son équipe. Nos journalistes continuent de travailler en toute indépendance. À La Presse, une muraille de Chine sépare l’information et l’éditorial. Ce mur est étanche, en campagne électorale comme à tout autre moment.

André Pratte, éditorialiste en chef

 

Je pense que ma belle-fille voulait me faire monter la pression ou que je prenne une débarque en faisant mon marcheur.

À bien y penser, je ne pense pas qu’elle voulait ça, du moins pour la débarque du marcheur.

Je ne pense pas non plus que les gens qui vont aller voter demain vont penser longtemps avant de faire leur X. Ce sera plus un X de résignation comme le mien après mon traditionnel un œuf tourné, saucisses.

Faute de pain, on mange de la galette…

La mienne sera dure à avaler demain peu importe le résultat.

 

En rupture avec le passé : le célèbre « Désormais » de Paul Sauvé

Si l’histoire politique du Québec vous intéresse, cliquez ici.

L’instigateur de la « Révolution des 100 jours »

Pour bien des chercheurs des sciences humaines, l’élection du Parti libéral en 1960 marque le début de la Révolution tranquille. C’est toutefois oublier le court mais significatif passage de Paul Sauvé au poste de premier ministre du Québec que les journalistes ont décrit comme « La Révolution des 100 jours ».

Paul Sauvé

Un autre petit cousin

Ici c’est la page d’accueil.

Commentaire savoureux…

Je ne sais vraiment pas ce qu’il m’a pris lundi dernier de parler politique…

comp018Faut que j’arrête de parler politique sur mon blogue…

Probablement tous ces commentaires lus sur Internet depuis le déclenchement des élections provinciales.

Déprimant!

Mêler généalogie et politique est toujours un petit jeu dangereux.

Disons que je craignais un peu de mettre en ligne mon billet du 1er avril.

effroi 2

Ah non! Il s’est trompé de case…

Il ne faut pas me prendre au sérieux vous savez… Je n’ai pas voté Libéral.

Je ne voulais pas non plus attaquer l’intégrité de quiconque sur mon blogue, surtout pas celle de la grande famille du Parti libéral, ni faire du Couillard bashing.

Esprit de famille oblige.

Philippe-Couillard
Mon ti-cousin

Je voulais juste partager le sage point de vue d’un homme qui en avait vu d’autres sur son chemin de Damas en politique.

Marc et Jean

comp018Faut que j’arrête de parler politique sur mon blogue…

 

Vos commentaires sur ce blogue sont toujours agréables à lire, et j’en prends toujours bonne note…

Celui-ci me vient d’une lectrice qui, je pense, n’avait pas tout à fait saisi que j’avais voté par anticipation dimanche dernier…

Bon matin Pierre,

J’ai déjà voté libéral mais c’était en 1960 avec Jean Lesage. Maître chez nous tel était le slogan… Je m’ennuie de ce temps-là et du temps d’avant avec ses assemblées de cuisine, ses débats contradictoires, ses grandes gueules comme Réal Caouette et l’autre qui avait perdu son dentier lors de son discours (je ne me souviens pas de son nom)…

Dans ce temps là, on n’avait pas de faiseurs d’images, de faiseurs de discours avec chaque mot choisi pour aller chercher l’électorat. C’était souvent tout croche et croche (mais on n’avait nos bouts d’asphalte). Les curés se mêlaient de politique (le ciel était bleu et l’enfer était rouge). Je suis déménagée dans le centre du Québec. J’ai un CAQ criarde comme députée qui je l’espère s’envolera vers d’autres cieux. La politique a toujours entourée nos vies et l’a colorée, nos ancêtres et nous-mêmes ont été et sont sous son influence. Je ne crois pas (je ne veux pas le croire) que nous ne verrons pas notre pays un jour, de même que nos enfants et petits-enfants.

Bon poisson d’avril mon cher Pierre.

Mon message n’est pas un poisson d’avril et je t’en prie réfléchis bien avant de voter le 7 avril, le Parti libéral a perdu de son lustre depuis 1960…

J’ai dû être ambigu dans mes propos.

gaston carré rouge

œuf tourné, saucisses…

 

La première fois que je me suis intéressé à la politique fut en septembre 1959 lors du décès de Maurice Duplessis.

J’avais 10 ans.

J’avais vu le  corbillard noir sur la télé noir et blanc…

corbillard

comp018Faut que j’arrête de parler politique sur mon blogue…

C’est tout vous dire sur mon âge.

À 65 ans, on devrait être rendu sage et les gens dans notre entourage devraient prêter une oreille attentive quand on a quelque chose à dire, un peu comme Lise Payette qui avait sa petite idée sur mon petit cousin.

Le problème dans notre société de plus en plus virtuelle est qu’on n’écoute plus les gens.

On écrit n’importe quoi, n’importe où maintenant, même en conduisant.

On écrit tout ce qui nous passe par la tête, et ce, sans retenue. On n’a qu’à aller lire les commentaires laissés sur Internet suite aux articles qui traitent de politique depuis le déclenchement des élections…

Déprimant!

Les gens écrivent n’importe quoi comme commentaire… sauf bien sûr sur mon blogue Nos ancêtres.

comp018Faut que j’arrête de parler politique sur mon blogue…

 

Je vote Libéral

Bon je sais que vous allez dire qu’on est le premier avril… et que le monde va essayer de vous monter des bateaux.

Pas mon genre…

Et une mouche ne m’a pas piqué non plus!

poisson-d-avril

J’ai arrêté de parler politique sur ce blogue après avoir été rabroué par un lecteur qui n’aimait pas que j’associe Nos ancêtres et la politique. Il avait probablement raison de le faire.

Un autre n’aimait pas que je parle d’astrologie sur MON blogue…

Disons que cela m’avait fait peur comme la peur du référendum qui frappe à nos portes comme le Bonhomme Sept Heures depuis le déclenchement des élections.

bonhomme sept heures

Source

On ne me fait pas peur…

effroi_by_julie_rc

Je ne vote pas Libéral à cause de la peur du référendum qui n’aura jamais lieu de mon vivant, ni celui de mes enfants et de mes petits-enfants d’ailleurs…

Je vote Libéral, car Jean-Martin Aussant n’est plus chef d’Option nationale.

Je vote Libéral, car Option nationale n’a pas de candidat dans mon comté.

Collin

candidate du Parti libéral dans le comté de Blainville

Non, je vote surtout Libéral pour deux raisons majeures…

Test de stupidité

Ché pas si je devrais…

La première est celle-ci.

Nos voisins, quand nous demeurions au 4728 De La Roche à Montréal, étaient des Couillard. Ils avaient un fils unique qui nous avait donné tous ses souvenirs d’enfance…

Des cartes de baseball.

Jackie Robinson After Hitting a Homer

Ça fait bientôt 58 ans de ça!

J’ai oublié le prénom du fils de monsieur et madame Couillard, mais c’est quand même une bonne raison de voter Libéral.

De mémoire, les Couillard étaient des gens généreux.

Deuxième raison…

Cliquez.

Je suis tombé par hasard sur ce site de généalogie que je ne connaissais pas auparavant, et c’est sur ce site j’y ai trouvé un ancêtre à la 9e génération!

Guillaume Couillard

Philippe et moi sommes donc des petits cousins.

Good!

Philippe est né sous le signe du Cancer comme ma mère.

Philippe-Couillard

- Je me souviens…
– Nous itou Philippe on se souvient…

Il a donc tout comme elle l’esprit de famille et le sens de l’histoire, et probablement une excellente mémoire.

Cool!

Philippe est né par contre le 26 juin et non le 27 comme ma mère.

Rosina et Aline 1

Aline, trois mois…

No problem there…

Ce n’est pas ça qui va m’empêcher de voter Libéral.

Des raisons de voter Libéral, j’en aurais des milliers…

Disons 425 000 bonnes raisons, mais là vous allez dire que j’exagère, et vous auriez probablement raison de me faire changer d’idée, puis me dire que j’aurais dû lire dimanche la lettre ouverte de Marc Bellemare avant d’aller voter par anticipation après avoir été déjeuner au restaurant Au gré des jours à Ste-Anne-des-Plaines…

J’ai pris le traditionnel un œuf tourné, saucisses…

Bon assez de niaiseries, voici la lettre ouverte.

Le retour des libéraux n’est pas souhaitable

Sans les conclusions de la commission Charbonneau, la prudence est de mise.

Aussi longtemps que la commission Charbonneau n’aura pas fait toute la lumière sur la corruption qui ronge le Québec, je crois que nous devons faire preuve d’une grande prudence dans nos choix démocratiques. Il faut éviter de remettre les rênes du pouvoir au Parti libéral du Québec qui fait actuellement l’objet de nombreuses enquêtes criminelles. Dans la foulée des débats qui ont cours, il y a un fond de scène que nous avons peut-être perdu de vue et qui, pourtant, doit être central dans notre choix du 7 avril prochain, soit une commission d’enquête publique dont le mandat est de déterminer l’étendue de la corruption dans notre société.

bernard-trepanier

Un chum c’tun chum…

Comme le gouvernement libéral de Jean Charest a ignoré pendant deux longues années la demande insistante de plus de 80 % des Québécois de mettre en place cette commission, la juge Charbonneau a été incapable de compléter son mandat avant le présent rendez-vous électoral. Elle a investigué le monde municipal et les syndicats avant de s’attaquer au plat principal, celui de la politique provinciale, là où logent les pires craintes.

497679-jean-charest

Celui qu’on regrette…

Entre le manque d’appétit du peuple québécois pour un troisième référendum sur l’avenir constitutionnel du Québec et le risque de redonner le pouvoir aux Libéraux sur lesquels reposent les soup1ons les plus lourds, il n’y a, à mon avis, aucune hésitation à avoir. Le Québec ne peut d’aucune façon replonger dans le manque d’intégrité, sous peine de voir son économie en souffrir et le cynisme atteindre un niveau inégalé.

Le ménage doit se poursuivre, tout comme la restauration éthique de nos institutions. La Commission Bastarache a démontré que les collecteurs de fonds faisaient la pluie et le beau temps dans le gouvernement Charest. Aux post-its libéraux sur les nominations de juges et au patronage libéral dans notre réseau de garderies, il faut ajouter la perquisition policière des locaux du PLQ en juillet dernier que le chef Philippe Couillard a choisi de cacher à la population et même à ses propres députés.

Le principal collecteur de fonds du PLQ, Marc Bibeau, a aussi été perquisitionné. Le mandat fait état d’échange d’enveloppes et d’une activité de financement libérale ayant rapporté plus de 425 000 $ dont on aurait étrangement perdu la trace. Cette dernière n’apparaîtrait pas aux états financiers du Parti libéral et Philippe Couillard lui-même ne peut en expliquer l’absence. Ces seuls faits font frémir et donnent à penser que les Libéraux ne méritent pas l’absolution des électeurs. Pas maintenant du moins.

Le poing levé de Pierre Karl Péladeau en faveur de l’indépendance du Québec est un geste spectaculaire qui a fait basculer la campagne électorale dans une fausse élection référendaire. Les Libéraux en ont profité pour tenter de faire oublier leur bilan désastreux au plan de l’éthique.

C’est essentiellement la même équipe que monsieur Couillard propose aujourd’hui pour diriger le Québec. La première ministre Marois sait fort bien que l’heure n’est pas au choix entre un Québec indépendant ou le Canada. De tous les chefs péquistes qui ont défilé depuis 50 ans, elle est sûrement la plus raisonnable et le plus pragmatique sur la question nationale. C’est pourquoi je suis convaincu qu’un nouveau gouvernement dirigé par Pauline Marois, même majoritaire, ne tiendra pas de référendum dans un prochain mandat. Les Québécois ne doivent donc pas laisser la proie pour l’ombre. Le prochain gouvernement devra principalement se consacrer à remettre l’État et ses institutions sur le chemin d’une intégrité sans faille. Pour l’heure, en attendant le rapport final de la commission Charbonneau, je suis convaincu que seul le Parti québécois est en mesure de mener à bien cette mission primordiale.

Marc Bellemare

Québec

Marc et Jean

Dans le bon vieux temps…

 

gaston_1

Ah shit…!

J’espère juste que je ne me suis pas trompé dimanche en mettant mon X dans la mauvaise case  quand j’ai voté par anticipation.

poisson4

J’ai hâte au 7 avril…