Les héros de la Rivière-Ouelle – Prise 3

Ce billet est venu me hanter ce matin dans la section commentaires…

La bataille de 1690  n’a  duré que  quelques heures, par contre  l’affrontement entre les "rouges"  de la famille  Casgrain  et les "bleus"   de la famille Dionne  et leurs  alliés a duré plus de  cinq générations.  Si  vous voulez situer vos ancêtres dans  cette région , il faut  trouver dans  quel clan ils étaient.

Monsieur Boucher l’a écrit suite à un billet où je mentionnais ceci.

Héros de la Rivière Ouelle

Le 20 août 1690, une flotte de 32 navires transportant 2000 soldats sous le commandement de William Phipps quitte le port de Boston à destination de Québec. Sa mission : détruire la ville la plus importante de l’empire français d’Amérique.

À Rivière-Ouelle, le curé Pierre de Francheville est aussi bon chasseur que bon catholique. Ses paroissiens sont prêts à le suivre en enfer s’il le faut. Le curé Francheville a idée que les bateaux de Phipps vont vouloir faire des provisions d’eau et de nourriture avant d’arriver à Québec. La pointe de Rivière-Ouelle est un bon endroit pour ce faire. Il a vu juste. Plusieurs navires anglais jettent l’ancre au large et six chaloupes occupées par 150 hommes s’approchent du rivage.

Une trentaine de colons de Rivière-Ouelle, armés de leurs fusils de chasse, les attendent bien cachés à l’abri des crans du rivage. Au moment où les Anglais touchent la grève, le curé Francheville donne l’ordre d’ouvrir le feu. Une grêle de balles frappent les soldats de Phipps. Plusieurs sont tués sur le coup. On ne compte plus les blessés. C’est la panique générale. Les Anglais rembarquent en catastrophe dans leurs chaloupes et fuient vers le large malgré les ordres contraire de leurs officiers.

Source : Le Soleil

Voici les noms de 39 héros de la Rivière-Ouelle tels que nommés par l’abbé Casgrain dans son livre :

Une paroisse canadienne : Rivière-Ouelle

39 combattants sous le commandement de l’abbé Francheville :

Jean Miville dit Deschesnes

François et Joseph Deschamps de la Bouteillerie fils du seigneur

Robert Lévesque

Pierre Hudon dit Beaulieu

Galleran Boucher (fils de Marin Boucher) et ses deux fils Pierre et Philippe

Michel Bouchard et ses 3 fils, Etienne, François et Pierre

Pierre Dancosse

Joseph Renault et son fils Joseph

Guillaume Lissot et son fils Claude

René Ouellet et 5 de ses enfants : Abraham, Mathurin, Grégoire, René et Joseph

Jean Pelletier

Jean Lebel et son fils Jean-Baptiste

Pierre Emond

Mathurin Dubé

Jean Mignot dit Labrie

Noël Pelletier

Jean Gauvin et son fils Jean

Pierre de St Pierre

Nicolas Durand et son fils Nicolas

François Autin

Sébastien Boivin

Jean de Lavoye

Je vous laisse fouiller ce dossier pendant que j’attends impatiemment le printemps.

L’ancêtre Bud Light de la semaine: Antoine Desrosiers

Je n’avais vraiment pas le choix…

Antoine Desrosiers n’est pas dans le livret Labatt.

première de couverture

Denise m’a écrit ce commentaire.

Je ne comprends pas pourquoi l’ancêtre Antoine Desrosiers n’est jamais mentionné lorsque l’on parle des premières familles.  Samedi dernier, lors de l’émission "Qui êtes-vous" on retrouvait les ancêtres de Guy A. Lepage et j’y ai vu le nom d’Antoine Desrosiers qui a marié Anne Leneuf du Hérisson fille de Michel Leneuf du Hérisson, ancêtre de Guy A.  C’était la première fois.
Antoine Desrosiers a passé son contrat de mariage devant notaire, en 1647; donc c’était au début de la colonie.  Il s’est établi à Trois-Rivières qui avait été fondée en 1634.  Il est mort juge à Champlain.  Donc il devrait être cité dans la liste des familles anciennes mais aussi dans celle des Pionniers, ne croyez-vous pas ?  Ne jamais retrouver son nom, sauf lors de recherches spécifiques, ne lui rend vraiment pas justice.

Qu’en pensez-vous Pierre?

Denise Desrosiers

Ce que j’en pense…

gaston lagaffe 2

J’ai confectionné une fiche pour son ancêtre avec ce que j’ai pu glaner sur Internet. Je ne garantis pas la validité des informations, mais ça avait l’air sérieux ce que j’ai trouvé.

This Bud's for you

Antoine Desrosiers

Pierre Picher dit Lamusette: Prise 2

Je voulais ne rien écrire durant le temps des Fêtes et vous laisser la sainte paix avec nos ancêtres, mais je viens de recevoir le commentaire suivant suite à un de mes articles sur mon blogue.

Je suis rapide à réagir.

J’avais déjà un billet préparé pour ce matin que je mettrai en ligne ce midi. Vous comprendrez pourquoi j’ai dû déroger à ma promesse.

Je veux rendre à César ce qui appartient à César, et je comprends parfaitement la réaction de monsieur Dupré suite à mon billet sur Pierre Picher dit Lamusette.

Denis G. Dupré m’a écrit ce commentaire.

J’ai rédigé le texte au sujet des familles Piché, lequel fut publié en 1981 dans la revue «Pichez-vous Ça va bien ? Un monsieur Piché de la région de l’Outaouais l’a remis à la  Société de généalogie de l’Outaouais inc., sans mentionner la source… Ce qui fait que plusieurs «généalogistes» le reprennent sans y mentionner la source. Je vous invite à prendre connaissance de la Bibliographie des ouvrages généalogiques au Québec 1980-1990, publiée par la Fédération québécoise des sociétés de généalogie.

De plus, je suis Denis G. Dupré et non Yves comme mentionné précédemment.

Merci

Je vais donc corriger le texte publié en conséquence en raturant ce qui est inexact.

Texte fort intéressant dont voici la source.

Texte fort intéressant dont voici la source.

On n’indique pas l’auteur, mais je crois qu’il est de la plume d’Yves Dupré.

Voici le texte de la plume de Denis G. Dupré.

Les Picher dit lamusette

Texte de
Chronique réalisée en collaboration avec la Société de généalogie de l`Outaouais, inc., parue le 27 janvier 1992

Pierre Picher dit Lamusette: bigame, sans le savoir

Les Piché d’Amérique ne sont pas issus d’un ancêtre unique puisque deux porteurs de ce patronyme se laissèrent conquérir au XVIIe siècle par l’idée de venir tenter leur chance en cette terre remplie de promesses qu’était la Nouvelle-France. Les deux, même s’ils étaient originaires de la même région, le Poitou, n’étaient pas apparentés. Ils se nommaient Pierre Picher dit Lamusette et Jean Pichet dit Pégin. Attardons-nous aujourd’hui sur le premier né à Faye-la-Vineuse le 18 août 1632, fils de Pierre et Anne Piant (Piaut, Pinot); il épouse Marie Lefebvre dans sa région natale. Préférant s’acclimater à sa nouvelle terre d’adoption avant de faire venir son épouse, c’est seul que Pierre s’embarque sur un voilier à destination de Québec.

En 1662 on le retrouve dans la seigneurie de Sillery s’initiant au travail de la terre, même s’il est chapelier de métier. Ayant appris de son frère Louis le décès de son épouse demeurée en France, Pierre se lie d’amitié avec Catherine Durant, jeune fille du Roi nouvellement débarquée dans la colonie, et l’épouse le 25 novembre 1665. Un an plus tard, le jeune défricheur loue une concession pour trois ans à la côte St-Michel, toujours en la seigneurie de Sillery et s’y installe avec sa femme et son premier fils, Jean-Baptiste. En 1668, un deuxième fils voit le jour. Le bail terminé, et convaincu qu’il est plus profitable de défricher et ensemencer sa propre terre, Pierre achète une concession de deux arpents de front sur quarante de profondeur à la seigneurie de Dombourg; c’est là que naissent les six autres enfants du couple.

L’année 1671 réserve à la famille Picher une très mauvaise nouvelle. En effet, Pierre apprend d’un compatriote nouvellement arrivé de France que Marie Lefebvre, sa première épouse qu’il croyait morte, est bel et bien vivante. Il décide de consulter nul autre que Mgr Laval. Ce dernier étant justement sur le point de partir pour la mère patrie, promet de lui donner des nouvelles. À son retour, l’évêque de Québec confirme à Pierre l’incroyable nouvelle et lui conseille de passer en France pour aller chercher sa femme.

Mais, heureusement pour lui, malheureusement pour elle, Marie ne peut souffrir le long périple de la traversée en mer. Déclaré bigame deux ans plus tôt, Pierre revient donc à Québec sans femme, sa première union ayant été rompue par la mort de Marie Lefebvre, la seconde ayant été annulée pour avoir été contractée alors que Marie était encore vivante. Son mariage avec Catherine Durant est alors réhabilité. En novembre 170l, ils achètent une nouvelle terre dans la seigneurie de Boucherville. Pierre décède en 1713. (A suivre le 10 février 1992)

J’ai trouvé l’info en premier ici…

J’avais trouvé l’info en premier ici…

Québec une histoire de famille et de fromage!

fromages d'ici

Tout un commentaire… la suite

Ceci est en lien à ce billet.

Les recherches de monsieur Sabourin pourrait servir à quelqu’un.

On ne sait jamais.

Bonjour à vous,

j’ai enfin obtenu la réponse à mes recherches, moi je me fiais à la collection Drouin que mon oncle m’avait transmis, mais hélas il y avait erreur dans la descendance et le nom de mes 3e et 4e arrière-grands-pères. Grâce à Généalogie du Québec française d’Amérique, j’ai pu retracer les bonnes personnes.

Alors mon 2e arrière-grand-père était Joseph-William Malette, fils de Xavier Malette, né le 25 novembre 1826, marié à Rosalie Quenneville, née le 25 mai 1832. Mariage célébré à Alexandria, Ontario, le 7 aout 1849.

Ce couple a eu 14 enfants Angéline(a), Francois-Xavier, Rosalie, Moïse, Délima, Domithilde et sa jumelle Marie-Sophie, Gilbert, Joseph-William, mon arrière-grand-père, Alexandre, Charles, Marie-Anastasie, Délia-Elmire, de Delia.

Les premiers enfants ont été baptisé à Alexandria, Ontario, d’autres à St-André Avelin, parce que à cette période il n’y avait pas de curé résident à Ripon. À partir des jumelles les autres enfants ont été baptisés à St-Casimir de Ripon.

Selon les archives de la municipalité de Ripon, Xavier et Rosalie habitaient le lot 50 dans le rang 5.

Il y a beaucoup de Xavier et Francois-Xavier ou Xavier-Francois  Malette à cette époque. Le père de Xavier Malette, marié à Rosalie Quenneville, était Augustin Malette, né le 15 juillet 1799, époux de Marie Rapidieux, née le 15 septembre 1808 à Les Cèdres, Québec.

Merci de votre attention pour la famille Malette

Le billet en question

De Bernard Pageau…

Je découvre votre site aujourd’hui, à la faveur d’une vérification de routine de certaines données de mon arbre généalogique. J’ai fait une recherche sur Benjamin Sabourin et Angélique Mallette, pour le bénéfice d’une parente dont la mère était descendante de ce couple. Je suis moi-même arrière-petit-fils de Blanche Sabourin, du côté paternel. Mais elle est d’un lignée différente de celle de Benjamin.  Voici le fruit de mes recherches, en date du 6 mai 2010 : " La biographie de Benjamin Sabourin est incertaine, car la plupart des documents historiques qui en auraient étayé les principales dates sont introuvables, probablement perdus, voire même inexistants, comme le formulaire du recensement de 1852 dans lequel aurait été inscrite sa famille.

Toutefois, plusieurs faits tendent à prouver que Benjamin n’est nul autre que cet Antoine Sabourin, né le 29 janvier 1813, à Vaudreuil, et baptisé le lendemain à l’église de La-Visitation-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie de la Mission du Lac des Deux-Montagnes (Oka), fils de Jean Baptiste Sabourin et de sa seconde épouse, Élisabeth Émond (Emmon, Aimond, Hémond, Haimond). Comme dans plusieurs autres cas, et pour différentes raisons, l’enfant ainsi baptisé a vécu en portant un autre prénom. Souvent, on réalise que le prêtre a inscrit le nom du parrain ou de la marraine en lieu et place de celui que les parents avaient choisi pour l’enfant, ou il a oublié de l’inscrire en plus de celui du parrain ou de la marraine. Ou encore, les parents eux-mêmes décident d’appeler leur enfant d’un autre prénom que celui qu’ils avaient initialement choisi au baptême. Dans le cas de Benjamin, les raisons du changement m’échappent.

Tous les enfants de Jean Baptiste Sabourin et de ses deux épouses, – Angélique Besenert (Bézenert, Besenaire, Besnaire) dite Prêtaboire et Élisabeth Émond – , sont nés à Vaudreuil, et plusieurs d’entres eux furent baptisés à la Mission du Lac des Deux-Montagnes. Jean Baptiste Sabourin devait sans doute demeurer au lieudit la Pointe-à-Cavignal, ce qui faisait que pour lui, il était plus simple et plus rapide de prendre le traversier pour se rendre à la Mission faire baptiser ses enfants que d’aller au village de Vaudreuil. Le premier mariage de Jean Baptiste eut lieu en 1797, et le second en 1811, mais tous les deux furent célébrés à St-Michel de Vaudreuil. Lorsqu’on vérifie attentivement les registres des paroisses de Vaudreuil et de la Mission (Oka), entre les années 1797 et 1844, on constate que dix-huit enfants sont nés de ces deux unions; sept de la première, onze de la deuxième. De ces dix-huit enfants, neuf se sont mariés, huit sont morts en très bas âge ou avant de pouvoir se marier, et un seul a un destin qui me reste inconnu. La collation des deux registres attestent qu’ils n’y eu aucune autre naissance d’enfant issu de l’une ou l’autre des deux unions de Jean-Baptiste Sabourin. Bien que certains actes soient effacés, que certains feuillets soient perdus, dont parfois parmi ceux des index, ce qui subsiste suffit à prouver qu’il n’y eut pas plus de dix-huit enfants nés de ces unions. Du second mariage, le deuxième enfant est baptisé Antoine (1813), le troisième Antoine Sévère (1814), et le sixième à nouveau Antoine (1818). Du premier, il n’existe aucun acte de sépulture entre 1813 et 1818; Antoine Sévère décède le 18 février 1837. Au mariage d’Adélaïde, sixième enfant de Jean-Baptiste et d’Angélique, en 1828, les personnes nommées par le prêtre pour la partie de l’épouse, sont Jean Baptiste Sabourin, père de l’épouse, Jean Baptiste, Benjamin, et Michel Sabourin (?!), frères de l’épouse, Michel Brabant, beau-frère (époux d’Angélique), et Nicolas Tessier, son témoin (et fils de Nicolas Tessier, parrain de sa soeur Angélique). Aux différents mariages des enfants de Jean-Baptiste père, ou aux baptêmes de ses petits-enfants, parmi les personnes nommées comme frères ou sœurs de l’époux ou de l’épouse, ou comme oncles et tantes des baptisés se trouvent: Antoine, Hubert, Sévère (1 seule fois), Paul, Jean Baptiste, André, Benjamin, Michel (1 seule fois), Adélaïde, et Angélique. Seule Élisabeth n’est jamais nommée, ce qui pourrait s’expliquer, entre autres, par son bas âge lors des mariages. Elle-même se marie en 1852, avec Michel Hébert dit Leconte, et seul son frère Antoine est nommé. Ce Michel Sabourin, frère d’Adélaïde, est une nouvelle énigme. Cité qu’une seule fois, on peut supposer que le prêtre se serait mépris, ou qu’un des frères portaient également ce prénom additionnel. Toutes les recherches pour retracer un Michel Sabourin, né de Jean Baptiste, sont demeurées sans résultat, tant dans les registres que les données des recensements de 1852 et au delà.

Voici les 18 enfants de Jean-Baptiste Sabourin:

Avec Angélique Bézenert:

Paul Eusèbe, 17 sept. 1798, Vaudreuil – 28 décembre 1882, Vaudreuil (épouse Marie, puis Hélène Sauvé)

Jean Baptiste, février ou mars 1800 (selon l’index d’Oka), Vaudreuil – après 1871, Pointe-Gatineau (épouse Marguerite Brabant)

Hyacinthe, 24 août 1801, Vaudreuil – 1 avril 1803, Vaudreuil

Jacques Hubert, 12 mai 1803, Vaudreuil – vers 1884, Pointe-Gatineau (épouse Félicité Sauvé)

André, 20 février 1805, Vaudreuil – 8 août 1873, Gracefield (épouse Catherine Euphrosine Riel)

Marie Adélaïde, 25 avril 1807, Vaudreuil – 20 septembre 1838, Vaudreuil (épouse Joseph Berlinguet)

Marie Angélique, 19 mars 1809, Vaudreuil – 3 décembre 1827, Vaudreuil (épouse Michel Brabant)

Avec Élisabeth Émond :

Marie Flavie Euphrosine, 22 – 30 déc. 1811, Vaudreuil

Antoine (Benjamin), 29 janv. 1813, Vaudreuil – vers 1860, Région de Gatineau (épouse Angélique Mallette)

Antoine Sévère, 4 mars 1814, Vaudreuil – 18 février 1837, Vaudreuil

François Xavier, 2 déc. 1815, Vaudreuil – 28 août 1816, Vaudreuil

Pierre, naît et meurt le 5 juil. 1817, Vaudreuil

Antoine, 20 juin 1818, Vaudreuil – 19 mai 1885, Rigaud (épouse Marie Louise Gauthier)

François Dominique, 25 – 28 avril 1820, Vaudreuil

Marie Élisabeth, 17 nov. 1821, Vaudreuil – (épouse Michel Hébert dit Leconte) je perds sa trace après le 25 déc. 1857, date du baptême des jumelles Marie et Marie Éva Hébert, à Rigaud.

Olivier, 7-9 mars 1825, Vaudreuil

Thomas, naît et meurt le 7 mars 1825, Vaudreuil

David, 18 nov. 1826, Vaudreuil, plus aucun document ne le mentionne après cette date. Destin inconnu

Nous savons par les actes de baptême et de mariage de certains de ses enfants que Benjamin Sabourin a épousé Angélique Mallette, née à Rigaud le 2 novembre 1818, et baptisée le lendemain. Elle était fille de Louis Mallette et de Marie Josephe Roquebrune (Rocbrune) dite Laroque. Elle avait reçu comme parrain et marraine, Louis Mallette, son cousin, et Pélagie Rocbrune, veuve. Angélique avait un frère nommé Hyacinthe, né le 13 décembre 1815, à Rigaud, qui avait épousé Julienne Séguin, fille d’André et d’Archange Belmont, le 9 janvier 1837, à Rigaud. Ce Hyacinthe Mallette résidait à Pointe-Gatineau au recensement de 1851, et il y sera inhumé le 29 mai 1880. Il sera le témoin de son neveu François Sabourin, fils de Benjamin et d’Angélique, quand celui-ci épousera Sarah Séguin, le 8 août 1870, à Pointe-Gatineau.

Le mariage de Benjamin Sabourin et d’Angélique Mallette a dû être célébré vers  1840,  pour deux raisons : c’est ce que déclare Angélique Mallette elle-même au recensement de 1861, et le baptême du premier enfant connu de cette union a lieu le 26 mai 1842, à Notre-Dame d’Ottawa. Il s’agit d’Alexandre, dont les parrain et marraine furent Amable Lavictoire et Mme Baptiste Sabourin. L’enfant décédera le 1er novembre suivant. Marie Olympe, second enfant, est née et a été baptisée le 2 juillet 1843, à la Mission St-Paul d’Aylmer.  Selon la plupart des généalogistes amateurs, dont moi-même, elle serait décédée le 21 avril 1866, à Ripon. Toutefois, cette date et ce lieu de décès sont encore sujets à caution, car outre l’âge donné à la défunte, – et qui coïncide, il est vrai – , aucun autre détail n’est donné par le prêtre ayant rédigé l’acte de décès. Nous ignorons si cette Olympe Sabourin était mariée, et nous ignorons de qui elle était fille, et pourquoi elle résidait à Ripon au moment de son décès. Les deux personnes présentes nommées sont les habituels marguilliers. Une analyse des actes du registre de St-Casimir de Ripon pour 1866 n’a pas permis de trouver d’indices pour en savoir davantage sur cette Olympe Sabourin, comme par exemple, le baptême ou la sépulture d’un enfant dont elle aurait été la mère. En 1866, année d’ouverture des registres de la paroisse St-Casimir, quelques Sabourin demeurent à Ripon  et dans sa région depuis quelques décennies (St-André-Avellin, Montebello). Je ne suis pas en mesure d’établir le degré de parenté qui existait entre Benjamin et certains de ces Sabourin. Olympe était-elle fille de l’une des familles de la place, avait-elle été confiée à l’une de ces familles après le décès de son père? En 1840, est baptisée une autre Olympe Sabourin, à Rigaud, fille de François et de Marguerite Hamelin, mais elle décède en 1841. Le 11 septembre 1841, est baptisée à Vaudreuil une autre Olympe Sabourin, fille de Benjamin et de Théotiste Beaulne (Baune, Bone); je perds sa trace après le recensement de 1861, alors qu’elle réside encore avec sa famille. Enfin, vers 1841, naît une autre Olympe Sabourin, fille de Paul et d’Émilie Vallée; en 1861, sa famille réside à Ottawa, où elle épouse le 24 février 1862, François Xavier Sarrazin, fils de François Xavier et d’Angèle Cuvillon (Quevillon); je perds également sa trace après ce mariage.

Plusieurs actes et feuillets des registres de Ste-Madeleine de Rigaud et de St-Michel de Vaudreuil sont partiellement effacés, devenus presque illisibles, quand ils ne sont pas complètement effacés, et parfois même perdus. Ceux des années 1838-1842 n’échappent pas à ces ravages du temps, mais tous les index de cette période sont intacts, et nul acte de mariage entre Benjamin Sabourin et Angélique Mallette ne s’y trouve. Les registres d’Oka de 1840 et 1841 ont plus de la moitié de leurs feuillets de disparus, mais il est peu probable que le couple s’y soit marié. Les registres de Notre-Dame d’Ottawa ne contiennent pas d’acte de mariage entre ces deux personnes, ceux de la Mission d’Aylmer n’ouvrent que le 17 janvier 1841, et ceux de St-François-de-Sales de Pointe-Gatineau qu’en 1847. Le lieu du mariage reste donc un épais mystère.

Outre Alexandre et Olympe, Benjamin Sabourin et Angélique Mallette eurent au moins six autres enfants :

Antoine, né le 20 août 1844 au Lac Ste-Marie, et baptisé le 26 janvier 1845, à la Mission St-Paul d’Aylmer.

François, né vers 1848 et décédé vers 1901. Ses actes de baptême et de mariage sont introuvables.

Olivier, né le 30 juin et décédé le 8 juillet 1849, à Pointe-Gatineau.

Christine, née le 10 décembre et baptisée le 15 du même mois 1850, à Pointe-Gatineau

Les jumeaux Pierre et Angélique, né le 28 août et baptisé le 19 août 1854, à Ottawa. Pierre décède dès le 31 août, à Ottawa, et Angélique le 16 décembre suivant, à Pointe-Gatineau.

Étrangement, alors que les enfants sont baptisés dans la région de Pointe-Gatineau et d’Ottawa, la famille est absente des formulaires du recensement de 1851, pour Templeton, Aylmer, et Hull. Une double vérification de ces formulaires, page par page, est demeurée vaine. Cependant, la famille d’Hubert Sabourin et de Félicité Sauvé est présente à Templeton en 1851; ces personnes furent les parrain et marraine d’Olympe, fille aînée de Benjamin et d’Angélique, lesquels furent à leur tour parrain et marraine d’un enfant d’Hubert et Félicité, Mélina Sabourin, baptisée le 25 avril 1841, à la Mission d’Aylmer. Ils seront également parrain et marraine pour Paul Sabourin, baptisé à Notre-Dame d’Ottawa, le 28 mai 1846, fils d’un cousin de Benjamin, Jean Baptiste Sabourin, fils de Scholastique Sabourin, et époux de Julie Dénommé.

Hubert et Benjamin ne furent pas les seuls frères à s’établir dans l’Outaouais. André prit femme à Ottawa, le 9 février 1834, en la personne de Catherine Euphrosine Riel, native de Vaudreuil comme lui. Le 17 février 1847, leur fils André Mathieu, né cinq mois auparavant au Lac Ste-Marie, est baptisé à Notre-Dame d’Ottawa. On voit par ce fait que les personnes établies à l’Ouest de Pointe-Gatineau, le long de la Gatineau, n’étaient pas desservis par des missions, et qu’il devaient faire baptiser leurs enfants à Ottawa, puis Aylmer, et plus tard Pointe-Gatineau. Les registres de Gracefield n’ouvrent qu’en 1868, ceux de Lac-Ste-Marie qu’en 1881, et ceux de Wakefield qu’en 1891. On peut présumer que les personnes décédées n’avaient que des simulacres d’obsèques.

Au recensement de 1861,  Angélique (Mallette) Sabourin  déclare être veuve et s’être mariée en 1840; elle semble être à l’emploi d’un fermier de Templeton, dénommé Paul Stangard, d’origine irlandaise. Ses enfants ne sont pas recensés avec elle. Christine demeure à Vaudreuil, chez ses oncle et tante Jean Baptiste Sabourin et Marguerite Brabant; François demeure également à Vaudreuil, dans la famille de ses oncle et tante Antoine Sabourin et Louise Gauthier; Antoine est quant à lui recensé à St-Clet, avec le couple Henri Leroux et Adée (Adélaïde) St-Denys, lesquels ont l’habitude d’héberger des orphelins. Quant à Olympe, je n’ai pu la retracer, mais il est probable qu’elle demeurait alors à Ripon, chez des Sabourin qu’il reste à identifier.

Une grande partie des registres de St-François-de-Sales de Pointe-Gatineau sont devenus illisibles, et plusieurs folios sont perdus. Malgré une patiente vérification feuillet par feuillet, il m’a été impossible de trouver l’acte de sépulture de Benjamin Sabourin, que je situe entre 1854 et 1861.

Au recensement de 1851, le couple Jean-Baptiste Sabourin et Marguerite Brabant demeure à Vaudreuil, hébergeant trois personnes : Émilie Labre, dite domestique, âgée de 19 ans, née à Vaudreuil; François Rouleau, âgé de 5 ans, né à Vaudreuil; Marguerite Prosse (Frost, en fait), âgée de 11 ans, née à Montréal. Au recensement de 1861, le même couple héberge à nouveau trois personnes : Marguerite Frost, 18 ans, dite étrangère à la famille; François Xavier Rouleau, 13 ans; Christine Sabourin, 9 ans, dite également étrangère à la famille, et sans nulle doute fille de feu Benjamin Sabourin, placée temporairement chez son oncle. Au recensement de 1871, le même couple réside à Templeton (Pointe-Gatineau), avec une Marguerite Sabourin, âgée de 27 ans. Il s’agit en fait de cette même Marguerite Frost, fille de William et de Julia Daley (dite par erreur Marguerite Donnelley), et qui le 4 septembre 1871 épouse Avila Villeneuve, à Pointe-Gatineau. Au stade actuel de mes recherches, je n’ai pu déterminer qui était ce François Xavier Rouleau et pourquoi Marguerite Frost était hébergée pendant de si longues années par le couple Sabourin-Brabant, mais il ne semble exister aucun lien de parenté entre les enfants et le couple. Il se pourrait que François Xavier Rouleau ait émigré au Michigan, vers 1865, et qu’il soit celui apparaissant au recensement américain de 1900, se déclarant né au Canada français, en novembre 1845. Quant à Marguerite Frost, ses parents étaient de religion anglicane, et s’étaient mariés le 4 décembre 1837, à Christ Church de Montréal. À noter que le couple Sabourin-Brabant, après la naissance d’un premier enfant, mort âgé de deux jours, demeura sans postérité, d’où leur habitude d’héberger des orphelins.

Au recensement de 1871, Angélique Mallette Sabourin est veuve et demeure avec son fils François et sa belle-fille Sarah (Sally) Séguin. Aux recensements de 1881 et 1891, elle est toujours déclarée veuve, et demeure dans la famille de son fils Antoine Sabourin et de sa belle-fille Mathilde Séguin.  Son acte de sépulture, et tous les autres sur le même feuillet, sont en partie effacés, de lecture difficile. Son décès et son inhumation eurent lieu entre les derniers jours de juin et les premiers jours de juillet 1898, à Pointe-Gatineau. "

Note pour Réjean

David Sabourin

Naissance  18 novembre 1826

Décès 1 septembre 1851

David Sabourin

Une lectrice fidèle…

Nouveau commentaire laissé ce matin suite au billet d’hier.

Baptême
Sts-Gervais et Protais (Bellechasse) 1826-04-13
Naissance : 1826-04-13
GARRAND , SOPHIE sexe f.
GARRAND , JEAN Père
THIBAULT , FRANCOISE Mère
Je t’envoie l’acte de baptême

La suite ne s’est pas fait attendre…

Ça te prouve que je te lis à tous les jours. 

Bonne journée            

GarrandSophie

J’espère que Claude me lit tous les jours…

Sophie Garand 13 avril 1826

13 avril 1826

Sophie Garand

Le problème avec les recherches en généalogie, c’est qu’il y a toujours une suite à toute recherche…

Sophie Archambeault

Commentaires ratés…

Lisez-vous les commentaires?

Ceux que j’ai laissés sur le dernier billet…

10 réponses à Courriel raté

  1. Pierre Lagacé dit :
    1871

    http://data2.collectionscanada.ca/1871/jpg/4395456_00104.jpg

    Sophie 45 selon le recensement de 1871

    1871- 45 = 1826

  2. Valaire 54 ans en 1871.
  3. Pour les retrouver dans le recensement de 1852, il faudrait regarder toutes les pages non retranscrites.
    http://automatedgenealogy.com/census52/Pages.jsp?sdid=619
    Un travail de moine.

  4. Même chose pour les registres de St-Anselme.

    Elle doit être là dans les années 1826 ou 1827.
    Un autre travail de moine…

  5. Rien trouvé dans le recensement de 1881.

  6. 1891…

    Bingo

    http://data2.collectionscanada.gc.ca/1891/jpg/30953_148189-00471.jpg

    Son fils Samuel est voisin avec sa femme Célanire Turcotte.
    Valaire est donc veuf. Il vit avec son fils Arsène et deux filles.

  7. 6-49!

    Les baptêmes de plusieurs enfants sont dans BMS 2000.

  8. J’espère que vous lisez aussi mes commentaires…
  9. Oups!

    Dans BMS 2000 Sophie Garant, fille de Jean et de Françoise Thibault, née en 1827. Aucun autre détail.
    Donc épluchez les registres de 1827 à St-Arsène.
    Tenez-moi au courant.