Mon ancien blogue – la famille Bohémier

J’ai perdu beaucoup d’écrits sur les ancêtres qui ont vécu à Ste-Anne-des-Plaines, ma terre d’accueil depuis 1981. Je n’ai aucune racine ici, et je me demande toujours pourquoi mon chemin de Damas passe par ici depuis.

Voici un billet récupéré, écrit sur mon ancien blogue, crée sur Branchez-vous.com en 2008. J’y parlais de la famille Bohémier que j’avais laissée depuis sur le bord de mon chemin de Damas.

famille de Benjamin et Marie-Louise, photo prise en 1897

St-Norbert, Manitoba, en 1897

Branchez-vous a expiré en 2011 je crois, et j’y ai laissé 505 billets avant de migrer sur WordPress.

 

Branchez-vous

Vous comprendrez au fil des semaines, ou des mois, à venir, pourquoi je fais faire revivre certaines histoires.

RIP Branchez-vous

Début du billet original (avec de petites retouches)

La famille Bohémier…

Je n’ai pas encore trouvé d’informations sur la triste histoire de la famille de Gédéon Bohémier et d’Euphébronie Clément.

J’ai trouvé ceci par contre, un site Internet qui parle de cette famille.

http://www.gov.mb.ca/conservation/parks/popular_parks/central/norbert_info.html

 

St. Norbert’s proximity to St. Boniface and its prime agricultural land attracted many French-Canadian families, among them that of Benjamin Bohémier (1848-1926) and his wife, Marie-Louise, from Ste-Anne-des-Plaines, Québec, who first came west to farm in 1883. On river lots 104-105, 1.5 km north of the parish church, Bohémier constructed his handsome gambrel-roofed home which was continuously occupied by descendants for 84 years.

In 1973, the land on which the home stood was purchased to construct an apartment building. This phase in the development of the area was indicative of the gradual encroachment of Winnipeg and the disappearance of the agricultural community of St. Norbert. Bohémier’s distinctive farm home with its decorative brackets and dormer windows was moved to the park, restored, and refurnished largely with items obtained from family members. Opened in 1985, Bohémier House recreates the lifestyle known to the family from 1906 to 1912.

Je suis parti à la recherche de cette famille dans les recensements.

En premier avec le recensement de 1881.

La famille de Benjamin Bohémier et de Marie-Louise Limoges habite à Ste-Anne-des-Plaines avec leurs six enfants.

marielouiselimoges

Marie-Louise Limoges avec probablement son fils Hyacinthe

1881 Canadian Census

Name Marital Status Gender Ethnic Origin Age Birthplace Occupation Religion

Benjamin BOHEMIER M Male French Canadian 32 Q <Quebec> Cultivateur Catholique
Marie Louise BOHEMIER M Female French Canadian 28 Q <Quebec> Catholique
Hyacinthe BOHEMIER Male French Canadian 8 Q <Quebec> Catholique
Marie BOHEMIER Female French Canadian 5 Q <Quebec> Catholique
Marguerite BOHEMIER Female French Canadian 3 Q <Quebec> Catholique
Eastache BOHEMIER Male French Canadian 2 Q <Quebec> Catholique
Germinne BOHEMIER Female French Canadian 1 Q <Quebec> Catholique
Joseph BOHEMIER Male French Canadian — Born: Apr; 0 Q <Quebec> Catholique

On retrouve cette famille dans le recensement de 1901

Source Information:
1901 Census of Canada
Subdistrict: Ritchot, PROVENCHER, MANITOBA
District Number: 10
Subdistrict Number: h-2
Archives Microfilm: T-6435

Bohemier Benjamin M Head M Feb 28 1849 52
Bohemier Marie L. F Wife M Apr 1 1852 49
Bohemier Berthe F Daughter S Sep 27 1875 25
Bohemier Eustache M Son S Feb 13 1879 22
Bohemier Germaine F Daughter S Mar 9 1880 21
Bohemier Joseph M Son S Mar 17 1881 20
Bohemier Marie M. F Daughter S Jul 7 1884 16
Bohemier Alexandre M Son S Oct 9 1887 13
Bohemier Germain M Son S Jan 13 1891 10
Bohemier Therese F Daughter S Jan 13 1891 10

Celui de 1906

1906

Bohémier Benjamen(?) Head M M 59 Links

Bohémier M Louise Wife M M 54 Links

Bohémier Eustache Son M S 26 Links

Bohémier Joseph Son M S 24 Links

Bohémier Alexandre Son M S 18 Links

Bohémier Germain Son M S 15 Links

Bohémier Germane Daughter F S 26 Links

Bohémier M Mrth Daughter F S 21 Links

Bohémier Therèce Daughter F S 15 Links

Bohémier Cyprienne Daughter F S 5 Links

 

Celui de 1911 où on voit aussi les trois petits-enfants de Benjamin: Cyprienne, Jeanne et Blandine, les trois filles de Hyacinthe, maintenant veuf.

1911

Bohemier Benj M Head M Feb 63 1901
Bohemier M Louise F Wife M Apr 59 1901

Bohemier Joseph M Son S Mar 1891 30 1901
Bohemier M Marthe F Daughter S Jul 1884 26 1901
Bohemier Alexandre M Son S Oct 1887 23 1901
Bohemier Germain M Son S Jan 1891 20 1901
Bohemier Thérèse F Daughter S Jan 1891 20 1901
Bohemier Cyprienne F Daughter S Jul 1900 10 1901
Bohemier Jeanne F Daughter Oct 1901 8 1901
Bohemier Blandine F Daughter S Aug 1907 3 1901

 

Celui aussi de 1911 avec la famille de Charles Bohémier, le frère de Benjamin. On voit son fils Jean-Marie et sa petite famille.

1911 Census of Canada

Home / 1911 / Manitoba / Provencher / 51 St. Norbert Parish / page 6 split view

Bohémier Jean M. Head M M 32
Bohémier Florida Wife F M 22
Bohémier Jeanne Daughter F S 3
Bohémier Victorin Son M S 2
Bohémier Evelienne Daughter F S 1

Charles, le frère de Benjamin, est le voisin avec sa deuxième femme, Lucrèce Marier.

Bohemier Charles Head M M 59
Bohemier Luc?on Wife F M 49
Bohemier Joseph Son M S 22
Bohemier C Adolphe Son M S 14
Bohemier Anathole Son M S 11
Bohemier M. Reine Daughter F S 22
Bohemier Charlotte Daughter F S 15
Bohemier Beatrice Daughter F S 10

Fin du billet original

J’en ai fait du chemin depuis 2008…

Compliqué pour arriver à me suivre?

petit nowhere

On arrive tu?

Marie Peem… Marie Payne… Marie-Barbe Maillé… dernière partie

986e billet

Dernière partie de la saga de Marie Peem… J’ai ressuscité ce billet de mon ancien blogue.

Lundi le 13 avril 2009

J’ai reçu les documents de Michel concernant la mystérieuse Marie Peme.

Ils font partie d’un journal Échos généalogiques de la Société de généalogie des Laurentides dont voici le site Internet.

Il offre un CD de tous les journaux depuis 1984.

L’édition de l’automne 2007 d’Échos généalogiques fait toute la lumière sur la mystérieuse Marie Peme.

Ce que j’avais trouvé sur Google datait de 2002 et madame Suzanne Boivin Sommerville a finalement trouvé la solution que l’on peut lire dans l’article de la semaine dernière…

Gilles Groulx m’avait mis au parfum.

Jean-Baptiste Guénet (Étienne & M. Lacasse) décédé le 5 octobre et enterré le 7 octobre 1831 à  Ste-Anne-des-Plaines, marié à Terrebonne le 16 juillet 1781 (PRDH) à Marie-Euphrosine Boichu née le 22 décembre et baptisée le 23 décembre 1761 à l’Assomption (PRDH), décédée le 7 et enterrée le 9 juin 1793 à Ste-Anne (répertoire).

Elle est la fille d’Antoine Boichu né vers 1731 à Pesme, Franche-Compté (voici l’énigme), décédé le 13 avril 1764 à L’Assomption, et de Madeleine Roy/Desjardins.

Elle décède Marie Penne et lorsque Jean-Baptiste se remarie, il est dit veuf M. Penne. Le livre sur les familles de Terrebonne écrit il y a très longtemps nomme son père Antoine Boucher (la connaissance de la paléographie n’était pas aussi avancée en ce temps et il y a toujours la possibilité d’erreur.)

Jean-Baptiste se remarie le 30 septembre 1793 à Ste-Anne-des-Plaines. (répertoire) à Geneviève Locas/Renaud (Joseph & Madeleine Roland) dont un fils Étienne marié le 22-06-1818 Ste-Anne à Françoise Coursolle (Pierre & Justine Grenon).

Du 1er mariage de Jean-Baptiste, j’ai 2 fils : Jean marié le 7 janvier 1805 à Ste-Anne à M.Louise Lalongé/Gascon (Louis & Catherine Boutin) et Pierre marié le 17 février 1806 à Ste-Anne à Pauline Beautron/Major (qui font partie de mes ancêtres).

Je peux donc remonter la généalogie de la famille de Pierre Guénette en toute sécurité avec ses descendants.

La lecture de l’article est passionnante, car on explique même un lien avec le roi Louis VIII de France.

Parlant de choses passionnantes, voici un blogue fort intéressant sur l’histoire.

Je viens de le découvrir et j’ai aussi trouvé ce lien vers l’histoire de Montréal

Demain, je vous parle de mon voyage à Acton Vale, manquez pas ça.

Fin de l’histoire de Marie Peem… Marie Payne…

Marie-Barbe Maillé…

Marie Peem… Marie Payne… Marie-Barbe Maillé… deuxième partie

984e billet

Voici la suite tant attendue de mon billet sur mon ancien blogue.

Lundi le 6 avril 2009

Vous êtes un peu perdu…

Attendez de lire cet article !

Qui est donc cette mystérieuse Marie Peme ?

Suite à mon article de jeudi dernier, j’ai trouvé ça sur Google.

C’était en anglais, mais je vous le traduis.

Bonjour Denise,

J’ai vu votre message laissé sur le forum et j’ai trouvé ce qui suit.

Pierre Guenette a épousé Apolline Beautron le 17 février 1806 à Ste-Anne-des-Plaines. Les parents de Pierre étaient Jean Guénette et Marie Peen-Penin

Les parents d’Apolline étaient Jean Baptiste Beautron et Marguerite Cousineau

Bill

 

Un autre message sur le même sujet, mais d’une autre personne.

 

Denise,

Pour vous aider, voici une partie de l’histoire de ma famille.

La mystérieuse Marie Penne

Marguerite Guénette, était la petite-fille de Jean Guénette et de la mystérieuse Marie Peem, Penne, Peme, Perier, Perrin, Penet, Plein et en fin de compte Penin dit Lafontaine.

J’ai mis plusieurs années, beaucoup de lettres et beaucoup de spéculation pour la retracer, elle et les parents de son mari.

Je me suis même demandé à un moment donné si elle pouvait avoir un lien avec la famille de William Penn !

Elle a hanté mon esprit à partir du moment où je l’ai retrouvé dans les registres de la paroisse de Sainte-Anne-des-Plaines :

Le neuf juin dix-sept quatre-vingt-treize, par nous le prêtre signé ci-dessous, a été enterré dans le cimetière de cette paroisse le corps de Marie Penne, la femme de Jean Guénette, qui est morte hier âgée de trente et un ans. Présents: Louis Guénette, Joseph Huot, Antoine Huot et plusieurs d’autres qui ont déclaré ne pas savoir signer.

Coyteux, Ptre.

Elle serait née en 1761 ou en 1762, les premières années de l’occupation britannique, ce qui m’a amené à me demander si elle était l’enfant d’un soldat anglais. Plusieurs soldats étaient cantonnés dans la région de Terrebonne.

Selon Masson, un Jean Guénet et une Euphrosine-Marie Pelle ou Penne eurent quatre enfants à Terrebonne entre 1782 et 1788. L’ajout du prénom Euphrosine l’a rendait d’autant plus attachante. Euphrosine est le nom d’une des déesses grecques, trois déesses-soeurs qui donnaient le charme et la beauté, les deux autres étant Aglaia et Thalia.

Grâce aux microfilms des registres de mariages des paroisses, j’ai trouvé plus enfants. Elle avait donné naissance à huit enfants, six garçons et deux filles en 13 ans de mariage. Deux filles et probablement deux fils l’ont prédécédée.

Son fils Pierre s’est marié à Appoline Beautron-Major le 17 février 1806 à Sainte-Anne-des-Plaines. Présents au mariage étaient Jean Guénet, Honoré Leguerrier pour le mari; et Jean-Baptiste Beautron, Thomas Pelletier pour la jeune mariée. Appoline avait atteint l’âge de majorité et vivait à Sainte-Anne depuis trois ans. Son père est identifié comme étant un fermier de Saint-Laurent, Montréal et sa mère, Marguerite Cousineau était décédée. Le marié était mineur. L’âge de majorité à cette époque temps était de vingt et un ans.

Et c’est tout ce que je savais pendant des années.

Finalement, en 1994, une lettre de Jean-Paul Gratton, qui avait l’accès au Fonds Drouin m’a informé que les parents de Marie étaient Jacques Peem dit Lafontaine et Jeanne Jourdain, qui s’étaient marié le 9 janvier 1758 à St-Charles de Bellechasse. Michel, le grand-père de Jacques, de Vouillé-les-Marais dans le Poitou en Vendée, en France, avait orthographié le nom Pénin. Peut-être que le registre de la naissance de Marie est à Saint-Charles de Bellechasse. Les parents de Jean Guénet étaient Pierre Guénet et Charlotte Drapo (Drapeau), mariés le 23 avril 1748 à Beaumont. Jean Guénette et Marie Peem se sont probablement mariés vers 1780.

À propos de Sainte-Anne-des-Plaines, c’est une belle église, remplie d’images d’anges, et situe sur le site du vieux cimetière où Marie est enterrée.

Suzanne

Suzanne Boivin Sommerville

Michigan, Etats-Unis

 

J’avais donc trouvé ça, puis j’ai lu le commentaire de Michel Vezeau laissé sur mon blogue…

La mystérieuse Marie Penne (Peem, Peme, Perrier, Perrin, Penet, Plein, Pelle,) est née le 3 janvier 1759 à L’Assomption et elle est morte le 7 Juin 1796 à Sainte-Anne-des-Plaines. Elle était marié a Jean Guénette (Jean-Baptiste Guénet) le 16 Juillet 1781 à Terrebonne. Jean Guénette est né le 24 Juillet 1761 à Saint Charles de Bellechasse. La Société de Généalogie des Laurentides a publié un article sur le sujet en 2007 (volume XXIII No 3) c’est un article qui reproduit une recherche de madame Suzanne Boivin Sommerville, une Franco-américaine du Michigan.

Et Gilles Groulx, le cousin de Michel Vezeau, en a remis…

Je vous complète ce que le cousin Michel vous a donné au sujet de J.B. Guénet et Marie Penne. J’ai pris au-dessus de 20 ans avant de trouver l’identité exacte de M. Penne et c’est grâce à une généalogiste de la Société Généalogique Canadienne-française qui a décortiqué toute la famille Boichu, que j’y suis arrivé.

Jean-Baptiste Guénet (Étienne & M. Lacasse) décédé le 5 octobre et enterré le 7 octobre 1831 à  Ste-Anne-des-Plaines, marié à Terrebonne le 16 juillet 1781 (PRDH) à Marie-Euphrosine Boichu née le 22 décembre et baptisée le 23 décembre 1761 à l’Assomption (PRDH), décédée le 7 et enterrée le 9 juin 1793 à Ste-Anne (répertoire).

Elle est la fille d’Antoine Boichu né vers 1731 à Pesme, Franche-Compté (voici l’énigme), décédé le 13 avril 1764 à L’Assomption, et de Madeleine Roy/Desjardins.

Elle décède Marie Penne et lorsque Jean-Baptiste se remarie, il est dit veuf M. Penne. Le livre sur les familles de Terrebonne écrit il y a très longtemps nomme son père Antoine Boucher (la connaissance de la paléographie n’était pas aussi avancée en ce temps et il y a toujours la possibilité d’erreur.)

Jean-Baptiste se remarie le 30 septembre 1793 à Ste-Anne-des-Plaines. (répertoire) à Geneviève Locas/Renaud (Joseph & Madeleine Roland) dont un fils Étienne marié le 22-06-1818 Ste-Anne à Françoise Coursolle (Pierre & Justine Grenon).

Du 1er mariage de Jean-Baptiste, j’ai 2 fils : Jean marié le 7 janvier 1805 à Ste-Anne à M.Louise Lalongé/Gascon (Louis & Catherine Boutin) et Pierre marié le 17 février 1806 à Ste-Anne à Pauline Beautron/Major (qui font partie de mes ancêtres).

Donc, si je résume, pour Gilles Groux, Marie Peem serait Marie Boichu dont le père Antoine Boichu venait de Pesme, France-Compté, et pour Suzanne Boivin Sommerville Marie Peem serait Marie Penin, fille de Jacques Peem dit Lafontaine…

Et moi qui pensait que la famille Guénette serait du gâteau.

Heureusement, Michel va m’envoyer une copie de l’article en question.

On s’en reparle lundi prochain… je crois avoir trouvé la solution.

Comme disait mon grand-père, quand on cherche, on trouve…

 

 

Marie Peem… Marie Payne… Marie-Barbe Maillé…

981e billet

Si j’ai été déçu du peu d’engouement de mon petit cousin Ray Dubé, un descendant de Lillie Lagacé, qui avait pourtant l’air fort intéressé par mes recherches, je ne peux en dire autant de cette lectrice de longue date.

Elle était disparue comme ça un beau matin en 2009.

Pouf!

Plus rien…

Dire que je me sentais abandonné serait peu dire.

Puis pouf!

Elle est revenue un beau matin de décembre 2012. Elle me lisait toujours assidûment. Ça m’a réchauffé mon cœur de Pierre.

Elle travaille actuellement sur le dossier des ancêtres de son gendre et m’a demandé mon aide.

Je viens de commencer l’arbre de mon gendre. J’aurais besoin de ton aide si tu veux bien. Tu dois connaître la famille Guénette par coeur. Au mariage de Jean Guenet et Marguerite Papineau DIT Montigny, les père et mère de Jean sont Louis et de feue Marie Barbe Peine ? Je n’ai trouvé qu’un seul baptême pour Jean le 2 avril 1897 à Ste-Anne mais il est le fils de Pierre et Barbe Mayé. Est-ce-que Louis et Pierre sont la même personne ? Est-ce-que Marie Barbe Peine est Marie Barbe Maillet Bacanal ?

Si non, pourrais-tu me donner sa date de naissance s.v.p.

Merci de ton aide,

Marie Peem… Marie Payne… Marie-Barbe Maillé…, ça me disait de quoi. Heureusement que j’avais rescapé des articles de mon ancien blogue et que je peux ainsi lui venir en aide.

Revoici en rafale, les trois billets. Ce n’était pas de la tarte ce dossier-là. Je vous en mets un par jour. Le premier est daté du… 

Jeudi le 2 avril 2009

On trouve de tout dans BMS 2000.

Comme ce nom qui est le titre de mon article.

Il est associé aux Guénette ou au Guénet.

Parlant de Guénette, voici le courriel que j’ai justement reçu hier…

Bonjour Yvon (sic),

Étant native de Ste-Anne, avec mes 61 ans d’âge, tout ce qui s’écrit sur Ste-Anne m’intéresse. C’est pourquoi je te lis chaque jour….je te l’ai déjà dit d’ailleurs. Aujoud’hui, en ce 1er avril, j’apporte mon grain de sel puisque je porte le nom de Guénette, mais pas ceux que tu décris.

À Ste-Anne , tous les Guénette ne sont pas parents… du moins je pense et c’est ce que ma mère qui a 97 ans (lucide) nous a toujours dit. Mon père se nomme Lionel Guénette marié à Geneviève Chartrand, mon grand-père Emmanuel Guénette marié à Célina Gaudreau et mon arrière grand-père Pierre Guénette qui a épousé Marie Simard.

Tu as déjà fait paraître une photo où je voyais mon oncle Laurent et Léopold en joueur de baseball…

Qu’en penses-tu?

Au plaisir de te lire !

Cécile Guénette

Ça faisait longtemps que je voulais parler des Guénette de Sainte-Anne et une des raisons c’est justement que je voulais vous parler de Cécile, ma suppléante préférée quand je devais m’absenter à l’école, mais que je connaissais sous le nom de Cécile Hogue.

Je peux donc maintenant vous parler d’elle, car elle m’a écrit un autre courriel…

Rebonjour,

Voilà, je suis ta  suppléante préférée. Je vais visiter ton site de photos de temps à autre sauf qu’il y a un   problème: il m’est impossible d’avoir Internet haute vitesse et le câble ne passe pas dans le poteau. Rassure-toi, je ne demeure pas à St-Loin-Loin mais bien au Trait-Carré. Alors, comme tu vois ,c’est très long… pour télécharger des photos… et je perds patience. Ma force n’est pas l’informatique… peut-être qu’étant inscrite et avec un mot de passe… j’y verrai plus d’infos.

Tu peux faire paraître mon texte et mon nom si tu veux. Je n’y vois pas de problème. Merci de faire revivre nos ancêtres.

Cécile Guénette

P.-S. Attention…Il fut un temps où nous étions trois Cécile Guénette à Ste-Anne.

Je crois que maintenant nous sommes deux. L’autre est la fille de Lucien Guénette… assez mêlant…

Revenons à nos moutons.

Je suis allé voir les registres paroissiaux sur le site des Mormons pour démêler tout ça.

On retrouve sur leur site un Jean Guénet qui s’est marié en 1805 avec une Marie-Louise Lalongé. Les parents de Jean sont Louis Guénet et Marie Peem. En tout cas, c’est ce qu’on voit dans les registres et c’est ce que BMS a copié.

Un autre Jean Guénet s’est marié en 1819 avec Marguerite Montigny. Les parents de Jean sont Louis Guénet et Marie-Barbe Peem.

Je sais qu’une Marie Payne ou Peine existe dans le portrait et aussi une Marie-Barbe Maillé.

Est-ce que ce sont les mêmes personnes ?

Méchant casse-tête !

Et moi qui pensait que la famille Guénette serait du gâteau…

Je retourne faire un tour dans les registres… et pourquoi pas sur Google, on ne sait jamais.

À lundi pour la suite et à samedi pour ma chronique sur mes ancêtres. En attendant, j’ai trouvé ça sur Internet…

Hi Denise

Saw your posting and found the following.................

Pierre Guenette married Apolline Beautron Feb 17, 1806 at Ste Anne Plaines  Pierre parents were Jean Guenette and Marie Peen-Penin
Apolline parents were Jean Baptiste Beautron and Marguerite Cousineau
B.D.

Best
Bill

Denise,
In order to help you tracing back, a section from my Family History.

Mystery Woman Marie Penne

Marguerite Guénette, was the granddaughter of Jean Guénette and my
mysterious Marie Peem, Penne, Peme, Perier, Perrin, Penet, Plein, and
ultimately Penin dit Lafontaine. Finding her and her husband's parents
cost me years, many letters, and a good deal of speculation along the way. I even wondered for a while whether she could possibly have been related to  the family of William Penn!

She haunted me from the time I located her death record in the micro-film  of the Sainte-Anne-des-Plaines registers:

The ninth of June seventeen ninety-three, by us the priest signed below,  was buried in the cemetery of this parish the body of Marie Penne, wife of  Jean Guénette, who died yesterday aged thirty-one. Present: Louis  Guénette, Joseph Huot, Antoine Huot and several others who declared they did not know how to sign. Coyteux, Ptre.

She had been born in 1761 or 1762, the first years of British occupation, causing me to wonder whether she was a child of one of the English  soldiers. So many were quartered in the Terrebonne area.

According to Masson, a Jean GUENET and a Euphrosine-Marie PELLE or PENNE  had four children at Terrebonne between 1782 and 1788. The addition of  the name Euphrosine made her all the more endearing. Euphrosine is the
name of one of the Greek graces, three sister-goddesses who dispense charm
and beauty, the other two being Aglaia and Thalia, names given to other
ancestors. (See my earlier conjecture as to why so many late-eighteenth
and nineteenth century names are derived from Greece and Rome as well as  the Hebrew Bible! The name Euphrosine in 1760 appears too early for the  influence of fugitive priests from Revolutionary France, though.)

From the microfilm and records of parish marriages, I located more
children. She had given birth to eight, six boys and two girls in about
thirteen years of marriage. Both daughters and possibly two sons
predeceased her. Son Pierre married Appoline Beautron-Major on 17 February  1806 at Sainte-Anne-des-Plaines. Present at the wedding were Jean Guénet,  Honore Leguerrier for the husband; and Jean-Bte Beautron, Thomas Pelletier  for the bride. Appoline had reached the age of majority and had been  living at Sainte-Anne for three years. Her father was identified as a  farmer from Saint-Laurent, Montréal, and her mother, Marguerite Cousineau  was deceased. The groom was a minor. The age of majority at the time was  twenty-one.

And that is all I knew for years. Finally, in 1994, a letter from
Jean-Paul Gratton, who had access to the Drouin books, informed me that
Marie's parents were Jacques Peem dit Lafontaine and Jeanne Jourdain, who  had married on 9 January 1758 at Saint-Charles de Bellechasse. Jacques’grandfather Michel from Vouillé-les-Marais in Poitou (Vendée), France, had  spelled the name Pénin. Perhaps Marie's birth record is at Saint-Charles de  Bellechasse. Jean Guénet's parents were Pierre Guénet and Charlotte Drapo  (Drapeau), married 23 April 1748 at Beaumont. Jean and Marie were probably  married around 1780 at Masitos.

My delight at acquiring the information was tempered by the fact that I no  longer had this major mystery to engage my imagination. I was pleased to  learn, though, that from Marie's ancestors I could add a Swiss, Pierre  Miville, to my pantheon of ancestors. These newly-found lines also linked  me to Louis Hébert, called the first colonist in New France, through his  sister Charlotte. And Jean's ancestors included the same Zacharie Lis and  Elisabeth Maranda mentioned above. In fact, Jean Guénet and Marie Penn  were second cousins once removed by common law rules or fourth cousins by  civil law rules.

By the way, Sainte-Anne-des-Plaines is a beautiful church, filled with
images of angels, and situated on the site of the old cemetery where Marie  is buried.
Suzanne
Suzanne Boivin Sommerville
Michigan, USA

L’histoire de la paroisse de Sainte-Anne des Plaines

Voici le lien Internet vers l’histoire de la paroisse de Sainte-Anne des Plaines, érigée sous Mgr Hubert, évêque de Québec, en l’année 1787.

Le livre publié en 1900 est l’oeuvre du curé Georges Dugas.

On peut le lire sur le site.

Voici le lien :

http://bibnum2.banq.qc.ca/bna/numtexte/178123.pdf

On y retrouve un chapitre sur les arbres généalogiques de quelques familles de Ste-Anne-des-Plaines. Vous le trouverez dans le menu déroulant. Vous avez accès à toutes les pages numérisées du livre.

Un bijou.

Merci à Lise pour la découverte.

L’Île d’Orléans

Je suis allé faire un détour à Ste-Famille, à l’île d’Orléans, en allant à Québec cet été.

J’ai vu l’église où mon arrière-grand-père Édouard Métayer a été baptisé.

eglise Ste-Famille

Mais le plus fantastique est le vieux presbytère qui sert maintenant de centre de généalogie à l’Île d’Orléans.

presbytere

Les gens de la place ont aménagé un lieu extraordinaire.

C’est à couper le souffle avec la vue sur la rive nord du St-Laurent.

C’est un paradis pour un généalogiste en herbe… J’étais comme un petit enfant dans une boutique de jouets.

vuerivenord

Mon épouse et moi y sommes retournés plus tard, car nous n’étions pas préparés à voir cela. Je n’avais pas ma caméra numérique en plus.

Par contre, j’ai pu retrouver les ancêtres d’Édouard Métayer dans un livre sur les mariages du comté de Montmorency, allant des années 1666 à nos jours, je crois.

Il y avait une douzaine de mariages concernant les Métayer. J’ai tout pris en notes sur des petites feuilles mises à notre disposition. J’ai vérifié plusieurs fois, car Ste-Anne-des-Plaines n’est pas à côté de l’Île d’Orléans…

De retour à la maison, je suis allé sur d’autres sites de généalogie et j’ai mis des messages sur des forums de discussion. Le tout s’est confirmé.

Maintenant, la parole est à vous.

La prochaine fois, on parle du recensement de 1852 de Ste-Anne-des-Plaines et d’une bien triste histoire…

À la recherche d’Édouard Métayer

Je décide donc de partir à la recherche d’Édouard.

Avant, au mois d’août dernier, après la visite de mon frère,  j’étais allé fait un petit tour sur Google…

Généalogie Québec, quelque chose comme ça…

Je tombe pas hasard sur un site de généalogie.

Je ne crois pas au hasard… Le hasard n’existe pas!

J’aime ce que je vois. Un site convivial, facile à utiliser. Je m’inscris.

J’entre ma fiche et celles de mes proches. Les Sauvé, les Lagacé, les Bachant, les Paiement, etc.

Il faut toujours commencer sa généalogie par ce qu’on sait. On est sûr au moins du nom de ses parents et de ses grands-parents.

Puis j’arrive aux Métayer. Plus rien avant Juliette. Sauf une photo sur la rue Mentana.

Je suis un peu boulimique…

Un autre petit tour sur Google…

Pompiers morts en devoir

Je tombe sur ce site

http://www.cfff.ca/fallen/lodd_f.php

C’est la Fondation canadienne des pompiers morts en service.

Je me frotte les mains.

Je vais retrouver Édouard Métayer mort en service en 1928…

Mais, non. Pas d’Édouard sur le site.

Pas découragé, je suis du type Pitbull quand je cherche quelque chose…

Un petit courriel à la Fondation…

Retour de courriel :

Gatineau, le 22 juillet 2007

Bonjour M. Lagacé,

J’accuse réception de votre courriel concernant votre arrière-grand-père, M. Édouard Métayer. Votre courriel indique que c’est à Montréal en 1928 que son décès a eu lieu, mais vous n’indiquez pas pour quel service d’incendie qui oeuvrait. Nous avons dans notre base de données, tous les pompiers du Service de sécurité incendie de Montréal qui ont perdu la vie en devoir. M. Métayer ne figure pas parmi eux.

Dans un cas semblable, nous demandons aux membres de la famille de remplir le formulaire disponible sur notre site Web au lien suivant : http://www.cfff.ca/fallen/submit-name_f.php  pour vérifier si les circonstances du décès rencontrent les critères pour inclusion sur la liste des pompiers morts en service.

Merci beaucoup pour votre intérêt et nous attendons l’application de votre arrière-grand-père.

Gary Barnes

Vice-président

Fondation canadienne des pompiers morts en service

Un autre petit tour sur Google…

Association des pompiers de Montréal

http://www.adpm.qc.ca/

Un autre courriel.

Je n’ai plus la réponse que j’ai reçu, mais monsieur Courtemanche, responsable du Centre de documentation en histoire du SSIM m’a ouvert grandes les portes me menant à Édouard.

Monsieur Courtemanche, un passionné d’histoire, je pourrais partir un autre blogue juste sur lui, a été d’une extrême gentillesse et est allé aux archives de la Ville de Montréal.

Il a monté un dossier sur la carrière d’Édouard. C’est là que j’ai eu une photocopie de la photo qui passe son temps à me sourire…

Il m’a aussi donné une fiche qui reprenait les grandes lignes de la carrière d’Édouard, mais surtout… la date et l’endroit de son baptême : le 5 novembre 1870 à la paroisse Sainte-Famille de l’Île d’Orléans. Je pourrais partir un autre blogue juste sur l’Île d’Orléans.

La suite, demain soir

Un grand homme

J’ai cette photo sur le mur de mon bureau de travail.

Edouard

C’est la photo d’Édouard Métayer, capitaine de pompier.

Édouard était le père de ma grand-mère paternelle.

Édouard est mort le 2 avril 1928, la veille de son 34e anniversaire comme pompier au Service incendie de Montréal.

Mon seul souvenir d’Édouard était cette photo dans ce vieux logement que mes grands-parents habitaient et qui était situé au 4430 rue Mentana à Montréal dans les années 50.

Ma grand-mère m’avait dit qu’Édouard était mort en essayant de retenir les guides des chevaux qu’il conduisait. Les chevaux avaient pris le mors aux dents en allant sur les lieux d’un incendie.

Édouard est mort un mois plus tard des suites de l’accident. Il a laissé dans le deuil sa femme et une dizaine d’enfants.

C’est tout ce que je savais. À l’époque, je devais avoir sept ou huit ans.

Cinquante ans plus tard, Édouard me sourit maintenant tous les jours.

Comment se fait-il qu’on ressente ce besoin de retrouver ses ancêtres quand on approche d’un certain « bel âge » ?

Dans mon cas, j’avais besoin de me rapprocher d’Édouard, le père de Juliette Métayer, ma grand-mère, la mère de mon père Léo Lagacé.

J’aimais beaucoup ma grand-mère Juliette. Elle est morte le 24 mai 1962. La famille de ma grand-mère était pauvre et comptait une dizaine d’enfants. Je me rappelais les noms de tous mes oncles et de toutes mes tantes, les frères et les soeurs de mon père. Ce fut donc facile de les inscrire sur le site où je consigne mes découvertes.

Dans mon for intérieur, j’espérais les retrouver.

J’ai retracé une de mes tantes. C’était Denise. J’ai retrouvé sa carte mortuaire dans le site Planète Généalogie. Elle est morte d’un cancer en 2002.

Les yeux me roulaient dans l’eau.

Certains souvenirs me revenaient à l’esprit… J’avais vu Denise la dernière fois en 1978 à Ville St-Michel. J’enseignais alors à l’école St-René-Goupil. J’enseignais à mon cousin Sylvain. Je ne le savais pas, jusqu’à ce que je vois ma tante lors d’une rencontre de parents-enseignants.

Mais pour les ancêtres de Juliette, c’était l’inconnu, sauf… cette photo d’Édouard dans le logement de la rue Mentana… Il portait un képi de pompier avec un écusson de capitaine.

La suite de l’histoire… Demain soir.

Ensuite, ce sera votre tour de me parler d’un de vos ancêtres… ou d’essayer ensemble de les retrouver. Ce blogue deviendra un lieu de partage et d’échanges, et dans certains cas, un lieu de réconciliation avec son passé.

Les ancêtres

L’objectif premier de cette chronique sera de vous parler de généalogie en vous faisant connaître les ancêtres qui ont vécu à Ste-Anne-des-Plaines en 1852. On fera ainsi d’une pierre deux coups. Offrir aux gens de Ste-Anne-des-Plaines l’occasion de retrouver leurs ancêtres et aussi en connaître un peu plus sur l’histoire de ces gens.

Cette chronique se veut un lieu d’échange afin de partager mes informations et aussi les vôtres.

Ma passion pour la généalogie date du mois d’août 2007 quand mon frère est venu me rendre visite.

Je sais que le texte peut sembler long, et il l’est effectivement, mais on ne peut aborder le sujet d’une passion en quelques lignes seulement.

Mon intérêt a vu le jour à la naissance de ma fille en 1979. J’avais alors rempli les cases de son arbre généalogique qui se trouvait au début de son album de bébé. Par la suite, cet intérêt s’est estompé.

J’avais rempli ceux de mes fils en 1982 et en 1984 en ajoutant quelques informations.

J’ai repris goût à la généalogie vers l’an 2000, l’année du bogue.

J’étais tombé par hasard sur le site de Planète Québec, maintenant Planète Généalogie, avec les banques généalogiques de Jean Sauvé. J’avais pu, alors, retrouver les ancêtres de ma mère, sauf que Jean l’avait fait naître le 21 juin au lieu du 27 juin. Je lui en avais fait part, mais il n’a jamais corrigé l’erreur.

Comme quoi, nul n’est prophète dans sa propre famille.

On se retrouve donc en août dernier.

Mon frère et moi, nous nous rencontrons une ou deux fois par année, mais on communique souvent ensemble. C’est peu, me direz-vous, mais c’est mieux que ceux et celles qui ne se voient qu’une fois tous les dix ans ou les cinquante ans dans un salon funéraire.

Et c’est bien là que réside l’intérêt des gens pour la généalogie.

Autrefois, les contacts familiaux étaient immédiats. Les voisins étaient un frère, le père, un oncle, un cousin, etc. Le rang de campagne ou la rue était un véritable arbre généalogique vivant. Le grand-père vivait aussi dans le ménage et finissait ses vieux jours en aidant son fils et ses petits-fils avec les travaux de ferme. Les liens de famille avaient alors une grande importance et le sentiment d’appartenance était fort.

Mais plus maintenant.

Les liens se font de plus en plus rares quand ils ne sont pas inexistants. Les gens vivent souvent à des centaines de kilomètres les uns des autres. On se voit dans le temps des Fêtes, et encore.

Nous sommes donc pour une 3e fois, au mois d’août dernier.

Mon frère m’apporte un sac avec plein de vieilles photos. Il y en avait une cinquantaine. Ma tante Évelyne, l’épouse de Florent, le frère de ma mère, les lui avait prêtées.

Florent est encore vivant. Il a maintenant 84 ans. Je l’avais vu la dernière fois en 1989 lors du décès de ma mère et je l’avais revu en 2006, quinze ans plus tard.

Mon cousin Alain m’avait invité pour fêter leur 50e anniversaire de mariage. Je ne pouvais pas refuser l’invitation, surtout que Florent et Évelyne sont des gens formidables, et que je fêtais moi aussi un anniversaire de mariage, le 30e.

Retournons donc pour une 4e fois au mois d’août dernier.

Je voyais sur les photos des gens que je ne connaissais pas, mais dont certains avaient été identifiés au verso de la photo.

Je tombe sur la photo d’Honoré Sauvé avec son épouse Julie Leroux.

20081205honoresauve

Les noms me disaient quelque chose. Je les avais vus dans la banque de Jean Sauvé. Au verso, je vois la mention « grand-père du père ». J’ai tout de suite reconnu l’écriture de ma mère. C’était donc son arrière-grand-père paternel, Honoré Sauvé, et mon arrière-arrière-grand-père maternel, et, par le fait même, l’arrière-arrière-arrière-grand-père de mes enfants – vous êtes chanceux, je n’ai pas encore de petits-enfants.

J’ai aussi trouvé la photo de Léon Sauvé, le fils d’Honoré, avec également sa carte mortuaire – moi qui avait peur des morts – qui recelait une foule de renseignements.

20081206Leon Sauve

Tout heureux de ces découvertes, je vais les partager avec mon fils Matieu. Il est impressionné quelques secondes, mais pas plus.

Même si je sais que la généalogie est bien loin de leur pensée, cette première chronique, contrairement à ce que vous pouvez penser, s’adressera avant tout aux jeunes adultes.

La généalogie ou la recherche de ses ancêtres est-elle vraiment une lointaine préoccupation des jeunes adultes?

Permettez-moi d’en douter. Avec l’éclatement des familles, le besoin de se situer comme individu dans une cellule familiale élargie prend une tout autre importance.

Je vois maintenant de plus en plus de jeunes adultes dans la vingtaine qui essaient de retrouver leurs lointains ancêtres.

Je me permets de citer ici – ne craignez rien nous ne reviendrons pas au mois d’août dernier – un passage d’un texte de Chantal Rialland, psychogénéalogiste.

Chantal Rialland est l’un des chefs de file en psychogénéalogie et l’auteur de l’ouvrage Cette Famille qui vit en nous que l’on trouve au Québec aux Éditions Marabout. Son livre a été diffusé, à ce jour, dans l’ensemble de la francophonie, à 100 000 exemplaires.

On ne fait pas de la généalogie « par hasard ».

Bien sûr, les motivations sont particulières à chacun et chacune.

Toutefois, beaucoup de généalogistes se retrouvent dans l’une ou plusieurs de ces situations :

Le besoin de connaître ses racines pour mieux se comprendre

Le désir de comprendre ses parents et ses grands-parents

Le souhait de « retrouver » une partie de la famille

Le souhait de « retrouver » la branche de l’un de ses parents

L’intuition ou la certitude d’un secret de famille

Le désir de transmettre le meilleur à ses enfants

Le désir de transmettre le meilleur à ses petits-enfants.

On voit bien que ces motivations ne s’adressent pas uniquement aux personnes du troisième âge.

Lorsqu’on est jeune et que les parents, les grands-parents et, pour certains, les arrière-grand-parents sont encore autour, il est facile de les questionner sur leurs ancêtres.

Le tout se fait en quelques minutes. Il s’agit de consigner soigneusement les informations et de les conserver précieusement quand la passion pour la généalogie se manifestera tôt ou tard. Nul besoin de fouiller dans les recensements canadiens de 1921, 1931, 1941, 1951, qui seront rendus publics en 2013, 2023, 2033, 2043, pour retrouver tous ces ancêtres.

Lors de la naissance d’un enfant, ils auront le goût soudain de retrouver leurs ancêtres, surtout quand leur vieille tante dira à tout le monde dans la famille que leur nouveau-né est le portrait tout craché du frère du grand-père maternel. L’album de bébé aura inévitablement un arbre généalogique vide avec ses cases qu’on s’empressera de remplir en glanant les renseignements à gauche et à droite. La plupart du temps, cet album sera rouvert quand leur enfant, devenu grand, sera à son tour un nouveau parent. Les informations écrites alors une vingtaine d’années plus tôt feront en sorte que l’album deviendra une mine de renseignements précieux pour autant qu’on ait pris le temps d’ajouter le plus d’informations pertinentes : nom, prénom, date et lieu de naissance, et dans certains cas, les renseignements sur le ou les mariages et les décès.

Dans toute recherche en généalogie, le document de base est le certificat ou le contrat de mariage.

Celui-ci contient, en effet, le nom des conjoints avec ceux de leurs parents. Le certificat de mariage permet donc remonter dans le temps. Sauf qu’aujourd’hui, on a un petit problème : les mariages sont de moins en moins nombreux et, de ce fait, les certificats de mariage aussi.

Il existe aussi des banques généalogiques toutes faites.

Les renseignements ne sont pas toujours fiables à 100 %, car ils sont basés sur les registres des paroisses ou les registres civils et on y retrouve des erreurs de transcriptions, surtout dans les noms. J’ai déjà Thérèse Ouellet, de son vrai nom, s’appeler tour à tour Tarèse Oullet dans le recensement de 1852, Thérèse Violette dans un acte de mariage d’un fils et Thérèse Omelette (sic) dans un autre…

Les autres outils de recherche ne sont pas toujours fiables et ne fournissent pas tous les renseignements.

Ceux qui ne jurent que par les registres officiels déchantent vite quand il voit un de leurs ancêtres changer de prénom à la naissance, à son mariage, aux mariages de ses enfants et finalement dans l’acte de sépulture. La plupart du temps, ils sont exacts, mais ils se glissent souvent des erreurs. Et quand on fait de la généalogie, les sources sont primordiales.

Quant aux recensements canadiens de 1852, 1881, 1901 et 1911, on n’a qu’à aller les consulter pour voir toutes les erreurs dans les noms, les prénoms et les dates de naissance…

La façon la plus sûre est donc le bouche à oreille.

Quand les gens sont vivants, bien entendu! N’est-ce pas une occasion en or d’aller rendre visite à ses grands-parents?

Quant à moi, mes grands-parents sont décédés en 1955, en 1962, en 1964 et en 1977.

Ma grand-mère Rosina Quesnel est décédée quand j’avais 6 ans. Juliette Métayer est morte en 1962.

Mon grand-père Léo Lagacé Senior parlait peu et Euclide Hormidas Sauvé, mort en 1977, souffrait d’Alzheimer.

Par contre maintenant, ils me parlent par leurs photos, dans les recensements canadiens et les registres officiels et je crois quelquefois que certains me sourient…

Je vous parlerai la prochaine fois d’un de mes ancêtres, un grand homme… que je n’ai jamais rencontré.

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