Faut mieux en rire…

Laissez-moi vos commentaires au sujet de la campagne électorale interminable qui tire à sa fin demain.

Vos commentaires seront écrits ici à la suite…

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Section commentaires sans commentaires de ma part…

Commentaire no 1

Anonyme

Pas drôle de voter pis de savoir d’avance que comme dans les 30 dernières années — on va encore perdre nos élections. J’aimerais appartenir a une majorité qui aime ramasser leur savon par terre. Redevenir des charestiers ou des sans couilles. J’aime mieux arrêter la—je vais avoir une montée de lait à mon tour.

Commentaire no 2

Lise-Andrée Morin

Je ne sais pas qui va composer le prochain gouvernement. Si la CAQ prend le pouvoir, elle aura de la difficulté à gouverner le Québec à cause du manque d’expérience de son équipe. Même si les journalistes disaient que monsieur Legault avait gagné le débat (peut-être sur le ton) mais sur le fond cela faisait pitié, il ne m’a pas épatée.

Pour le référendum je ne comprends pas pourquoi cela fait peur. C’est comme s’il fallait promettre de ne pas assassiner quelqu’un, sur ce point de vue, j’ai trouvé que monsieur Couillard faisait preuve d’opportunisme politique car il sait qu’il faut amender la loi pour pouvoir le tenir, qu’il y aura toujours un comité du non et un comité du oui et que le vote se passera de façon démocratique.

Pour Québec Solidaire, il me fait penser au Parti Québécois avant qu’il ne prenne le pouvoir, il contient tous les idéaux d’une meilleure société, d’une société plus juste mais ce parti n’a jamais été confronté au pouvoir qui doit gouverner pour tous et non seulement pour ses partisans, et cela fait toute une différence.

Tant qu’à Madame Marois, on ne peut dire qu’elle n’a pas d’expérience puisqu’elle est celle qui en a le plus de tous les chefs. Je constate que beaucoup la déteste, l’appelle la Marois et je ne comprends pas cette haine envers elle. On dit que les préjugés naissent de l’ignorance et bien sûr beaucoup ignore la femme qu’elle est vraiment. Je suis déçue que le projet de charte risque de ne pas être adopté. Plusieurs immigrants de mon entourage pense que Madame Marois est contre eux, alors que le but visé c’est d’affirmer la laïcité de l’État et de protéger l’égalité homme femme. Les immigrants sont les bienvenus, nous en sommes tous sauf que pour certains, cela fait plus longtemps que nos ancêtres sont venus au pays.

Pour ma part, mon ancêtre est arrivé au pays il y aura 400 ans en 2016. Pour les autochtones cela fait 10,000 ans. J’ai l’impression que le PQ sachant qu’il allait être battu sur le budget a décidé de déclencher des élections puisque de toute façon il allait être obligé d’en faire. Ils se sont doute dit que le moment était favorable puisqu’ils remontaient dans les sondages.

Cette précipitation a apporté une campagne sans grand renouveau au niveau des programmes.
Quand tu n’as plus rien à dire, tu fais des attaques personnelles. Je n’oublie pas que le règne de Jean Charest a apporté la Commission Charbonneau. On nous promet des baisses d’impôt !!! si on commençait à dépenser notre argent honnêtement sans enveloppe brune. Si on allait chercher l’argent que les banques placent dans les paradis fiscaux. Si on imposait les entreprises au même niveau que les particuliers (les particuliers sont-ils plus riches ?!!) On n’a plus les moyens de nos programmes sociaux si c’est seulement la classe moyenne qui paie. La part d’impôt payé par les entreprises diminuent constamment, on devrait aider davantage la petite entreprise qui se retrouve presque qu’au même niveau que les particuliers. Malgré tout, il y a particulier et particulier, ceux qui gagnent de bons salaires ont les moyens d’acheter des Céli, des Reers, etc. ce n’est pas le cas de tous les salariés qui sont pressés à 100% au niveau des impôts.

Dans le fond, je suis très près de Québec Solidaire, j’aimerais une société plus juste mais ce n’est pas pour demain malgré toutes les promesses de chaque parti politique au Québec. Quand tu votes pour un parti qui est marginal dans ton comté, tu y a vas plus au niveau de la stratégie qu’au niveau du cœur, La déception m’habite car j’ai l’impression que je risque de perdre ce qui me tient à cœur: la souveraineté du Québec, la charte des valeurs, l’intégrité du gouvernement, un pays prospère qui donne de bons emplois de qualité, une fierté pour notre langue et sa survie, une accessibilité au niveau de l’Éducation (source de liberté de pensée), une autonomie plus grande du Québec dans nos programmes partagés avec le Fédéral.

J’ai le cœur triste, je l’impression que mes rêves s’éloignent de moi…

J’arrête ici, car je sens que je m’enflamme et ce n’est pas bon pour ma pression.

Lise-Andrée Morin

 

Commentaire No 3

Diane

Pauline a beaucoup fait en seulement 18 mois.

Elle a bien fait au lac Mégantic. J’en étais fière, mais la sévérité de la charte m’a fait voter pour une autre cette fois-ci. Le référendum ne me fait pas peur, car je sais que ça ne passera pas. Les personnes à la retraite ont peur de perdre la pension fédérale, jamais on rassure les gens sur ce genre de crainte…. puis je ne veux pas que des personnes qui ne me connaissent pas me disent de ne pas porté de bijoux en signe de croix…

Aussi j’ai été soignée par une femme qui avait un foulard sur les cheveux. J’en avais une grande confiance. Elle a passé son diplôme et paye des taxes comme nous. Jamais je dirai à une personne je n’aime pas comment tu t’habilles, mais j’aimerais qu’elle montre sa figure pour s’identifier le temps venu. J’admets l’injustice des accommodements déraisonnables. Exemples: comme des stationnements réservés et empêcher des gens de manger ce qu’ils veulent dans certaines cafétérias. Aussi ceux qui créer de nouvelles religions qui permettent à des hommes âgé de faire des mariages arrangés avec des filles de 13 ans ou de n’importe quel âge…. les crimes d’honneur faits par des hommes et femmes qui n’en ont pas d’honneur, de faux croyants qui jugent les autres sans voir qu’ils ne sont pas des exemple que Dieu souhaitait sur cette terre. Ce n’est pas si difficile à comprendre dans la vie. Ne force pas les autres à être méchants et injustes puis tu n’en auras pas de problème.

Faute de pain, on mange de la galette…

Je n’ai pas voté Libéral dimanche dernier.

Collin

Ce matin, je ne suis pas allé déjeuner au restaurant Au gré des jours et pris leur traditionnel un œuf tourné, saucisses…

J’ai plutôt mangé mon habituel deux toasts beurre de pinottes et fromage en tranches, puis je suis allé me défouler dans le sous-sol sur le marcheur acheté au Canadian Tire il y a de ça quelques années.

Quand je fais ma marche habituelle de 30  minutes d’habitude, j’ai toujours peur de prendre une débarque…

Je passe mon temps à penser à mes idées de blogue tout en marchant à 3,5 milles à l’heure…

Pas tout le temps heureusement.

Ce matin je pensais au courriel de ma belle-fille.

Elle voulait que je lise l’éditorial d’André Pratte.

Trois raisons de voter libéral : économie – référendum -

Charte

 

La campagne électorale tire à sa fin et plusieurs s’en réjouissent, tellement les débats ont été pollués par la démagogie. Parmi le fatras d’accusations et d’insinuations, l’électeur doit dégager les enjeux les plus importants, ceux qui détermineront son vote lundi prochain. À notre avis, ces enjeux sont au nombre de trois: la prospérité, le risque d’un autre référendum, le respect des droits des minorités.

Pour un Québec prospère

Avant tout, les Québécois sont préoccupés par la situation économique fragile de la province. Si tous les partis ont dit faire de l’économie une priorité, ce thème est vite passé au second plan, tassé par la crainte d’un référendum, les dérapages sur la Charte des valeurs et les attaques vicieuses de part et d’autre.

Au cours des 12 derniers mois, le Québec a perdu près de 50 000 emplois à temps plein. En 2013, la croissance a été deux fois plus faible ici que dans l’ensemble du Canada. Plusieurs facteurs sont à l’origine de ce piétinement, mais l’inquiétude suscitée par les politiques irréfléchies du gouvernement de Pauline Marois y a certainement contribué. Malgré le recentrage des derniers mois, les préoccupations demeurent. Quelles orientations adopterait un Parti québécois réélu, celles dictées par Pierre Karl Péladeau ou celles préférées par l’aile gauche du gouvernement?

Le Parti libéral du Québec a fait de la création d’emplois l’élément central de sa plate-forme électorale. M. Couillard s’est entouré d’une équipe compétente, qui n’entretient pas d’arrière-pensées à l’égard de l’entreprise privée et de l’exploitation de nos richesses naturelles. Enfin, le programme libéral est plus réaliste que celui de la Coalition avenir Québec, même si François Legault a mis de l’avant des idées intéressantes, notamment son Projet Saint-Laurent (dont le PLQ s’est inspiré pour sa Stratégie maritime).

Pour un Québec stable

Les Québécois ont rejeté à deux reprises la séparation proposée par le PQ. Chaque fois, le débat a brisé des amitiés et déchiré des familles. La grande majorité des citoyens ne veut pas revivre un tel traumatisme. Or, malgré l’ambiguïté savamment entretenue par madame Marois, il est clair que si le Parti québécois obtient la majorité convoitée, il fera tout en pouvoir pour mousser la popularité de son projet. Les Drainville, Lisée, Duchesne et autres ne se sont pas lancés en politique pour gérer une province. Ils savent que le vieillissement de la population joue contre leurs desseins. Aussi n’hésiteront-ils pas à faire une ultime tentative. Leurs manoeuvres accapareront les énergies du gouvernement et celles de tous ceux qui participeront à ce débat. Le Québec ne peut pas se permettre une telle distraction.

La province n’a pas seulement besoin d’un gouvernement qui ne relancera pas le débat sur l’avenir politique du Québec. Il lui faut un gouvernement qui jouera un rôle constructif au sein de la fédération. Contrairement à la CAQ de François Legault, le Parti libéral de Philippe Couillard comprend que l’appartenance du Québec à l’ensemble canadien est un atout, pas un pis-aller.

Pour un Québec accueillant

Le slogan électoral du Parti québécois parle de faire du Québec un lieu plus accueillant. Comment réconcilier cette prétention avec la Charte des valeurs, véritable épouvantail tourné vers les milliers de Québécois de souche ou immigrants qui pratiquent une religion? L’interdiction des signes religieux pour tous les employés d’organismes publics est une mesure excessive ne s’appuyant sur rien d’autre que les craintes insensées des uns et les préjugés grossiers des autres.

On l’a dit et redit: la plupart des mesures prévues par la Charte font consensus et auraient pu être adoptées rapidement par l’Assemblée nationale. Seule la proscription des signes religieux pose problème, et pour cause: il s’agit d’une violation flagrante de la liberté de religion protégée par les chartes des droits canadienne et québécoise.

Le débat sur la Charte des valeurs a divisé la société québécoise et provoqué angoisse et tristesse au sein des communautés culturelles. Si le Parti québécois est reporté au pouvoir avec une majorité, l’interdiction des signes religieux deviendra réalité, avec des conséquences néfastes, notamment pour l’attraction des immigrants et pour leur adaptation au Québec.

Dans ce dossier, le PLQ s’est porté à la défense des droits des minorités. Cette position n’est peut-être pas la plus populaire, mais c’est la plus juste. Bien plus que le gourdin péquiste, l’approche libérale favorisera l’intégration harmonieuse des nouveaux arrivants.

3 raisons + 1

La Coalition avenir Québec et Québec solidaire ont apporté des contributions utiles au débat public et méritent certainement de compter des représentants à l’Assemblée nationale. Cependant, sur les trois enjeux principaux de cette campagne, nous estimons que le Parti libéral a un programme plus solide, davantage susceptible de rétablir l’harmonie sociale et de générer la croissance.

À ces raisons de voter libéral s’ajoute une considération stratégique: dans la plupart des circonscriptions, c’est le candidat libéral qui est le mieux placé pour battre le représentant péquiste. Or, étant donné les politiques nuisibles mises de l’avant par le gouvernement de Pauline Marois depuis 18 mois, il faut avant tout éviter de reporter le Parti québécois au pouvoir.

 

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Pourquoi La Presse prend-elle position?

À toutes les élections, certains de nos lecteurs sont étonnés de voir l’éditorial de La Presse prendre position en faveur d’un parti. Cette tradition est pourtant bien établie dans les grands quotidiens d’Amérique du Nord. Sa raison d’être est simple: si la colonne éditoriale s’exprime quotidiennement sur les enjeux auxquels la société est confrontée, pourquoi se tairait-elle au moment où les citoyens doivent choisir leur prochain gouvernement? Il ne s’agit pas d’imposer un point de vue à nos lecteurs, mais de leur proposer un raisonnement qui, nous l’espérons, alimentera leur réflexion. Dans le même but, au cours des dernières semaines, nos pages Débats ont offert un vaste éventail d’opinions sur les thèmes-clés de la campagne électorale.

Une muraille de Chine

Cet éditorial exprime le point de vue de la haute direction de La Presse. Il n’engage en rien la rédaction du journal, dirigée avec brio par Éric Trottier et son équipe. Nos journalistes continuent de travailler en toute indépendance. À La Presse, une muraille de Chine sépare l’information et l’éditorial. Ce mur est étanche, en campagne électorale comme à tout autre moment.

André Pratte, éditorialiste en chef

 

Je pense que ma belle-fille voulait me faire monter la pression ou que je prenne une débarque en faisant mon marcheur.

À bien y penser, je ne pense pas qu’elle voulait ça, du moins pour la débarque du marcheur.

Je ne pense pas non plus que les gens qui vont aller voter demain vont penser longtemps avant de faire leur X. Ce sera plus un X de résignation comme le mien après mon traditionnel un œuf tourné, saucisses.

Faute de pain, on mange de la galette…

La mienne sera dure à avaler demain peu importe le résultat.