Je me souviens

Pourquoi vouloir vous écrire sur l’aumônier du Régiment de la Chaudière, un gars de Trois-Rivières sur un blogue qui traite de généalogie?

Bonne question.

On a même nommé une place en son nom!

Origine et signification Ce nom évoque le souvenir de Josaphat Dalcourt (1908-1945), aumônier du Régiment de la Chaudière, avec le grade de major, durant la Deuxième Guerre mondiale. Il fit son cours de théologie à Trois-Rivières et fut ordonné prêtre le 7 juillet 1935. Vicaire à la paroisse du Très-Saint-Sacrement de Trois-Rivières, il s’enrôla dans l’armée canadienne à titre d’aumônier. Il mourut lorsque son véhicule sauta sur une mine dans la forêt de Hoch en Allemagne, le 28 février 1945, à l’âge de 37 ans.

Cet honneur est pleinement mérité d’ailleurs.

Dalcourt_1Collection Mario Allard

Pourquoi vouloir vous écrire sur l’aumônier du Régiment de la Chaudière, un gars de Trois-Rivières sur un blogue qui traite de généalogie?

C’est à cause de cette photo.

funérailles_Réal_Thibeault

Ce sont les funérailles de ce jeune homme mort à la guerre en Hollande qui n’arrête pas de nous envoyer des tulipes pour remercier les Canadiens de les avoir libérés.

avis_décès_thibeault

Réal est mort à 20 ans et n’aura jamais de descendants pour se souvenir de lui.

Pourquoi écrire sur ces gens sans aucune descendance sur un blogue qui traite de généalogie.

C’est aussi à cause de la question de Mario…

Pourquoi vous faites de la généalogie sur des gens que vous ne connaissez pas…?

Et pourquoi je lui ai répondu ceci…

Pour répondre à ta question du pourquoi je fais de la généalogie sur des gens que je ne connais pas…

Le plaisir de chercher et de trouver, puis de partager, comme tu le fais avec ta collection d’objets et de photos.

Tout ça pour éduquer les gens et pour ne jamais oublier ces gens, de simples inconnus qui ont trimé dur toute leur vie.

Rendre hommage au Padre… et à ses proches?
Il a donné sa vie comme tant d’autres inconnus dans des guerres trop souvent, si ce n’est pas toujours, déclenchées par des gens illustres dont on retrouve les noms immortalisés dans les livres d’histoire.

Ses proches ont aussi terriblement souffert.

C’est pour ça que j’écris et que je tiens à faire connaître le Padre.

Pour clore le dossier généalogique du Padre Dalcourt…

Ceci, que j’ai trouvé ici, en dit long sur l’aumônier Joseph Rémi Archibald Dalcourt. On dit qu’il venait de Rimouski…, mais ce n’est pas le but de mon propos.

As with their predecessors, these chaplains faced the consequences of accompanying the men to the front: Fr. F.J. Deloughery was captured by the Japanese at Hong Kong, while padre Thomas Mooney, from Hamilton, Ontario, was killed by shellfire while ministering to wounded a few weeks after D-Day: he was buried in the Canadian cemetery at Eccloo, Belgium. As a tribute, the Protestant chaplains of his formation served as pall­bearers.66 On February 28, 1945, Fr. J.R. Dalcourt of Rimouski was killed when his vehicle hit a land mine while returning to the Régiment Chaudière from funerals at Bedburg. A few hours later, Hickey and Fr. McCarney laid him to rest in the cemetery he had just left that morning.67 Like other priests unhappy with rear area postings, Dalcourt had agitated for a front-line post since D-Day. He had been with the regiment since November 1944, relieving the battle-exhausted Father Huard. After surviving night visits to outposts under fire, and a much talked-about stealthy Christmas Night visit to advanced posts with Communion, his soldiers were saddened by news of his death in the relatively calm rear area.68 For such priests, as for others who were wounded, the military cost of discipleship was devastatingly real.

Pourquoi vouloir vous écrire sur l’aumônier du Régiment de la Chaudière, un gars de Trois-Rivières sur un blogue qui traite de généalogie?

Je me souviens, c’est tout…

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6 réflexions sur “Je me souviens

    • Un plaisir de te retrouver sur ce blogue…
      J’avais trouvé un de tes commentaires il y a quelques années sur Souvenirs de guerre.

      Je me souviens que l’oncle Marcel Lusignan, soldat des forces armées canadiennes, a combattu en Belgique, particulièrement dans les Ardennes.

      Il était éclaireur.

      Il nous racontait qu’il devait zigzaguer entre les trous laissés par les bombes avec sa moto et foncer droit devant, évitant de justesse les balles qui lui sifflaient près des oreilles. L’adrénaline le portait jusqu’à ce qu’il s’enivre au retour, pour oublier l’horreur du combat…

      Je crois qu’il ne s’est jamais remis du choc de la guerre, la cigarette et l’alcool ayant eu raison de ses poumons.

    • Merci pour votre commentaire.

      À l’occasion ce qu’on lit dans les livres n’est pas nécessairement ce qui a été vécu.
      Un vétéran me l’a raconté. Des vétérans racontaient des faits d’armes. Il les laissait parler, puis les démasquait.
      Je vérifie toujours avant d’écrire quelque chose, et je n’écris pas tout ce que les vétérans m’ont confié.

      Un vétéran qui parle trop peut cacher un vétéran qui parle à travers de son chapeau.

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