Pierre Picher dit Lamusette: Prise 2

Je voulais ne rien écrire durant le temps des Fêtes et vous laisser la sainte paix avec nos ancêtres, mais je viens de recevoir le commentaire suivant suite à un de mes articles sur mon blogue.

Je suis rapide à réagir.

J’avais déjà un billet préparé pour ce matin que je mettrai en ligne ce midi. Vous comprendrez pourquoi j’ai dû déroger à ma promesse.

Je veux rendre à César ce qui appartient à César, et je comprends parfaitement la réaction de monsieur Dupré suite à mon billet sur Pierre Picher dit Lamusette.

Denis G. Dupré m’a écrit ce commentaire.

J’ai rédigé le texte au sujet des familles Piché, lequel fut publié en 1981 dans la revue «Pichez-vous Ça va bien ? Un monsieur Piché de la région de l’Outaouais l’a remis à la  Société de généalogie de l’Outaouais inc., sans mentionner la source… Ce qui fait que plusieurs «généalogistes» le reprennent sans y mentionner la source. Je vous invite à prendre connaissance de la Bibliographie des ouvrages généalogiques au Québec 1980-1990, publiée par la Fédération québécoise des sociétés de généalogie.

De plus, je suis Denis G. Dupré et non Yves comme mentionné précédemment.

Merci

Je vais donc corriger le texte publié en conséquence en raturant ce qui est inexact.

Texte fort intéressant dont voici la source.

Texte fort intéressant dont voici la source.

On n’indique pas l’auteur, mais je crois qu’il est de la plume d’Yves Dupré.

Voici le texte de la plume de Denis G. Dupré.

Les Picher dit lamusette

Texte de
Chronique réalisée en collaboration avec la Société de généalogie de l`Outaouais, inc., parue le 27 janvier 1992

Pierre Picher dit Lamusette: bigame, sans le savoir

Les Piché d’Amérique ne sont pas issus d’un ancêtre unique puisque deux porteurs de ce patronyme se laissèrent conquérir au XVIIe siècle par l’idée de venir tenter leur chance en cette terre remplie de promesses qu’était la Nouvelle-France. Les deux, même s’ils étaient originaires de la même région, le Poitou, n’étaient pas apparentés. Ils se nommaient Pierre Picher dit Lamusette et Jean Pichet dit Pégin. Attardons-nous aujourd’hui sur le premier né à Faye-la-Vineuse le 18 août 1632, fils de Pierre et Anne Piant (Piaut, Pinot); il épouse Marie Lefebvre dans sa région natale. Préférant s’acclimater à sa nouvelle terre d’adoption avant de faire venir son épouse, c’est seul que Pierre s’embarque sur un voilier à destination de Québec.

En 1662 on le retrouve dans la seigneurie de Sillery s’initiant au travail de la terre, même s’il est chapelier de métier. Ayant appris de son frère Louis le décès de son épouse demeurée en France, Pierre se lie d’amitié avec Catherine Durant, jeune fille du Roi nouvellement débarquée dans la colonie, et l’épouse le 25 novembre 1665. Un an plus tard, le jeune défricheur loue une concession pour trois ans à la côte St-Michel, toujours en la seigneurie de Sillery et s’y installe avec sa femme et son premier fils, Jean-Baptiste. En 1668, un deuxième fils voit le jour. Le bail terminé, et convaincu qu’il est plus profitable de défricher et ensemencer sa propre terre, Pierre achète une concession de deux arpents de front sur quarante de profondeur à la seigneurie de Dombourg; c’est là que naissent les six autres enfants du couple.

L’année 1671 réserve à la famille Picher une très mauvaise nouvelle. En effet, Pierre apprend d’un compatriote nouvellement arrivé de France que Marie Lefebvre, sa première épouse qu’il croyait morte, est bel et bien vivante. Il décide de consulter nul autre que Mgr Laval. Ce dernier étant justement sur le point de partir pour la mère patrie, promet de lui donner des nouvelles. À son retour, l’évêque de Québec confirme à Pierre l’incroyable nouvelle et lui conseille de passer en France pour aller chercher sa femme.

Mais, heureusement pour lui, malheureusement pour elle, Marie ne peut souffrir le long périple de la traversée en mer. Déclaré bigame deux ans plus tôt, Pierre revient donc à Québec sans femme, sa première union ayant été rompue par la mort de Marie Lefebvre, la seconde ayant été annulée pour avoir été contractée alors que Marie était encore vivante. Son mariage avec Catherine Durant est alors réhabilité. En novembre 170l, ils achètent une nouvelle terre dans la seigneurie de Boucherville. Pierre décède en 1713. (A suivre le 10 février 1992)

J’ai trouvé l’info en premier ici…

J’avais trouvé l’info en premier ici…

Québec une histoire de famille et de fromage!

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