L’église de Ste-Justine-de-Newton…

L’église était remplie de gens venus rendre un dernier hommage à ma cousine Linda hier matin.

Un peu comme il y a 24 ans lors des funérailles de ma mère.

Linda n’avait que 52 ans. Son père Florent nous avait quitté en août 2012. Il allait avoir ses 88 ans le premier septembre.

J’ai revu plein de gens de ma famille depuis le décès de ma mère en 1989, et depuis l’an dernier lors du décès de Florent. Florent était le frère de ma mère Aline qui avait conservé cette photo dans son petit album vert.

Euclide Sauvé, Rosina Quesnel et Florent en 1941

Son frère Florent est avec son père Euclide et sa mère Rosina,
ramassant du lin durant la guerre pour confectionner des vêtements militaires.

Le petit album vert est la seule chose que j’ai pu conserver quand ma mère est morte le 3 octobre 1989.

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J’ai revu ma tante Evelyne, la mère de Linda. Elle a tout perdu depuis 2012: son mari, sa maison, sa mémoire…

J’ai revu ses frères Michel et Alain. Alain c’est mon cousin qui a une cabane à sucre.

J’ai revu ses enfants, Eric et Anick, et Zachary, un petit-fils, mais lui pour la première fois.

J’ai revu ma cousine Huguette que je mélange tout le temps avec sa sœur Jeannine ou Louise, et son frère Ronald que je mélange aussi tout le temps avec son frère Richard. Tous deux accompagnaient leur père Hervé que je reconnaîtrais tout de suite dans une foule dans les gradins du Stade Olympique en plein hiver.

Voici d’ailleurs en exclusivité une photo de la famille d’Hervé prise dans les années 50. Toute la marmaille y est avec ma mère, son frère Florent, celui qui porte les bretelles, sa soeur Lucille avec les boucles d’oreille, et sa soeur Helena, la mère des enfants cordés sur la table de cuisine.

Vous reconnaîtrez facilement Hervé même si on n’est pas au Stade olympique.

famille Meloche

Maintenant, grâce à cette photo, je peux faire de l’ordre dans mes cousins et mes cousines.

J’ai vu pour la première fois depuis 64 ans mes demi-cousines Nicole, Diane et leur frère Marcel qui accompagnaient leur mère Rhéa, la femme d’Armand que l’on voit dans les bras de sa maman en 1914.

famille de Venance Paiement

Je pourrais vous mettre la belle photo de noces d’Armand et Rhéa, mais je pense que vous avez compris le message.

Il y avait Venance et sa femme Lucille (pas la Lucille avec les boucles d’oreille) avec leur fils Éric. Je vois Venance et Lucille tout le temps à la cabane à sucre de mon cousin Alain.

Venance est le fils de Benjamin qui jouait du violon aux noces de mes parents en 1948.

joueurs de violon

Quand j’ai jasé avec Marcel, je pensais que je parlais au petit gars sur la galerie le 20 mars 1948.

1948 20 mars

J’avais l’air tout excité.

Ce n’était pas lui sur la photo, mais Roland son cousin. Tout un joueur de violon y parait!

20 mars 1948

Roland était le fils unique de Donat, l’autre joueur de violon.

J’ai revu et salué ma demi-cousine Réjeanne Besner, la fille de ma demi-tante Ida Paiement, à qui j’avais donné la photo de sa mère quand j’ai appris qu’elle n’en avait aucune. Elle était toute gênée de m’appeler pour me remercier en 2008.

Ida Paiement

Elle m’a tout de suite reconnu et m’a fait un beau sourire…

Ida est la petite fille avec un œil qui louche sur la photo de l’école de rang.

fratries 1915 école de rang

J’ai revu ma cousine Jocelyne après les funérailles qui partait en coup de vent. Il faut dire qu’il faisait un froid de canard au sortir de l’église. J’avais des photos pour elle dont ma sœur avait retrouvées des négatifs…

J’en ai fait des positifs.

Je ne les mettrai pas ici.

Jocelyne, toujours aussi souriante et discrète, est la sœur de Jean-Maurice et Normand.

Frères_Farmer

J’ai revu mes cousins Jean-Claude et Yvon dont le père Germain élevait des poules dans la maison du vieux Jules Lalonde dans le rang de Ste-Julie…

maison du vieux Jules Lalonde

Ah ce bon vieux Jules!

J’ai revu mon demi-cousin Urgel dont le parrain était Germain Quesnel.

maison du vieux Jules Lalonde Germain et Urgel

Urgel a dû avoir peur des poules.

Je m’en serais voulu de ne pas aller lui dire bonjour et lui dire en même temps que j’avais de belles photos pour lui.

Urgel m’a dit qu’il avait aussi des vieilles photos où il ne reconnaissait personne.

Je me suis invité à lui faire une petite visite ce printemps.

J’ai revu ma demi-cousine Thérèse qui fait tous les printemps la soupe aux pois lors de nos repas de famille à la cabane à sucre d’Alain. Je lui avais promis le printemps dernier un exemplaire du livre de ma fille.

Hurtubise

C’est fait.

J’ai beaucoup de racines à Ste-Justine-de-Newton, cette petite municipalité près de la frontière de l’Ontario et du Québec. Si vous ne prêtez pas attention, vous passerez tout droit devant l’église et ne remarquerez pas le cimetière en arrière.

cimetière de Ste-Justine-de-Newton

Je me sens comme chez nous quand je vais à des funérailles à Ste-Justine-de-Newton. Mes arrière-arrière-grands-parents y ont sans doute été enterrés.

Honoré Sauvé et Julie Leroux

Sans doute, car je n’ai pas trouvé de pierre tombale.

Honoré Sauvé et Julie Leroux y ont vécu en 1871.

1871 Honoré Sauvé

En 1881.

 1881 famille Honoré Sauvé

En 1891.

1891 Honoré Sauvé

Honoré est décédé le 11 décembre 1899. J’aurais dû souligner son décès sur ce blogue.

Un oubli impardonnable…

Julie est décédée le 20 janvier 1907. Je vais me mettre une petite note.

Je n’ai vu ma cousine Linda qu’une ou deux fois dans ma vie. La vie est ainsi faite.

Mon père avait coupé les ponts avec la famille de ma mère après le 29 novembre 1963, la même date que l’écrasement du DC-8 à Ste-Thérèse.

Cette nouvelle avait causé un choc émotif terrible chez elle. Pour ma mère, le 29 novembre 1963 fut le début de sa descente aux enfers.

C’était donc un peu à Noël de la même année que mon subconscient a dû commencer à vouloir retracer mes racines et à vouloir renouer avec la famille de ma mère.

Une petite partie de la vie d’Aline est enfouie ici depuis 24 hivers dans le cimetière de Ste-Justine-de-Newton, la terre de ses ancêtres. Elle a trouvé la paix du repos de la vie éternelle.

image Aline 2

C’est au printemps, dans le même cimetière, que les cendres de Linda iront reposer pour l’éternité dans le lot de son grand-père Euclide.

cimetières 018

Pierre Picher dit Lamusette: Prise 2

Je voulais ne rien écrire durant le temps des Fêtes et vous laisser la sainte paix avec nos ancêtres, mais je viens de recevoir le commentaire suivant suite à un de mes articles sur mon blogue.

Je suis rapide à réagir.

J’avais déjà un billet préparé pour ce matin que je mettrai en ligne ce midi. Vous comprendrez pourquoi j’ai dû déroger à ma promesse.

Je veux rendre à César ce qui appartient à César, et je comprends parfaitement la réaction de monsieur Dupré suite à mon billet sur Pierre Picher dit Lamusette.

Denis G. Dupré m’a écrit ce commentaire.

J’ai rédigé le texte au sujet des familles Piché, lequel fut publié en 1981 dans la revue «Pichez-vous Ça va bien ? Un monsieur Piché de la région de l’Outaouais l’a remis à la  Société de généalogie de l’Outaouais inc., sans mentionner la source… Ce qui fait que plusieurs «généalogistes» le reprennent sans y mentionner la source. Je vous invite à prendre connaissance de la Bibliographie des ouvrages généalogiques au Québec 1980-1990, publiée par la Fédération québécoise des sociétés de généalogie.

De plus, je suis Denis G. Dupré et non Yves comme mentionné précédemment.

Merci

Je vais donc corriger le texte publié en conséquence en raturant ce qui est inexact.

Texte fort intéressant dont voici la source.

Texte fort intéressant dont voici la source.

On n’indique pas l’auteur, mais je crois qu’il est de la plume d’Yves Dupré.

Voici le texte de la plume de Denis G. Dupré.

Les Picher dit lamusette

Texte de
Chronique réalisée en collaboration avec la Société de généalogie de l`Outaouais, inc., parue le 27 janvier 1992

Pierre Picher dit Lamusette: bigame, sans le savoir

Les Piché d’Amérique ne sont pas issus d’un ancêtre unique puisque deux porteurs de ce patronyme se laissèrent conquérir au XVIIe siècle par l’idée de venir tenter leur chance en cette terre remplie de promesses qu’était la Nouvelle-France. Les deux, même s’ils étaient originaires de la même région, le Poitou, n’étaient pas apparentés. Ils se nommaient Pierre Picher dit Lamusette et Jean Pichet dit Pégin. Attardons-nous aujourd’hui sur le premier né à Faye-la-Vineuse le 18 août 1632, fils de Pierre et Anne Piant (Piaut, Pinot); il épouse Marie Lefebvre dans sa région natale. Préférant s’acclimater à sa nouvelle terre d’adoption avant de faire venir son épouse, c’est seul que Pierre s’embarque sur un voilier à destination de Québec.

En 1662 on le retrouve dans la seigneurie de Sillery s’initiant au travail de la terre, même s’il est chapelier de métier. Ayant appris de son frère Louis le décès de son épouse demeurée en France, Pierre se lie d’amitié avec Catherine Durant, jeune fille du Roi nouvellement débarquée dans la colonie, et l’épouse le 25 novembre 1665. Un an plus tard, le jeune défricheur loue une concession pour trois ans à la côte St-Michel, toujours en la seigneurie de Sillery et s’y installe avec sa femme et son premier fils, Jean-Baptiste. En 1668, un deuxième fils voit le jour. Le bail terminé, et convaincu qu’il est plus profitable de défricher et ensemencer sa propre terre, Pierre achète une concession de deux arpents de front sur quarante de profondeur à la seigneurie de Dombourg; c’est là que naissent les six autres enfants du couple.

L’année 1671 réserve à la famille Picher une très mauvaise nouvelle. En effet, Pierre apprend d’un compatriote nouvellement arrivé de France que Marie Lefebvre, sa première épouse qu’il croyait morte, est bel et bien vivante. Il décide de consulter nul autre que Mgr Laval. Ce dernier étant justement sur le point de partir pour la mère patrie, promet de lui donner des nouvelles. À son retour, l’évêque de Québec confirme à Pierre l’incroyable nouvelle et lui conseille de passer en France pour aller chercher sa femme.

Mais, heureusement pour lui, malheureusement pour elle, Marie ne peut souffrir le long périple de la traversée en mer. Déclaré bigame deux ans plus tôt, Pierre revient donc à Québec sans femme, sa première union ayant été rompue par la mort de Marie Lefebvre, la seconde ayant été annulée pour avoir été contractée alors que Marie était encore vivante. Son mariage avec Catherine Durant est alors réhabilité. En novembre 170l, ils achètent une nouvelle terre dans la seigneurie de Boucherville. Pierre décède en 1713. (A suivre le 10 février 1992)

J’ai trouvé l’info en premier ici…

J’avais trouvé l’info en premier ici…

Québec une histoire de famille et de fromage!

fromages d'ici