Quel chemin prendre?

Bien! Peut-être pas pour ce soir car j’ai du travail justement de recherche généalogique, mais on procède comment éventuellement? Je réponds à des questions? Je vous dis ce que je cherche? Quel est le chemin qui me mène jusqu’à Hubert Leroux et Madeleine Varnier marié en 1658?

Quel chemin prendre?

Surtout pas celui de St-Norbert…

petit nowhere

Celui de la paroisse de St-François-de-Sales sur l’île-Jésus pour y trouver l’acte de sépulture d’Anne-Marie Von Seck et le recopier.

la bonne femme Cardinal zoom

Gaston rire

C’est une blague…
J’attends vos questions.

Mario Scott

Voici un texte que j’ai pris sur Internet il y a quelques années lors de mes recherches sur mon ancêtre Anne-Marie Von Seck.

On en apprendra plus sur les Filles du Roy et on évitera ainsi de parler à travers son chapeau.

Début

Combien de fois avons-nous entendu dire: « Les filles du roy étaient toutes des filles de joie? » Ben voyons! Il ne faut tout de même pas généraliser. Il y a bien eu quelques cas particuliers, certes, mais mettons donc les pendules à l’heure une fois pour toutes.

Tout d’abord, savez-vous que certaines de ces filles proviennent de familles nobles? On en dénombre 38, dont 4 à Ville-Marie parmi lesquelles ma huitième arrière-grand-mère, Anne-Marie Von Seck, ou Van Zeigt, nom qui fut francisé en Phansèque sur son acte de mariage du 7 novembre 1673. Il est difficile d’imaginer que cette « noblesse » aurait été enchantée de faire la traversée vers la Nouvelle-France en compagnie de filles à la réputation douteuse. Qu’en pensez-vous?

Qu’est-ce qui pouvait bien motiver la jeune demoiselle à vouloir devenir l’une des pionnières de ce nouveau pays, sur ce continent lointain et méconnu? Il faut savoir qu’en Europe, au XVIIième siècle les parents choisissent le futur mari de leur fille. Il est donc intéressant de s’engager à l’invitation du roy lorsqu’elle sait qu’elle pourra choisir, elle-même, son époux. Liberté d’ailleurs confirmée dans cet édit du roy du 28 novembre 1663. Il est interdit  » …à toute personne d’empêcher les filles venues de France aux frais du roy de se marier quand bon leur semblera« .

Une autre raison de fuir le vieux pays? Cet extrait de « Marguerite Pasquier, fille du roy, chronique de la Neufve-France », écrit par Renée Blanchet et publié chez Les Éditions Varia, illustre bien ce que c’est que de vivre, à cette époque, dans une grande ville d’Europe: « Les premières impressions qui frappèrent Marguerite en arrivant à Paris, furent la puanteur et la promiscuité; elle n’avait jamais vu autant de mendiants rassemblés« . Imaginez le contraste lorsqu’on décrivait la nouvelle colonie, de l’autre côté de la mer, comme un pays immense, jeune et beau, peu peuplé et plein de richesses, où les forêts et les rivières abondent. La fille du roy n’hésitait pas à s’embarquer pour cette destination pleine de promesses avec, dans ses bagages, vêtements et argent gracieuseté de Sa Majesté Louis XIV?

On n’imposait donc pas aux filles du roy à s’engager avec le premier venu. Mais le but du souverain français était de peupler la nouvelle colonie. Alors à défaut d’imposer un mariage rapide aux filles, on a tout simplement utilisé un autre moyen afin de créer les unions. Il était obligatoire au début de la colonie, en Nouvelle-France, de posséder un permis pour la pêche et la chasse. Dans cette contrée sauvage, où l’agriculture n’existait pas encore ou à peine, ces activités essentielles étaient une question de survie. Les autorités en place, responsables de la colonisation, décidèrent tout simplement de forcer les hommes célibataires, dont plusieurs étaient des vétérans du régiment De Carignan, à prendre épouse. Ils devaient contracter mariage dans un délai de deux semaines après l’arrivée d’un nouveau contingent de filles du roy. A défaut de quoi ils perdaient leur permis. Le vaillant colon, qui voulait se marier dans le délai prescrit, s’empressait donc d’ériger une cabane de bois rond et de défricher sa terre afin d’impressionner la belle qui arrivait, et tenter de conserver son gagne-pain.

Voyons maintenant quatre cas de filles du roy, dont l’histoire a retenu les écarts de conduite. Deux d’entre elles sont mes ancêtres. J’ai effectué des recherches, en particulier, sur l’une d’elle. Malheureusement, pour ces marginales, ce sont souvent les circonstances de la vie qui a fait qu’elles aient été pointées du doigt.

Plusieurs filles du roy, il est vrai, provenaient de milieux défavorisés des grandes villes. Certaines étaient seules, abandonnées, et d’autres avaient commis des délits mineurs. Elles étaient envoyées à La Salpêtrière, un bâtiment qui abrite aujourd’hui l’hôpital parisien, du XIIIième arrondissement, réputé en neurologie.

L’une d’elle, Marguerite Pasquier, elle aussi ma huitième arrière-grand-mère, y fut envoyée en juin 1660, à l’âge de 15 ans. Elle fuyait une belle-mère âgée qui ne l’aimait pas, envieuse de sa jeunesse et de sa beauté. Marguerite avait appris de sa mère, Vincente Beaumont, l’art de la dentelle. Elle n’avait que 13 ans lorsque celle-ci décéda en couches en novembre 1658. La seconde épouse de son père, Renée Guillocheau, interdisait à sa belle-fille de s’adonner à son art, qu’elle aimait tant, en lui imposant plutôt de faire les mêmes travaux que les garçons.

Partie de St-Paul de Poitiers, Marguerite a voyagé avec une troupe de comédiens qui se dirigeaient vers Paris. Au cours du voyage, comme elle était sans le sou, ces derniers ont eu la gentillesse de lui donner du pain et de l’eau. En arrivant dans la grande ville la faim la tenaillait. Devant l’étal d’un marchand, elle contemplait un morceau de fromage qu’elle ne pouvait se payer. Ce dernier le lui offrit. Mais au moment où elle le porta à sa bouche, il cria: « Une voleuse! Une voleuse!… ». Et on connaît la suite. Il est facile d’imaginer qu’en voyant cette jolie jeune fille, seule, il lui demanda, en retour, des faveurs qu’elle refusa tout en prenant ce morceau de fromage. De là, la vengeance du marchand. Mais, heureusement, sans ce séjour à La Salpêtrière, elle ne serait pas venue en Nouvelle-France, en septembre 1670, et vous ne seriez pas entrain de lire cette chronique.

Marguerite Pasquier, qui a fondé deux familles, est la fille de l’ancêtre des Paquet(te). Louis, un descendant, s’est marié à Saint-François de Sales.

Ma huitième arrière-grand-mère, Anne-Marie Von Seck, ou Van Zeigt, dont le nom a aussi été francisé en Vanzaigue, Fannexeke, Phanzègue… est native de Hambourg, en Allemagne. Issue d’une famille noble, son père, Christian Von Seck, était capitaine de cavalerie dans les troupes impériales. Fille du roy, elle est arrivée à l’âge de 16 ans, en Nouvelle-France, en 1673. Sa protectrice était la bienheureuse Marguerite Bourgeoys et Anne-Marie demeura à la métairie de la Pointe St-Charles. Au plaisir de découvrir cette ancêtre, succéda une déception et le désir d’en savoir plus.

En consultant la base de données du site Adhémar, du Groupe de recherches sur Montréal, du Centre canadien d’architecture (http://cca.qc.ca/adhemar/), j’apprends que mon ancêtre Anne-Marie a été une prostituée à compter du 9 avril 1692. Pas trop réjouissant d’apprendre cela, ne doutant pas une seconde de la véracité de ces informations chronologiques précises.

Mais où avait-on pris ces renseignements? Faute d’espace, je m’en tiens à l’essentiel de mon travail de recherches.

Je suis entré en contact avec Monsieur Léon Robichaud, l’un des responsables du groupe de recherches sur Montréal et webmaître du site internet Adhémar, dont les études consistaient à établir, à partir du XVIIième siècle, ce que j’appellerai, un index aux immeubles de nos ancêtres. Il m’a alors appris la source de ces informations; les archives judiciaires et notariales de Montréal. Il ajouta que l’on parlait d’Anne-Marie dans le livre de Robert-Lionel Séguin, « La vie libertine en Nouvelle-France au dix-septième siècle », dont je me suis empressé d’acheter une copie.

Finalement, grâce à son aimable collaboration, j’ai eu le plaisir de pouvoir consulter le dossier complet sur mon ancêtre Anne-Marie Von Seck, au Centre canadien d’architecture, à Montréal. J’ai fait une soixantaine de photocopies de documents intéressants, parmi lesquels une copie de l’acte de son second mariage le 15 mars 1682. Cela m’a permis de comprendre, je croîs, ce qui s’est probablement passé dans sa vie.

D’ailleurs, voici un extrait du courriel que Monsieur Robichaud m’a envoyé le 3 octobre 1999: « Anne-Marie Vanzègue n’aura certainement pas eu la vie facile. Selon les sources judiciaires et notariales que nous avons consulté, elle n’aurait pas été prostituée avant le décès d’Hubert Leroux, son premier mari. Il est à noter que son second mariage n’a pas été très heureux. Elle a obtenu une séparation de corps et de biens de Gabriel Cardinal (homme ivrogne et très violent – selon les documents judiciaires de l’époque), ce qui est alors une procédure peu courante (en 1693)… ».

Fait à noter, son contrat de mariage avec Hubert, un marchand de fourrure et de pelleteries, fut signé en la maison des filles de la Congrégation de Notre-Dame où Anne-Marie était pensionnaire. On fait mention, dans celui-ci, de la présence de plusieurs personnes importantes de Ville-Marie, témoins au mariage.

Anne-Marie Von Seck était propriétaire, légataire de son premier mari, d’une maison en planches de bois, sur le lot 214, face et en biais de la Place D’Armes, qu’elle conserva après sa séparation en 1693. Je possède la copie d’un document notarié, daté de 1719, dans lequel Jean Cardinal, le fils unique du second mariage d’Anne-Marie, prétend être orphelin de père et de mère, dans le dessein de s’approprier les biens de cette dernière à titre d’unique héritier. Son père était décédé, mais sa mère était toujours vivante! Que penser de tout cela?

En colligeant ces documents, en étudiant ces parcelles d’éléments de la vie d’Anne-Marie, 278 ans plus tard, on comprend sa détresse.

Anne-Marie Von Seck est décédée le 4 décembre 1722 et fut inhumée dans le cimetière Saint-François de Sales de l’île Jésus. Inconnue, le prêtre Julien inscrivit dans l’acte de décès qu’on la connaissait, dans les « costes » sous le nom de la « bonne femme Cardinal ». On croyait alors que la première allemande, probablement,  en Nouvelle-France était d’origine irlandaise.

Les deux autres cas connus de libertinage sont ceux d’Anne Lamarque dite la Folleville, une cabaretière qui tenait un « berlan » (une auberge, maison de jeux), à Ville-Marie. Elle a eu des démêlées avec la « maréchaussée » (police de l’époque) car cette pharmacopée vendait des philtres d’amour (des liqueurs aphrodisiaques). Françoise Nadreau dite St-Martin, quant à elle, était aubergiste à La Chine. Il lui sera interdit de tenir cabaret en raison « des désordres Et Exès qui sy sont Commis… Y souffrant des Ivrogneries Nottoires Et scandaleuses » (sic). …

Alors, si nous considérons ces quatre cas connus (quoiqu’il puisse y en avoir quelques autres) sur un total de 900 filles du roy venues en Nouvelle-France, je croîs que nous sommes loin de la vérité en généralisant au sujet de leurs mœurs.

Je termine en vous citant un dernier fait historique. Il illustre bien le souci qu’avaient les autorités de la moralité des ces demoiselles. Et la qualité des commanditaires qui avaient à cœur le peuplement de la Nouvelle-France et l’évangélisation de cette colonie.

Les archives démontrent qu’une des filles du roy, Françoise Goubilleau, encore ma huitième arrière-grand-mère, aurait été la surveillante, la matrone d’un contingent de la recrue de 1670. Veuve du bourgeois Augustin Maguet, de Paris, elle arrive à Ville-Marie à 33 ans avec son fils Pierre, âgé de 7 ans. Outre son âge, le fait qui nous fait penser qu’elle aurait été en charge des filles du roy, c’est qu’elle a été le témoin de 8 des 11 mariages de ces dernières à l’église Notre-Dame de Montréal. Un autre élément pour appuyer cette thèse se trouve dans l’acte notarié du mariage de Marguerite Françoise Moreau. Françoise Goubilleau y est mentionnée comme étant « la mère de ladite épouse l’ayant passée de France » (sic).

Pour son voyage, et peut-être ses services, mon ancêtre a reçu une rente de deux cent livres tournois du baron Pierre Chevrier, seigneur De Fancamp, prêtre de Paris et ami de La Dauversière. Doute-t’on encore de la réputation de ces valeureuses pionnières?

Le 17 octobre 1647 Françoise épouse Paul Dazé. Leur fils unique, Paul-Charles, mon septième arrière-grand-père, vint s’établir en 1707 à Saint-François de Sales. Il était premier capitaine de milice de cette paroisse. Plusieurs de ses descendants ont aussi été officiers dans la milice, dont au cours de la guerre de 1812, dans le bataillon 106A de la division de l’Isle Jésus. Une famille souche importante impliquée dans l’ordre et la défense de notre seigneurie.

Ayons donc une bonne pensée pour nos vaillantes et courageuses ancêtres, filles du roy, ainsi qu’à leurs compagnes, décédées au cours de la traversée, qui n’ont pas eu la chance de fouler le sol de leur nouvelle patrie.

Et pourquoi ne pas aller visiter l’endroit où elles furent accueillies, à Ville-Marie, à la métairie de Marguerite Bourgeoys? La Maison St-Gabriel, 2146, place Dublin, Pointe-St-Charles, Montréal, H3K 2A2. Les visites guidées sont aux heures.

Rens.: 514-935-8136.

Courriel: msgrcip@globetrotter.qc.ca –

Leur site internet: http://www.maisonsaint-gabriel.qc.ca

Mario Scott

Fin

La bonne femme Cardinal: Prise 2

Ce billet a été écrit il a des lunes.

Je parlais de mon ancêtre Anne-Marie Von Seck. Ça va mettre la table dans notre jeu Qui êtes-vous?, et Gabrielle Leroux n’aura pas à lire plus de 1000 articles sur ce blogue.

Début

On en apprend des choses fascinantes en partageant notre passion pour la généalogie avec les autres…, mais pas tout le temps, et on ne sait jamais où cela va nous mener.

- La bonne femme Cardinal…?
- Oui Julie, attends, tu vas en apprendre sur tes ancêtres
et bien plus encore sur son arrière-arrière-petit-fils.

Je vous avais déjà parlé sur ce blogue de mon ancêtre d’origine allemande.

Source: http://www.freewebs.com/aleroux/hubertiileroux.htm

Elle était l’ancêtre de Julie Leroux, mon arrière-arrière-grand-mère…

J’avais donc des racines allemandes.

Anne-Marie Phanzèque était en plus une fille du roi. On  dit qu’elle faisait partie de la haute société hambourgeoise… et que son père était capitaine de cavalerie. Ç’a l’air assez bien documenté ma foi.

Extrait de:

À la recherche de ses ancêtres
Les filles du roy
(À la mémoire d’Anne-Marie Von Seck)
Par Mario Scott
juin 2001

Source: http://www.freewebs.com/aleroux/hubertiileroux.htm

Anne-Marie Von Seck

Anne-Marie Von Seck, dont le nom a aussi été francisé en Vanzaigue, Fannexeke, Phanzègue… est native de Hambourg, en Allemagne. Issu d’une famille noble, son père, Christian Von Seck, était capitaine de cavalerie dans les troupes impériales. Fille du roy, elle est arrivée en Nouvelle-France en 1673, à l’âge de 16 ans. Sa protectrice était la bienheureuse Marguerite Bourgeoys et Anne-Marie demeura à la métairie de la Pointe St-Charles. Au plaisir de découvrir cette ancêtre, succédèrent une déception et le désir d’en savoir plus.

En consultant la base de données du site Adhémar, du Groupe de recherches sur Montréal, du Centre canadien d’architecture (http://cca.qc.ca/adhemar/), j’apprends que mon ancêtre Anne-Marie a été une prostituée du 9 avril 1692 au 31 décembre 1704. Pas trop réjouissant d’apprendre cela, ne doutant pas une seconde de la véracité de ces informations chronologiques précises. Mais où avait-on pris ces renseignements? Faute d’espace, je m’en tiens à l’essentiel de mon travail de recherches. Je suis entré en contact avec Monsieur Léon Robichaud, l’un des responsables du groupe de recherches sur Montréal et webmaître du site internet Adhémar, dont les études consistaient à établir, à partir du XVIIe siècle, ce que j’appellerai, un index aux immeubles de nos ancêtres. Il m’a alors appris la source de ces informations : les archives judiciaires et notariales de Montréal. Il ajouta que l’on parlait d’Anne-Marie dans le livre de Robert-Lionel Séguin, « La vie libertine en Nouvelle-France au dix-septième siècle », dont je me suis empressé d’acheter une copie.

Finalement, grâce à son aimable collaboration, j’ai eu le plaisir de pouvoir consulter le dossier complet sur mon ancêtre Anne-Marie Von Seck, au Centre canadien d’architecture, à Montréal. J’ai fait une soixantaine de photocopies de documents intéressants, parmi lesquels une copie de l’acte de son second mariage le 15 mars 1682. Cela m’a permis de comprendre, je crois, ce qui s’est probablement passé dans sa vie.

D’ailleurs, voici un extrait du courriel que Monsieur Robichaud m’a envoyé le 3 octobre 1999 : « Anne-Marie Vanzègue n’aura certainement pas eu la vie facile. Selon les sources judiciaires et notariales que nous avons consultées, elle n’aurait pas été prostituée avant le décès d’Hubert Leroux, son premier mari. Il est à noter que son second mariage n’a pas été très heureux. Elle a obtenu une séparation de corps et de biens de Gabriel Cardinal (homme ivrogne et très violent – selon les documents judiciaires de l’époque), ce qui est alors une procédure peu courante (en 1693). Il serait possible d’écrire une biographie assez intéressante de votre ancêtre (voir même une mini série télévisée)…» Fait à noter, son contrat de mariage avec Hubert, un marchand de fourrure et de pelleteries, fut signé en la maison des filles de la Congrégation de Notre-Dame où Anne-Marie était pensionnaire. On fait mention, dans ce contrat, de la présence de plusieurs personnes importantes de Ville-Marie, témoins au mariage.

Anne-Marie Von Seck était propriétaire, légataire de son premier mari, d’une maison en planches de bois, sur le lot 214, face et en biais de la Place D’Armes, qu’elle conserva après sa séparation en 1693. Je possède la copie d’un document notarié, daté de 1719, dans lequel Jean Cardinal, le fils unique du second mariage d’Anne-Marie, prétend être orphelin de père et de mère, dans le dessein de s’approprier les biens de cette dernière à titre d’unique héritier. Son père était décédé, mais sa mère était toujours vivante! Que penser de tout cela? En colligeant ces documents, en étudiant ces parcelles d’éléments de la vie d’Anne-Marie, 278 ans plus tard, on comprend sa détresse.

Anne-Marie Von Seck est décédée le 4 décembre 1722 à l’âge de 69 ans et fut inhumée dans le cimetière Saint-François-de-Sales de l’île Jésus. Inconnue, le prêtre Julien inscrivit dans l’acte de décès qu’on la connaissait dans les «costes» sous le nom de la «bonne femme Cardinal». On croyait alors que la première allemande au pays était d’origine irlandaise.

Suite à de récentes recherches voici des informations sur l’arrivée de cette dernière en Nouvelle France.

Elle était sur le bateau La Nativité de Québec. Le navire est commandé par le capitaine Tharay CHAILLAUD. C’est probablement ce navire la Nativité, qui apporte l’unique envoi de filles à marier pour l’année 1673, arrivé le 3 septembre comme l’écrit Frontenac au ministre Colbert dans sa lettre du 13 novembre 1673. Frontenac écrit dans un mémoire daté du même jour que « les 60 filles envoyées ont esté toutes pourvueües, à l’exception de deux demoiselles, il n’en faudrait point envoyer en ce pays ».

Son père était capitaine de cavalerie des troupes impériales d’Allemagne.

Je vois, à la lecture, que Mario Scott est pas mal fier de son ancêtre Anne-Marie.

Pour continuer dans cette lancée de découvertes, ma cher docteure Watson de la Rive-Sud m’avait envoyé un acte de sépulture le mois dernier, mais comme on était dans les Sabourin jusqu’aux oreilles, je n’ai pas eu le temps de vous en parler.

Ma collègue pensait que je l’avais dans mes filières. En généalogie, il ne faut présumer de rien.

C’est l’acte de sépulture de la bonne femme Cardinal! Je n’aime pas trop comment on la nomme par contre.

Je ne savais même pas qui c’était cette bonne femme Cardinal!

La bonne femme Cardinal c’est mon ancêtre Anne-Marie Von Seck (Vanzaigue, Fannexeke, Phanzègue  et j’en passe).

Comme quoi je ne lis pas attentivement ce que je vous dis de lire.

Anne-Marie Von Seck est décédée le 4 décembre 1722 à l’âge de 69 ans et fut inhumée dans le cimetière Saint-François-de-Sales de l’île Jésus. Inconnue, le prêtre Julien inscrivit dans l’acte de décès qu’on la connaissait dans les «costes» sous le nom de la «bonne femme Cardinal». On croyait alors que la première allemande au pays était d’origine irlandaise.

Prenez la peine de lire l’acte de sépulture, on y parle de Kenoche La Jeunesse. Lui, je ne le connais pas.

Si vous avez de la misère à lire l’acte de sépulture, faites-moi signe, et je me ferai un plaisir de vous le recopier.

Parlant de la famille Leroux, j’ai changé mon char.

Mon vendeur  a comme patronyme LerouxJe pensais qu’on était des petits… petits.. cousins depuis 2007.

J’en étais très fier et j’attendais le moment propice pour lui en glisser un mot. Pas nécessairement une raison pour changer de char, mais mon karma, et le sien, m’avait amené chez Léveillé Toyota cette semaine.

Des petits cousins éloignés?

Meuh non!

Déception. 

Son ancêtre serait Alexis Leroux dit Rot (Raut, Rault, Rheault, Raoul, Raoult, et j’en passe). Alexis Leroux serait le fils de Jean-Baptiste Leroux.

Donc pas de lien avec mon ancêtre Hubert Leroux le maître fourreur.

Jean-Baptiste Leroux serait le fils de Joseph Raoul et de Françoise Dubois.

Jean-Baptiste a été baptisé le 14 mai 1711 à Champlain. Il a épousé Agathe Lefebvre, fille de Nicolas Lefebvre et Marie-Madeleine Courier le 6 novembre 1752 à Batiscan, dans le comté de Champlain (info prise sur Internet)

Morale…

Il ne faut jamais voir des petits cousins partout, sauf que…, j’ai un esprit de famille très développée (au moins 200 chevaux) et je vais partager mes découvertes avec mon vendeur quand je vais aller chercher mon char.

On se repogne.

Putt… Putt…
Camry hybride XLE 2012 (4,7 l/100km)

Fin

J’espère que Gabrielle n’aura pas encore de petites craintes après sa lecture…

Gabrielle Leroux… Qui êtes-vous?

Gabrielle vient d’accepter le défi.

J’accepte avec bonnes grâces le concept du jeu « qui êtes-vous », mais effectivement on reste dans le « politically correct » ;)

 Je ne vous apprendrai rien concernant le fait que la réputation des filles du roi a eu parfois bien mauvaise presse, à tort ou à raison. Selon moi, il y a eu toutes sortes de filles du Roi, des plus respectables aux plus « croustillantes ». Par exemple, les Leroux Dit Rousson savent bien que « La Vanzègue »(ou Fansèque) a fait couler beaucoup d’encre à l’époque comme de nos jours… Ça fait de bien bonnes histoires!
Mais bon. :)

 Le domaine des blogues est quelque chose que je connais par la force des choses, mais je n’ai jamais vraiment communiqué par cette voie au paravant. J’imagine que le but d’un blogue est que tout le monde peut le lire comme je l’ai moi-même fait?

J’ai cru voir dans un post précédent la mention de St-Norbert, mais j’ai dû me tromper. Désolée.

Gabrielle Leroux

Elle semble avoir une petite crainte.

Il n’en est rien.

Demandez à mes arrière-arrière-grands-parents.

Honoré Sauvé et Julie Leroux

Un peu drôle, ma belle Julie, mais pas dangereux…

Bonne idée!

Ce commentaire vient de me donner une idée…

gaston lagaffe 2

Bonsoir Monsieur Lagacé,

Je me nomme Gabrielle Leroux, et je travaille sur l’arbre généalogique de mon père Jocelyn Leroux, fils d’Horace, ayant pour origine au Québec les Leroux-Rousson. J’ai des photos de ses parents, de ses grand-parents, de ses oncles et tantes, mais je n’arrive pas à aller plus loin. Lorsque j’ai vu ce post, j’ai pensé que quelqu’un quelque part détenait peut-être certaines infos pertinentes…

Je suis toute nouvelle dans le domaine de la généalogie, j’ai 39 ans et je travaille sur mon arbre depuis 1 an. Mais je suis là pour rester. Je ne vous sollicite pas pour que vous me donniez tout « tout cru dans l’bec », j’aime faire moi-même mes recherches et trouver des trésors, et créer mes propres textes plutôt que de copier ceux des autres. Cependant, faire des recherches consiste aussi à fureter sur Internet, et à tenter de trouver dans les posts comme le vôtre des informations qui ne sont pas nécessairement connues de tous, donc bien intéressantes. C’est pourquoi je vous sollicite pour des photos ou des actes que vous pourriez peut-être détenir…

Bien sûr je ne suis pas de St-Norbert, mais je sais par vos écrits que vous savez numériser… ;)

Bien à vous,
Gabrielle Leroux
St-Bruno-de-Montarville

En passant, je ne reste pas à St-Norbert…

Bon c’est quoi mon idée?

Faire comme Qui êtes-vous avec Gabrielle, mais pas de farce plate sur les Filles du Roy.

J’attends donc un autre commentaire de Gabrielle pour savoir si elle veut jouer à Qui êtes-vous…

Winner comme concept non?

Qui êtes-vous?

Originally posted on Nos ancêtres II:

Pierre vient voir ça!

C’était ma femme qui m’appelait samedi soir pendant que j’écrivais un de mes articles pour mon blogue Our Ancestors.

Une émission sur la généalogie…

Cliquez.

L’épisode était sur les ancêtres de Patrice L’Écuyer.

Patrice L'Ecuyer

Fort intéressant!

Patrice L'Ecuyer arbre

D’autres émissions suivront.

Je n’écoute pas souvent la télé, à part le football canadien et les Alouettes, mais je pense que je vais faire une petite exception.

Cliquez ici pour visionner en ligne le premier épisode.

Qui êtes-vous ?  

Les samedis à 20h à compter du 9 novembre 2013 à la télé de Radio-Canada

Adaptation de l’émission britannique Who do you think you are ?, Qui êtes-vous ? invitera le public à partir en voyage aux côtés de personnalités pour découvrir les personnages marquants de leur histoire familiale et de visiter, du même coup, des pans entiers de l’histoire du Québec et du pays de leurs ancêtres.

Chaque épisode de…

Voir l'original 220 mots de plus

Tout un commentaire… la suite

Ceci est en lien à ce billet.

Les recherches de monsieur Sabourin pourrait servir à quelqu’un.

On ne sait jamais.

Bonjour à vous,

j’ai enfin obtenu la réponse à mes recherches, moi je me fiais à la collection Drouin que mon oncle m’avait transmis, mais hélas il y avait erreur dans la descendance et le nom de mes 3e et 4e arrière-grands-pères. Grâce à Généalogie du Québec française d’Amérique, j’ai pu retracer les bonnes personnes.

Alors mon 2e arrière-grand-père était Joseph-William Malette, fils de Xavier Malette, né le 25 novembre 1826, marié à Rosalie Quenneville, née le 25 mai 1832. Mariage célébré à Alexandria, Ontario, le 7 aout 1849.

Ce couple a eu 14 enfants Angéline(a), Francois-Xavier, Rosalie, Moïse, Délima, Domithilde et sa jumelle Marie-Sophie, Gilbert, Joseph-William, mon arrière-grand-père, Alexandre, Charles, Marie-Anastasie, Délia-Elmire, de Delia.

Les premiers enfants ont été baptisé à Alexandria, Ontario, d’autres à St-André Avelin, parce que à cette période il n’y avait pas de curé résident à Ripon. À partir des jumelles les autres enfants ont été baptisés à St-Casimir de Ripon.

Selon les archives de la municipalité de Ripon, Xavier et Rosalie habitaient le lot 50 dans le rang 5.

Il y a beaucoup de Xavier et Francois-Xavier ou Xavier-Francois  Malette à cette époque. Le père de Xavier Malette, marié à Rosalie Quenneville, était Augustin Malette, né le 15 juillet 1799, époux de Marie Rapidieux, née le 15 septembre 1808 à Les Cèdres, Québec.

Merci de votre attention pour la famille Malette

Le billet en question

De Bernard Pageau…

Je découvre votre site aujourd’hui, à la faveur d’une vérification de routine de certaines données de mon arbre généalogique. J’ai fait une recherche sur Benjamin Sabourin et Angélique Mallette, pour le bénéfice d’une parente dont la mère était descendante de ce couple. Je suis moi-même arrière-petit-fils de Blanche Sabourin, du côté paternel. Mais elle est d’un lignée différente de celle de Benjamin.  Voici le fruit de mes recherches, en date du 6 mai 2010 :  » La biographie de Benjamin Sabourin est incertaine, car la plupart des documents historiques qui en auraient étayé les principales dates sont introuvables, probablement perdus, voire même inexistants, comme le formulaire du recensement de 1852 dans lequel aurait été inscrite sa famille.

Toutefois, plusieurs faits tendent à prouver que Benjamin n’est nul autre que cet Antoine Sabourin, né le 29 janvier 1813, à Vaudreuil, et baptisé le lendemain à l’église de La-Visitation-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie de la Mission du Lac des Deux-Montagnes (Oka), fils de Jean Baptiste Sabourin et de sa seconde épouse, Élisabeth Émond (Emmon, Aimond, Hémond, Haimond). Comme dans plusieurs autres cas, et pour différentes raisons, l’enfant ainsi baptisé a vécu en portant un autre prénom. Souvent, on réalise que le prêtre a inscrit le nom du parrain ou de la marraine en lieu et place de celui que les parents avaient choisi pour l’enfant, ou il a oublié de l’inscrire en plus de celui du parrain ou de la marraine. Ou encore, les parents eux-mêmes décident d’appeler leur enfant d’un autre prénom que celui qu’ils avaient initialement choisi au baptême. Dans le cas de Benjamin, les raisons du changement m’échappent.

Tous les enfants de Jean Baptiste Sabourin et de ses deux épouses, – Angélique Besenert (Bézenert, Besenaire, Besnaire) dite Prêtaboire et Élisabeth Émond – , sont nés à Vaudreuil, et plusieurs d’entres eux furent baptisés à la Mission du Lac des Deux-Montagnes. Jean Baptiste Sabourin devait sans doute demeurer au lieudit la Pointe-à-Cavignal, ce qui faisait que pour lui, il était plus simple et plus rapide de prendre le traversier pour se rendre à la Mission faire baptiser ses enfants que d’aller au village de Vaudreuil. Le premier mariage de Jean Baptiste eut lieu en 1797, et le second en 1811, mais tous les deux furent célébrés à St-Michel de Vaudreuil. Lorsqu’on vérifie attentivement les registres des paroisses de Vaudreuil et de la Mission (Oka), entre les années 1797 et 1844, on constate que dix-huit enfants sont nés de ces deux unions; sept de la première, onze de la deuxième. De ces dix-huit enfants, neuf se sont mariés, huit sont morts en très bas âge ou avant de pouvoir se marier, et un seul a un destin qui me reste inconnu. La collation des deux registres attestent qu’ils n’y eu aucune autre naissance d’enfant issu de l’une ou l’autre des deux unions de Jean-Baptiste Sabourin. Bien que certains actes soient effacés, que certains feuillets soient perdus, dont parfois parmi ceux des index, ce qui subsiste suffit à prouver qu’il n’y eut pas plus de dix-huit enfants nés de ces unions. Du second mariage, le deuxième enfant est baptisé Antoine (1813), le troisième Antoine Sévère (1814), et le sixième à nouveau Antoine (1818). Du premier, il n’existe aucun acte de sépulture entre 1813 et 1818; Antoine Sévère décède le 18 février 1837. Au mariage d’Adélaïde, sixième enfant de Jean-Baptiste et d’Angélique, en 1828, les personnes nommées par le prêtre pour la partie de l’épouse, sont Jean Baptiste Sabourin, père de l’épouse, Jean Baptiste, Benjamin, et Michel Sabourin (?!), frères de l’épouse, Michel Brabant, beau-frère (époux d’Angélique), et Nicolas Tessier, son témoin (et fils de Nicolas Tessier, parrain de sa soeur Angélique). Aux différents mariages des enfants de Jean-Baptiste père, ou aux baptêmes de ses petits-enfants, parmi les personnes nommées comme frères ou sœurs de l’époux ou de l’épouse, ou comme oncles et tantes des baptisés se trouvent: Antoine, Hubert, Sévère (1 seule fois), Paul, Jean Baptiste, André, Benjamin, Michel (1 seule fois), Adélaïde, et Angélique. Seule Élisabeth n’est jamais nommée, ce qui pourrait s’expliquer, entre autres, par son bas âge lors des mariages. Elle-même se marie en 1852, avec Michel Hébert dit Leconte, et seul son frère Antoine est nommé. Ce Michel Sabourin, frère d’Adélaïde, est une nouvelle énigme. Cité qu’une seule fois, on peut supposer que le prêtre se serait mépris, ou qu’un des frères portaient également ce prénom additionnel. Toutes les recherches pour retracer un Michel Sabourin, né de Jean Baptiste, sont demeurées sans résultat, tant dans les registres que les données des recensements de 1852 et au delà.

Voici les 18 enfants de Jean-Baptiste Sabourin:

Avec Angélique Bézenert:

Paul Eusèbe, 17 sept. 1798, Vaudreuil – 28 décembre 1882, Vaudreuil (épouse Marie, puis Hélène Sauvé)

Jean Baptiste, février ou mars 1800 (selon l’index d’Oka), Vaudreuil – après 1871, Pointe-Gatineau (épouse Marguerite Brabant)

Hyacinthe, 24 août 1801, Vaudreuil – 1 avril 1803, Vaudreuil

Jacques Hubert, 12 mai 1803, Vaudreuil – vers 1884, Pointe-Gatineau (épouse Félicité Sauvé)

André, 20 février 1805, Vaudreuil – 8 août 1873, Gracefield (épouse Catherine Euphrosine Riel)

Marie Adélaïde, 25 avril 1807, Vaudreuil – 20 septembre 1838, Vaudreuil (épouse Joseph Berlinguet)

Marie Angélique, 19 mars 1809, Vaudreuil – 3 décembre 1827, Vaudreuil (épouse Michel Brabant)

Avec Élisabeth Émond :

Marie Flavie Euphrosine, 22 – 30 déc. 1811, Vaudreuil

Antoine (Benjamin), 29 janv. 1813, Vaudreuil – vers 1860, Région de Gatineau (épouse Angélique Mallette)

Antoine Sévère, 4 mars 1814, Vaudreuil – 18 février 1837, Vaudreuil

François Xavier, 2 déc. 1815, Vaudreuil – 28 août 1816, Vaudreuil

Pierre, naît et meurt le 5 juil. 1817, Vaudreuil

Antoine, 20 juin 1818, Vaudreuil – 19 mai 1885, Rigaud (épouse Marie Louise Gauthier)

François Dominique, 25 – 28 avril 1820, Vaudreuil

Marie Élisabeth, 17 nov. 1821, Vaudreuil – (épouse Michel Hébert dit Leconte) je perds sa trace après le 25 déc. 1857, date du baptême des jumelles Marie et Marie Éva Hébert, à Rigaud.

Olivier, 7-9 mars 1825, Vaudreuil

Thomas, naît et meurt le 7 mars 1825, Vaudreuil

David, 18 nov. 1826, Vaudreuil, plus aucun document ne le mentionne après cette date. Destin inconnu

Nous savons par les actes de baptême et de mariage de certains de ses enfants que Benjamin Sabourin a épousé Angélique Mallette, née à Rigaud le 2 novembre 1818, et baptisée le lendemain. Elle était fille de Louis Mallette et de Marie Josephe Roquebrune (Rocbrune) dite Laroque. Elle avait reçu comme parrain et marraine, Louis Mallette, son cousin, et Pélagie Rocbrune, veuve. Angélique avait un frère nommé Hyacinthe, né le 13 décembre 1815, à Rigaud, qui avait épousé Julienne Séguin, fille d’André et d’Archange Belmont, le 9 janvier 1837, à Rigaud. Ce Hyacinthe Mallette résidait à Pointe-Gatineau au recensement de 1851, et il y sera inhumé le 29 mai 1880. Il sera le témoin de son neveu François Sabourin, fils de Benjamin et d’Angélique, quand celui-ci épousera Sarah Séguin, le 8 août 1870, à Pointe-Gatineau.

Le mariage de Benjamin Sabourin et d’Angélique Mallette a dû être célébré vers  1840,  pour deux raisons : c’est ce que déclare Angélique Mallette elle-même au recensement de 1861, et le baptême du premier enfant connu de cette union a lieu le 26 mai 1842, à Notre-Dame d’Ottawa. Il s’agit d’Alexandre, dont les parrain et marraine furent Amable Lavictoire et Mme Baptiste Sabourin. L’enfant décédera le 1er novembre suivant. Marie Olympe, second enfant, est née et a été baptisée le 2 juillet 1843, à la Mission St-Paul d’Aylmer.  Selon la plupart des généalogistes amateurs, dont moi-même, elle serait décédée le 21 avril 1866, à Ripon. Toutefois, cette date et ce lieu de décès sont encore sujets à caution, car outre l’âge donné à la défunte, – et qui coïncide, il est vrai – , aucun autre détail n’est donné par le prêtre ayant rédigé l’acte de décès. Nous ignorons si cette Olympe Sabourin était mariée, et nous ignorons de qui elle était fille, et pourquoi elle résidait à Ripon au moment de son décès. Les deux personnes présentes nommées sont les habituels marguilliers. Une analyse des actes du registre de St-Casimir de Ripon pour 1866 n’a pas permis de trouver d’indices pour en savoir davantage sur cette Olympe Sabourin, comme par exemple, le baptême ou la sépulture d’un enfant dont elle aurait été la mère. En 1866, année d’ouverture des registres de la paroisse St-Casimir, quelques Sabourin demeurent à Ripon  et dans sa région depuis quelques décennies (St-André-Avellin, Montebello). Je ne suis pas en mesure d’établir le degré de parenté qui existait entre Benjamin et certains de ces Sabourin. Olympe était-elle fille de l’une des familles de la place, avait-elle été confiée à l’une de ces familles après le décès de son père? En 1840, est baptisée une autre Olympe Sabourin, à Rigaud, fille de François et de Marguerite Hamelin, mais elle décède en 1841. Le 11 septembre 1841, est baptisée à Vaudreuil une autre Olympe Sabourin, fille de Benjamin et de Théotiste Beaulne (Baune, Bone); je perds sa trace après le recensement de 1861, alors qu’elle réside encore avec sa famille. Enfin, vers 1841, naît une autre Olympe Sabourin, fille de Paul et d’Émilie Vallée; en 1861, sa famille réside à Ottawa, où elle épouse le 24 février 1862, François Xavier Sarrazin, fils de François Xavier et d’Angèle Cuvillon (Quevillon); je perds également sa trace après ce mariage.

Plusieurs actes et feuillets des registres de Ste-Madeleine de Rigaud et de St-Michel de Vaudreuil sont partiellement effacés, devenus presque illisibles, quand ils ne sont pas complètement effacés, et parfois même perdus. Ceux des années 1838-1842 n’échappent pas à ces ravages du temps, mais tous les index de cette période sont intacts, et nul acte de mariage entre Benjamin Sabourin et Angélique Mallette ne s’y trouve. Les registres d’Oka de 1840 et 1841 ont plus de la moitié de leurs feuillets de disparus, mais il est peu probable que le couple s’y soit marié. Les registres de Notre-Dame d’Ottawa ne contiennent pas d’acte de mariage entre ces deux personnes, ceux de la Mission d’Aylmer n’ouvrent que le 17 janvier 1841, et ceux de St-François-de-Sales de Pointe-Gatineau qu’en 1847. Le lieu du mariage reste donc un épais mystère.

Outre Alexandre et Olympe, Benjamin Sabourin et Angélique Mallette eurent au moins six autres enfants :

Antoine, né le 20 août 1844 au Lac Ste-Marie, et baptisé le 26 janvier 1845, à la Mission St-Paul d’Aylmer.

François, né vers 1848 et décédé vers 1901. Ses actes de baptême et de mariage sont introuvables.

Olivier, né le 30 juin et décédé le 8 juillet 1849, à Pointe-Gatineau.

Christine, née le 10 décembre et baptisée le 15 du même mois 1850, à Pointe-Gatineau

Les jumeaux Pierre et Angélique, né le 28 août et baptisé le 19 août 1854, à Ottawa. Pierre décède dès le 31 août, à Ottawa, et Angélique le 16 décembre suivant, à Pointe-Gatineau.

Étrangement, alors que les enfants sont baptisés dans la région de Pointe-Gatineau et d’Ottawa, la famille est absente des formulaires du recensement de 1851, pour Templeton, Aylmer, et Hull. Une double vérification de ces formulaires, page par page, est demeurée vaine. Cependant, la famille d’Hubert Sabourin et de Félicité Sauvé est présente à Templeton en 1851; ces personnes furent les parrain et marraine d’Olympe, fille aînée de Benjamin et d’Angélique, lesquels furent à leur tour parrain et marraine d’un enfant d’Hubert et Félicité, Mélina Sabourin, baptisée le 25 avril 1841, à la Mission d’Aylmer. Ils seront également parrain et marraine pour Paul Sabourin, baptisé à Notre-Dame d’Ottawa, le 28 mai 1846, fils d’un cousin de Benjamin, Jean Baptiste Sabourin, fils de Scholastique Sabourin, et époux de Julie Dénommé.

Hubert et Benjamin ne furent pas les seuls frères à s’établir dans l’Outaouais. André prit femme à Ottawa, le 9 février 1834, en la personne de Catherine Euphrosine Riel, native de Vaudreuil comme lui. Le 17 février 1847, leur fils André Mathieu, né cinq mois auparavant au Lac Ste-Marie, est baptisé à Notre-Dame d’Ottawa. On voit par ce fait que les personnes établies à l’Ouest de Pointe-Gatineau, le long de la Gatineau, n’étaient pas desservis par des missions, et qu’il devaient faire baptiser leurs enfants à Ottawa, puis Aylmer, et plus tard Pointe-Gatineau. Les registres de Gracefield n’ouvrent qu’en 1868, ceux de Lac-Ste-Marie qu’en 1881, et ceux de Wakefield qu’en 1891. On peut présumer que les personnes décédées n’avaient que des simulacres d’obsèques.

Au recensement de 1861,  Angélique (Mallette) Sabourin  déclare être veuve et s’être mariée en 1840; elle semble être à l’emploi d’un fermier de Templeton, dénommé Paul Stangard, d’origine irlandaise. Ses enfants ne sont pas recensés avec elle. Christine demeure à Vaudreuil, chez ses oncle et tante Jean Baptiste Sabourin et Marguerite Brabant; François demeure également à Vaudreuil, dans la famille de ses oncle et tante Antoine Sabourin et Louise Gauthier; Antoine est quant à lui recensé à St-Clet, avec le couple Henri Leroux et Adée (Adélaïde) St-Denys, lesquels ont l’habitude d’héberger des orphelins. Quant à Olympe, je n’ai pu la retracer, mais il est probable qu’elle demeurait alors à Ripon, chez des Sabourin qu’il reste à identifier.

Une grande partie des registres de St-François-de-Sales de Pointe-Gatineau sont devenus illisibles, et plusieurs folios sont perdus. Malgré une patiente vérification feuillet par feuillet, il m’a été impossible de trouver l’acte de sépulture de Benjamin Sabourin, que je situe entre 1854 et 1861.

Au recensement de 1851, le couple Jean-Baptiste Sabourin et Marguerite Brabant demeure à Vaudreuil, hébergeant trois personnes : Émilie Labre, dite domestique, âgée de 19 ans, née à Vaudreuil; François Rouleau, âgé de 5 ans, né à Vaudreuil; Marguerite Prosse (Frost, en fait), âgée de 11 ans, née à Montréal. Au recensement de 1861, le même couple héberge à nouveau trois personnes : Marguerite Frost, 18 ans, dite étrangère à la famille; François Xavier Rouleau, 13 ans; Christine Sabourin, 9 ans, dite également étrangère à la famille, et sans nulle doute fille de feu Benjamin Sabourin, placée temporairement chez son oncle. Au recensement de 1871, le même couple réside à Templeton (Pointe-Gatineau), avec une Marguerite Sabourin, âgée de 27 ans. Il s’agit en fait de cette même Marguerite Frost, fille de William et de Julia Daley (dite par erreur Marguerite Donnelley), et qui le 4 septembre 1871 épouse Avila Villeneuve, à Pointe-Gatineau. Au stade actuel de mes recherches, je n’ai pu déterminer qui était ce François Xavier Rouleau et pourquoi Marguerite Frost était hébergée pendant de si longues années par le couple Sabourin-Brabant, mais il ne semble exister aucun lien de parenté entre les enfants et le couple. Il se pourrait que François Xavier Rouleau ait émigré au Michigan, vers 1865, et qu’il soit celui apparaissant au recensement américain de 1900, se déclarant né au Canada français, en novembre 1845. Quant à Marguerite Frost, ses parents étaient de religion anglicane, et s’étaient mariés le 4 décembre 1837, à Christ Church de Montréal. À noter que le couple Sabourin-Brabant, après la naissance d’un premier enfant, mort âgé de deux jours, demeura sans postérité, d’où leur habitude d’héberger des orphelins.

Au recensement de 1871, Angélique Mallette Sabourin est veuve et demeure avec son fils François et sa belle-fille Sarah (Sally) Séguin. Aux recensements de 1881 et 1891, elle est toujours déclarée veuve, et demeure dans la famille de son fils Antoine Sabourin et de sa belle-fille Mathilde Séguin.  Son acte de sépulture, et tous les autres sur le même feuillet, sont en partie effacés, de lecture difficile. Son décès et son inhumation eurent lieu entre les derniers jours de juin et les premiers jours de juillet 1898, à Pointe-Gatineau. « 

Note pour Réjean

David Sabourin

Naissance  18 novembre 1826

Décès 1 septembre 1851

David Sabourin