Qui est-elle? Prise 3

Voici la reprise de la reprise d’un article paru l’année dernière.

Il s’en est passé des choses dans la vie d’Eugène Gagnon depuis sa mort en 1947 et surtout depuis que j’ai commencé à faire des recherches sur lui en 2010.

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Il avait eu droit à des funérailles d’une rare ampleur à Bromptonville, puis il avait été graduellement oublié par les gens.

En février 2010, je ne pouvais pas l’avoir oublié car j’ignorais qui il était. J’ignorais aussi l’existence même de Bromptonville et je connaissais encore moins Marcel Bergeron dont Eugène Gagnon, pilote de Mosquito durant la Deuxième mondiale, était le héros de jeunesse.

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Eugène Gagnon 1921-1947

Si vous lisez mes blogues sur l’histoire de la Deuxième Guerre mondiale, vous savez l’intérêt que je porte à cette période. Il était donc tout naturel de partir à la recherche de ce héros méconnu de Bromptonville quand un parfait inconnu de 84 ans m’a demandé mon aide.

Marcel Bergeron

J’ai donc commencé mes recherches par cet article publié le 10 février 2010 sur mon blogue Souvenirs de guerre.

Cliquez ici.

Puis j’ai crée un blogue en anglais spécialement dédié à son escadrille dans le but de retrouver son navigateur et des gens qui auraient connu Eugène.

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R. C. Harris, le navigateur d’Eugène Gagnon

Revoici maintenant l’article sur Qui est-elle?

Début de l’article

Eugène Gagnon a dû en faire chavirer des cœurs dans les années 40. Un beau pilote d’avion de la Royal Canadian Air Force…

Cette photo se trouvait dans la collection de Jacques Gagnon. Jacques ignore qui est cette dame.

Aucune indication au verso.

On ne saura probablement jamais. Tout comme on n’aurait jamais su ce que Eugène avait fait en Europe dans la RAF à bord d’un Mosquito dans le No. 23 Squadron.

Toute l’histoire de cette escadrille s’écrit présentement en Angleterre par le fils d’un pilote anglais.

Mon blogue sur le No. 23 Squadron n’est que la pointe de l’iceberg. Il est écrit en anglais pour rejoindre le plus de gens possible.

Des gens…

J’en ai rejoint plusieurs dont un pilote qui a volé sur Mosquito dans la même escadrille. George Stewart vit en Ontario et je lui rendrai visite en septembre prochain.

Je lui apporterai la photo de la dame, mais je doute fort qu’il puisse l’identifier.

Je vais l’apporter samedi prochain à mon grand ami Marcel Bergeron. Marcel a connu Tibé. Tibé l’a même amené faire des tours d’avion plusieurs fois après la guerre.

J’ai raconté cette histoire sur mon blogue Souvenirs de guerre en février 2010.

Eugène était son héros de jeunesse. Si je vous fais connaître ces gens, c’est grâce à lui. Il m’a trouvé sur sa route. Il tenait à honorer la mémoire de son héros de jeunesse. Il m’a demandé mon aide…

Il ne se doutait pas où tout cela allait le mener. Moi non plus d’ailleurs.

Dans la vie, il faut oser demander.

Fin de l’article

Épilogue…

Trois ans plus tard, la fiancée d’Eugène a été retrouvée. J’en ai parlé sur mon blogue Souvenirs de guerre.

Elle ne l’a jamais oublié, mais elle n’est pas sur cette photo.

Le héros méconnu de Bromptonville avec la belle inconnue

Cette semaine, drôle de hasard, le fils de Ron Harris le navigateur d’Eugène Gagnon a découvert mon blogue sur le 23 Squadron…

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Ron Harris

Hi!

Amazed to find all this information about 23 Squadron!  My father was R. C. Harris – he flew with Eugene Gagnon on 33 missions out of Little Snoring. Sadly my father died young at the age of 51 in Wellington Somerset UK

Contrairement à la soeur d’Eugène qui a tout jeté après la mort de celui-ci, Robert a gardé tous les souvenirs de guerre de son père.

Fin de l’article

Épilogue…

Eh bien on connaît l’identité de la belle inconnue…

Jacques Gagnon vient de me l’écrire.

J’avais oublié de te dire que lorsqu’elle est venue chez nous, en regardant les
photos sur écran, elle a soudainement reconnu «la belle inconnue». Elle a
déclaré spontanément: «Je la connais. C’est Jacqueline. Je connais son nom de
famille mais je ne m’en souviens pas. Je vais le trouver».

Mémoire sélective???

Il s’agirait donc d’une locale.

Pour revenir sur cette phrase maintenant…

Contrairement à la soeur d’Eugène qui a tout jeté après la mort de celui-ci, Robert a gardé tous les souvenirs de guerre de son père.

Jacques et moi sommes maintenant certains que la sœur d’Eugène n’a rien jeté. Ses médailles et son logbook sont donc quelque part qui reste à découvrir.