Un trait d’union

Ça terminerait bien mon blogue Nos ancêtres après cinq années. Je pense avoir fait le tour du jardin plusieurs fois avec mes ancêtres.

Depuis 2007, j’ai retrouvé des ancêtres disparus et des ancêtres inconnus.

Euclide Sauvé, Rosina Quesnel et Florent en 1941

Dennis Lagasse II

J’ai été béni des dieux…

J’ai servi de trait d’union entre des ancêtres et les personnes qui sont apparues ne seraient qu’un bref instant sur ce blogue en laissant un commentaire ou deux.

Il y en a certains et certaines qui en ont laissé plusieurs…

comp018

Cépasgrave… ce n’est pas un concours

Aucun commentaire désobligeant et tous intéressants à lire. Je prenais toujours le temps de vous répondre soit directement ou personnellement.

Dimanche, je suis allé à l’encan au 179, rang Ste-Julie à Ste-Marthe dans le comté de Vaudreuil.

Juste avec cet événement, je pourrais écrire une centaine de billets seulement avec les souvenirs qui ont resurgi…

encan 1

La vieille grange avec l’odeur des vaches, le vieux poêle à bois où doraient les rôties, le puits à côté de la maison, la tombe de ma grand-mère exposée dans le salon…

Me semble que je la vois encore.

Rosina_Quesnel

Des fois, il faut se rappeler de ces souvenirs, puis laisser fuir à tout jamais le temps passé.

Ma mère est née dans cette maison.

179 rang Ste-Julievers 1957

Maman, c’est cette petite fille de trois mois dans les bras de sa maman.

Rosina et Aline 1

Aline trois mois

C’est ce que ma mère avait écrit à l’endos de cette photo qui est un des rares souvenirs de l’enfance de maman.

On était donc en train de construire la maison en 1921.

J’ai revu pour la dernière fois par un jour nuageux du 19 mai 2013 la maison dans laquelle ma mère a vu le jour…

encan 2

On mettait le point final à toute cette histoire.

La maison devra être détruite. Les nouveaux propriétaires sont des gens charmants et conscients de l’histoire de cette maison.

Pour terminer mon histoire de ce matin, bizarrement, il n’y a pas de trait d’union sur la pierre tombale de ma mère.

image Aline 2

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4 réflexions sur “Un trait d’union

  1. J’imagine que Rosina et Auréa, si elles avaient été voisines, se seraient très bien entendues; je les vois toutes deux, tasse de thé noir à la main, ‘papotant’ à voix feutrée autour du poêle à bois; une même impression de douceur dans le visage se dégage de l’une et l’autre. C’était un trait caractéristique de l’époque, je suppose : l’homme, viril, qui travaillait aux champs ou à d’autres besognes ardues pour ramener un (bien) maigre salaire et faire vivre cette famille dont sa femme assurait le fonctionnement au quotidien. L’homme était le pater familias, le chef d’orchestre de la maison; la femme, bien souvent, en était l’âme, le majordome.

    Les gens forgent leur trait d’union de leur vivant par la qualité de leurs relations avec le monde qui les entoure. Parfois, la descendance, en guise de modeste reconnaissance(?), choisit de personnaliser ce trait d’union.

    Pour ma part, j’aime bien cette formule.

    • Je n’ai connu ma grand-mère que six années dont deux avec le peu de conscience d’un enfant de 4 ou 5 ans.
      C’est bien peu de temps.
      Rosina, à ce qu’on m’a dit, aimait beaucoup son petit Pierre.
      Tout comme Euclide, qui devait parler peu.
      Il fumait la pipe.
      Il aidait tout le monde.
      Même après son travail, il pouvait aller aider un autre cultivateur dans le besoin.

      Je lui ressemble donc… sauf la pipe.

      Il était aussi un bon patineur.
      Ça ce n’est pas génétique!

      Mon oncle Florent m’a raconté bien des choses sur son père.
      Toutes des belles choses avec sa mémoire qui vacillait de plus en plus.

      J’écris pour Florent qui nous a quitté en août dernier.
      Il est sur la photo dans le champ avec ses parents en juillet 1941.
      C’était la guerre et mes grands-parents cultivaient une plante, du lin je crois, qui servait à fabriquer du tissu pour les vêtements militaires.

      Je dois tenir mon intérêt pour la 2e Guerre mondiale de ça…

      On se repogne mon Michel, j’ai encore la piqûre…

  2. Si je ne m’abuse, la photo qui apparaît sur la carte funéraire de ta grand-mère est tirée d’une plus large photo où l’on voit ton grand-père et ta grand-mère, côte-à-côte… une des photos qui me sont restées dans la tête depuis la première fois où je l’ai vue. La sérénité de Rosina. L’esquisse d’un sourire. Une vie bien remplie.

    Avec son homme.

    Euclide, qui aimait son petit Pierre et parlait peu. Qui fumait la pipe, aidait tout le monde. Et qui, même après son travail, pouvait aller aider un autre cultivateur dans le besoin.

    Toutes ces personnes réunies pour la vente à l’encan ne savaient rien de tout ça. Toutes, sauf une.

    • Peu de gens connaissent l’histoire d’Euclide, de Rosina et de Florent sauf mes lectrices et mes lecteurs.
      Des gens ordinaires extraordinaires comme j’aime à les appeler.

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