Marie Vincent et ses trois filles

Bon je m’embarque un peu dans l’histoire de la déportation des Acadiens…

Juste un peu.

J’ai trouvé ceci sur Internet concernant Anne Vincent, une des ancêtres éloignées de Julia Roy…

Anne, age 59, daughter of Clément Vincent of Annapolis Royal and widow of Alexandre Doiron, came to Louisiana with three of her daughters, ages 30, 20, and 16, in February 1768.  They were part of the large extended family led by brothers Alexis and Honoré Breau of Pigiguit who had been exiled to Maryland in 1755 and gathered at Port Tobacco on the lower Potomac River.  On orders from Spanish Governor Antoine de Ulloa, Anne and her daughters followed the rest of their party to the new Acadian settlement of San Luìs de Natchez on the river above Baton Rouge, across from present-day Natchez, Mississippi.  After the Spanish allowed the Acadians at Natchez to leave the settlement, Anne and her children probably moved downriver to St.Gabriel d’Iberville. 

On a fait beaucoup de recherche sur la déportation des Acadiens, surtout en langue anglaise en ce qui concerne la famille Doiron.

Mon premier contact avec la déportation des Acadiens fut la lecture du roman historique Pélagie-la-charette dans les années 70. Dans les années 70 la généalogie était le cadet de mes soucis.

Anne Vincent, fille de Clément Vincent et de Madeleine Levron, se retrouve donc avec trois de ses filles en Louisiane alors que son fils Alexandre Doiron se promène sur la route de Berthier avec sa petite Marie-Anne Doiron, une des ancêtres de Julia Roy dont on ignorait tout de ses ancêtres le mois dernier.

lignée Doiron

Faut le faire!

J’aide eu de l’aide. 

Un grand merci à Marie-Thérèse Boutin qui peut être fière d’être la nouvelle idole généalogique de mon ancien copain de collège.

Dans nos recherches il faut se méfier des informations que l’on trouve sur Internet.

J’ai trouvé ainsi ces notes sur Anne Vincent, la mère d’Alexandre Doiron.

born 17 Jun 1711, Port-Royal; baptized 22 Jul 1711, Port-Royal; daughter of Clément VINCENT & Madeleine LEVRON; married, age 16, Alexandre, son of Jean DOIRON & Marie TRAHAN, 20 Oct 1727, Grand-Pré; exiled to MD 1755, age 44; at Oxford, MD, 1763; arrived LA 1768, age 57; in report on Acadians who settled at St.-Luìs de Natchez, 1768, called Ana DUERON, widow, age 59 [sic], with son illegible [DOIRON] age 30, daughters Isabel [DOIRON] age 20, Pélagie [DOIRON] age 16, orphan Juan LANFAN [L’ENFANT] age 20, & 6 arpents

Sa date de naissance de 1711 ne pose pas de problème. Ce sont les années de naissance de ses enfants qui me chicotent. Ça ne concorde pas avec la réalité.

Je suis certain qu’elle a eu ces enfants après son mariage en 1727 et non 10 ans plus tard. Voici d’autres dates retrouvées dans mes recherches qui sont plus plausibles.

Agathe Doiron 1728 –
André Doiron 1730 –
Élisabeth Doiron 1732 –
Anne Doiron 1733 –
Pélagie Doiron 1734 –
Véronique Doiron 1736 –
Alexandre Doiron II 1738 –

Les âges des filles ne concordent pas avec le recensement de 1768 en Louisiane.

Rien d’étonnant quand on a affaire à des recensements.

Trois filles se retrouvent donc en Louisiane en 1768, Agathe, Élisabeth et Pélagie. Aucune trace d’Anne et de Véronique. Le prénom illisible dans le recensement de 1768 est probablement André Doiron.

D’autres notes retrouvées… les dates ne concordent pas encore, mais moi les dates c’est le cadet de mes soucis.

Three Doirons sisters, daughters of Alexandre Doiron of Minas–Agathe, age 30, Élisabeth or Isabelle, age 20, and Pélagie, age 16–with their widowed mother, Anne Vincent, age 59, reached New Orleans from Maryland in February 1768 as part of the large extended family led by brothers Alexis and Honoré Breau of Pigiguit.  Spanish Governor Ulloa forced them to settled at the new Acadian community of San Luìs de Natchez on the river above Baton Rouge and across from present-day Natchez, Mississippi.  Agathe married Joseph, son of Antoine Amache of Naples, Italy, probably at San Luìs de Natchez in March 1768, soon after they settled there.  Élisabeth married Vincent, son of Spanish Creole Dominique St. Pierre of Galicia, Spain, at San Luìs de Natchez in June 1768.  Pélagie married Antoine, son of Spanish Creole Jean Rodriguez, at San Luis de Natchez the same day sister Élisabeth married; Jean was from Florida.  In 1769, the Spanish allowed them to leave Fort San Luis, and Élisabeth and Pélagie, at least, moved downriver to the Acadian Coast.  Pélagie remarried to fellow Acadian Joseph LeBlanc at St.-Jacques in July 1787.  Élisabeth seems to have died at St.-Gabriel, on the river above St.-Jacques, in August 1791, in her early 40s.  Pélagie died in St. James Parish in October 1819, in her late 60s.  

Traduction…

Agathe aurait marié Joseph Amache, fils d’Antoine Amache de la ville de Naples en Italie, probablement à San Luìs de Natchez en mars 1768, Élisabeth aurait marié Vincent St-Pierre, fils de Dominique St. Pierre de la ville de Galice en Espagne, à  San Luìs de Natchez en juin 1768.  Pélagie aurait marié Antoine Rodriguez, fils de Jean Rodriguez, à San Luis de Natchez le même jour que le mariage d’Élisabeth; Jean était originaire de Floride.  En 1769, les Espagnols leur permirent de quitter le fort San Luis, et Élisabeth et Pélagie, du moins, s’installèrent en aval de la côte acadienne.  Pélagie se remaria avec Joseph LeBlanc à St-Jacques en juillet 1787.  Élisabeth mourut vraisemblablement à St-Gabriel, au nord de St-Jacques, en août 1791, vers l’âge de 40 ans.  Pélagie mourut dans le paroisse de St. James en octobre 1819, vers l’âge de 70 ans.  

Ce que je sais c’est que tous ces gens ont bel et bien existé et qu’ils ont été bel et bien déportés en septembre 1755 à Pisiguit.

C’est à ce fort que, le 5 septembre 1755, les Acadiens ont dû se rassembler pour apprendre les événements qui allaient mener à leur déportation. L’embarquement de 1066 habitants de Pisiguit sur quatre navires, le Neptune, le Three Friends, le Dolphin et le Ranger, se déroula le 13 octobre, mais ce n’est que le lundi 20 octobre qu’ils quittèrent le bassin des Mines. Suite à ce désastre, les Anglais mirent le feu aux maisons du village pour s’assurer que ceux qui avaient réussi à s’échapper n’auraient pas de maisons auxquelles ils pourraient retourner.

Le 19 novembre 1775, 156 habitants de Pisiguit arrivèrent à Philadelphie en Pennsylvanie, et d’autres encore, en décembre (sans doute, Philadelphie n’était pas le seul lieu de débarquement). Il est aussi intéressant de noter que parmi les premiers Acadiens arrivés en Louisiane, la plupart étaient de Pisiguit et de Beaubassin. Source

 Pour en savoir plus, un site en anglais.

Pour en savoir plus sur la Louisiane, cliquez ici.

Extrait

Fin juin 1766, Ulloa nomme des commandants pour les districts acadiens de Cabanocée, Attakapas et Opelousas. Fin septembre, 224 exilés arrivent du Maryland et il les installe sur la «Côte-Acadienne» dans les paroisses actuelles de Saint-Jacques et Assomption. Un autre groupe, arrivé à Balise en décembre 1776, vient les rejoindre. Les 210 autres arrivés à Balise le 12 juin ou juillet 1767 sont installés par Ulloa au Fort Saint-Gabriel. Finalement les 149, arrivés à la Nouvelle-Orléans le 4 février 1768, sont installés au Fort Saint-Louis de Natchez.

Malgré le manque d’assistance continue de la part des autorités et même si des exilés dans chacun des groupes étaient atteints de la petite vérole ou autres maladies qui décimaient leur nombre, la vie en Louisiane était préférable à l’exil.

On se revoit lundi si je trouve un sujet intéressant.

 

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2 réflexions sur “Marie Vincent et ses trois filles

  1. Mon jupon hispano-italo-anglo…. et caetero ne dépasse pas trop, j’espère? Pa surprenant que je sois devenu traducteur!

    J’en ai appris (et oublié) mille fois plus en quelques heures sur les ancêtres de la Belle Julia que la principale intéressée n’en aura appris toute sa vie durant…

    (P.S.: Tasse-toé mononcle Pierre… Allllllllllô ma tante Marie-Thérèse!)

  2. Bonjour, quelle coincidence, je suis en train de faire la généalogie pour un cousin dont la lignée est Doiron. Anne Marie Vincent a d’abord été baptisée par Abraham Bourg. (J’ai son certificat de naissance). Également Alexandre (Geneviève Charron est décédé en 01 1809 et on indique qu’il aurait 77 ans…ce qui voudrait dire qu’il serait né en 1744…(??) J’ai son certificat de décès.J’ai aussi le document de naissance, décès de Geneviève et le certificat de mariage… Après plusieurs mois de recherches , je n’ai pas trouvé les certificats de naissance des enfants d’Alexandre et Anne Marie Vincent…:(Bonne continuation de votre excellent travail…

    Jocelyne

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