La généalogie, c’est un peu comme faire du bungee…

La généalogie, c’est un ti-peu comme faire du bungee…

Vous ne me verrez jamais essayer ça. Pourtant, la généalogie, c’est un peu comme faire du bungee… C’est sauter dans l’inconnu de la vie de nos ancêtres. Tenez, prenez cette photo par exemple. Elle est prise au coin de Davidson et Ontario lors de la procession de la Fête-Dieu.

Gilles 003-1Ou celle-ci… où on voit mon père qui devait être très attaché à son petit frère Marcel qui était demeuré handicapé à partir de l’âge de neuf fois. 

Gilles 001-1

où on voit mon père qui devait être très attaché à son petit frère Marcel qui était demeuré handicapé à partir de l’âge de neuf fois.

Celle-ci prise vers 1933.

leo lagace 1933

Léo Senior, Léo Junior et Marcel Lagacé

Ou bien celle-la que j’avais déjà mise la semaine dernière…

Gilles 001-2

En la regardant attentivement, je me suis rendu compte que mon grand-père à droite n’était pas si grand que ça finalement. Je pensais qu’il faisait un bon 6 pieds 1. Mon père, au centre, faisait un bon 5 pieds 10 avec ses souliers.

C’est drôle des fois quand on fait du bungee généalogique en regardant des photos.

Qui est l’homme à gauche de mon père?

Bonne question! Je pense le savoir.

Si j’en crois une de mes tantes, c’était l’homme qui était le locataire du logement de la rue Mentana. Mes grand-parents, trop pauvres, habitaient là comme pensionnaires. Je ne le savais pas. Ma tante m’a raconté, avec une certaine impudence, que ma grand-mère "s’occupait de lui payer le loyer"… 

Ma tante impudente n’aurait jamais dû me dire ça. Elle m’en a dit des choses sur le compte de mes grand-parents, assez pour me faire regretter un peu mon petit tour de bungee quand j’avais décidé de tisser des liens avec elle en 2011.

La généalogie, c’est un peu comme faire du bungee…

Pierre 046

Tu me tiendras fort Papa quand je ferai du bungee…?

Bungee!!!!

Il faut être sûr d’être bien attaché quand on fait de la généalogie!

Demain, je commence l’histoire d’Aglaé avec l’aide de tous les documents que j’ai trouvés.

Je me demande si Denise a encore le goût de faire du bungee…

Quand on cherche, on trouve mon petit Pierre…

J’ai mis souvent ces paroles dans la bouche de mon grand-père Léo Senior. Comme il ne parlait pas beaucoup, je le fais parler à l’occasion sur mon blogue.

En fait, je ne pense pas qu’il m’ait adressé une seule fois la parole pendant les 16 premières années de ma vie. Les temps ont bien changé depuis. Moi je parle tout le temps à mes petits-enfants et je leur parlerai longtemps.

Je me dis que mon grand-père doit essayer de me parler dans mon petit coeur d’enfant.

J’ai fait revivre mon grand-père et ses ancêtres grâce à ce blogue.

Gilles 001-2

Léo Senior à droite vers le 10 mai 1950, sur le trottoir de la rue Mentana, à Montréal

Il doit regretter sa vie de gars de party et d’avoir été responsable d’avoir mis sa famille dans la misère noire avec son obsession pour le jeu. C’est une de mes tantes qui me l’a dit, mais elle m’a tellement raconté d’histoires bizarres que je ne sais plus partager entre ce qui est vrai et ce qui a été inventé…

Ste-Thérèse vers 1940

Ste-Thérèse-de-Blainville vers 1940

Je ne vous raconte pas donc tout sur mon blogue.

Heureusement.

L’histoire de mon grand-père doit être celle de beaucoup de grand-pères de cet époque.

Tout ce préambule pour dire que mon grand-père est, dans un certain sens, un peu responsable de nos rencontres virtuelles depuis 2008, et un peu de ce que je suis finalement.

Sans lui, je n’aurais rien à vous dire de profond.  Je serais probablement né dans une famille très riche et je serais maintenant quelque part dans le Sud en train de me faire bronzer en sirotant un Pina Colada et non en train de pelleter mon driveway et me geler les mains.

Je doute aussi que j’aurais commencé à écrire un blogue sur la généalogie et que je serais présentement en train de vous écrire et de vous parler de la belle Aglaé Béland. Fascinant notre destin et les gens que j’ai rencontrés sur mon chemin de Damas depuis que j’écris.

On a tous son chemin de Damas, il s’agit juste de ne pas s’arrêter en chemin et de passer notre temps à regarder en arrière. Un jour, il faut avancer, car le temps presse surtout avec des petits-enfants qui adorent leur grand-père Pierre.

Finalement, à bien y penser, il me semble que la température n’est pas si pire que ça au Québec et que la neige n’est pas aussi pesante… (écrit samedi matin à Ste-Anne-des-Plaines)

Bon, parlons d’Aglaé maintenant.

Aglaé Béland

Elle est vraiment belle.

Je comprends que Norbert soit tombé en amour.

Je ne vous raconterai pas toute ma recherche. Rien de scandaleux pour passer à Denis Lévesque, juste une belle histoire d’amour d’un vieux garçon qui marie une veuve de 37 ans avec 7 enfants à Woonsocket au Rhode Island.

Ça ferait un beau film sur grand écran ou dans la tête d’une petite fille comme Denise.

Disons que j’ai eu beaucoup de plaisir à fouiller et à trouver sa date de naissance précise. Pas que c’était si important que ça finalement, mais la date de son mariage avec Norbert était inscrite dans son baptistère…

J’ai eu de la chance… et j’ai pu le dire à Denise qui avait l’air pas mal contente que je la trouve et qu’elle me trouve sur son chemin.

1871 Aglaé Béland baptême zoom

Le 27 octobre 1908 a épouse Napolé (sic) Vandal

À partir de ce document, j’ai compris un peu plus le parcours d’Aglaé. Deux maris, dix enfants (selon Denise) avec Sylvain Levasseur, un exil aux États en 1893 pour travailler dans les filatures, puis la mort de son mari le 9 décembre 1904, son mariage en 1908 avec Norbert Vandal et son retour au Québec en 1909, puis trois autres enfants avec Norbert  : Raoul en 1909, Albert en 1910 et Irène en 1916.

Ouf… P’tite vie!

Aglaé n’a pas eu une vie facile. On peut facilement imaginer et écrire un roman. On ne saura probablement jamais toute son histoire, mais cépasgrave, on peut l’inventer dans notre tête.

Son histoire a commencé le 27 août 1871 dans le petit village de St-Cuthbert.

St-Cuthbert?

Connaissais pas avant… juste une pancarte sur une route vers le casse-croûte Bonaventure à St-Norbert.

casse-croute

fermé jusqu’au 2 mars 2013

Je ne suis jamais allé à St-Cuthbert…

petit nowhere

- Grand-papa…!
T’as encore manqué la sortie pour le casse-croûte…
– C’est ça Théo, aide-moi pas!

La prochaine fois, on fait revivre la belle Aglaé de St-Cuthert.

Aglaé Béland 1871-1958

Aglaé avait 33 ans lorsque cette photo a été prise.

 

Aglaé Béland

1904

C’est Denise qui me l’a dit.

Sur la  photo elle a 33 ans  et veuve de Sylvain Levasseur.

Je comprends Norbert Vandal d’être tombé en amour. Denise m’a aussi dit beaucoup de choses sur Aglaé. Rien de trop personnel par contre.

Je vais vous en faire part.

Bonsoir Monsieur Lagacé,

Je vous ai laissé le nom de jeune fille de ma grand-mère sur votre blogue.  Elle s’appelait Aglaée Béland.  Je puis vous envoyer sa photo je sais comment faire avec le courriel.  La raison pour laquelle je vous l’envoie, c’est que  pour les Levasseur, ils l’appelaient ‘grand-mère Levasseur’ alors que pour nous c’était notre grand-mère Vandal. Sur la  photo elle a 33 ans  et veuve de Sylvain Levasseur.  Peut-être que quelqu’un là-bas la reconnaîtra.                 

P.S. :       

Je n’ai jamais retrouvé aucun certificat de ses deux mariages.  Elle était de St-Cuthbert et s’était exilée au Bic et était revenue avec un bébé et un mari.         

Comment s’y était-elle rendue, je ne sais pas car à 19 ans elle était rendue à St-Henri (Montréal)  son bébé Hormidas avait 6 mois  lors du recensement de 1890. 

Peu de temps après, elle est allée travailler dans les filatures en Nouvelle-Angleterre.  Son 2e mari l’a rencontré là-bas, et il l’a épousée à Woonsocket, RI.  Son nom était Norbert Vandal et était vieux garçon. Il l’a épousée alors  qu’elle avait une ribambelle d’enfants.  Fallait-il qu’il en soit amoureux !!!!  Elle était née en 1871 et est décédée à St-Félix-de-Valois en 1958, 9 ans après son 2e mari.

Fallait-il qu’il en soit amoureux de la belle Aglaé, cette petite fille de St-Cuthbert qui se retrouve au pied de l’autel de l’église St-Louis-de-Gonzague à Woonsocket au Rhode Island, le 27 octobre 1908, à côté de son beau Norbert…

C’est écrit en toute lettre dans la marge à gauche de son baptistère.

1871 Aglaé Béland baptême zoom  

Denise ne connaissait pas le site Family Search, un incontournable pour les obsédés de généalogie,  autant que les recensements dans mon cas. Je suis donc parti à la recherche de la belle Aglaé et de son premier mari Sylvain Levasseur.

J’ai tout trouvé ou presque…

De quoi impressionner Denise.

Ce n’était pas le but visé.

Juste une photo

Si vous suivez mon blogue depuis longtemps, alors vous commencez pas mal à me connaître. J’écris beaucoup et j’écris souvent mes souvenirs d’enfance avec mon coeur d’enfant.  J’aime aussi les vieilles photos.

Souvent, toute notre recherche sur nos ancêtres commencent par un souvenir, une photo ou le souvenir d’une photo. 

C’est exactement mon cas. On retrouve un certain réconfort et une certaine paix intérieure quand on découvre nos ancêtres. On se sent moins seul dans la vie. 

Le souvenir d’une photo de mon arrière-grand-père Édouard Métayer m’a amené à m’intéresser à mes ancêtres en 2007. Je savais presque rien sur lui à part qu’il avait été un capitaine pour le Service Incendie de Montréal.

Édouard Métayer 017

Édouard Métayer 1869-1928

C’est ma recherche sur Édouard, capitaine de pompier, mort le 1er avril 1928, qui m’a permis de trouver mon chemin de Damas finalement.

Voici une autre photo.

 

Aglaé Béland

1904

Une belle photo d’une belle étrangère.

Je ne suis pas relié à cette femme. Pourtant je commence à la connaître encore mieux qu’Édouard Métayer, né le 5 octobre 1869, 5 mois seulement après le mariage de ses parents Edouard-Elzéar Métayer et Philomène Dupont le 13 avril 1869. Quand Philomène est morte, Édouard-Elzéar s’est remarié, et sa femme Delphine Chalifour a "shippé" Édouard vivre chez son oncle F.-X. Métayer à Montréal.

Édouard a dû être mort de chagrin… c’est peut-être pour ça qu’il pleurait en chantant cette chanson à ses petits-enfants.

Cette femme sur la photo, c’est la grand-mère de Denise qui m’a demandé mon aide cette semaine pour retracer de la famille aux États.

Ma grand-mère avait marié Sylvain Levasseur du Bic vers les années 1889-90 et, par la suite, ils ont immigré aux USA pour travailler. Je n’ai pu retrouver de photos de cette époque même si je sais qu’elle a eu 10 enfants Levasseur avant de marier mon grand-père Norbert Vandal à Woonsocket, Rhode-Island. Après la mort de Sylvain Levasseur.

Elle est revenue avec son 2e mari au Canada et a eut 3 autres enfants dont ma mêre en 1916, la plus jeune de tous ses enfants. Ma question est celle-ci, y a t-il des Levasseur des USA qui vous ont écrit et qui recherchent leur parenté du Canada? Si oui, j’aimerais beaucoup entrer en contact avec eux. Malgré toutes mes recherches, je n’ai retrouvé que la première génération de ses enfants: Hormidas, mort au Canada en 1933, Aurore qui a marié Napoléon Monette, Rolland marié aux USA et qui a déjà demeuré à Long Island, NY, n’est jamais revenu au Canada. Lorenzo, Jeannette (morte en 1905). Son 1er mari Sylvain Levasseur est mort aux USA en 1904 ou 1905, il avait 38 ans.

Ça tombait pile, car j’ai beaucoup d’expérience dans le domaine de la recherche des ancêtres aux États et j’étais comme à court d’idées pour la suite de ce blogue…

Je ne pouvais tout simplement pas refuser et j’ai plongé tête première.

Denise me permet de parler de sa grand-mère sur ce blogue et aussi d’en parler sur la version anglaise. On arrivera peut-être un jour à retracer ses cousins ou de ses cousines aux États et partager avec eux cette belle photo.

Aglaé Béland

1904

Les chances sont minces par contre, mais cépasgrave… le plaisir juste d’essayer en faut la chandelle.

On se revoit demain avec l’histoire d’une belle petite fille de St-Cuthbert, Aglaée Béland, la fille de Narcisse Béland et d’Émilie Blais, née sous le signe de la Vierge, le 27 août 1871. Elle avait un petit frère, Alfred, qui allait mourir à bas âge.

On saura si Aglaée est née sous une bonne étoile.

En passant… est-ce que son prénom était Aglaée comme le dit Denise ou Aglaé comme inscrit dans le baptistère?

1871 Aglaé Béland baptême zoom

Aglaée ou Aglaé, cépasgrave…

L’abandon

Ça fait longtemps que je veux vous parler de l’abandon. Pas que j’ai été adopté, du moins je pense que je suis sûr et certain même si mon père m’avait déjà dit que je n’étais pas son fils.

Un moment de colère je suppose…

Revenons à l’abandon.

J’ai beaucoup de mal à vous abandonner seul avec vos petites questions. Peut-être parce que j’ai dû mal à supporter l’abandon. Je ne m’étais pas rendu compte de ça.

Ça devait être profondément enfoui dans ma tête de petit enfant et ça doit expliquer ma passion pour la conservation des vieilles photos de ma mère.

En voici une toute nouvelle…

Gilles 001

Elle est toute vieille. Elle a dû passer une bonne trentaine d’années dans une boîte à l’humidité. Mon frère me l’a apportée avec quelques autres quand on s’est revu en janvier. J’étais très content de revoir mon frère et aussi de revoir ma mère.

Quand je vois cette photo de ma mère, ça me rappelle l’abandon. Comme cette photo de Joachim Tellier, tirée du petit album vert que j’avais conservé sans trop savoir pourquoi il y a une trentaine d’années.

Pierre 035

Joachim Tellier

Joachim était un petit orphelin, du moins je pense qu’il était orphelin, ou il avait été abandonné à sa naissance par ses parents. Mes parents l’avaient amené quelquefois à la maison. Un peu comme une famille d’accueil temporaire. Je me rappelle pas beaucoup des détails.

Joachim est aussi sur cette autre photo. Il est à droite, la main sur l’épaule de mon frère Gilles.

Photos de famille 034

On voit qu’il est plus vieux que sur la première photo prise probablement au parc Lafontaine à Montréal. Moi, je suis le ti-gars sur la galerie arrière du 4728 De Laroche, tout souriant à côté de mon frère. On serait en 1956. Mon oncle André, né en 1942, est aussi sur la photo.

Joachim Tellier est disparu dans la mémoire de mon enfance, mais pas complètement.

J’ai appris plus tard, il y a quand même longtemps de ça, qu’il était mort de la morsure d’un singe alors qu’il travaillait dans un laboratoire. Je n’en sais pas plus sur Joachim.

En fait, son nom n’aurait jamais dû être Joachim Tellier. Il aurait été "abandonné" par ses parents à sa naissance.

Il n’était pas le seul dans ce temps-là.

L’abandon, ça laisse des traces indélébiles que l’on soit abandonné à sa naissance ou abandonné plus tard dans sa vie.

Je m’en voudrais…

Juste vous dire avant de commencer que j’avais commencé à écrire ce billet en décembre dernier.

Je l’ai un peu modifié, c’est tout. Je voulais inclure le commentaire d’un lecteur.

Je m’en voudrais de clore le dossier de Georges Dubé, cultivateur, 45 ans, frette sec de même comme on dit en bon Québécois. C’est sans doute à cause du petit commentaire laissé par André Quesnel, sans doute un petit cousin éloigné…

Eh oui le monde est petit.

Pas mal petit en effet…

Un échange de courriels rapides, mardi soir, sur l’heure du souper, m’a amené à mûrement réfléchir, encore une fois, sur l’obsession de nos ancêtres et de la généalogie.

Je pense avoir trouvé la réponse.

Vous trouverez ça demain sur mon blogue.

Je m’en voudrais donc de terminer le dossier de la famille Dubé, à moins que mon 2e cousin Ray Dubé m’écrive des États, sans vous parler de son ancêtre Angèle Miville dit Deschênes, la femme de Georges Dubé, notre cultivateur de 45 ans, résidant à Trois-Pistoles en 1871. C’est Angèle qui est le lien avec Catherine de Baillon.

Angèle est une parfaite inconnue pour la plupart des mortels à moins de l’avoir dans son gedcom quelque part. Je n’ai pas de photo d’elle, mais j’en ai une de son petit Pierre, né en 1855, avec sa femme Emma Sévigny.

C’est Dennis Lagasse IV qui m’a envoyée la photo en décembre dernier.

Pierre est le grand-oncle de Ray Dubé qui n’a pas l’air si tant intéressé que ça par ses ancêtres.

Je devrais le dire à sa soeur…

Ouin mettons que ça pourrait faire de la chicane.

Pour revenir à Angèle, voici sa fiche généalogique sur mon site Ancestry.

fiche Angèle Miville dit DeschênesEt son arbre…

arbre Angèle Miville dit Deschênes

André Quesnel cherchait le lien entre la grand-mère de mon cousin Dennis, Marie-Louise Dubé, la femme de Napoléon Levi Lagasse, et l’amie de son frère. Je ne comprenais pas trop, mais finalement j’ai compris ce qu’il voulait…

Je cherchais une façon simple de lui montrer le lien entre Marie-Louise Dubé et sa future belle-soeur. En fait elles sont de très lointaines cousines éloignées, mais ça serait trop long à tout vous expliquer… et je risquerais de vous perdre en cours de chemin et de vous abandonner sur le bord de la route.

Comme quoi j’ai beaucoup appris sur mon obsession depuis janvier 2008.

On se repogne demain avec l’abandon,

Georges Dubé, cultivateur, 45 ans

J’étais vraiment excité en décembre dernier.

Enfin j’avais trouvé d’autres cousines et d’autres cousins aux États. Ils étaient reliés à ma grand-tante Lillie Lagacé et à son mari Eugène Dubé qui seraient peut-être sur cette photo.

Who's Who Dennis Lagasse II

C’était leurs grand-parents!

J’ai un attachement sentimental pour Eugène qui était le témoin au mariage de mon grand-père Léo et de Maria Landry le 16 septembre 1912 à  St-Hyacinthe.

Judy Giguere, tout aussi excitée que moi par ses ancêtres, m’avait mis sur une piste avec la famille d’Eugène, et c’est grâce à elle que j’avais retracé la lignée de Georges Dubé, le père de Pierre Dubé que l’on voit ici avec sa femme Emma Sévigny.

Pierre Dubé et Emma Sévigny (collection Dennis Lagasse IV)

Voici ce qu’on trouve dans le recensement de 1871 à Trois-Pistoles. Georges Dubé est là avec son petit Pierre et le reste de la famille.

1871 famille George Dubé 1

Georges Dubé est l’ancêtre de la lignée des Dubé reliée à la famille Lagacé. Ça faisait longtemps que je cherchais le chaînon manquant.

J’avais déjà trouvé ses descendants: Napoléon, Eugène et Joseph. Eugène et Joseph avaient marié des petites Lagacé, des filles de Stanislas Lagacé et d’Henriette Alexandre. 

La famille Dubé était très proche de la famille Lagacé.

On en aurait donc certainement sur cette photo, prise dans les années 1920, et sur la centaine d’autres de mon petit cousin Dennis, mais je n’en suis pas certain.

Who's Who Dennis Lagasse II

Stanislas Lagacé (Dennis Lagasse II) dans le rectangle

Tout excité, j’avais cherché dans le recensement américain de 1940 des traces de cette lignée de Dubé. Un indice m’a amené sur Facebook. J’avais pu retracer deux cousines et un cousin que j’ai contactés. Une cousine m’avait dit que son frère s’intéressait à la généalogie et que je pouvais le contacter.

Ray Dubé, un 2e cousin,  semblait fort intéressé au départ par ses ancêtres. 

Ouin mettons…

Il m’a écrit une fois, puis plus rien.

Pourtant j’avais été prudent et je n’avais pas mentionné la pointe de l’iceberg de mes recherches et mon interminable blogue Nos ancêtres ni sa version anglaise Our Ancestors.

Dommage que son karma, ou le mien, n’ait pas été au rendez-vous, j’aurais pu lui parler du bon roi Dagobert et partager les photos de mon petit cousin Dennis.

Le père de mon 2e cousin s’appelait George tout comme son arrière-grand-père Georges Dubé, cultivateur, 45 ans, résidant à Trois-Pistoles en 1871.

C’était son épouse, Angèle Miville dit Deschênes, qui était la descendante directe de Catherine de Baillon.

Comme on dit en anglais…

Win some, lose some.

Ou comme on dit en français…

La vie continue.

15 janvier 2013… Vous vous rappelez…

On repart en grand.

Moi écrire, ça me détend surtout que je regarde de moins en moins la télé.

Pendant ma retraite fermée sur ce blogue, j’avais continué à écrire un peu sur mon autre blogue Our Ancestors, la version anglaise de celui-ci. C’est le hasard qui m’avait amené à découvrir d’autres blogueurs et d’autres blogueuses aux États-Unis aussi touchés par les événements du 14 décembre 2012.

Mon allusion sur Charlemagne dans mon blogue Our Ancestors, m’avait amené le commentaire d’un visiteur : Paul Lanning.

Small world…

I recently discovered I have roots going back to Charlemagne as well.

The world gets so much smaller when you go back so many centuries, and so many of us are connected that way.

Paul avait écrit ce billet par la suite sur son blogue. 

Can We Talk.

Il a écrit ce que j’aurais écrit sur ce blogue le 15 décembre 2012. Je ne le traduirai pas j’ai trop de travail de traduction à faire.

Passons maintenant au sujet du jour… en essayant de ne pas vous perdre en chemin.

Catherine de Baillon !

Vous vous rappelez encore de ce nom? Vous devriez si votre nom de famille est Dubé.

Je vous rafraîchis la mémoire.

Âgé maintenant de  38 ans, Noël-Antoine était le 3e mari de Charlotte Miville Deschênes, une descendante directe de Pierre Miville dit le Suisse. Charlotte était la petite-fille de Jacques Miville Deschênes et de Catherine de Baillon.

Retenez bien ce nom! 

Êtes-vous une descendante ou un descendant de Catherine?

Moi non, mais je connais par contre des gens de la famille de mon petit cousin Dennis Lagasse qui vit au Connecticut qui le sont.

Daily and Dubé familyCe sont les petites soeurs Dubé, dont Marie-Louise Dubé, la grand-mère de mon petit cousin virtuel Dennis aux États-Unis.

Dennis ne s’en doute pas encore, du moins il ne m’a pas encore écrit à ce sujet même si j’en ai parlé sur mon blogue Our Ancestors.

Dennis serait bel et bien un descendant direct du bon roi Dagobert si on croit à toutes les recherches faites sur Catherine de Baillon et qu’on retrouve entre autres sur le site Migrations de ma petite cousine adorée Jocelyne Nicol et de son mari Bernard Quilivic qui n’est pas jaloux je l’espère.

Je ne remets pas en question cette ascendance comme je l’avais fait avec celle de Georges de Quesnel. Pas de nouvelles encore à ce sujet.

Pas de nouvelles, sauf un petit courriel en septembre 2012 de Bruno Gerard, un de mes lecteurs français, qui avait lu mes articles sur Rollon et qui m’avait parlé de sa petite recherche sur la généalogie de la famille de Malvoue avec qui serait relié notre Georges de Quesnel qui n’aurait finalement pas laissé de descendance…

Disons que j’ai encore des croûtes à manger avant d’arriver à la cheville de Bruno Gerard. Il m’a envoyé son manuscrit de plusieurs centaines de pages sur la généalogie de la famille de Malvoue. Je ne pense pas passer à travers, du moins pour l’instant.

Pour en revenir au bon roi Dagobert, ce n’est pas un canular.

Les recherches seraient très sérieuses.

Catherine de Baillon serait-elle votre ancêtre?

Ben voyons donc…

Ton blogue c’est une vraie drogue…

Ces mots raisonnent toujours dans ma tête.

C’est Cécile, ma suppléante préférée, qui m’avait dit ça en 2009 lors de la fête de retraite d’une collègue de travail. Je ne sais pas si Cécile peut encore me suivre dans toute ma douce folie depuis.

Je sais que je ne suis pas fou d’écrire tant. C’est en lisant le blogue de Koji Kanemoto que je m’en suis rendu compte.

Il est aussi fou que moi. Comme je ne le trouve pas fou, alors je ne le suis pas. Tout comme Gail qui écrit un blogue sur son père. Gail vit au Texas. Son père était parachutiste dans la 11e division aéroportée durant la Deuxième Guerre mondiale. 

Je ne connaissais pas ce petit bout d’histoire!

J’ai tout lu en une seule journée tellement c’était intéressant à lire comme un roman.

Sauf que, ce n’est pas un roman. C’est l’histoire de son père qui écrivait à sa mère pendant la guerre. Le genre de choses qu’on ne retrouve pas dans les livres sur la guerre.  Gail a mis en ligne le texte des lettres de son père.

Bouleversant comme lettres, mais on découvre un homme doué d’une grande lucidité et d’un grand sens de l’humour intelligent.

J’ai tout lu comme un bon roman, car je ne pouvais m’arrêter.

Sauf que c’était loin d’être un roman en 1945 lors de la reconquête des Philippines par les Américains. Les Japonais se battaient avec l’énergie du désespoir.

Si vous lisez l’anglais, voici son premier billet.

Vous ne pourrez pas vous arrêter de lire le reste.

Son blogue c’est une vraie drogue…

13 janvier 2013… Koji Kanemoto

Voici la traduction promise…

J’avais mentionné à Koji que je publierais ce billet seulement le 31 décembre, mais je me suis rappelé ce que mon bon ami Paul Dauphin m’avait dit une fois en Caroline du Nord

La vie est trop courte, commence par le dessert.

Eh bien Koji, voici ce que tu aurais lu la veille du Jour de l’An..

La vie est trop courte, commence par le dessert.

À mes lecteurs:

Vous n’avez pas à cliquer sur chaque hyperlien si ça ne vous tente pas.

Par contre, vous allez manquez beaucoup de choses surtout si vous n’avez pas cliqué sur chacun de noms dans ce billet. 

C’est bien correct aussi si vous ne cliquez pas sur chacun des hyperliens dans celui-ci.

Qui est Koji?

C’est quelqu’un dont le karma a cliqué sur le bouton "I Like" de ce blogue ou est-ce sur un des neuf autres?

Koji avait l’habitude de m’appeler Monsieur, mais ça ne me dérangeait pas. Maintenant on s’appelle par nos prénoms…

Voyez-vous Koji et moi avons plein de choses en commun bien que pas tout en commun…

J’aime vraiment son sens de l’humour.

Je suis plus âgé de quelques années et mon père n’a jamais servi dans les forces armées à moins qu’on considère qu’un pompier est un soldat qui combat les incendies.

Léo Lagacé

1950

Koji possède une Mustang…

Beau bolide…

Je conduis une Camry hybride 2012.

Belle voiture japonaise…

Koji aiment les avions de guerre, surtout le P-47.

Gros avion puissant

Je n’ai pas de préférences, mais disons que j’ai un petit penchant pour le De Havilland Mosquito chasseur de nuit de l’escadrille  23 Squadron de la RAF durant la Deuxième Guerre mondiale.

Koji a un blogue…

J’en ai 10 jusqu’à maintenant!

Koji dit qu’il n’est pas un écrivain. Moi aussi.

Koji s’intéresse à ses ancêtres…, pas surprenant, il est de descendance japonaise.

Je suis un Canadien français qui est intéressé par les ancêtres de tout le monde depuis 2008, mais ça ne me dérangerais pas d’être japonais.

Koji a rencontré des vétérans de la Deuxième Guerre mondiale,  s’est lié d’amitié avec eux, et a écrit à leur sujet d’une manière que vous pouvez à peine imaginer. 

Je l’ai aussi fait, mais à ma façon, en premier en français et ensuite en anglais.

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Koji aime regarder les vieilles photos et aussi les retoucher…

Sans commentaires…

Koji essaie de trouver des informations dans certaines photos dans l’album de sa grand-mère.

Des gens qui lisent son blogue diraient qu’il est fou d’écrire comme il le fait. J’aime m’appeler ainsi à l’occasion.

Je dirais seulement que Koji est juste un petit peu curieux de nature.

Cliquez ici en premier, puis ici pour comprendre comment le cerveau humain fonctionne.

Je pourrais continuer longtemps à vous parler de ce que Koji Kanemoto et Pierre Lagacé ont en commun, mais vous manqueriez de temps pour dévorer son blogue comment je l’ai fait la semaine dernière, en lisant tous ses billets en une seule journée, pour découvrir son grand sens de l’humour.

Des gens diraient que je suis fou.

Je dirais que je suis juste un petit peu curieux de nature.

Un peu de gyoza?

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Je fête mes 64 ans aujourd’hui.

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Demain une nouvelle année. C’est un bon départ pour renouveler encore ces résolutions oubliées comme de cliquer sur tous mes liens sur ce blogue.

Il n’est jamais trop tard.

Pour finir, Koji Kanemoto vit à Hawaii.

Pas moi!

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Demain on attend une autre grosse tempête au Québec.

Ciel que j’aimerais avoir le sens de l’humour de Koji et vivre quelque part ailleurs.