Juste comprendre finalement…

Juste comprendre finalement… 

En bout de course c’est ce dont il est question dans toute cette histoire de la petite Aglaé Béland et de ses enfants.

Essayer de juste comprendre la dérive dans la vie de certains de nos ancêtres quand on se lance tête première dans le bungee de la généalogie. Il faut par contre être solidement attaché et se distancer de leur passé et ne pas le faire sien.

Si vous lisez les commentaires sur ce blogue, alors vous comprenez qu’on cherche seulement à comprendre et à trouver un certain réconfort pour mieux aller de l’avant dans notre vie.

petit nowhereEs-tu bien attachée Denise…?

C’est pour ça que je vais vous parler de la petite Aglaé. Juste un prétexte et un petit service à rendre autant à elle qu’à moi finalement.

Vous êtes chanceux ce matin, car Denise m’a inondé de belles vieilles photos dont celle-ci qui est très belle et que  je pense pouvoir partager avec vous sans aucune impudence de ma part.

Emilie Blais, Aglaé, Aurore et son garçon

Quatre générations!

Émilie Blais, à gauche, la mère d’Aglaé. Aglaé Béland est à droite. Sa  fille Aurore Levasseur, née à Salem au Massachusetts en 1893, est au centre avec son fils que je crois être Lucien Monette, né en 1914. Lucien, si c’est le petit garçon, repose maintenant en paix au cimetière Repos St-François d’Assise à Montréal depuis 1980.

Sur la photo, on serait autour de 1920. Le petit Lucien aurait alors 6 ans.

Retournons prudemment en arrière maintenant.

On se retrouve à St-Cuthbert le 2 avril 1871.

Émilie Blais, l’arrière-grand-mère peu souriante sur la photo, est enceinte d’Aglaé quand elle ouvre la porte à l’énumérateur Norbert Goulet. Son mari Narcisse Béland est voyageur. Je présume qu’il était absent. Elle avait probablement son fils de deux ans dans ses bras. 

Demandez-moi pas le temps qu’il faisait à St-Cuthbert le 2 avril 1871, mais je sais qu’il y avait eu 16 mm de pluie à Huntingdon le 3 avril 1871. Tirez vos propres conclusions.

Voici la page du recensement de 1871 à St-Cuthbert.

1871 Narcisse Béland

Je ne suis pas menteur…

Béland Narcisse, 26 ans, voyageur, Émilie, 22 ans -, et Alfred, 2 ans.  Isaïe Vadnais est leur voisin. Il est commerçant.

Belle écriture de ce Norbert Goulet de St-Cuthbert. Je me demande bien qui il était pour écrire bien comme ça. Probablement un notaire. 

Mais non, il n’était pas le notaire de St-Cuthbert. J’ai vérifié.

Cliquez pour le savoir.

Fascinant ces recensements même si on trouve souvent des informations erronées ou imprécises. Prenez le cas du petit Alfred, deux ans. Je le pensais mort, car je ne le trouvais pas en 1881.

1881 Narcisse Béland

Mais non, Alfred c’était finalement Wilfrid! Fallait le savoir…

Le reste de la famille est sur l’autre page. Aglaé, Mélie, Alfred, Philippe, Paul, Marie.

1881 Aglaée Béland

Norbert Goulet est toujours l’énumérateur… et cultivateur.

Vous me faites confiance j’espère.

Ciel que j’aimerais voyager dans le temps et faire un petit nowhere à St-Cuthbert! On sert peut-être la meilleure poutine de la région.

Sauf que, en bout de course il faut aussi savoir quand s’arrêter dans nos recherches.