Le coup de La Gâchette… Prise 2

André Mignier dit La Gâchette était un soldat du régiment Carignan Salières. La Gâchette était son surnom, comme le surnom Larose était celui de François Guire dit Larose.

Eh ! Salut Larose…

Je suis certain qu’André avait tout un sens de l’humour.

Si le surnom La Gâchette venait de la gâchette du mousquet d’André Mignier selon ce qu’on en déduit sur ce site…

Depuis l’arrivée de notre ancêtre André Mignier en terre québécoise, notre patronyme a changé plusieurs fois d’épellation au gré des écritures des notables qui le reproduisaient par la consonance.

Le nom de guerre.

L’usage des surnoms était fréquent à cette époque. Presque partout, les surnoms militaires revêtaient un caractère officiel; ce surnom était mentionné dans les pièces administratives de l’individu. Souvent, il remplaçait le patronyme. L’attribution d’un surnom conserve souvent un aspect personnel: “ que la recrue propose son nom de guerre, que le recruteur ou l’état-major lui en donne un, inspirés par un trait propre à l’intéressé. D’une manière générale, les circonstances, les causes accidentelles, l’ironie, l’antiphrase, jouaient un rôle considérable dans l’attribution des surnoms”. Ainsi, les noms de guerre pouvaient rappeler soit des prénoms et patronymes, soit l’origine, le métier, le passé militaire, soit des noms de végétaux, soit des caractéristiques personnelles. “Dans la même compagnie, à un moment donné, il n’y avait jamais deux noms de guerre identiques”. Franc-tireur, selon la monographie de Jean Lagassé, on surnomma André Mignier “ La Gâchette”, qui devient rapidement Mignier dit Lagacé.
La grande majorité des descendants d’André Mignier dit “La Gâchette” portent aujourd’hui le nom de Lagacé bien que, dans la région du Lac Saint–Jean, un certain nombre ont gardé le nom de Menier ou Minier. Au Nouveau-Brunswick et aux États-Unis, ils écrivent Lagasse sans accent ou encore Lagacy, Legacy, Legasey ou Legassie. Au Québec, on retrouve aussi des Lagassé, des Meunier dits Lagacé, des Meunier dits Lagassé, des Migner.

Jean-Guy Lagacé 1939-2006

Fils de Michel Mignier et de Catherine Masson, André vécut ses premières années à Bois Plage sur l’Île de Ré, dans l’Océan Atlantique, qui se trouve à 3 kilomètres de la Rochelle en France. Malgré qu’aucun acte de naissance n’ait été retrouvé, plusieurs recensements attestent que notre ancêtre serait né en 1640. C’est de là qu’il s’embarqua dans une aventure qui devait donner naissance aux familles Lagacé, Lagassé et certains Legacy en plus de perpétuer le nom de Migné sous les appellations de Mignier, Minier et même parfois Meunier. Engagé de dernière minute dans la compagnie de Berthier du régiment de l’Allier, c’est le 24 février 1664 qu’André monte à bord du « Brézé » qui, sous le commandement d’Alexandre de Prouville, Marquis de Tracy, partait vers les Antilles avec pour mission « d’y rétablir le bon ordre et y faire régner la justice du roy de France ». Reprenant la mer avec le titre de Lieutenant général des territoires du Nouveau Monde, le seigneur de Tracy dirige ses troupes vers la Nouvelle-France pour les unir avec le régiment de Carignan-Salières, afin de soumettre les Iroquois qui menacent la colonie.
Le 30 juin 1665, André débarque à Québec avec le surnom de « La Gâchette » que lui ont donné ses camarades de régiment. Il ne retournera jamais en France. Réformé en 1668, il obtient l’autorisation de s’établir au pays. Le 10 octobre 1668, devant le notaire Leconte, notre ancêtre reçoit une concession de Dame Guillemette Hébert, fille de Louis Hébert et veuve de Guillaume Couillard. Cette terre est située à Charlesbourg. Le 23 octobre de la même année, dans l’église de Notre-Dame de Québec, l’Abbé Henri de Bernières bénit l’union d’André Mignier et de Jacquette Michel, une jeune veuve, « Fille du Roy », originaire du village de Ste-Catherine-de-Ré à quelques kilomètres de l’endroit où a grandi André. De 1668 à 1686 la famille se développe à Charlesbourg, où André défriche tant bien que mal les terres dont il a la responsabilité. Il semble qu’il préfère suivre son goût pour l’aventure en accompagnant Michel Leneuf de La Vallière qui emmène avec lui quelques colons des environs de Québec et de Trois-Rivières à Beaubassin, où il établi un poste de fourrures sur sa seigneurie. Suite à la signature d’un bail avec Charles Aubert de la Chesnaye, André et sa famille s’installe à la Rivière-Ouelle, dans la région de Ste-Anne-de-la-Pocatière où il passe les 40 dernières années de sa vie. André s’éteint à l’âge de 89 ans le 4 février 1729. Il aura survécu 19 années après le décès de son épouse. Ce sera par ses fils André et Michel que se propagera notre patronyme.

Jacques Lagacé

D’où viendrait le surnom de Larose…?

Bonne question. Les paris sont ouverts.

Fran Larose doit avoir pas mal hâte que je parle de son ancêtre François Guire depuis qu’elle s’est manifestée sur mon blogue.

Je le ferai rapidement demain, car aujourd’hui c’est la première fois qu’on fête en famille la fête des grands-pères.

Pour finir et vous faire sourire, j’avais déjà trouvé ceci sur un site qui parlait de mon ancêtre…

Déguisement porté par André Mignier lors de l’Halloween en 1666

La morale dans cette histoire…

Il ne faut pas croire tout ce qu’on trouve sur Internet.

La preuve! 

En passant, Denis si tu lis cet article sur mon blogue, j’ai adoré notre petite conversation hier chez mon ami Marcel.

On se repogne…

Le coup de La Gâchette…

C’est bien connu, du moins j’espère depuis le temps que j’en parle sur mon blogue. Une fort belle recherche existe en plus.

André Mignier dit La Gâchette est l’ancêtre de tous les Mignier dit Lagacé, des Mignier, des Lagacé dit Mignier, des Lagacé, des Lagassé, des Lagasse, des Lagassee, des Legace, des LeGasse, des LeGacy, et j’en passe.

Maintenant, quand je rencontre des gens qui semblent le moindrement intéressés par la généalogie, je leur fais le coup de La Gâchette.

C’est ce que j’ai fait à la belle-mère de Joseph Simard avant de partir de l’Auberge Racine et à la jeune préposée à l’accueil au Musée de la Pulperie de Chicoutimi.

Elle était une étudiante en histoire et en archéologie!

Je n’allais surtout pas rater l’occasion…

Je lui a demandé de deviner d’où venait mon patronyme Lagacé.

Elle semblait un peu gênée au départ, mais elle a fini par me dire que ça devait avoir un rapport avec le qualificatif agacé.

Eh non!

Puis là, je lui a parlé de mon ancêtre… André Mignier.

Puis j’ai attendu…

Et attendu… pour finalement lui dire… André Mignier dit La Gâchette.

Puis, je lui ai demandé pourquoi le dit La Gâchette.

Puis là, j’ai attendu encore…

Je n’allais surtout pas…

Je n’allais surtout pas rater l’occasion de photographier la Camaro 1969 dans le stationnement du restaurant.

En route vers le lac St-Jean, nous sommes arrêtés au restaurant Marchand à St-Bruno.

Belle découverte…

Depuis 1935…

Je vous laisse lire…

Quant à moi, je me suis laissé tenter par leur poutine, mais j’aurais dû lire avant leur affiche et essayer leurs hot-dogs au beurre.

Ce sera donc pour une prochaine fois, car je retournerai dans le coin cet été.

Drôle de coïncidence

Michel avait mis son petit grain de sel sur mon petit nowhere à Bagotville…

Pas une trop bonne publicité visuelle pour Toyota/Camry, ça…
Voiture de location?

Drôle de coïncidence!

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Demain, la suite… Et surtout pas une histoire de chars…

La Maison Bossé

Toute une histoire derrière cette maison…

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Photos Pierre Lagacé

Je suis sûr et certain que mes lectrices et mes lecteurs sont allés fouiner sur le lien vers le site de l’Auberge Racine et ont découvert l’historique de la maison.

Non?

Il est encore temps.

Construite il y a plus de 150 ans pour l’un des premiers notaires de la ville, Maître Ovide Bossé (d’où son appellation: La maison Bossé), cette maison cossue de ville Chicoutimi est restée la propriété de la famille Bossé jusqu’en 1991 pour ensuite être vendue pour devenir une maison de chambres. Ce n’est qu’en 2006 que les nouveaux propriétaires en ont modifié la  vocation pour en faire un gîte du passant. Au bas de cette page, vous verrez quelques photos montrant la maison au 19e siècle et son évolution jusqu’à aujourd’hui.

Photos prises sur le site de Joseph Simard

Les ancêtres d’Ovide sont  Pierre Bossé et Jeanne Caiolle originaires des Biards, diocèse d’Avranche, en Normandie. Ils se sont mariés aux Biards le 8 juin 1731.

En passant, je suis le 5e cousin à trois générations d’Ovide Bossé. Un de ses lointains ancêtres maternels est André Mignier dit La Gâchette…  

Grand Verbomoteur?

Moi verbomoteur?

Grand en plus…

Ouin mettons… surtout après ces quatre merveilleux jours passés dans la région du Saguenay et du Lac-St-Jean et quatre nuitées dans un gîte du passant.

Michel s’inquiétait pour moi hier…

Notre généalogiste préféré doit être en détention préventive dans un quelconque poste de police la la Ville de Montréal pour avoir manifesté trop bruyamment avec sa batterie de cuisine. Je ne vois pas d’autre explication à cet inhabituel silence prolongé de notre Grand Verbomoteur…

On se repogne demain… j’ai pris des tites photos.

Pour les tits curieux et les tites curieuses… Pour celles et ceux qui le sont encore plus, cliquez ici.

Détention préventive

Commentaire de mon copain de collège Michel…

Notre généalogiste préféré doit être en détention préventive dans un quelconque poste de police la Ville de Montréal pour avoir manifesté trop bruyamment avec sa batterie de cuisine. Je ne vois pas d’autre explication à cet inhabituel silence prolongé de notre Grand Verbomoteur…

Pas du tout…

Je reviens de Bagotville!