Ovide Bossé

Joseph Simard, le propriétaire de la Maison Bossé, m’a écrit un petit courriel la semaine dernière pour me remercier de mon intérêt pour l’histoire derrière la maison Bossé, maintenant l’Auberge Racine…

Le site de l’Auberge Racine nous fait découvrir l’historique de la maison.

Construite il y a plus de 150 ans pour l’un des premiers notaires de la ville, Maître Ovide Bossé (d’où son appellation: La maison Bossé), cette maison cossue de ville Chicoutimi est restée la propriété de la famille Bossé jusqu’en 1991 pour ensuite être vendue pour devenir une maison de chambres. Ce n’est qu’en 2006 que les nouveaux propriétaires en ont modifié la  vocation pour en faire un gîte du passant. Au bas de cette page, vous verrez quelques photos montrant la maison au 19e siècle et son évolution jusqu’à aujourd’hui.

Photos prises sur le site de Joseph Simard

Joseph Simard a tout le mérite d’avoir sauvé la maison des pics des démolisseurs.

Comme je le mentionnais la semaine dernière, les ancêtres d’Ovide Bossé, notaire et shérif de Chicoutimi, étaient  Pierre Bossé et Jeanne Caiolle originaires des Biards, diocèse d’Avranche, en Normandie. 

Mes recherches m’ont amené à découvrir qu’Ovide était mon 5e cousin à trois générations. Un de ses lointains ancêtres maternels était André Mignier dit La Gâchette. André Mignier était le grand-père de Marie-Anne Mignier dit Lagacé, fille d’André Mignier et de Françoise Ouellet.

Étrange…

Je me sentais donc un peu comme chez moi à l’Auberge Racine sans trop savoir pourquoi. Marie-Anne Mignier dit Lagacé est née et baptisée le 1 novembre 1720 à La Pocatière. Elle marie, le 15 janvier 1742, à St-Thomas, Jean-Hilaire Prou, puis en secondes noces, Jean Pelletier, le 24 janvier 1752 à St-Thomas.

C’est leur fille, Madeleine Pelletier, qui constitue le fil d’Ariane de notre histoire.

La belle Madeleine a marié Louis Bossé. Leur fils Maurice est le père d’Ovide. Maurice était huissier selon le recensement de 1852. Son fils Ovide devient notaire et shérif. Son fils Thomas suivra les traces de son père.

Qu’en est-il des descendants d’Ovide Bossé ou de Pierre Bossé? Je laisse ça à d’autres maintenant que le fil d’Ariane est trouvé.

Pour en connaître plus sur l’histoire de Chicoutimi, cliquez ici. Pour le Saguenay, ici.

Appel à tous

Je n’y suis pour rien.

Fran a une petite demande à faire suite à mon article sur son ancêtre François Guire.

Elle en connaît déjà pas mal, mais…

Merci beaucoup,

Les données de Gilles, il les a partagées avec moi. Ce que j’aimerais c’est de trouver des vieilles photos de mes ancêtres :

mon grand-père Siméon Grégoire Deguire Larose = Aurore Lepage

Ferdinand Fortunat = Elizabeth Carrière
Félix Deguire = Délima Chartrand
Jean-Baptiste = Pauline Cyr
Pierre Deguire = Thérèse Groulx
Pierre Deguire = Francoise Groulx
Francois Deguire = Marguerite Veronneau

Ancêtre Francois Deguire dit Larose = Rose Colin

Pour les dates BMS mon data est presque complet. Je recherche toujours des écrits historiques sur eux.

Félix et Délima je n’ai pas grand données. S’il y a quelqu’un de la même lignée que moi, cela me ferait plaisir de faire des échanges de notes.

Un grand merci.

Félix Deguire et Délima Chartrand se sont mariés à Ste-Scholastique, le 12 janvier 1857. Délima est la fille de Hilaire Chartrand et Marguerite Lagarde. Selon le recensement canadien de 1852, Hilaire Chartrand est forgeron. On retrouve Félix Deguire dans le recensement sous le nom de Félix Déguir. Il aurait 14 ans. Il habite St-Benoît dans le comté de Deux-Montagnes.

Déguir, Jean Bte Cultivateur Canada F Catholique 64 M
Cyr, Appolline Canada F Catholique 56 F
Déguir, Domitilde Canada F Catholique 17 F
Déguir, Sévère Journalier Canada F Catholique 19 M
Déguir, Félix Journalier Canada F Catholique 14 M
Inconnu, Xavier Canada F Catholique 6

La famille Deguire a probablement vécu la destruction du village de St-Benoît en décembre 1837…

Mais je ne m’embarque surtout pas dans cette histoire-là.

Non merci!

Seulement ajouter for the record… que les mariages de Josephte Deguire et de Louise Deguire, des filles du couple Deguire-Cyr ont été célébrés en 1835 et 1836 à St-Benoît.

Comme trois autres filles, Appoline, Domithilde et Elmire se sont mariées à St-Hermas respectivement en 1846, 1852 et 1848, nous pouvons donc présumer avec «certitude» que la famille Deguire a vécu cet épisode des représailles et qu’elle est revenue s’installer de nouveau à St-Benoît.

Bon, si l’histoire vous intéresse, cliquez ici…, mais je n’y suis pour rien.

Un petit extrait?

Le 16 décembre 1837
Au lendemain de la bataille de Saint-Eustache, le général John Colborne et ses troupes quittent les ruines du village de Saint-Eustache pour marcher vers Saint-Benoît. À leur arrivée au Grand-Brûlé, il ne rencontre que peu de résistance et les patriotes rendent calmement leurs armes. Arrivé au village de Saint-Benoît dans la journée du 15 décembre, Colborne se loge pour la nuit dans la maison du notaire Girouard. Le curé Paquin, de Saint-Eustache, raconte: «Toutes ces troupes se logèrent dans le village. Sir John prit pour logement la maison de J.J. Girouard, M.P.P. Dans la soirée et la nuit on arrêta diverses personnes qui s’étaient cachées aux environs du village et qui furent mises sous garde.» Le lendemain, Colborne donne ordre de brûler, après son départ, les maisons des chefs patriotes.  «Les maisons désignées étaient celles de MM. Girouard, Dumouchelle et Masson». Selon le curé Paquin, «tout le village fut réduit en cendres. L’église, le presbytère et toutes les maisons du village furent consumés avec leurs dépendances; il ne resta debout que trois ou quatre chétives masures qu’on ne trouva pas dignes d’être incendiées.»

Pour en connaître plus, cliquez ici…

A la suite de conflits importants entre le peuple « canadien » et l’élite anglaise, une rébellion, la Révolte des Patriotes, éclate en 1837. Saint-Benoît est le foyer de l’intelligentsia de la résistance Patriote au nord de Montréal. Nous y trouvons d’une part Jean-Joseph Girouard, Jean-Baptiste Dumouchel et ses fils, James Watts, Luc-Hyacinthe et Damien Masson, qui sont plutôt modérés ; d’autre part il y a le curé Étienne Chartier de SaintBenoit, le Dr Jean-Olivier Chénier et Amury Girod de Saint-Eustache, tous radicaux. Une fausse rumeur (ou un prétexte d’écrasement), court à l’effet que Saint-Benoît constitue « un bastion rebelle imprenable ». Le pacifique et sage notaire Jean-Joseph Girouard engage les habitants de Saint-Benoît « à rentrer chez-eux et à demeurer tranquilles ». Au lendemain de la bataille de Saint-Eustache, l’armée du général Colborne et des volontaires d’Argenteuil envahissent le village qui est pillé et complètement incendié. La population sort appauvrie de cet épisode et connaît par la suite plusieurs années difficiles.

Tout ça pour vous dire que je me demande si les gens de St-Benoît vont fêter en grand le 200e de la guerre de 1812.

Ma petite visite paroissiale à l’Anse-Saint-Jean

Assez difficile à manquer n’est-ce pas… 

quand on va faire un petit détour par l’Anse-Saint-Jean.

Je suis toujours fasciné par les cimetières depuis 2008, mais surtout par les inscriptions sur les monuments.

Il ne faut surtout pas que je m’y attarde trop…

Zozime Larouche épouse de Damase Bouchard
à l’âge de 80 ans

Le prénom Zozime a piqué ma curiosité…

J’ai senti en moi une montée de dopamine et j’ai compris encore plus la passion du jeu de mon grand-père Léo Senior, le gars de party.

Tout n’était finalement qu’une simple question de dopamine…

Zozime Larouche, c’est en fait Zozime Gauthier dit Larouche, fille d’Eucher Gauthier et de Marguerite Potvin. Zozime a marié Damase Bouchard le 24 juillet 1844 en la paroisse Sts-Pierre-et-Paul à Baie St-Paul.


De là à trouver tous les ancêtres de Zozime, qui repose maintenant en paix pour l’éternité au cimetière de l’Anse-Saint-Jean jusqu’à ce que je prenne cette photo parmi une cinquantaine, il n’y aurait qu’un tout petit pas… que je ne franchirai pas.

Cinquante photos!

Bon, 42 pour être exact, mais j’ai aussi des photos de l’église St-Jean-Baptiste…

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La morale de toute cette histoire…?

Vous pouvez la lire entre les lignes en lisant tous mes articles sur mon blogue commencé en  janvier 2008…

 

ou cliquez ici.

Étrange

Vraiment étrange que cette rencontre à l’Anse-Saint-Jean par un beau samedi après-midi de la semaine dernière.

La personne que j’ai rencontrée m’avait mentionné dans la conversation qu’il était «un étrange» à l’Anse-Saint-Jean. 

Un étrange? Ce mot m’a fait sursauter, car je connaissais bien ce terme…

Ce mot a aussi fait sursauter une autre personne mercredi dernier quand je l’ai mentionné dans une conversation. Elle m’avait demandé depuis combien de temps je demeurais à Ste-Anne-des-Plaines.

Étrange comme question…

31 ans!

Elle, ça faisait 18 ans.

Étrange… Elle se sentait une étrange comme moi.

C’est vraiment étrange de voir comment on peut se sentir quand on ne se sent pas enraciné dans le patelin où on demeure… même après 18  ou plus encore pendant 31 ans.

Il fallait peut-être que j’aille faire un petit détour par l’Anse-Saint-Jean pour ne plus m’en faire avec ça.

Pour en revenir à François Guire, l’ancêtre de Fran Larose, tout ce que je sais de lui est sur ce site de Gilles Deguire.

Je vais mettre son beau texte ici, juste au cas où son site disparaîtrait un beau jour…

On ne sait jamais avec l’Internet.

Ce serait dommage que toute sa recherche disparaisse.

François Guire

1641-1699

François Guire est l’ancêtre des Deguire en plus de plusieurs Larose, Desrosiers et Deguise.

Au printemps de 1665, une flottille française quitte le port de La Rochelle avec à son bord tout près de 1000 militaires qui forment le Régiment de Carignan-Sallières (1) du nom de celui qui le commande. Ce régiment, formé par Colbert, bras droit de Louis XIV, se veut la réponse à la demande pressante de Jean-Talon, son intendant en Nouvelle-France, car la frêle colonie vit alors sous la menace iroquoise et requiert du renfort pour assurer sa défense.

Au sein de ce régiment, on compte Sicaire (dit Laprairie) et François Guire (dit Larose), deux frères originaires de Thiviers, ville du Périgord, aujourd’hui la Dordogne. Tous deux sont célibataires et François est tisserand de métier. Ils s’embarquent, comme beaucoup de jeunes hommes à cette époque, à la fois animés du souci de défendre les intérêts de la France en Amérique  mais  aussi de celui de connaître l’aventure, de découvrir à leur tour l’Amérique, cette terre lointaine, intrigante, mais pleine de promesses et surtout de dépaysement.

Il était tradition dans l’armée de choisir un surnom qui venait remplacer le nom de famille. François a opté pour La Rose et Sicaire pour La Prairie. C’est pourquoi on retrouve des Deguire, dit Larose ou encore Desrosiers. Certains ont même conservé que le nom Larose ou Desrosiers.

La liste des patronymes étant très restreinte en Nouvelle-France, le surnom facilitait la distinction des familles.  Ces surnoms provenaient parfois du lieu : durocher, duruisseau, dupuis, delarivière, latraverse, dulac, beaupré, desrosiers…etc., ou parfois du métier : charron, pelletier, boulanger, couturier, charpentier, marin…etc. ou encore d’une caractéristique personnelle: lebrun, leblond, lenoir, lavertue, lafranchise, lavigueur.

Trois ans plus tard, une fois la menace iroquoise éloignée, on offre à ces jeunes soldats du Régiment de Carignan la possibilité de s’établir en Nouvelle-France à titre de colons plutôt que de retourner en France.  En 1669, plus de quatre cent d’entre eux choisirent de s’installer de façon définitive en Amérique coupant ainsi le cordon ombilical les reliant à la France, leur pays d’origine.

Aux officiers du Régiment de Carignan, on confia la responsabilité de prendre en main la direction d’un domaine seigneurial auquel ils donneront dans bien des cas leur nom (Saurel, Chambly, St-Ours, Legardeur…etc.) et aux simples soldats, celle de s’installer sur une terre à l’intérieur de l’une des ces seigneuries.  Sicaire Guire  et François Guire (dit Larose) furent du nombre ce ceux qui optèrent de s’implanter en terre américaine  (pour effectuer des recherches en France, il faut chercher du côté des familles Guire).

Sicaire s’installera dans la région du lac St-Louis, demeurera célibataire et on perdra sa trace à partir de 1689.  François pour sa part, âgé de 24 ans lors de son arrivée en Nouvelle-France, s’installera dans la région de Montréal, sur la seigneurie de St-Ours.

Comme ce type d’immigration n’implique que des hommes, l’intendant Jean-Talon met sur pied à compter de 1669 l’immigration des Filles du Roi (2).  Elles sont pour la plupart (certains documents, plus ou moins fiables cependant, laissent planer des doutes sur l’origine et la qualité morale de certaines d’entre elles) de jeunes orphelines dont le père est décédé en défendant les couleurs de la France ou filles abandonnées par leur parents et dont les religieuses  assument l’éducation dans des couvents ou des orphelinats.  Elles sont initiées à l’écriture, la lecture et aux travaux ménagers (cuisine, couture, broderie) ce qui demeure un privilège car beaucoup de jeunes filles de cette époque n’ont jamais eu le loisir de fréquenter l’école.

Elle seront plus de 800 à venir de la sorte, entre 1669 et 1683, et seront à l’origine de plus de 50% des québécois de souche.  Ce sera un atout précieux pour les générations subséquentes en Nouvelle-France, où l’école est à peu près inexistante, car elle pourront apprendre à lire et à écrire à leurs enfants.  On leur offre de venir en Nouvelle-France, aux frais du roi,  pour y fonder une famille. De plus, le roi Louis XIV leur accorde une dot en argent qui leur permettra de se procurer vêtements et trousseau (50 livres).

C’est ainsi qu’en 1670, François Deguire épouse Marie-Rose Colin, une “fille du Roi” originaire de la ville de L’Épine, non loin de Reims dans le département de la Marne à quelques 150km. à l’est de Paris. Il est donc Poitevin et elle est Picarde.  Elle a 23 ans quand elle arrive en Amérique en 1669. Le mariage à lieu à St-Ours et le couple s’installe à  cet endroit, le long du Richelieu.  De ce mariage naîtra neuf enfants,  cinq garçons et quatre filles.

Comme c’était la coutume à cette époque, certains des fils  ajouteront un surnom à leur nom de famille original. Ainsi Luc, Jean, Jean-Baptiste et François garderont le nom de DeGuire dit Larose (comme leur père au moment de son départ de la France) et Pierre prendra le nom de DeGuire dit Desrosiers.

Certains laisseront tomber le patronyme DeGuire pour ne garder que le surnom de Larose ou Desrosiers. C’est donc dire que bon nombre de Larose et de Desrosiers du Québec ont également  François Deguire comme ancêtre.  Après quelques générations, certains laisseront tomber le surnom, alors que d’autres l’ont conservé jusqu’au début du XXe siècle où le gouvernement statuera à cet effet.

De la région de St-Ours, les Deguire ( au fil du temps on laissera tomber le  “G” majuscule) essaimeront dans différentes régions du Québec: Sorel, Yamaska, Montréal,  Laval, Laprairie, Richelieu….etc.  Dès la troisième génération, André Deguire est parti pour l’Illinois où il a fondé la ville de Kakaskia. Le nom deviendra Degear chez plusieurs de ses descendants.

Certains atteindront très tôt la notoriété; c’est ainsi que  dès 1751, Joseph Deguire dit Desrosiers, fils de Pierre DeGuire dit Desrosiers, se voit accorder une concession seigneuriale le long de la rivière St-François par l’intendant Bigot (3).  Il devient ainsi le Seigneur Joseph Deguire, concessionnaire de la seigneurie St-Joseph  (aussi connue sous le nom de seigneurie de la rivière David, puisque cette rivière traverse la seigneurie). Deux municipalités de cette région (Sorel) porteront plus tard le patronyme Deguire soit St-Pie Deguire et St-David Deguire.

Les Deguire essaimeront un peu partout en Amérique puisque qu’en plus d’en retrouver en Ontario, en Alberta et en Colombie-Britannique pour ce qui est du Canada, on en retrouve près de 300 familles aux Etats-Unis, réparties dans 31 états américains, le Missouri (partie de la Louisiane française) étant l’état où on en retrouve le plus.

Quant à Fran Larose, elle avait hâte que je vous parle de son ancêtre.

Oui Pierre j’ai hâte que tu parles de mon ancêtre. Tu as mis un extrait de Gilles Deguire. Il m’a été très utile Gilles. Je lui dois beaucoup et j’apprécie toute l’aide qu’il m’a donnée. On s’écrit encore.

Au plaisir de vous lire :)

Je me demande bien ce que je peux ajouter de plus à ce que Gilles a écrit sur son ancêtre. Je ne suis pas un Larose et je suis ébloui par son texte. À part de trouver les liens entre François et Fran, je ne vois pas ce que je pourrais faire, car je pense qu’elle les connaît déjà.

Du moins je pense…

Demain, ma petite visite paroissiale à l’Anse-Saint-Jean.

Le coup de La Gâchette… Prise 2

André Mignier dit La Gâchette était un soldat du régiment Carignan Salières. La Gâchette était son surnom, comme le surnom Larose était celui de François Guire dit Larose.

Eh ! Salut Larose…

Je suis certain qu’André avait tout un sens de l’humour.

Si le surnom La Gâchette venait de la gâchette du mousquet d’André Mignier selon ce qu’on en déduit sur ce site…

Depuis l’arrivée de notre ancêtre André Mignier en terre québécoise, notre patronyme a changé plusieurs fois d’épellation au gré des écritures des notables qui le reproduisaient par la consonance.

Le nom de guerre.

L’usage des surnoms était fréquent à cette époque. Presque partout, les surnoms militaires revêtaient un caractère officiel; ce surnom était mentionné dans les pièces administratives de l’individu. Souvent, il remplaçait le patronyme. L’attribution d’un surnom conserve souvent un aspect personnel: “ que la recrue propose son nom de guerre, que le recruteur ou l’état-major lui en donne un, inspirés par un trait propre à l’intéressé. D’une manière générale, les circonstances, les causes accidentelles, l’ironie, l’antiphrase, jouaient un rôle considérable dans l’attribution des surnoms”. Ainsi, les noms de guerre pouvaient rappeler soit des prénoms et patronymes, soit l’origine, le métier, le passé militaire, soit des noms de végétaux, soit des caractéristiques personnelles. “Dans la même compagnie, à un moment donné, il n’y avait jamais deux noms de guerre identiques”. Franc-tireur, selon la monographie de Jean Lagassé, on surnomma André Mignier “ La Gâchette”, qui devient rapidement Mignier dit Lagacé.
La grande majorité des descendants d’André Mignier dit “La Gâchette” portent aujourd’hui le nom de Lagacé bien que, dans la région du Lac Saint–Jean, un certain nombre ont gardé le nom de Menier ou Minier. Au Nouveau-Brunswick et aux États-Unis, ils écrivent Lagasse sans accent ou encore Lagacy, Legacy, Legasey ou Legassie. Au Québec, on retrouve aussi des Lagassé, des Meunier dits Lagacé, des Meunier dits Lagassé, des Migner.

Jean-Guy Lagacé 1939-2006

Fils de Michel Mignier et de Catherine Masson, André vécut ses premières années à Bois Plage sur l’Île de Ré, dans l’Océan Atlantique, qui se trouve à 3 kilomètres de la Rochelle en France. Malgré qu’aucun acte de naissance n’ait été retrouvé, plusieurs recensements attestent que notre ancêtre serait né en 1640. C’est de là qu’il s’embarqua dans une aventure qui devait donner naissance aux familles Lagacé, Lagassé et certains Legacy en plus de perpétuer le nom de Migné sous les appellations de Mignier, Minier et même parfois Meunier. Engagé de dernière minute dans la compagnie de Berthier du régiment de l’Allier, c’est le 24 février 1664 qu’André monte à bord du « Brézé » qui, sous le commandement d’Alexandre de Prouville, Marquis de Tracy, partait vers les Antilles avec pour mission « d’y rétablir le bon ordre et y faire régner la justice du roy de France ». Reprenant la mer avec le titre de Lieutenant général des territoires du Nouveau Monde, le seigneur de Tracy dirige ses troupes vers la Nouvelle-France pour les unir avec le régiment de Carignan-Salières, afin de soumettre les Iroquois qui menacent la colonie.
Le 30 juin 1665, André débarque à Québec avec le surnom de « La Gâchette » que lui ont donné ses camarades de régiment. Il ne retournera jamais en France. Réformé en 1668, il obtient l’autorisation de s’établir au pays. Le 10 octobre 1668, devant le notaire Leconte, notre ancêtre reçoit une concession de Dame Guillemette Hébert, fille de Louis Hébert et veuve de Guillaume Couillard. Cette terre est située à Charlesbourg. Le 23 octobre de la même année, dans l’église de Notre-Dame de Québec, l’Abbé Henri de Bernières bénit l’union d’André Mignier et de Jacquette Michel, une jeune veuve, « Fille du Roy », originaire du village de Ste-Catherine-de-Ré à quelques kilomètres de l’endroit où a grandi André. De 1668 à 1686 la famille se développe à Charlesbourg, où André défriche tant bien que mal les terres dont il a la responsabilité. Il semble qu’il préfère suivre son goût pour l’aventure en accompagnant Michel Leneuf de La Vallière qui emmène avec lui quelques colons des environs de Québec et de Trois-Rivières à Beaubassin, où il établi un poste de fourrures sur sa seigneurie. Suite à la signature d’un bail avec Charles Aubert de la Chesnaye, André et sa famille s’installe à la Rivière-Ouelle, dans la région de Ste-Anne-de-la-Pocatière où il passe les 40 dernières années de sa vie. André s’éteint à l’âge de 89 ans le 4 février 1729. Il aura survécu 19 années après le décès de son épouse. Ce sera par ses fils André et Michel que se propagera notre patronyme.

Jacques Lagacé

D’où viendrait le surnom de Larose…?

Bonne question. Les paris sont ouverts.

Fran Larose doit avoir pas mal hâte que je parle de son ancêtre François Guire depuis qu’elle s’est manifestée sur mon blogue.

Je le ferai rapidement demain, car aujourd’hui c’est la première fois qu’on fête en famille la fête des grands-pères.

Pour finir et vous faire sourire, j’avais déjà trouvé ceci sur un site qui parlait de mon ancêtre…

Déguisement porté par André Mignier lors de l’Halloween en 1666

La morale dans cette histoire…

Il ne faut pas croire tout ce qu’on trouve sur Internet.

La preuve! 

En passant, Denis si tu lis cet article sur mon blogue, j’ai adoré notre petite conversation hier chez mon ami Marcel.

On se repogne…

Le coup de La Gâchette…

C’est bien connu, du moins j’espère depuis le temps que j’en parle sur mon blogue. Une fort belle recherche existe en plus.

André Mignier dit La Gâchette est l’ancêtre de tous les Mignier dit Lagacé, des Mignier, des Lagacé dit Mignier, des Lagacé, des Lagassé, des Lagasse, des Lagassee, des Legace, des LeGasse, des LeGacy, et j’en passe.

Maintenant, quand je rencontre des gens qui semblent le moindrement intéressés par la généalogie, je leur fais le coup de La Gâchette.

C’est ce que j’ai fait à la belle-mère de Joseph Simard avant de partir de l’Auberge Racine et à la jeune préposée à l’accueil au Musée de la Pulperie de Chicoutimi.

Elle était une étudiante en histoire et en archéologie!

Je n’allais surtout pas rater l’occasion…

Je lui a demandé de deviner d’où venait mon patronyme Lagacé.

Elle semblait un peu gênée au départ, mais elle a fini par me dire que ça devait avoir un rapport avec le qualificatif agacé.

Eh non!

Puis là, je lui a parlé de mon ancêtre… André Mignier.

Puis j’ai attendu…

Et attendu… pour finalement lui dire… André Mignier dit La Gâchette.

Puis, je lui ai demandé pourquoi le dit La Gâchette.

Puis là, j’ai attendu encore…

Je n’allais surtout pas…

Je n’allais surtout pas rater l’occasion de photographier la Camaro 1969 dans le stationnement du restaurant.

En route vers le lac St-Jean, nous sommes arrêtés au restaurant Marchand à St-Bruno.

Belle découverte…

Depuis 1935…

Je vous laisse lire…

Quant à moi, je me suis laissé tenter par leur poutine, mais j’aurais dû lire avant leur affiche et essayer leurs hot-dogs au beurre.

Ce sera donc pour une prochaine fois, car je retournerai dans le coin cet été.

Drôle de coïncidence

Michel avait mis son petit grain de sel sur mon petit nowhere à Bagotville…

Pas une trop bonne publicité visuelle pour Toyota/Camry, ça…
Voiture de location?

Drôle de coïncidence!

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Demain, la suite… Et surtout pas une histoire de chars…

La Maison Bossé

Toute une histoire derrière cette maison…

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Photos Pierre Lagacé

Je suis sûr et certain que mes lectrices et mes lecteurs sont allés fouiner sur le lien vers le site de l’Auberge Racine et ont découvert l’historique de la maison.

Non?

Il est encore temps.

Construite il y a plus de 150 ans pour l’un des premiers notaires de la ville, Maître Ovide Bossé (d’où son appellation: La maison Bossé), cette maison cossue de ville Chicoutimi est restée la propriété de la famille Bossé jusqu’en 1991 pour ensuite être vendue pour devenir une maison de chambres. Ce n’est qu’en 2006 que les nouveaux propriétaires en ont modifié la  vocation pour en faire un gîte du passant. Au bas de cette page, vous verrez quelques photos montrant la maison au 19e siècle et son évolution jusqu’à aujourd’hui.

Photos prises sur le site de Joseph Simard

Les ancêtres d’Ovide sont  Pierre Bossé et Jeanne Caiolle originaires des Biards, diocèse d’Avranche, en Normandie. Ils se sont mariés aux Biards le 8 juin 1731.

En passant, je suis le 5e cousin à trois générations d’Ovide Bossé. Un de ses lointains ancêtres maternels est André Mignier dit La Gâchette…  

Grand Verbomoteur?

Moi verbomoteur?

Grand en plus…

Ouin mettons… surtout après ces quatre merveilleux jours passés dans la région du Saguenay et du Lac-St-Jean et quatre nuitées dans un gîte du passant.

Michel s’inquiétait pour moi hier…

Notre généalogiste préféré doit être en détention préventive dans un quelconque poste de police la la Ville de Montréal pour avoir manifesté trop bruyamment avec sa batterie de cuisine. Je ne vois pas d’autre explication à cet inhabituel silence prolongé de notre Grand Verbomoteur…

On se repogne demain… j’ai pris des tites photos.

Pour les tits curieux et les tites curieuses… Pour celles et ceux qui le sont encore plus, cliquez ici.