La bonne femme Cardinal

On en apprend des choses fascinantes en partageant notre passion pour la généalogie avec les autres…, mais pas tout le temps, et on ne sait jamais où cela va nous mener.

- La bonne femme Cardinal…?
- Oui Julie, attends, tu vas en apprendre sur tes ancêtres
et bien plus encore sur son arrière-arrière-petit-fils.

Je vous avais déjà parlé sur ce blogue de mon ancêtre d’origine allemande.

Source: http://www.freewebs.com/aleroux/hubertiileroux.htm

Elle était l’ancêtre de Julie Leroux, mon arrière-arrière-grand-mère…


J’avais donc des racines allemandes. Anne-Marie Phanzèque était en plus une fille du roi. On  dit qu’elle faisait partie de la haute société hambourgeoise… et que son père était capitaine de cavalerie. Ç’a l’air assez bien documenté ma foi.

Extrait de:

À la recherche de ses ancêtres
Les filles du roy
(À la mémoire d’Anne-Marie Von Seck)
Par Mario Scott
juin 2001

Source: http://www.freewebs.com/aleroux/hubertiileroux.htm

Anne-Marie Von Seck

Anne-Marie Von Seck, dont le nom a aussi été francisé en Vanzaigue, Fannexeke, Phanzègue… est native de Hambourg, en Allemagne. Issu d’une famille noble, son père, Christian Von Seck, était capitaine de cavalerie dans les troupes impériales. Fille du roy, elle est arrivée en Nouvelle-France en 1673, à l’âge de 16 ans. Sa protectrice était la bienheureuse Marguerite Bourgeoys et Anne-Marie demeura à la métairie de la Pointe St-Charles. Au plaisir de découvrir cette ancêtre, succédèrent une déception et le désir d’en savoir plus.

En consultant la base de données du site Adhémar, du Groupe de recherches sur Montréal, du Centre canadien d’architecture (http://cca.qc.ca/adhemar/), j’apprends que mon ancêtre Anne-Marie a été une prostituée du 9 avril 1692 au 31 décembre 1704. Pas trop réjouissant d’apprendre cela, ne doutant pas une seconde de la véracité de ces informations chronologiques précises. Mais où avait-on pris ces renseignements? Faute d’espace, je m’en tiens à l’essentiel de mon travail de recherches. Je suis entré en contact avec Monsieur Léon Robichaud, l’un des responsables du groupe de recherches sur Montréal et webmaître du site internet Adhémar, dont les études consistaient à établir, à partir du XVIIe siècle, ce que j’appellerai, un index aux immeubles de nos ancêtres. Il m’a alors appris la source de ces informations : les archives judiciaires et notariales de Montréal. Il ajouta que l’on parlait d’Anne-Marie dans le livre de Robert-Lionel Séguin, « La vie libertine en Nouvelle-France au dix-septième siècle », dont je me suis empressé d’acheter une copie.

Finalement, grâce à son aimable collaboration, j’ai eu le plaisir de pouvoir consulter le dossier complet sur mon ancêtre Anne-Marie Von Seck, au Centre canadien d’architecture, à Montréal. J’ai fait une soixantaine de photocopies de documents intéressants, parmi lesquels une copie de l’acte de son second mariage le 15 mars 1682. Cela m’a permis de comprendre, je crois, ce qui s’est probablement passé dans sa vie.

D’ailleurs, voici un extrait du courriel que Monsieur Robichaud m’a envoyé le 3 octobre 1999 : « Anne-Marie Vanzègue n’aura certainement pas eu la vie facile. Selon les sources judiciaires et notariales que nous avons consultées, elle n’aurait pas été prostituée avant le décès d’Hubert Leroux, son premier mari. Il est à noter que son second mariage n’a pas été très heureux. Elle a obtenu une séparation de corps et de biens de Gabriel Cardinal (homme ivrogne et très violent – selon les documents judiciaires de l’époque), ce qui est alors une procédure peu courante (en 1693). Il serait possible d’écrire une biographie assez intéressante de votre ancêtre (voir même une mini série télévisée)…» Fait à noter, son contrat de mariage avec Hubert, un marchand de fourrure et de pelleteries, fut signé en la maison des filles de la Congrégation de Notre-Dame où Anne-Marie était pensionnaire. On fait mention, dans ce contrat, de la présence de plusieurs personnes importantes de Ville-Marie, témoins au mariage.

Anne-Marie Von Seck était propriétaire, légataire de son premier mari, d’une maison en planches de bois, sur le lot 214, face et en biais de la Place D’Armes, qu’elle conserva après sa séparation en 1693. Je possède la copie d’un document notarié, daté de 1719, dans lequel Jean Cardinal, le fils unique du second mariage d’Anne-Marie, prétend être orphelin de père et de mère, dans le dessein de s’approprier les biens de cette dernière à titre d’unique héritier. Son père était décédé, mais sa mère était toujours vivante! Que penser de tout cela? En colligeant ces documents, en étudiant ces parcelles d’éléments de la vie d’Anne-Marie, 278 ans plus tard, on comprend sa détresse.

Anne-Marie Von Seck est décédée le 4 décembre 1722 à l’âge de 69 ans et fut inhumée dans le cimetière Saint-François-de-Sales de l’île Jésus. Inconnue, le prêtre Julien inscrivit dans l’acte de décès qu’on la connaissait dans les «costes» sous le nom de la «bonne femme Cardinal». On croyait alors que la première allemande au pays était d’origine irlandaise.

Suite à de récentes recherches voici des informations sur l’arrivée de cette dernière en Nouvelle France.

Elle était sur le bateau La Nativité de Québec. Le navire est commandé par le capitaine Tharay CHAILLAUD. C’est probablement ce navire la Nativité, qui apporte l’unique envoi de filles à marier pour l’année 1673, arrivé le 3 septembre comme l’écrit Frontenac au ministre Colbert dans sa lettre du 13 novembre 1673. Frontenac écrit dans un mémoire daté du même jour que « les 60 filles envoyées ont esté toutes pourvueües, à l’exception de deux demoiselles, il n’en faudrait point envoyer en ce pays ».

Son père était capitaine de cavalerie des troupes impériales d’Allemagne.

Je vois, à la lecture, que Mario Scott est pas mal fier de son ancêtre Anne-Marie.

Pour continuer dans cette lancée de découvertes, ma cher docteure Watson de la Rive-Sud m’avait envoyé un acte de sépulture le mois dernier, mais comme on était dans les Sabourin jusqu’aux oreilles, je n’ai pas eu le temps de vous en parler.

Ma collègue pensait que je l’avais dans mes filières. En généalogie, il ne faut présumer de rien.

C’est l’acte de sépulture de la bonne femme Cardinal! Je n’aime pas trop comment on la nomme par contre.

Je ne savais même pas qui c’était cette bonne femme Cardinal!

La bonne femme Cardinal c’est mon ancêtre Anne-Marie Von Seck (Vanzaigue, Fannexeke, Phanzègue  et j’en passe).

Comme quoi je ne lis pas attentivement ce que je vous dis de lire.

Anne-Marie Von Seck est décédée le 4 décembre 1722 à l’âge de 69 ans et fut inhumée dans le cimetière Saint-François-de-Sales de l’île Jésus. Inconnue, le prêtre Julien inscrivit dans l’acte de décès qu’on la connaissait dans les «costes» sous le nom de la «bonne femme Cardinal». On croyait alors que la première allemande au pays était d’origine irlandaise.

Prenez la peine de lire l’acte de sépulture, on y parle de Kenoche La Jeunesse. Lui, je ne le connais pas.

Si vous avez de la misère à lire l’acte de sépulture, faites-moi signe, et je me ferai un plaisir de vous le recopier.

Parlant de la famille Leroux, j’ai changé mon char.

Mon vendeur  a comme patronyme LerouxJe pensais qu’on était des petits… petits.. cousins depuis 2007.

J’en étais très fier et j’attendais le moment propice pour lui en glisser un mot. Pas nécessairement une raison pour changer de char, mais mon karma, et le sien, m’avait amené chez Léveillé Toyota cette semaine.

Des petits cousins éloignés?

Meuh non!

Déception. 

Son ancêtre serait Alexis Leroux dit Rot (Raut, Rault, Rheault, Raoul, Raoult, et j’en passe). Alexis Leroux serait le fils de Jean-Baptiste Leroux.

Donc pas de lien avec mon ancêtre Hubert Leroux le maître fourreur.

Jean-Baptiste Leroux serait le fils de Joseph Raoul et de Françoise Dubois.

Jean-Baptiste a été baptisé le 14 mai 1711 à Champlain. Il a épousé Agathe Lefebvre, fille de Nicolas Lefebvre et Marie-Madeleine Courier le 6 novembre 1752 à Batiscan, dans le comté de Champlain (info prise sur Internet)

Morale…

Il ne faut jamais voir des petits cousins partout, sauf que…, j’ai un esprit de famille très développée (au moins 200 chevaux) et je vais partager mes découvertes avec mon vendeur quand je vais aller chercher mon char.

On se repogne.

Putt… Putt…
Camry hybride XLE 2012 (4,7 l/100km)

La cigogne d’avril…

Vu dans le ciel de Montréal…

Devinez qui arrive bientôt en ville en avril…

Pas d’idée…?

Je me suis lancé dans l’élevage des cigognes…?

Non, vous n’y êtes pas.

Une autre chance…

Pas encore deviné!

Décidément, ça vous en prend du temps à comprendre… qu’on est en train d’attendre la venue de la…


Cigogne…


Grand-père!

3 avril 1894

Vous vous en doutiez.

On ne passera pas ce 118e anniversaire sous silence sur mon blogue.

Un petit hommage à tous nos courageux ancêtres pompiers, lieutenants et capitaines.


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On se repogne.

En passant, ma Docteure Watson m’a envoyé l’acte de sépulture d’Édouard. Il est bel et bien décédé le 1er avril 1928.

C’est le journal qui était dans l’erreur.

Son mariage…?

Aucun doute là-dessus.

2 janvier 1895. Il fait froid avec quelques flocons.

Le capitaine Renaud devait se frotter les mains j’en suis certain… pas juste à cause du froid.

Je me demande s’il existe des photos de ce mariage dans la famille Renaud ou dans la famille Monette.

Cordélia Monette, la belle-mère d’Édouard Métayer

2 avril 1928

Désolé si je vous ai induit en erreur hier sans le vouloir. Ce n’était pas mon dernier article sur ce blogue finalement.

Je ne voulais surtout pas finir mon blogue en queue de poisson. Un lecteur futé avait flairé l’affaire de loin.

Ça sentait aussi loin que dans la région de la Capitale nationale.

Ouin… Mettons.

Je dois vous revenir sur la date du 1er avril parce qu’Édouard serait décédé le 2 avril et non le premier avril.  C’est le hasard, ou mon karma, qui m’a mis sur la piste.

Vicky Lapointe a rallumé la flamme de mon intérêt pour les incendies et mes ancêtres pompiers dans cet article paru hier. Sûrement pas un poisson d’avril de sa part, elle est beaucoup trop sérieuse.

Cliquez ici pour visiter le blogue de Vicky et la remercier.

Mon arrière-grand-père Édouard était sûrement sur les lieux de l’incendie du Crystal Palace en juillet 1896.

En voici la preuve…

En 1895, Édouard Métayer était 3e porte-lance à la caserne 14.

Source des photos

Le capitaine Renaud était en charge de la caserne. Il est devenu son beau-père le 2 janvier 1895 quand Édouard maria sa fille Angélina.

Tout le monde sait qu’un capitaine de pompier c’est beaucoup plus fort que l’amour qui, elle, est plus forte que la police!

Le capitaine Renaud avait sans doute vu en Édouard toutes les qualités d’un beau parti pour sa fille.

L’article de Vicky sur  l’incendie du Crystal Palace en juillet 1896 a donc rallumé la flamme de mes gènes de pompier. Pierre fils de Léo, arrière-petit-fils d’Édouard, arrière-arrière-petit-fils de Joseph Renaud, tous trois pompiers, puis lieutenants, puis capitaines.

Édouard est devenu pompier le 3 avril 1894. Pas de doute si on en croit cet article qui lui rend un dernier hommage.

He died on the eve of his 34th anniversary of joining the service…

Il est mort la veille du 34e anniversaire de son entrée au sein du Service Incendie de Montréal.

Édouard est donc décédé le 2 avril 1928 et non le premier.

Désolé encore pour l’erreur.

Édouard fêtera son 118e anniversaire comme pompier demain.

Premier avril 1928

Dernier article sur ce blogue.

Aussi bien finir cela en beauté!

Le 1er avril c’est la date de l’anniversaire du décès d’Édouard Métayer, celui qui a été à l’origine de toutes mes recherches depuis 2007 et de plus de 1300 articles sur ce blogue et sur mon ancien blogue que je pensais un jour faire renaître de ses cendres.

Je ne compte pas en plus les 264 autres articles sur mon blogue Our Ancestors, un petit passe-temps, ni les autres qui traitent de l’histoire militaire de combattants anonymes de la Deuxième Guerre mondiale.

Bizarre comment un ancêtre peut guider les pas d’un de ses descendants même après son décès.

5 octobre 1869 – 1 avril 1928

J’ai fait revivre Édouard fils légitime d’Édouard-Elzéar Métayer et de Philomène Dupont. Ses parents se sont mariés le 13 avril 1869!

Édouard est né 6 mois après le mariage! Il n’était sûrement pas un enfant prématuré, du moins c’est ce que je présume. Ce sont des choses qui arrivaient, même dans ce temps-là.

L’amour est plus fort que la police.

Je me demande si mon arrière-grand-père Édouard était un joueur de tours et qu’il inventait des histoires de poisson d’avril.

Je l’ignore.

Ce que je sais, par contre, c’est qu’Édouard aimait les chevaux et qu’il en avait. C’est ma grande cousine qui me l’avait raconté en 2009. Édouard les faisait entrer dans la maison pour se rendre à l’écurie en arrière! Une de ses filles qui lavait les planchers, ne la trouvait pas trop drôle.

Je pense que c’était sa fille Alice Métayer, la mère d’Adrien Tremblay mort au champ d’honneur en Hollande en décembre 1944.

Adrien Tremblay

Alice ne s’est jamais remise de sa mort.

Alice Métayer et Aurèle Tremblay

Voici une autre photo de mon arrière-grand-père Édouard prise dans les années 20.

J’en ai fait du chemin depuis juillet 2007.

Édouard est celui qui fume la pipe.

La petite fille au centre est Cécile (1915-1979) , la fille d’Édouard. C’est la petite dernière. Paul Métayer (1907-1928) est à gauche. Il décédera aussi en avril 1928 d’une pneumonie. Puis on a Germaine (1910-1938) et Angélina Renaud (1876-1940), mon arrière-grand-mère.

Aucune idée du vieux monsieur avec les super favoris! J’avais pensé au beau-père Joseph Renaud, mais il est décédé en 1906. Je cherche encore, mais pas trop fort.

En passant, je veux vous dire que je suis très fier de tous mes ancêtres et aussi de tous les vôtres.

Je suis vraiment sincère en vous disant cela.

En passant, je veux aussi vous dire

Dernier article au sujet du premier avril sur ce blogue.

On se repogne!