Franchement Marineau!

Pas besoin de chercher midi à quatorze heures pour trouver l’acte de naissance de Jean-Baptiste Marineau qui porte le même prénom que celui qui a été blessé par balles le 22 février 1838.

Jean-Baptiste est né le 27 septembre 1844 et il a été baptisé le lendemain à St-Eustache.

Jean-Baptiste est moins connu que Samuel de Champlain et on n’en fait aucunement mention dans nos livres d’histoire.

Par contre, on est certain que cette photo est la sienne.

L’histoire officielle est peu loquace sur ce que les habitants ont dû endurer après le 15 décembre 1837.

À moins d’aller sur le site de la ville de St-Eustache.

La journée du 14 décembre 1837 restera à jamais gravée dans les mémoires. En cette froide journée d’hiver, le docteur Jean-Olivier Chénier et une centaine de patriotes de Saint-Eustache et des paroisses voisines se sont courageusement inclinés devant les

2000 hommes du général Colborne. Barricadés dans l’église, le presbytère, le couvent, la maison seigneuriale ainsi que dans quelques résidences face à la grande place et le long de la grande rue, les compagnons de Chénier n’ont pu résister
longtemps aux troupes de la reine Victoria. En moins de deux heures, tout le village est encerclé et devient une proie facile. Entre le premier coup de canon tiré du chemin de la Grande-Côte et le crépitement des dernières balles, il ne s’est même pas écoulé cinq heures.

Munis d’armes dérisoires et prisonniers dans leur propre forteresse, les patriotes sont voués à une mort certaine. S’ils ne meurent pas asphyxiés ou brûlés, ils tombent sous les balles des militaires anglais ou des volontaires en tentant de fuir. Ainsi sont morts pour une cause en laquelle ils croyaient Jean-Olivier Chénier, Joseph Paquet, Jean-Baptiste Lauzé, Nazaire Filion, Séraphin Doré, François Dubé, Joseph Guitard, Pierre Dubeau, Joseph Bonnet, Jean-Baptiste Toupin et Alexis Lachance. À ces hommes de Saint-Eustache il faut en ajouter quelques dizaines d’autres, dont leurs malheureux compagnons de Sainte-Scholastique.

Dans son Journal historique, le curé Paquin raconte ce qu’il a vu au lendemain de la bataille… Toute la belle partie du village n’était plus qu’un amas de ruines fumantes où l’on trouvait ça et là des cadavres défigurés, sanglants, à demi brûlés. L’église était réduite en cendres… Le nombre des maisons brûlées s’élève à 60, à peu près les plus belles. Tout dans cette scène de désolation rappelait le carnage et la vengeance. Saint-Eustache était tout en ruines et ses cendres fumaient encore, et cependant il y avait des gens assez barbares pour achever de détruire ce que le feu avait épargné. Des morceaux même de la cloche devinrent la proie de ces ravisseurs.

Pour en savoir plus, allez sur l’incontournable Wikipedia.

J’espère juste que sa descendante au Michigan ne lise pas cet article en français et qu’elle pense ensuite que Jean-Baptiste est un petit cousin éloigné de Samuel de Champlain.

On se repogne.