Louis Riel se cache à Rigaud

Il y a toujours des tounes qui nous trottent dans la tête.

Pour certains ce sont des chansons de notre enfance quand notre grand-mère ou notre grand-père nous berçait tendrement.

Souvenirs et sons inoubliables…

Une chanson qui me trotte dans la tête, c’est celle de Lucien Boyer, un humoriste des années 60.

WIKI…

Lucien Boyer est un humoriste, chanteur et fantaisiste né à Montréal (Québec) en 1929 et mort en 1977. Il fit une carrière relativement courte et concentrée essentiellement dans le monde des cabarets montréalais dans les années 1950 et au début des années 1960. On se souvient de lui pour sa chanson En revenant de voir mon ragoût qu’il enregistra au début des années 1960 avec la Famille Soucy.

La toune?

C’est en revenant de voir mon ragoût.


Un incontournable des années 60…


Lucien Boyer a marqué mon adolescence avec cette chanson et ses petites histoires salées que j’avais un peu de misère à comprendre, n’étant qu’au tout début de mon adolescence.

Ma tante Evelyne avait justement un copie CD du 33 tours de Lucien Boyer. Je m’en suis fait une copie.

Je l’ai écouté.

Vraiment pas de quoi s’énerver les hormones.

Dans un tout autre ordre d’idées, j’ai trouvé un texte ici…

J’avais trouvé dans mes recherches des liens entre la famille Sabourin et la famille Riel de Rigaud.

Rien par contre pour commencer à vous écrire une série d’articles.

J’ai eu ma leçon!

Je vous mets seulement ce texte. 

On ne sait jamais, le site qui l’héberge pourrait un jour disparaître comme mon ancien blogue.

Aujourd’hui, il y a maintenant 119 ans que Rigaud a accueilli Louis Riel, les bras ouverts.

«Mon grand-père maternel, Joseph Edmond Durocher a conduit Louis Riel durant sa fuite de Rigaud à Oka. La température était tellement glaciale que Louis Riel, pour se réchauffer, devait à certains moments, courir à l’arrière de la voiture» (1)

Selon l’histoire racontée par Joseph Evariste Quesnel, Louis Riel, chef révolu­tionnaire Métis, citoyen de la Rivière Rouge au Manitoba, devait, afin d’é­chapper à sa capture, passer par Rigaud en route pour Montréal.(a) La tête de Riel était mise à prix et tous ses déplacements devaient être gardés secrets. Après avoir quitté le Parlement fédéral où «dans le livre des visites si­gne Louis Riel, député de Rivière-Rouge, (2) il s’est rendu à Saint-Eugène de Prescott, Ontario, où il a trouvé refuge à l’auberge de M. Hilaire Quesnel. (b) Afin de garder le secret, Hilaire Quesnel qui avait été prévenu de la visite et qui avait accepté d’héberger « le fugitif », a dû faire semblant de retrouver en Louis Riel un cousin qu’il n’avait pas vu depuis une dizaine d’années «Après quelques accolades et questions d’usage, Louis Riel fut introduit dans le logis privé d’Hilaire Quesnel où il passa la nuit ». (3)

Le lendemain, Riel a été accueilli chez M. Rodolphe Mongenais de Rigaud (c) dans son immense de­meure qui était située jadis sur la rue St Pierre. (d) Riel devait y passer la nuit. Il semblerait que la popu­lation de Rigaud était au courant que possiblement Riel serait dans la région suite à une conversation télégraphique entre Ottawa et Montréal captée par Mlle Jo­sephine Charlebois. Comme celle-ci en a parlé à quelques amis, la rumeur de l’imminente visite de Riel a été répandue.

Selon son itinéraire original, Riel devait passer par Hudson et Como pour se rendre à Oka. Cependant, afin d’éviter des problèmes qui auraient pu surgir du côté des Anglais qui étaient antipathiques à sa cause, les plans ont été modifiés durant la nuit. Conséquemment, Louis Riel a été conduit le lendemain à la ferme qui apparte­nait autrefois à Lionel Quesnel située dans le Bas-de-la-rivière. De là, Riel a traversé sur la glace pour se ren­dre à Saint-Placide et, de là, à Oka par le chemin du roi.

Pendant un bon moment, je me demandais pourquoi Riel est passé par Rigaud pour rejoindre la métropole considérant les énormes risques qu’il prenait. Qu’est-ce qui pouvait l’attirer ici? Avait-il des liens de parenté avec les Riel de Rigaud? Est-ce pour cette raison qu’il est venu? Je ne saurai jamais ses motifs exacts. Chose certaine, il entretenait des liens avec des gens de Rigaud « bien placés» ainsi avec ceux des environs.

L’arbre généalogique (4) qui suit démontre qu’effectivement les Riel du Manitoba avait des liens de parenté avec ceux de Rigaud. C’est intéressant de remarquer comment les deux lignées se rejoignent au Manitoba afin de former un cercle symbolique.

Le premier ancêtre des Riel au Canada s’appelait Jean Baptiste.il avait épousé Louise Cottu ou Coutu, à l’ile Dupras, le 21 janvier 1704. Parmi leurs nombreux enfants, il y a eu deux fils qui ont joué un rôle important dans cette histoire. L’un s’appelait Jean Baptiste (II) et l’autre, Jacques Riel. Jean-Baptiste (II) a épousé Marie Louise Marguerite Frappier, à St Sulpice, le 27 novembre 1730. Leurs descendants sont venus, avec le temps, s’éta­blir à Rigaud. Jacques Riel, de son côté, avait épousé Elisabeth De Ganne, quelques mois auparavant, soit le 18 mai 1730. (5) Louis Riel descend de cette lignée.

Jean-Baptiste Riel (II) ainsi que Jacques Riel auront au moins deux descendants qui laisseront leur marque sur l’histoire du Canada. Ces descendants sont Hyacinthe «Noé» Chevrier et «Louis» David Riel. Les deux sont nés dans les années 1840 et tous les deux sont devenus célèbres, pour des raisons différentes.

Hyacinthe «Noé» Chevrier est né à Rigaud, en 1846. Il est parmi les premiers colonisateurs blancs établis au Manitoba. Son «Blue Store », un commerce au détail, était renommé. (7) En 1909, il a été nommé au Sénat par Sir Wilfrid Laurier pour représenter Winnipeg. D’autre part, Louis Riel est reconnu pour son rôle de révo­lutionnaire dans la défense des droits des Métis de l’ouest Canadien, au grand désarroi du gouvernement cana­dien, formé depuis seulement une quinzaine d’années. Pour ça, Riel a dû payer la note chère, soit de sa vie. Cependant, sa vie, comme sa mort, occupe un rang très important dans l’histoire du Canada. On en parle même de nos jours.

Notes au bas de la page:
a) Joseph Evariste Quesnel, était autrefois un résident de Rigaud.
b) Hilaire Quesnel qui tenait l’Hôtel à St Eugène, Ontario, était le fils d’Amable et Marguerite Rosalie Casildée Bélanger.
c) Rodolphe Mongenais était le fils de Jean Baptiste Mongenais et de sa deuxième épouse, Henriette St-Denis. La maison de Rodol­phe Mongenais était située où est maintenant la rue de la Banque à Rigaud. C’était une immense demeure qui n’existe plus.

Lorraine Auerbach Chevrier

On se reparlera de Louis Riel un de ses quatre…

Concernant Lucien Boyer…

Les parents de Lucien Boyer sont Joseph Boyer et Ida Imbeault. Lucien s’est marié le 2 juillet 1949 en la paroisse de St-Stanislas-de-Kostka, à Montréal. Son épouse était Alexina Daoust, fille de Joseph Daoust et Robertine Sauvé.

Robertine Sauvé, ça c’est une petite… petite cousine éloignée du bord de ma mère.

Lucien est donc un  petit… petit… petit cousin éloigné, mais par alliance.

Dans mes très courtes recherches généalogiques, parce que je me contrôle maintenant, Robertine Sauvé a marié ses trois filles la même journée: Alexina à Lucien Boyer, Marie-Jeanne à Henri-Louis Grondin et Thérèse à Lucien Grondin, le frère d’Henri-Louis.

Ils ont dû avoir un méchant gros party…!

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8 réflexions sur “Louis Riel se cache à Rigaud

  1. Ils ont dû faire jouer ‘le meilleur de tous les albums’ de Lucien, pour l’occasion. Une façon comme une autre de faire finir le party de bonne heure (ou d’entamer le long et lent processus de divorce, c’est selon…)

    • Tu as eu la piqûre de la présomption… puis tu t’es rendu compte que les dates ne marchaient pas.
      Tu es mûr pour entreprendre des recherches généalogiques.
      On nage toujours en plein mystère avec notre Benjamin.
      J’espère juste qu’il ne courait pas la galipote.

  2. À la relecture, je me rends compte que je me perds dans mes dates. Lulu s’est marié en 1949 et n’a accouché de son chef-d’oeuvre que passablement plus tard. C’est peut-être son mariage qui l’a inspiré.

      • Lucien, l’incontournable, a tourné la page d’une page d’histoire des humoristes de l’époque.
        Après lui, on a institué des cours de sexologie dans les écoles.
        Après on les a enlevés. Puis remis, puis enlevés.

        Je vais en glisser un mot à Lyne Beauchamp si je la vois.

  3. J’ai eu bien de la misère à comprendre Lucien Boyer, pourtant je suis loin du début de mon adolescence….
    Et pour Louis RIEL, est-ce que je vous ai déjà dit que mon mari est un lointain cousin de Camille TEILLET qui a épousé la nièce de ce Louis? Mon p’tit doigt me dit qu’on risque en parler avant la fin de l’année!
    Pascale OUVRARD
    France

    • Mon article n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd à ce que je vois…
      Quant à Lucien Boyer, c’était un humoristique typiquement québécois.
      Je sais que mon lectorat en France a dû en arracher afin de comprendre son humour subtil.
      Désolé.
      Imaginez les gens qui habitent en Afrique!

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