En généalogie, il ne faut jamais rien prendre pour acquis: prise trois

Un vrai film que cette histoire d’ancêtres de mon petit-fils.

J’avais fini en queue de poisson… la dernière fois.

J’ai fini!

Si vous n’en avez pas encore assez, pour en apprendre plus sur la famille Sabourin, visitez ce site.

Désolé on ne parle pas de Benjamin.

J’ai dû rajouter ça à la fin de mon article finalement.

Oups… Finalement on en parle.

Je ne vous niaiserai pas tout le mois d’avril avec ça. 

Il a eu un autre enfant avec la belle Gélique.

Alexandre.

Le 23 mai 1842.

Baptisé le 26 mai 1842.

Le parrain était Amable Lavictoire.

En la Basilique Notre-Dame d’Ottawa.

Je sais que vous me croyez sur parole.

Just in case…

En anglais ma chère…

J’avais écrit à Michel Sabourin, le webmestre du site sur la famille Sabourin, pour lui parler des deux jumeaux Pierre et Angélique et aussi de Christine.

On voyait sur son site la fiche de Christine Sabourin née en septembre 1854.

Les jumeaux eux sont nés en août 1854.

On voit cette erreur à propos de Christine partout sur Internet.

Je voulais l’informer vu que son site est vraiment un petit bijou et que nul n’est finalement à l’abri des erreurs.

J’ai reçu ce courriel qui a rallumé ma ferveur généalogique pour la famille Sabourin de ma femme… et pas à peu près. Il n’est pas de Michel Sabourin, mais d’une collaboratrice aussi un peu détective à ses heures.

Bonjour M. Lagacé

Je travaille en collaboration avec Michel Sabourin sur le site des Sabourin d’Amérique.  Il reste encore énormément de fiches à vérifier.  J’ai complété la vérification jusqu’à la 4ème génération.  Le restant reste à faire.  Ces données nous parviennent de la banque de données d’origine… alors elles sont de sources disparates pas toujours fiables, tels que Internet.

Je tiens à vous féliciter.  Votre blogue est fort intéressant – un vrai roman policier.   Vous êtes un chercheur qui fait preuve de rigueur et ce qui est plaisant, c’est votre sens d’humour.

Oui, Benjamin – voilà une autre énigme!  J’ai l’impression qu’il était peut-être voyageur.  J’ai vérifié mon relevé des quelques 85 contrats de voyageurs octroyés à des Sabourin… pas de Benjamin qui pourrait être celui-ci.  Il y a aussi des Hubert… mais je devrai étudier ça de plus près.

Actes notariés – Il y a des Benjamin mais je ne crois pas qu’il s’agit de celui-ci – 1871 – 20 juillet – Donation par Benjamin Sabourin à Joseph Sabourin ; 8 jan 1881, Vente par Benjamin Sabourin à Louis Demers –etc  Notaire Raby , Petite Nation

En ce qui a trait à Mathilde  Vous dites ce qui suit (voir ci-dessous).  Toutefois je vois que l’acte de baptême est celui de Domitilde, fille illégitime de Félicité St. Jean et non celui de Mathilde.  Est-ce que le prêtre inscrit par inadvertance Domitilde au lieu de Mathilde ?  Ou Félicité St-Jean aura-elle donné naissance à deux filles,

1) Domitilde née hors mariage ; et

2) Mathilde née plus tard de son union avec Fréderic Séguin ?

La petite Domitilde est née le 8 janvier 1849, c’est-à-dire un mois et une semaine avant le mariage de Félicité St. Jean et Fréderic Séguin qui fut célébré le 16 février 1849 à Pointe Gatineau (St-François-de-Sales).  Domitilde a-t-elle été légitimée au cours de la messe de mariage, « la cérémonie sous le voile »  Étant un très jeune bébé, l’enfant recouvert d’un voile, aurait été tenu dans les bras de ses parents. (Hypothèse – le père de l’enfant pourrait être Fréderic Séguin). Domitilde serait-elle décédée en bas âge ?

Mathilde aurait pu naître après Domitilde – peut-être en 1850 ou 1851.

Un autre mystère!

Comme on est en plein roman policier sur mon blogue depuis deux semaines, toutes les hypothèses sont envisageables dont celle de la petite Mathilde ou Domitilde.

Je penche bien sûr en faveur de mon hypothèse, mais j’ai l’esprit et l’oeil ouvert, même les deux.

Quant à Benjamin, je pense finalement que le mystère ne sera jamais résolu. Je présume qu’il pourrait être cet Antoine né en 1813 et baptisé à Oka, fils d’Élisabeth Émon (Hammond) et de Jean-Baptiste Sabourin, habitants de Vaudreuil.

 

Ce que les parents faisaient à Oka…?

Je me le demande. 

J’ai donc rempli temporairement une « fiche » temporaire sans jeu de mots.

 On verra bien s’il y aura une suite à cette histoire sans fin…

Demain l’histoire des trois petits cochons de St-Cyprien de Napierville.

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4 réflexions sur “En généalogie, il ne faut jamais rien prendre pour acquis: prise trois

  1. Je découvre votre site aujourd’hui, à la faveur d’une vérification de routine de certaines données de mon arbre généalogique. J’ai fait une recherche sur Benjamin Sabourin et Angélique Mallette, pour le bénéfice d’une parente dont la mère était descendante de ce couple. Je suis moi-même arrière-petit-fils de Blanche Sabourin, du côté paternel. Mais elle est d’un lignée différente de celle de Benjamin. Voici le fruit de mes recherches, en date du 6 mai 2010 :
     » La biographie de Benjamin Sabourin est incertaine, car la plupart des documents historiques qui en auraient étayé les principales dates sont introuvables, probablement perdus, voire même inexistants, comme le formulaire du recensement de 1852 dans lequel aurait été inscrite sa famille.

    Toutefois, plusieurs faits tendent à prouver que Benjamin n’est nul autre que cet Antoine Sabourin, né le 29 janvier 1813, à Vaudreuil, et baptisé le lendemain à l’église de La-Visitation-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie de la Mission du Lac des Deux-Montagnes (Oka), fils de Jean Baptiste Sabourin et de sa seconde épouse, Élisabeth Émond (Emmon, Aimond, Hémond, Haimond). Comme dans plusieurs autres cas, et pour différentes raisons, l’enfant ainsi baptisé a vécu en portant un autre prénom. Souvent, on réalise que le prêtre a inscrit le nom du parrain ou de la marraine en lieu et place de celui que les parents avaient choisi pour l’enfant, ou il a oublié de l’inscrire en plus de celui du parrain ou de la marraine. Ou encore, les parents eux-mêmes décident d’appeler leur enfant d’un autre prénom que celui qu’ils avaient initialement choisi au baptême. Dans le cas de Benjamin, les raisons du changement m’échappent.

    Tous les enfants de Jean Baptiste Sabourin et de ses deux épouses, – Angélique Besenert (Bézenert, Besenaire, Besnaire) dite Prêtaboire et Élisabeth Émond – , sont nés à Vaudreuil, et plusieurs d’entres eux furent baptisés à la Mission du Lac des Deux-Montagnes. Jean Baptiste Sabourin devait sans doute demeurer au lieudit la Pointe-à-Cavignal, ce qui faisait que pour lui, il était plus simple et plus rapide de prendre le traversier pour se rendre à la Mission faire baptiser ses enfants que d’aller au village de Vaudreuil. Le premier mariage de Jean Baptiste eut lieu en 1797, et le second en 1811, mais tous les deux furent célébrés à St-Michel de Vaudreuil. Lorsqu’on vérifie attentivement les registres des paroisses de Vaudreuil et de la Mission (Oka), entre les années 1797 et 1844, on constate que dix-huit enfants sont nés de ces deux unions; sept de la première, onze de la deuxième. De ces dix-huit enfants, neuf se sont mariés, huit sont morts en très bas âge ou avant de pouvoir se marier, et un seul a un destin qui me reste inconnu. La collation des deux registres attestent qu’ils n’y eu aucune autre naissance d’enfant issu de l’une ou l’autre des deux unions de Jean-Baptiste Sabourin. Bien que certains actes soient effacés, que certains feuillets soient perdus, dont parfois parmi ceux des index, ce qui subsiste suffit à prouver qu’il n’y eut pas plus de dix-huit enfants nés de ces unions. Du second mariage, le deuxième enfant est baptisé Antoine (1813), le troisième Antoine Sévère (1814), et le sixième à nouveau Antoine (1818). Du premier, il n’existe aucun acte de sépulture entre 1813 et 1818; Antoine Sévère décède le 18 février 1837. Au mariage d’Adélaïde, sixième enfant de Jean-Baptiste et d’Angélique, en 1828, les personnes nommées par le prêtre pour la partie de l’épouse, sont Jean Baptiste Sabourin, père de l’épouse, Jean Baptiste, Benjamin, et Michel Sabourin (?!), frères de l’épouse, Michel Brabant, beau-frère (époux d’Angélique), et Nicolas Tessier, son témoin (et fils de Nicolas Tessier, parrain de sa soeur Angélique). Aux différents mariages des enfants de Jean-Baptiste père, ou aux baptêmes de ses petits-enfants, parmi les personnes nommées comme frères ou sœurs de l’époux ou de l’épouse, ou comme oncles et tantes des baptisés se trouvent: Antoine, Hubert, Sévère (1 seule fois), Paul, Jean Baptiste, André, Benjamin, Michel (1 seule fois), Adélaïde, et Angélique. Seule Élisabeth n’est jamais nommée, ce qui pourrait s’expliquer, entre autres, par son bas âge lors des mariages. Elle-même se marie en 1852, avec Michel Hébert dit Leconte, et seul son frère Antoine est nommé. Ce Michel Sabourin, frère d’Adélaïde, est une nouvelle énigme. Cité qu’une seule fois, on peut supposer que le prêtre se serait mépris, ou qu’un des frères portaient également ce prénom additionnel. Toutes les recherches pour retracer un Michel Sabourin, né de Jean Baptiste, sont demeurées sans résultat, tant dans les registres que les données des recensements de 1852 et au delà.

    Voici les 18 enfants de Jean-Baptiste Sabourin:

    Avec Angélique Bézenert:

    Paul Eusèbe, 17 sept. 1798, Vaudreuil – 28 décembre 1882, Vaudreuil (épouse Marie, puis Hélène Sauvé)

    Jean Baptiste, février ou mars 1800 (selon l’index d’Oka), Vaudreuil – après 1871, Pointe-Gatineau (épouse Marguerite Brabant)

    Hyacinthe, 24 août 1801, Vaudreuil – 1 avril 1803, Vaudreuil

    Jacques Hubert, 12 mai 1803, Vaudreuil – vers 1884, Pointe-Gatineau (épouse Félicité Sauvé)

    André, 20 février 1805, Vaudreuil – 8 août 1873, Gracefield (épouse Catherine Euphrosine Riel)

    Marie Adélaïde, 25 avril 1807, Vaudreuil – 20 septembre 1838, Vaudreuil (épouse Joseph Berlinguet)

    Marie Angélique, 19 mars 1809, Vaudreuil – 3 décembre 1827, Vaudreuil (épouse Michel Brabant)

    Avec Élisabeth Émond :

    Marie Flavie Euphrosine, 22 – 30 déc. 1811, Vaudreuil

    Antoine (Benjamin), 29 janv. 1813, Vaudreuil – vers 1860, Région de Gatineau (épouse Angélique Mallette)

    Antoine Sévère, 4 mars 1814, Vaudreuil – 18 février 1837, Vaudreuil

    François Xavier, 2 déc. 1815, Vaudreuil – 28 août 1816, Vaudreuil

    Pierre, naît et meurt le 5 juil. 1817, Vaudreuil

    Antoine, 20 juin 1818, Vaudreuil – 19 mai 1885, Rigaud (épouse Marie Louise Gauthier)

    François Dominique, 25 – 28 avril 1820, Vaudreuil

    Marie Élisabeth, 17 nov. 1821, Vaudreuil – (épouse Michel Hébert dit Leconte) je perds sa trace après le 25 déc. 1857, date du baptême des jumelles Marie et Marie Éva Hébert, à Rigaud.

    Olivier, 7-9 mars 1825, Vaudreuil

    Thomas, naît et meurt le 7 mars 1825, Vaudreuil

    David, 18 nov. 1826, Vaudreuil, plus aucun document ne le mentionne après cette date. Destin inconnu

    Nous savons par les actes de baptême et de mariage de certains de ses enfants que Benjamin Sabourin a épousé Angélique Mallette, née à Rigaud le 2 novembre 1818, et baptisée le lendemain. Elle était fille de Louis Mallette et de Marie Josephe Roquebrune (Rocbrune) dite Laroque. Elle avait reçu comme parrain et marraine, Louis Mallette, son cousin, et Pélagie Rocbrune, veuve. Angélique avait un frère nommé Hyacinthe, né le 13 décembre 1815, à Rigaud, qui avait épousé Julienne Séguin, fille d’André et d’Archange Belmont, le 9 janvier 1837, à Rigaud. Ce Hyacinthe Mallette résidait à Pointe-Gatineau au recensement de 1851, et il y sera inhumé le 29 mai 1880. Il sera le témoin de son neveu François Sabourin, fils de Benjamin et d’Angélique, quand celui-ci épousera Sarah Séguin, le 8 août 1870, à Pointe-Gatineau.

    Le mariage de Benjamin Sabourin et d’Angélique Mallette a dû être célébré vers 1840, pour deux raisons : c’est ce que déclare Angélique Mallette elle-même au recensement de 1861, et le baptême du premier enfant connu de cette union a lieu le 26 mai 1842, à Notre-Dame d’Ottawa. Il s’agit d’Alexandre, dont les parrain et marraine furent Amable Lavictoire et Mme Baptiste Sabourin. L’enfant décédera le 1er novembre suivant. Marie Olympe, second enfant, est née et a été baptisée le 2 juillet 1843, à la Mission St-Paul d’Aylmer. Selon la plupart des généalogistes amateurs, dont moi-même, elle serait décédée le 21 avril 1866, à Ripon. Toutefois, cette date et ce lieu de décès sont encore sujets à caution, car outre l’âge donné à la défunte, – et qui coïncide, il est vrai – , aucun autre détail n’est donné par le prêtre ayant rédigé l’acte de décès. Nous ignorons si cette Olympe Sabourin était mariée, et nous ignorons de qui elle était fille, et pourquoi elle résidait à Ripon au moment de son décès. Les deux personnes présentes nommées sont les habituels marguilliers. Une analyse des actes du registre de St-Casimir de Ripon pour 1866 n’a pas permis de trouver d’indices pour en savoir davantage sur cette Olympe Sabourin, comme par exemple, le baptême ou la sépulture d’un enfant dont elle aurait été la mère. En 1866, année d’ouverture des registres de la paroisse St-Casimir, quelques Sabourin demeurent à Ripon et dans sa région depuis quelques décennies (St-André-Avellin, Montebello). Je ne suis pas en mesure d’établir le degré de parenté qui existait entre Benjamin et certains de ces Sabourin. Olympe était-elle fille de l’une des familles de la place, avait-elle été confiée à l’une de ces familles après le décès de son père? En 1840, est baptisée une autre Olympe Sabourin, à Rigaud, fille de François et de Marguerite Hamelin, mais elle décède en 1841. Le 11 septembre 1841, est baptisée à Vaudreuil une autre Olympe Sabourin, fille de Benjamin et de Théotiste Beaulne (Baune, Bone); je perds sa trace après le recensement de 1861, alors qu’elle réside encore avec sa famille. Enfin, vers 1841, naît une autre Olympe Sabourin, fille de Paul et d’Émilie Vallée; en 1861, sa famille réside à Ottawa, où elle épouse le 24 février 1862, François Xavier Sarrazin, fils de François Xavier et d’Angèle Cuvillon (Quevillon); je perds également sa trace après ce mariage.

    Plusieurs actes et feuillets des registres de Ste-Madeleine de Rigaud et de St-Michel de Vaudreuil sont partiellement effacés, devenus presque illisibles, quand ils ne sont pas complètement effacés, et parfois même perdus. Ceux des années 1838-1842 n’échappent pas à ces ravages du temps, mais tous les index de cette période sont intacts, et nul acte de mariage entre Benjamin Sabourin et Angélique Mallette ne s’y trouve. Les registres d’Oka de 1840 et 1841 ont plus de la moitié de leurs feuillets de disparus, mais il est peu probable que le couple s’y soit marié. Les registres de Notre-Dame d’Ottawa ne contiennent pas d’acte de mariage entre ces deux personnes, ceux de la Mission d’Aylmer n’ouvrent que le 17 janvier 1841, et ceux de St-François-de-Sales de Pointe-Gatineau qu’en 1847. Le lieu du mariage reste donc un épais mystère.

    Outre Alexandre et Olympe, Benjamin Sabourin et Angélique Mallette eurent au moins six autres enfants :

    Antoine, né le 20 août 1844 au Lac Ste-Marie, et baptisé le 26 janvier 1845, à la Mission St-Paul d’Aylmer.

    François, né vers 1848 et décédé vers 1901. Ses actes de baptême et de mariage sont introuvables.

    Olivier, né le 30 juin et décédé le 8 juillet 1849, à Pointe-Gatineau.

    Christine, née le 10 décembre et baptisée le 15 du même mois 1850, à Pointe-Gatineau

    Les jumeaux Pierre et Angélique, né le 28 août et baptisé le 19 août 1854, à Ottawa. Pierre décède dès le 31 août, à Ottawa, et Angélique le 16 décembre suivant, à Pointe-Gatineau.

    Étrangement, alors que les enfants sont baptisés dans la région de Pointe-Gatineau et d’Ottawa, la famille est absente des formulaires du recensement de 1851, pour Templeton, Aylmer, et Hull. Une double vérification de ces formulaires, page par page, est demeurée vaine. Cependant, la famille d’Hubert Sabourin et de Félicité Sauvé est présente à Templeton en 1851; ces personnes furent les parrain et marraine d’Olympe, fille aînée de Benjamin et d’Angélique, lesquels furent à leur tour parrain et marraine d’un enfant d’Hubert et Félicité, Mélina Sabourin, baptisée le 25 avril 1841, à la Mission d’Aylmer. Ils seront également parrain et marraine pour Paul Sabourin, baptisé à Notre-Dame d’Ottawa, le 28 mai 1846, fils d’un cousin de Benjamin, Jean Baptiste Sabourin, fils de Scholastique Sabourin, et époux de Julie Dénommé.

    Hubert et Benjamin ne furent pas les seuls frères à s’établir dans l’Outaouais. André prit femme à Ottawa, le 9 février 1834, en la personne de Catherine Euphrosine Riel, native de Vaudreuil comme lui. Le 17 février 1847, leur fils André Mathieu, né cinq mois auparavant au Lac Ste-Marie, est baptisé à Notre-Dame d’Ottawa. On voit par ce fait que les personnes établies à l’Ouest de Pointe-Gatineau, le long de la Gatineau, n’étaient pas desservis par des missions, et qu’il devaient faire baptiser leurs enfants à Ottawa, puis Aylmer, et plus tard Pointe-Gatineau. Les registres de Gracefield n’ouvrent qu’en 1868, ceux de Lac-Ste-Marie qu’en 1881, et ceux de Wakefield qu’en 1891. On peut présumer que les personnes décédées n’avaient que des simulacres d’obsèques.

    Au recensement de 1861, Angélique (Mallette) Sabourin déclare être veuve et s’être mariée en 1840; elle semble être à l’emploi d’un fermier de Templeton, dénommé Paul Stangard, d’origine irlandaise. Ses enfants ne sont pas recensés avec elle. Christine demeure à Vaudreuil, chez ses oncle et tante Jean Baptiste Sabourin et Marguerite Brabant; François demeure également à Vaudreuil, dans la famille de ses oncle et tante Antoine Sabourin et Louise Gauthier; Antoine est quant à lui recensé à St-Clet, avec le couple Henri Leroux et Adée (Adélaïde) St-Denys, lesquels ont l’habitude d’héberger des orphelins. Quant à Olympe, je n’ai pu la retracer, mais il est probable qu’elle demeurait alors à Ripon, chez des Sabourin qu’il reste à identifier.

    Une grande partie des registres de St-François-de-Sales de Pointe-Gatineau sont devenus illisibles, et plusieurs folios sont perdus. Malgré une patiente vérification feuillet par feuillet, il m’a été impossible de trouver l’acte de sépulture de Benjamin Sabourin, que je situe entre 1854 et 1861.

    Au recensement de 1851, le couple Jean-Baptiste Sabourin et Marguerite Brabant demeure à Vaudreuil, hébergeant trois personnes : Émilie Labre, dite domestique, âgée de 19 ans, née à Vaudreuil; François Rouleau, âgé de 5 ans, né à Vaudreuil; Marguerite Prosse (Frost, en fait), âgée de 11 ans, née à Montréal. Au recensement de 1861, le même couple héberge à nouveau trois personnes : Marguerite Frost, 18 ans, dite étrangère à la famille; François Xavier Rouleau, 13 ans; Christine Sabourin, 9 ans, dite également étrangère à la famille, et sans nulle doute fille de feu Benjamin Sabourin, placée temporairement chez son oncle. Au recensement de 1871, le même couple réside à Templeton (Pointe-Gatineau), avec une Marguerite Sabourin, âgée de 27 ans. Il s’agit en fait de cette même Marguerite Frost, fille de William et de Julia Daley (dite par erreur Marguerite Donnelley), et qui le 4 septembre 1871 épouse Avila Villeneuve, à Pointe-Gatineau. Au stade actuel de mes recherches, je n’ai pu déterminer qui était ce François Xavier Rouleau et pourquoi Marguerite Frost était hébergée pendant de si longues années par le couple Sabourin-Brabant, mais il ne semble exister aucun lien de parenté entre les enfants et le couple. Il se pourrait que François Xavier Rouleau ait émigré au Michigan, vers 1865, et qu’il soit celui apparaissant au recensement américain de 1900, se déclarant né au Canada français, en novembre 1845. Quant à Marguerite Frost, ses parents étaient de religion anglicane, et s’étaient mariés le 4 décembre 1837, à Christ Church de Montréal. À noter que le couple Sabourin-Brabant, après la naissance d’un premier enfant, mort âgé de deux jours, demeura sans postérité, d’où leur habitude d’héberger des orphelins.

    Au recensement de 1871, Angélique Mallette Sabourin est veuve et demeure avec son fils François et sa belle-fille Sarah (Sally) Séguin. Aux recensements de 1881 et 1891, elle est toujours déclarée veuve, et demeure dans la famille de son fils Antoine Sabourin et de sa belle-fille Mathilde Séguin. Son acte de sépulture, et tous les autres sur le même feuillet, sont en partie effacés, de lecture difficile. Son décès et son inhumation eurent lieu entre les derniers jours de juin et les premiers jours de juillet 1898, à Pointe-Gatineau. « 

  2. Je viens de relire attentivement votre commentaire.
    Vous savez quoi… j’arrivais à vous suivre.
    Formidable recherche.
    Je suis bouche bée!

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