Souvenirs…

Rivière-Ouelle.

L’odeur du pain de cinq heures.

L’oncle Joseph et la tante Gaby.

Michel aurait pu m’en parler en 1967 au collège, ça aurait peut-être changé mon destin.

45 ans plus tard, il me l’a écrit…

C’est le sien qui risque d’être changé maintenant.

Rien de dramatique soyez rassurés.

Voici ce qu’il m’a écrit…

Dans un autre ordre d’idées, j’ai vu dans un billet précédent que tu reproduisais le ‘recensement’ des derniers concessionnaires de La Pocatière. Une des 1223 incarnations de la bonne Sainte Anne, au Québec. Faut croire que les Québécois, religieux comme pas un dans le temps, l’avaient prise d’affection.

Eh que le monde est petit: L’oncle Joseph, la tante Gaby… les cousins et cousine. Quelques visites fin des années 1950, début des années 1960. Mon cousin et moi nous rendions à bicyclette à Rivière-Ouelle puis, le soir venu, nous attendions impatiemment la fournée de 5 heures à la boulangerie du village (Sainte-Anne de La Pocatière).

Les parfums qui embaumaient la place!

J’te dis pas.

Souvenirs…

L’ancêtre de la matante Gaby, la soeur de son père, serait Julien Germain de la ville de Lonlay, l’Abbaye, dans le diocèse en Normandie. Julien Germain avait épousé Julienne Bevais ou Buet.

Leur fils Robert, nouvellement arrivé en Nouvelle-France, épousa Marie Coignart,une fille du Roy, à Québec le 29 octobre 1669 en la paroisse Notre-Dame-de-Québec.

Source: http://www.migrations.fr/ACTESFILLESDUROY/actesfillesduroy_C.htm

Un beau voyage dans le temps qui commence.

Texte extrait du Dictionnaire Biographique des Ancêtres Québécois Tome II- D à I (1608-1700)

Fils de Julien Germaine et de Julienne Buet, de Saint-Sauveur de Lonlay, évêché de Le Mans en Maine, il contracte mariage devant le notaire Duquet, le Lundi 14 Octobre 1669, avec Marie Coignard, fille de François Petit, de la paroise St-Sauveur de Rouen en Normandie, et l’épouse à Québec le Lundi 28 Octobre 1669. De leur union naissent sept enfants. Les Jésuites lui concèdent une terre de deux arpents de front par vingt-cinq arpents de profondeur à la côte Sainte-Geneviève, le 26 Juillet 1665. Il s’établit dans la seigneurie de Dombourg.

Le 14 décembre 1670, en compagnie de Pierre Picher et d’Étienne Léveillé, il s’engage à fournir à l’intendant Jean Talon, pour la Saint-Jean-Baptiste, six mille pieds de bois à palissade dont des coulissons de vingt pieds de longueur de huit à neuf pouces carrés, des poteaux de huit pieds de longueur de neuf à dix pouces carrés, et six poutres de cèdres de vingt-quatre à vingt-cinq pieds de longueur par treize à quatorze pouces carrés. L’intendant promet de les payer 22 deniers du pied de bois, et 7 livres par poutres.

Il reçoit du Sieur Bourdon, le 30 Mai 1672, le titre officiel de sa terre de deux arpents et sept perches et demie de front par quarante arpents de profondeur, entre les habitations de René de Verger et de Jacques Largilier.

Le 16 Octobre 1674, en compagnie de François Garnier et d’Étienne Léveillé, il est condamné à payer à Pierre Lefebvre, un trentième du poisson qu’ils prennent dans leur pêche. Le même jour, Lefebvre lui réclame 17 livres pour du blé, la garde d’une vache, et les cens et rentes. Il doit payer 13 livres. 

Le 30 Novembre 1676, il est condamné à verser sept boisseaux de blé à Sébastien Liénard. Au recensement de 1681, il possède un fusil, deux bêtes à corne et seize arpents de terre en valeur.

Il vend sa terre de Dombourg, le 18 Août de la même année, à Michel Duvault dit Descormiers, pour la somme de 500 livres, payables par une rente annuelle de 26 livres.

Il va ensuite s’établir sur une terre de la seigneurie de Portneuf.

Le 11 Septembre 1683, le maître de barque Denis Boucher promet de livrer pour lui à Montréal trente barriques d’anguilles à prendre à Portneuf le premier Octobre, à raison de 100 sols la barrique. Il promet de le rembourser en argent ou en pelleteries.

Le 4 Novembre 1684, il obtient le titre officiel de sa terre de trois arpents de front par quarante arpents de profondeur à Portneuf.

Le 24 Avril 1690, il fait rapport au Conseil Souverain au sujet de dix barriques d’anguilles que Jacques Cachelièvre doit livrer pour Jean Lemoine de Sainte-Anne.

Le sieur François Chavigny de la Chevrotière lui concède, le 28 Mars 1697, une terre de six arpents de front par quarante arpents de profondeur dans sa seigneurie. Alexis Sauvageau a vendu à Jean Cusson une terre à Saint-Charles-des-Roches. Cusson l’a revendue à Jean-Baptiste Germain qui doit 80 livres à Sauvageau.

Il conscent, le 24 Juin 1702, à ce que Sauvageau reprenne cette terre qu’il a vendu à son fils.

Le 16 Mars 1707, il fait don à ses fils Robert et Alexis de son habitation de huit arpents de front à Saint-Charles-des-Roches, ainsi que de deux boeufs et une vache, à condition qu’ils lui versent annuellement jusqu’à sa mort et celle de leur mère, vingt-quatres minots de blé par année.

Il reconnaît, le 25 Juillet suivant, devoir 123 livres à son gendre Luc Proteau, sur une somme de 280 livres, dont 180 livres promises en dot à sa fille Marie-Madeleine. Son fils Alexis ayant été tué à Détroit, il hérite de sa terre de Saint-Charles-des-Roches et la vend, le 14 Juin 1713, à François Hamelin, au prix de 325 livres. Cet acte nous apprend qu’il vit alors à Cap-Santé. C’est à cet endroit que, le 17 Juin 1716, il est admis à la Confrérie du Saint-Rosaire et reçoit le scapulaire du Mont-Carmel.

Il fait don de sa terre de la Chevrotière à son fils Henri, le 29 Mai 1720, et décède à Cap-Santé, le 20 Septembre 1723.

Michel Langlois
Dictionnaire biographique des ancêtres québécois (1608-1700).
Québec, La Maison des Ancêtres et Les Archives nationales du Québec, 1998-2001, (4 volumes), 2056 p.

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2 réflexions sur “Souvenirs…

  1. S’il y a une chose que je retiens de cette mini-fresque tout aussi magistrale que fascinante, c’est que j’ai du sang royal qui coule dans mes veines, et que c’est à Marie Cognart que je le dois — Marie Louis XIV dans une vie antérieure, qui a décidé de venir passer ses vacances au Canada incognito (d’où le Coignart) et qui s’y est tellement plu qu’elle a décidé d’y prendre époux et de prolonger quelque peu son séjour. Avec une descendance aussi nombreuse (toutes des filles, curieusement), on peut légitimement se demander comment Louis trouvait le temps de gouverner.

    Mais je m’égare.

    On est encore bien loin de Georges-Hébert, Jean-Claude, Raphaelle et compagnie, mais on s’est rapproché de Talon et autres illustres (?) personnages, directement ou par la bande. Qu’en est-il des quelque 300 années suivantes? Paresseux de nature, je laisserai à d’autres ce travail de Bénédictin.

    Car Bénédictin, Pierre en est un. De nature ou par descendance. Pierre fonctionne par obsessions. Je me rappelle, en 1967, c’étaient l’astrologie et les cartes du ciel: il en mangeait. (Je suis sûr qu’il en mange encore aujourd’hui, mais comme simple collation). J’ai cru aussi, à l’époque, discerner quelques velléités historiques chez lui, qui l’amèneront à enseigner l’histoire toutes ces années plus tard, puis, dans le droit fil, à la généalogie, une sphère qu’il a sans doute embrassée avec la même fougue. La continuité. Continuité dans le temps, continuité dans la race. Ç’est primordial pour quelqu’un comme Pierre. Déjà, en 1967, les premières graines étaient semées; nous n’en étions sans doute pas conscients ni l’un ni l’autre, mais Pierre n’a pas dévié depuis du chemin que le destin (ou ses ancêtres) lui avai(en)t tracé.

    Le monde a besoin de passionnés.

    • Fascinant comme histoire de Marie Coignart…
      Je ne savais pas.

      Comment as-tu fait pour trouver ce fil d’Ariane dans l’histoire inconnue de la Nouvelle-France.

      Et moi avec mes Belles Histoires d’un petit village au Sud des Pays-d’en-Haut… je vole bien bas.

      Je côtoyais du sang royal Tudieu, ventre-saint-gris de ventre mou.

      Pour l’astrologie, j’en fais très peu. Un peu inutile pour savoir où on s’en va quand je sais maintenant d’où je viens.

      Pour les 300 autres années…?
      Est-ce un défi? Je ne suis pas un moine, mais je peux aisément trouver.
      Surtout que Benjamin Sabourin nous niaise en ti-pepère.
      Je mettrai mes recherches sur My Ancestry que tu connais maintenant.

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