En généalogie, il ne faut jamais rien prendre pour acquis: prise deux

Cet article est beaucoup trop long à mon goût.

Il nous mène finalement à notre point de départ, car on nage toujours en plein mystère avec Benjamin Sabourin.


Il faut définitivement mettre un terme final à cette recherche.

C’est fini… Du moins je pense.

Je ne m’embarquerai plus dans une telle galère.

J’aurais dû me méfier au départ quand j’ai parlé des ancêtres d’Antoine Sabourin et de son fils Émile qui avait fait croire à sa fille qu’il était orphelin de père et de mère.

En généalogie, on sait quand ça commence, mais on ne sait jamais quand ça va finir.

J’aurais dû me méfier! Je crois avoir appris ma leçon.

J’ai aussi appris à me méfier encore plus de la validité de mes sources quand je commence à chercher mes ancêtres ou ceux des autres.

Pour clore le dossier, du moins j’espère toujours, voici la carte mortuaire de Christine Sabourin, la soeur d’Antoine Sabourin. Christine est la fille d’Angélique Mallette et de Benjamin Sabourin que je soupçonnais hier d’avoir été baptisé sous le prénom d’Antoine.

Oubliez ça!

Antoine Sabourin a marié Marie-Louise Gauthier et ont eu une tralée d’enfants. Benjamin ne peut être Antoine.

Revenons à Christine.

 

C’est la même lectrice, celle qui prend son petit café en lisant mon blogue, qui m’a envoyée la carte mortuaire. Elle l’a prise sur un site en début de semaine afin de m’aider dans mes recherches sur la famille Sabourin qui se termineront finalement aujourd’hui.

Je ne gagerais pas si j’étais vous, car ma lectrice est coriace et elle me trouve toujours quelque chose à me mettre sous la dent.

Les informations retrouvées sur la carte s’avèrent exactes quant à l’époux et à la date du décès: feu Louis Lafontaine et 4 novembre 1920.

Par contre, l’âge de Christine pourrait erronée. On dit qu’elle avait 66 ans.

Sauf que Christine serait plutôt né en 1850 si je me fie aux registres paroissiaux.

 

acte de baptême de Christine Saboutrin

Elle aurait donc eu 70 ans et non 66 ans en 1920. Monsieur le curé a peut-être mal compris… 70 et 66 ça sonne pareil. Il n’avait peut-être pas mis ses appareils auditifs.

Je n’ai rien trouvé après 1850 dans les registres en rapport avec Christine sauf son mariage en 1873 et son décès en 1920.

On revoit Christine âgée de 9 ans dans le recensement de 1861. Elle demeure chez Jean-Baptiste Sabourin et Marguerite Brabant.

Elle est en visite, ou Benjamin serait mort et elle demeurerait avec son oncle.

En 1871, Christine a 19 ans et elle est servante chez l’hôtelier Dieudonné Derouin.

En 1881, elle a 26 ans! Elle devrait en avoir 29 me semble.

En 1891, on dit qu’elle en a 38.

Puis en 1901, on dit qu’elle serait née le 15 septembre 1852 et qu’elle aurait 48 ans. 

En 1911… 59 ans et né en août 1851.

Non mais, branchez-vous quelqu’un!

Les dates finalement ce n’est pas si grave que ça. Il ne faut pas en faire une maladie.

Ce qui compte c’est que Christine Sabouin a bel et bien existé et qu’elle a commencé sa vie sur le bon pied en tant que fille légitime de Benjamin Sabourin et d’Angélique Mallette.

Comme elle est née le 10 décembre et baptisée le 15 décembre 1850, on devrait pouvoir la retrouver avec ses parents dans le recensement canadien de 1852.

Mais non, j’ai cherché partout et je n’ai rien trouvé.

Il faut parfois lancer la serviette pour ne pas sombrer dans la folie…

Sauf que, avant de lancer la serviette, ma lectrice m’a envoyé cet acte de mariage.

Lors de son mariage en 1873, on dit… défunt père dans le registre.

 

Je suis donc allé fouiller le recensement de 1871 envoyé également par ma lectrice au café.

J’y ai trouvé Angélique Mallette finalement.

Gélique Sabourin! 

Elle est veuve en 1871. Elle a 48 ans et serait née vers 1823.

Elle est en plus la voisine de ses fils Antoine Sabourin et François Sabourin qui ont chacun marié les deux soeurs: Mathilde Séguin et Sally Séguin.

À force de chercher on finit par trouver finalement.

Mais je n’ai pas encore trouvé l’acte de mariage de Benjamin et Gélique.

À l’impossible, nul n’est tenu.

Je me demande si ça se dit en latin. En tout cas je ne l’ai pas trouvé dans le Dictionnaire rose des locutions latines.

J’ai fini!

Si vous n’en avez pas encore assez, pour en apprendre plus sur la famille Sabourin, visitez ce site.

Désolé on ne parle pas de Benjamin.

Oups… Finalement on en parle.

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6 réflexions sur “En généalogie, il ne faut jamais rien prendre pour acquis: prise deux

  1. ‘Si vous n’en avez pas encore assez’

    En anglais, on appelle ça ‘glutton for punishment’; en latin, je ne saurais dire (ils avaient moins le sens de l’humour que nous)

    Ton prochain projet va sans doute être aussi, sinon plus, fascinant. ;)

  2. si on utilise google traduction voici ce que l’on dit en latin mais je ne peux confirmer l’exactitude de la traduction : Si vos dont ‘iam satis,….sur my memory:Si iam satis ‘
    …bref continue d’écrire en français c’est plus sûr

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