Les troubles de 1838 à Napierville: David Alexandre dénoncé

David Alexandre avait fait cette déposition le 13 novembre 1838 devant le juge de paix William Macrae (1).


Ont comparu devant moi William Macrea, un des juges de paix – François Brosfeau [Brosseau], David Alexandre et Jean-Baptiste Faneuf [Phaneuf] lesquels après avoir été dument assermentés, déposent qu’ils auraient été commandés de se rendre au camp des Rebelles à Saint-Cyprien par un nommé François Bourafsa [Bourassa] , fils, et que le dit François Bourafsa aurait ajouté que s’ils ne s’y rendaient pas que leurs propriétés ainsi que leur famille seraient détruites. Les déposants ajoutent de plus que craignant les menaces qu’ils se seraient rendus au sus dit camp des Rebelles mais qu’ils s’en seraient échappés à la première occasion. Les dits déposants ne disent rien de plus…

Asfermenté par devant moi
13 novembre 1838
Macrea J. P.
François X Brosfeau
David  X  Alexandre
Jean-Baptiste X Faneuf


Cette déposition vient en contradiction avec cinq autres dépositions où David Alexandre est directement pointé d’un doigt accusateur et dénoncé pour avoir participé activement à la rébellion de novembre 1838.

Patriotes à Beauharnois en novembre 1838

Pourquoi essaie-t-il alors de se disculper et dénonce-t-il, avec Jean-Baptiste Phaneuf et François Brosseau, François Bourassa ?

Je pense connaître la réponse.

Revoyons deux  événements de la rébellion de novembre 1838 à St-Cyprien.

9 novembre 1838, vers 20 h

Craignant que leurs troupes les livrent à Colborne, les officiers généraux des Patriotes quittent secrètement Napierville vers 20 h.

10 novembre 1838

Ne trouvant pas leurs chefs, les Patriotes réunis à Napierville se dispersent. Édouard-Élisée Malhiot qui avait réuni près de 1 000 Frères Chasseurs à Saint-Bruno-de-Montarville décide de ne pas attaquer Sorel comme il devait le faire selon le plan d’invasion ; il ordonne la dispersion de ses hommes lorsqu’il apprend celle des autres groupes. Vainqueurs, les Volontaires loyalistes incendient les maisons et les bâtiments de ferme de ceux qu’ils soupçonnent d’être des Frères Chasseurs à L’Acadie, Saint-Athanase, Saint-Édouard, Lacolle, Saint-Valentin et Napierville.

Les patriotes bien ordinaires se retrouvaient maintenant seuls sans personne pour les commander. Face aux représailles des Volontaires loyalistes, chacun devait sauver sa peau comme ils le pouvaient.

N’empêche que les dépositions faites contre David Alexandre étaient sérieuses et qu’il aurait dû être emprisonné pour le rôle qu’il avait joué dans la rebellion, peut-être même pendu!

Mystère!

déposition de Moïse Granger faite le 15 novembre 1838
contre Pierre Granger, David Alexandre et François Mango

Moïse Granger, pas ce fier patriote de Ste-Anne-des-Plaines, mais un autre, fait cette déposition devant le juge de paix Timoléon Quesnel.

District de Montréal

L’an mil huit cent trente huit le 15 de novembre par devant Timoléon Quesnel, Écuyer, l’un des Juges de paix de sa Majesté pour le district de Montréal est comparu Moïse Granger cultivateur de Blairfindie lequel après serment prêté sur les Saints Évangiles dit et dépose que samedi trois du courant Pierre Granger journalier de Blairfindie est venu le commander pour aller aux Côtes mais lui déposant ayant refusé d’y aller le même homme est revenu le lendemain le commander d’y aller lui disant qu’on le trouverait bien s’il refusait d’y aller. Alors le déposant s’est transporté chez la veuve Langlois où il a trouvé plusieurs autres et notamment Joseph Langlois qui était armé d’un fusil. Rendus tous chez David Alexandre qu’ils trouvèrent armé d’un sabre ils se mirent en route pour se rendre chez Francisque Bourassa [François Bourrassa] Alexandre le sabre à la main marchait en tête et Langlois le fusil sur l’épaule marchait à l’arrière garde chemin faisant David Alexandre et François Mango [Mongeau] sont entrés chez Joseph Grenier qu’ils ont fait sortir de sa maison et parce que cet homme refusait de marcher Alexandre et François Mango dit Clermont l’ont jetté (sic) par terre arrivés chez Francisque Bourrassa  ce dernier ayant pris le sabre de David Alexandre est monté à cheval et a conduit toute la troupe à St-Cyprien ou le déposant est resté jusqu’au sept du courant dans la compagnie de Francisque Bourrassa  dans le cours de cette journée il a cherché à déserter sans pouvoir y parvenir en ayant été empêché par les gardes enfin sur les cinq heures il est parvenu à gagner le bois au moment où il s’échappait il a vu les gardes tirer deux coups de fusil sur deux hommes qui cherchaient aussi à gagner le bois. Le déposant étant arrivé chez lui Moïse Terrien est venu lui ordonner de retourner disant qu’il venait de Saint-Cyprien des gens pour tuer ceux qui avaient déserté. Le déposant effrayé est retourné à St-Cyprien où il est resté jusqu’au vendredi neuf du courant qu’il en est parti de nouveau pour revenir chez lui et ne sachant signer le Déposant a fait sa marque ordinaire d’une croix. Lecture faite.

sa

Moïse X Granger

Marque

affirmé devant moi
à Blairfindie…
T. Quesnel
Magistrat spécial

Il est clair que tout le monde avait la chienne après la débandade du 10 novembre 1838, et qu’on essayait de sauver sa peau et les meubles.

Il est clair également que mon arrière-arrière-grand-père David Alexandre était à l’avant-scène.

S’il avait été forcé de se joindre aux rebelles comme il le dit dans sa déposition du 13 novembre, alors il jouait bien son rôle et il prenait ça au sérieux.

Qu’en est-il de ces autres dépositions qui dénoncent David Alexandre?

Il en reste quatre, celle de Vital Cardinal, d’Anselme Breault, de Julien Simard et de Narcisse Breault.

On se revoit samedi prochain.

(1) William McRae, marchand de Saint-Jean (source)

Franchère est associé en 1820 avec Eustache Soupras, négociant de Saint-Mathias, et plusieurs autres marchands et seigneurs de la vallée du Richelieu dans la construction du bateau à vapeur De Salaberry (Joseph Demers, 30 octobre 1820). Il est aussi partenaire actif avec plusieurs personnes dans l’achat du bateau à vapeur Le Richelieu (Louis Chicou-Duvert, 16 avril 1825). Non seulement, il s’implique dans le transport et le commerce sur la rivière Richelieu, mais Timothée Franchère s’engage activement dans la construction du canal de Chambly. Il est commissaire pour le canal de 1831 jusqu’en 1843 (La Minerve, 21 avril 1831; Basile Larocque, 9 février 1833; 20 avril 1843). Les autres commissaires sont Samuel Hatt, seigneur de Chambly, René Boileau, notaire de Chambly, William McRae, marchand de Saint-Jean et Eustache Soupras, négociant de Saint-Mathias.

Édouard Métayer 1869-1928

Dans mes recherches, j’ai appris que mon arrière-grand-père Édouard Métayer chantait à ses petits enfants une chanson…

Étrangement, j’ai toute la misère du monde à me rappeler du titre. Pourtant je fais travailler beaucoup ma mémoire depuis 2007.

Pas besoin de Neuroactive!

Je n’ai donc pas d’autre choix que d’écrire cet article… puis de vous parler d’Édouard afin de m’en souvenir une bonne fois pour tout.

Souvenirs d’un vieillard

- 1 -
Petits enfants, jouez dans la prairie
Chantez, chantez le doux parfum des fleurs
Profitez bien du printemps de la vie
Trop tôt, hélas, vous verserez des pleurs.

Refrain
Dernier amour de ma vieillesse
Venez à moi, petits enfants
Je veux de vous une caresse
Pour oublier, pour oublier mes cheveux blancs.

- 2 – (Non chanté ici)
Quoique bien vieux j’ai le coeur plein de charmes
Permettez-moi d’assister à vos jeux
Pour un vieillard outragé, plein de larmes
Auprès de vous, je me sens plus heureux.

- 3 -
Petits enfants, vous avez une mère
Et tous les soirs près de votre berceau
Pour elle au ciel offrez votre prière
Aimez-la bien jusqu’au jour du tombeau.

- 4 – (Non chanté ici)
En vieillissant, soyez bons, charitables
Aux malheureux prêtez votre secours
Il est si beau d’assister ses semblables
Un peu de bien embellit nos vieux jours.

- 5 – (Non chanté ici)
Petits enfants, quand j’étais à votre âge
Je possédais la douce paix du coeur
Que de beaux jours ont passé sans nuage
Je ne voyais que des jours de bonheur.

- 6 -
En vieillissant, j’ai connu la tristesse
Ceux que j’aimais, je les ai vus partir…
Oh! laissez-moi vous prouver ma tendresse
C’est en aimant que je voudrais mourir.


Édouard Métayer chantait à ses petits enfants cette chanson en pleurant…!

C’est ma grande cousine qui me l’avait dit.

1869-1928
Cliquez sur l’image

Édouard Métayer avait été envoyé vivre chez son oncle François-Xavier Métayer à Montréal quand son père Édouard-Elzéar s’est remarié après la mort de sa première femme.

1847-1928

C’est ma grande cousine qui me l’avait dit en 2009. La belle-mère d’Édouard ne voulait pas avoir Édouard dans les parages.


Dommage, car je sais qu’un grand-père qui pleure en chantant à ses petits-enfants doit être un être extraordinaire.

Il devint boulanger puis pompier, puis lieutenant, puis capitaine.

Si ma mémoire ne me joue pas de tours, voici l’image que je revois dans ma tête d’enfant quand j’allais chez ma grand-mère Juliette sur la rue Mentana dans les années 50.

Je mettrais ma main dans le feu.

En caravane, allons à la cabane… 2012

Je ne savais pas si j’irais en pèlerinage à la cabane d’Alain mon cousin cette année.

Le temps fait ses ravages dans la mémoire de mon oncle depuis deux ans.


Entre 1960 et 2007, je l’avais vu cinq fois. Depuis 2007, je ne manque aucune occasion d’aller le visiter.

La cabane, sise au pied du mont Rigaud, n’est qu’un prétexte…

C’est sa femme qui avait toutes les photos de mes ancêtres maternels. Sa santé aussi est fragile avec le temps.

J’y suis finalement allé et je leur ai montré mon petit-fils.

Ils se sont régalés en le voyant.

Pour terminer… cliquez ici pour vous sucrer le bec…

Si vous avez aimé cette chanson, cliquez ici.

Parlant de cabane à sucre, en voici une qui me vient de St-Barthélémy…

Aussi, lisez le commentaire de la fille d’Albert Viau laissé sur mon blogue. 

Comme presque tous les jours, je pense ce matin à mon père Albert Viau et j’avais envie de l’entendre. Avec nostalgie car il n’est plus là. Avec fierté à cause de son grand talent et sa si belle voix. C’était un père fantastique et un professeur sans pareil pour moi. Je chante tous les jours grâce à lui. Où que tu sois, je t’aime papa.

Quant à moi, cette chanson  je la chante à mon petit-fils quand il me rend visite.

Un jour, quand il sera plus grand, je lui parlerai d’Albert Viau et de son père Rosario.

L’grand-père assis dans chaise berçante
Berce tendrement son petit Théo.
Par lui les voix des ancêtres chantent
Et s’font entendre de nouveau.

Trop petit pour tout comprendre
Il s’rappellera des mots
Puis à son tour fera connaître
Tous les vaillants ancêtres
Du petit Théo…
Les ancêtres du petit Théo…

Refrain

Dans chaise berçante avec le petit Théo
Oh! eh oh!
Il est vraiment trop beau
Le beau petit Théo
Il est si adora… a… a… ble

Excusez-la

En généalogie, il ne faut jamais rien prendre pour acquis: prise 4

Pour mettre définitivement un terme au dossier des Sabourin et à l’importance des sources dans nos recherches généalogiques, revoici la photo du monument de la famille Sabourin trouvée sur Internet.

 

Voici l’acte de sépulture de Mathilde Séguin.

décédée le 18 décembre 1916

1916!

Comme quoi… en généalogie, il ne faut jamais rien prendre pour acquis.

Mathilde serait née le 3 janvier 1849 et elle serait décédée le 18 décembre 1916.

Émile Sabourin est devenu orphelin de sa mère à 24 ans et non à 5 ans.

Antoine, son père, décédera en 1918 et non en 1899.


décédé le 20 août 1918

1918!

Émile, qui devient finalement orphelin à 26 ans, se mariera en 1922, et fondera finalement une nombreuse famille pour s’entourer de plusieurs beaux d’enfants.

21 enfants dont 15 qui laisseront une longue descendance.

On se repogne, mais je ne sais pas trop quand, car ça ne dérougit pas sur mon blogue Our Ancestors.

26 mars 1900

Mon arrière-arrière-grand-père Stanislas Lagacé est né le 16 février 1816 à St-Louis-de-Kamouraska.

Le 26 mars 1900, Stanislas s’éteignait à Bristol au Connecticut et il allait rejoindre ses ancêtres.

Il était âgé de 84 ans. On parle d’insuffisante cardiaque dans le certificat de décès que ma 3e cousine m’a envoyé l’année dernière.

Stanislas demeurait au 22 Conlon Street à Bristol au Connecticut. Il était probablement un chambreur.

Je n’ai pas de photo de lui. On a sûrement dû en prendre!

J’ai pris celle-ci en attendant que quelqu’un m’en envoie une un de ses quatre matins.

22, rue Conlon, Bristol, Connecticut

Stanislas est fort probablement enterré au cimetière St. Thomas que j’ai visité avec mon 3e cousin Joe en septembre dernier. Je présume, car ses petits-fils Antoine et Stanislas sont enterrés là et que le cimetière est à deux pas de la rue Conlon.

Stanislas Lagassé (Lagassée dans le certificat de décès) était le fils d’Antoine Mignier dit Lagacé (Lagassé dans le certificat de décès).

L’histoire d’Antoine Mignier dit Lagacé est à la fois intéressante et triste. Tous ses frères et toutes ses soeurs sont morts à bas âge, sauf sa soeur Angèle.

Antoine Mignier dit Lagacé est né le 22 septembre 1797 et il a été baptisé sous condition. J’imagine que sa santé était fragile et qu’on craignait pour sa vie…

Du moins, c’est ce que je présume.

Antoine est donc celui qui a perpétué le nom de cette branche de Lagacé qui se trouve maintenant essaimée aux quatre coins des États-Unis.

Qu’est devenue sa soeur Angèle?

Angéle Mignier dit Lagacé a marié Joseph Chouinard.

Bizarrement, je n’ai pas encore cherché beaucoup de son côté et du côté de ses descendants…

Louis Riel se cache à Rigaud

Il y a toujours des tounes qui nous trottent dans la tête.

Pour certains ce sont des chansons de notre enfance quand notre grand-mère ou notre grand-père nous berçait tendrement.

Souvenirs et sons inoubliables…

Une chanson qui me trotte dans la tête, c’est celle de Lucien Boyer, un humoriste des années 60.

WIKI…

Lucien Boyer est un humoriste, chanteur et fantaisiste né à Montréal (Québec) en 1929 et mort en 1977. Il fit une carrière relativement courte et concentrée essentiellement dans le monde des cabarets montréalais dans les années 1950 et au début des années 1960. On se souvient de lui pour sa chanson En revenant de voir mon ragoût qu’il enregistra au début des années 1960 avec la Famille Soucy.

La toune?

C’est en revenant de voir mon ragoût.


Un incontournable des années 60…


Lucien Boyer a marqué mon adolescence avec cette chanson et ses petites histoires salées que j’avais un peu de misère à comprendre, n’étant qu’au tout début de mon adolescence.

Ma tante Evelyne avait justement un copie CD du 33 tours de Lucien Boyer. Je m’en suis fait une copie.

Je l’ai écouté.

Vraiment pas de quoi s’énerver les hormones.

Dans un tout autre ordre d’idées, j’ai trouvé un texte ici…

J’avais trouvé dans mes recherches des liens entre la famille Sabourin et la famille Riel de Rigaud.

Rien par contre pour commencer à vous écrire une série d’articles.

J’ai eu ma leçon!

Je vous mets seulement ce texte. 

On ne sait jamais, le site qui l’héberge pourrait un jour disparaître comme mon ancien blogue.

Aujourd’hui, il y a maintenant 119 ans que Rigaud a accueilli Louis Riel, les bras ouverts.

«Mon grand-père maternel, Joseph Edmond Durocher a conduit Louis Riel durant sa fuite de Rigaud à Oka. La température était tellement glaciale que Louis Riel, pour se réchauffer, devait à certains moments, courir à l’arrière de la voiture» (1)

Selon l’histoire racontée par Joseph Evariste Quesnel, Louis Riel, chef révolu­tionnaire Métis, citoyen de la Rivière Rouge au Manitoba, devait, afin d’é­chapper à sa capture, passer par Rigaud en route pour Montréal.(a) La tête de Riel était mise à prix et tous ses déplacements devaient être gardés secrets. Après avoir quitté le Parlement fédéral où «dans le livre des visites si­gne Louis Riel, député de Rivière-Rouge, (2) il s’est rendu à Saint-Eugène de Prescott, Ontario, où il a trouvé refuge à l’auberge de M. Hilaire Quesnel. (b) Afin de garder le secret, Hilaire Quesnel qui avait été prévenu de la visite et qui avait accepté d’héberger « le fugitif », a dû faire semblant de retrouver en Louis Riel un cousin qu’il n’avait pas vu depuis une dizaine d’années «Après quelques accolades et questions d’usage, Louis Riel fut introduit dans le logis privé d’Hilaire Quesnel où il passa la nuit ». (3)

Le lendemain, Riel a été accueilli chez M. Rodolphe Mongenais de Rigaud (c) dans son immense de­meure qui était située jadis sur la rue St Pierre. (d) Riel devait y passer la nuit. Il semblerait que la popu­lation de Rigaud était au courant que possiblement Riel serait dans la région suite à une conversation télégraphique entre Ottawa et Montréal captée par Mlle Jo­sephine Charlebois. Comme celle-ci en a parlé à quelques amis, la rumeur de l’imminente visite de Riel a été répandue.

Selon son itinéraire original, Riel devait passer par Hudson et Como pour se rendre à Oka. Cependant, afin d’éviter des problèmes qui auraient pu surgir du côté des Anglais qui étaient antipathiques à sa cause, les plans ont été modifiés durant la nuit. Conséquemment, Louis Riel a été conduit le lendemain à la ferme qui apparte­nait autrefois à Lionel Quesnel située dans le Bas-de-la-rivière. De là, Riel a traversé sur la glace pour se ren­dre à Saint-Placide et, de là, à Oka par le chemin du roi.

Pendant un bon moment, je me demandais pourquoi Riel est passé par Rigaud pour rejoindre la métropole considérant les énormes risques qu’il prenait. Qu’est-ce qui pouvait l’attirer ici? Avait-il des liens de parenté avec les Riel de Rigaud? Est-ce pour cette raison qu’il est venu? Je ne saurai jamais ses motifs exacts. Chose certaine, il entretenait des liens avec des gens de Rigaud « bien placés» ainsi avec ceux des environs.

L’arbre généalogique (4) qui suit démontre qu’effectivement les Riel du Manitoba avait des liens de parenté avec ceux de Rigaud. C’est intéressant de remarquer comment les deux lignées se rejoignent au Manitoba afin de former un cercle symbolique.

Le premier ancêtre des Riel au Canada s’appelait Jean Baptiste.il avait épousé Louise Cottu ou Coutu, à l’ile Dupras, le 21 janvier 1704. Parmi leurs nombreux enfants, il y a eu deux fils qui ont joué un rôle important dans cette histoire. L’un s’appelait Jean Baptiste (II) et l’autre, Jacques Riel. Jean-Baptiste (II) a épousé Marie Louise Marguerite Frappier, à St Sulpice, le 27 novembre 1730. Leurs descendants sont venus, avec le temps, s’éta­blir à Rigaud. Jacques Riel, de son côté, avait épousé Elisabeth De Ganne, quelques mois auparavant, soit le 18 mai 1730. (5) Louis Riel descend de cette lignée.

Jean-Baptiste Riel (II) ainsi que Jacques Riel auront au moins deux descendants qui laisseront leur marque sur l’histoire du Canada. Ces descendants sont Hyacinthe «Noé» Chevrier et «Louis» David Riel. Les deux sont nés dans les années 1840 et tous les deux sont devenus célèbres, pour des raisons différentes.

Hyacinthe «Noé» Chevrier est né à Rigaud, en 1846. Il est parmi les premiers colonisateurs blancs établis au Manitoba. Son «Blue Store », un commerce au détail, était renommé. (7) En 1909, il a été nommé au Sénat par Sir Wilfrid Laurier pour représenter Winnipeg. D’autre part, Louis Riel est reconnu pour son rôle de révo­lutionnaire dans la défense des droits des Métis de l’ouest Canadien, au grand désarroi du gouvernement cana­dien, formé depuis seulement une quinzaine d’années. Pour ça, Riel a dû payer la note chère, soit de sa vie. Cependant, sa vie, comme sa mort, occupe un rang très important dans l’histoire du Canada. On en parle même de nos jours.

Notes au bas de la page:
a) Joseph Evariste Quesnel, était autrefois un résident de Rigaud.
b) Hilaire Quesnel qui tenait l’Hôtel à St Eugène, Ontario, était le fils d’Amable et Marguerite Rosalie Casildée Bélanger.
c) Rodolphe Mongenais était le fils de Jean Baptiste Mongenais et de sa deuxième épouse, Henriette St-Denis. La maison de Rodol­phe Mongenais était située où est maintenant la rue de la Banque à Rigaud. C’était une immense demeure qui n’existe plus.

Lorraine Auerbach Chevrier

On se reparlera de Louis Riel un de ses quatre…

Concernant Lucien Boyer…

Les parents de Lucien Boyer sont Joseph Boyer et Ida Imbeault. Lucien s’est marié le 2 juillet 1949 en la paroisse de St-Stanislas-de-Kostka, à Montréal. Son épouse était Alexina Daoust, fille de Joseph Daoust et Robertine Sauvé.

Robertine Sauvé, ça c’est une petite… petite cousine éloignée du bord de ma mère.

Lucien est donc un  petit… petit… petit cousin éloigné, mais par alliance.

Dans mes très courtes recherches généalogiques, parce que je me contrôle maintenant, Robertine Sauvé a marié ses trois filles la même journée: Alexina à Lucien Boyer, Marie-Jeanne à Henri-Louis Grondin et Thérèse à Lucien Grondin, le frère d’Henri-Louis.

Ils ont dû avoir un méchant gros party…!

Les troubles de 1838 à Napierville: la suite

Est-ce vraiment nécessaire que je vous parle des trois petits cochons de mon arrière-arrière-grand-père David Alexandre?

Oui, justement, je pense que c’est nécessaire pour bien comprendre que je prends l’histoire et celle de mes ancêtres au sérieux, et que je vais au fond des choses.

David Alexandre avait bel et bien trois cochons en 1842.

Et un mouton en plus!

Ça, c’est la première page du recensement  de 1842.


Cliquez sur l’image.

David Alexandre est à la ligne 16. Il est cultivateur et la famille compte 6 personnes.

Ça, c’est la page 2…

Cliquez sur l’image.

Pas encore de cochons…

Page 3.

Cliquez sur l’image.

Pas encore…

Page 4.

Cliquez sur l’image pour voir les trois cochons.

Pour les sceptiques…

On en apprend des choses intéressantes sur mon blogue en plus des trois cochons de David Alexandre.

David Alexandre a fait cette déposition le 13 novembre 1838.

Les troubles de 1838 à Napierville étaient chose du passé.

Patriotes à Beauharnois en novembre 1838 (source)

Ont comparu devant moi William Macrea, un des juges de paix – François Brosfeau, David Alexandre et Jean-Baptiste Faneuf lesquels après avoir été dument assermentés, déposent qu’ils auraient été commandés de se rendre au camp des Rebelles à Saint-Cyprien par un nommé François Bourafsa, fils, et que le dit François Bourafsa aurait ajouté que s’ils ne s’y rendaient pas que leurs propriétés ainsi que leur famille seraient détruites. Les déposants ajoutent de plus que craignant les menaces qu’ils se seraient rendus au sus dit camp des Rebelles mais qu’ils s’en seraient échappés à la première occasion. Les dits déposants ne disent rien de plus…

Asfermenté par devant moi
13 novembre 1838
Macrea J. P.
François X Brosfeau
David  X  Alexandre
Jean-Baptiste X Faneuf

Ouin c’est du sérieux que cette déposition!

Elle vient en contradiction avec cinq autres dépositions où là, on accuse David Alexandre d’avoir participé activement à la rébellion.

On se revoit samedi prochain. En attendant, lisez ceci sur François Bourassa.

Demain, on s’en va à Rigaud.