Les Sabourin

La suite nostalgique d’un article de mon ancien blogue…

La fin vous mettra l’eau à la bouche, du moins je pense.

Samedi d’vous parler des ancêtres de ma femme… deuxième partie et dernière partie

Samedi le 16 mai 2009

Sarah Hanson est une ancêtre directe de ma femme comme je vous le disais la semaine dernière. Elle est son arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-grand-mère.

Je ne sais pas si vous avez eu la patience de lire le récit des malheurs d’Élisabeth Meader capturée avec ses enfants en 1724. La lecture est parfois difficile avec la façon d’écrire les « s » à cette époque et aussi avec les descriptions qu’Élizabeth fait des épreuves subies comme la mort de deux de ses fils et leur scalp par les Amérindiens.

Ça jouait dur dans ce temps-là, du moins c’est ce qu’Élizabeth Meader nous rapporte et je la crois sur parole.

Ça me rappelle le massacre de Deerfield en 1704 où Josiah Rising et Abigail Nims furent capturés par les Français et leurs alliées amérindiens. Anglais et Français avaient la mauvaise habitude d’aller faire des raids dans leurs villages respectifs et passaient leur temps à se revenger.

Josiah Rising avait donc été capturé quand il était enfant et est devenu l’ancêtre de la famille Raizenne d’Oka.

Les Hanson connurent le même sort en 1724. John  Hanson dut payer une rançon pour les faire libérer. Élisabeth Meader, Mercy et Daniel furent finalement remis aux Français à Port Royal, en Acadie, où John a été en mesure de les rapatrier. Mercy, le bébé d’Élisabeth avait été baptisée Marie Anne Françoise par un prêtre français, question qu’elle ne meure pas protestante…

On ne sait pas où l’autre fille Elisabeth a été amenée, mais elle fut également remise en liberté moyennant rançon. Sarah, quant à elle, a été amenée en Nouvelle-France et son père fut incapable d’obtenir sa libération. John Hanson est même décédé en 1727 durant le voyage qui l’amenait une autre fois en Nouvelle-France pour tenter de ramener sa fille.

Sarah a épousé Jean Baptiste Sabourin le 27 juillet 1727 à Oka. Le Dictionnaire généalogique des familles du Québec de René Jetté indique qu’elle a été baptisée dans l’église catholique à Oka le 21 juillet 1727 et on lui a donné le prénom de Catherine. L’acte de mariage indique son nom comme étant Sara Catherine Ennson, fille de Jean et Elisabeth Midar.

Sara (qui a perdu son H en cours de route et qui est devenue Catherine) et Jean Baptiste Sabourin ont eu plusieurs enfants, dont deux fils qui ont épousé des Raizenne. Le nom du père inscrit dans les registres était Ignace Raizenne, mais il est en fait notre Josiah Rising de tantôt.

Un autre fils, Paul Sabourin, est celui qui a continué la lignée des Sabourin reliée à ma femme.

Paul a marié Marie-Josephte Séguin dit Ladéroute. Un de leurs fils, André-Paul a marié Madeleine Brasseur qui ont eu Joseph Sabourin. Joseph a marié Suzanne Portelance. Un de leurs fils, Antoine, a marié Mathilde Séguin. Antoine et Mathilde étaient les parents d’Émile Sabourin, le grand-père de ma femme.

Émile était un draveur dans la région de Hull. Il est né en 1892 et est décédé en 1965.

Revenons à notre Jean-Baptiste Sabourin, l’ancêtre direct de ma femme.

Jean-Baptiste Sabourin était le fils de Pierre Sabourin, fils de Jean Sabourin, fils de Jehan Sabourin. Né le 6 novembre 1701 à Lachine, Jean-Baptiste est décédé 8 octobre 1781 à Vaudreuil. Il maria en premières noces Marie-Josephte Ouatagamie, mais on ne retrouve pas d’acte de ce mariage. Un fils est né  hors des liens du mariage. Cet enfant « naturel » serait Pierre né le 16 mars 1719 à Sainte-Anne-de-Bellevue. Marie Josephte Ouatagamie était une Amérindienne et était une domestique de M. Guillet.

Jean-Baptiste se maria ensuite avec Sarah en 1727. Elle était née le 13 novembre 1708 à Knocks Marsh, Dover, Strafford, New Hampshire et est décédée le 7 mai 1787 à Vaudreuil. Jean-Baptiste Sabourin était un capitaine de la milice à Vaudreuil. Il était aussi connu sous le nom de Jean Baptiste Sabourin dit Choinière.

Jean-Baptiste Sabourin travailla chez M. Guillet, un marchand de Sainte-Anne-de-Bellevue. C’est chez lui qu’il rencontra Sarah Hanson, descendante d’une famille Quaker d’un village près de Boston.

La maison de Jean Baptiste Sabourin et Sarah Hanson existe toujours à Hudson au Québec et porte maintenant le nom de Greenwood Centre.

Pour terminer, j’ai appris dans mes recherches que quand Sarah fut capturée par des Amérindiens d’Oka, elle fut adoptée par une tribu. On croit qu’elle fut ensuite probablement libérée par des missionnaires qui, tout en évangélisant les Amérindiens, libéraient les captifs blancs. Le nom amérindien de Sarah Hanson était Catherine Kigile Kkokoue tel qu’il est indiqué dans Tanguay.

Ce nom voulait dire… celle qui brûle la nourriture!

Et c’est là que j’ai fait le lien!

Catherine Kigile Kkokoue!
Mais où avais-je la tête?

Ma femme a l’habitude de bien faire cuire ses boulettes de viande hachée pour être bien certaine de ne pas intoxiquer les gens avec la bactérie qui cause la maladie du hamburger. Elles sont tellement bien cuites que mon fils a eu un jour ce mot d’esprit :

If it’s not black, put it back!

On peut maintenant comprendre que ma femme tient ça de Catherine Kigile Kkokoue…, celle qui brûle la nourriture.

Note:

C’est donc lors d’un BBQ avec mon petit-fils que je vais lui servir cette petite anecdote d’une de ses ancêtres. Je pense que ça va le faire sourire…, même s’il n’a pas besoin de ça pour le faire.

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