Hubert Lagacé, fils d’Hubert Lagacé, fils d’Albert, fils de…?

Je ne voulais pas vous écrire d’article hier…!

Je voulais voir si je pouvais résister à la tentation.

Ça n’a pas fonctionné. 

Avis donc à ceux et à celles qui commencent à bloguer sur la généalogie. Vous n’êtes pas sorti du bois de St-Donat.

C’est pas mal difficile d’arrêter.

Hubert Lagacé, fils d’Hubert Lagacé, fils d’Albert, fils de…?

Je ne veux surtout pas vous ennuyer avec mes ancêtres, mais ça fait longtemps que je veux vous parler de ceci.

J’hésitais à le mettre en ligne, car ça risque d’être long.

Voyez-vous on a tous des zones grises quand on commence à remonter dans notre arbre généalogique et des fois on s’accroche à une mauvaise branche quand on commence à grimper.

Ça m’est arrivé en 2007.

Prenez le cas d’Hubert Lagacé, le fils d’Hubert, le fils d’Albert. Je pensais avoir trouvé mon St-Graal avec cette lignée.

Pierre, fils de Léo, fils de Léo, fils d’Hubert Lagacé, fils d’Albert, fils de…?

Mais non, c’était une fausse piste…

En 2007, je ne savais vraiment pas beaucoup de choses sur mon grand-père Léo Senior que je surnomme affectueusement le gars de party. Mon père m’avait tout mélangé avec ses histoires de famille quand j’étais petit.

Léo Senior et ses fils Léo Junior et le petit Marcel, l’arrière-grand-oncle de mon petit-fils…

Son père Léo Senior aurait porter la soutane, sa mère Juliette Métayer n’aurait pas été sa mère…

Ce que je savais par contre c’est que Léo Senior avait été tailleur, ce que j’ai validé par la suite dans le Lovell de Montréal. J’étais donc pour ainsi dire assez mêlé dans mes ancêtres paternels.

Heureusement que je n’avais pas encore la piqûre pour la généalogie…

Juste quelques photos.

Léo Junior, son fils Pierre avec son frère Gilles, le grand-oncle de mon petit-fils… en 1949

Heureusement que j’avais conservé précieusement le petit album vert de ma mère… qui me permettait de voir un peu plus clair…

Léo Senior et sa belle-fille Aline, l’arrière-grand-mère de mon petit-fils…

Mon père, qui cherchait lui aussi la vérité de ses origines, mélangeait tout, souvent même la bière avec du fort. Il a toujours pensé qu’il était un bâtard. Le fort n’a pas dû aider ses recherches…

Je sais bien qu’il n’était pas le seul homme à noyer son chagrin de petit enfant dans ces temps-là… et c’est pour ça que j‘ai beaucoup de misère à lui en vouloir.

L’arrière-grand-père de mon petit-fils…

On dit que le St-Graal serait le calice de la Dernière Cène. Mettons que c’est vrai. Le St-Graal, c’est une méchante métaphore pour essayer de vous parler discrètement de mon père.

 – Méta?
- Métaphore Sire.
Une façon de dire quelque chose en disant autre chose…
C’est comme si de Ste-Anne-des-Plaines pour aller à Montréal… , on passait par Québec. 

- Bon mettons que je comprends la comparaison…
Sires Chevaliers de la Table Ronde.
Buvons donc jusqu’à la lie afin de retrouver ce St-Graal.

Je savais que mon grand-père Léo Senior avait été faire un tour aux États-Unis.

Pas en Floride pour passer l’hiver…!

On était dans les années 1890-1900!

Mon père possédait une pièce de 50 cents américains comme souvenir de son père. En 1973, je l’avais gardé en souvenir de mon père et de mon grand-père quand j’ai coupé le cordon ombilical paternel. J’avais pondu un article sur ce 50 cents à un moment donné sur mon ancien blogue je crois.

Des fois je perds la mémoire comme la pièce de 50 cents que j’ai remise à mon père en 1990 dans un moment d’égarement quand il a voulu rattacher le cordon. Cette pièce est finalement disparue de la circulation avec la mort de mon père en 1995.

Finalement c’était une pièce de un dollar…

Elle est maintenant quelque part dans l’univers.

Bon cépasgrave…

Comme rare indice, je connaissais le nom d’un de ses frères. Il s’appelait Adélard. Je ne me rappelle pas de lui.

Le voici sur une photo que j’ai déniché par la suite en 2010. On le voit avec sa femme Éméline Côté et ses trois filles, Laurette, Annette et Yvonne. (les filles ne sont pas en ordre sur la photo).

famille d’Adélard Lagacé et d’Éméline Côté

En 2007, je suis donc parti de rien ou presque. Faute de registres paroissiaux, je me suis rabattu sur les recensements canadiens. C’est mieux que rien.

Celui de 1901 en premier.

J’avais trouvé un Adélard Lagacé…

On disait qu’Hubert était né aux États.

Fou de joie, je me frottais les mains. Puis là, j’ai commencé à fabuler.

Mais où était donc Léo né en 1888 dans ce recensement?

Je me disais qu’il devait être en train de jouer avec ses amis… ou en pension chez un oncle.

Quand on fabule, on fabule…

Faute de Léo dans le recensement de 1901, j’ai quand même entré ces gens temporairement dans mon arbre. En généalogie, on ne sait jamais lorsqu’une information nous sera utile dans le futur.

J’ai bien fait, car trois ans plus tard, je me suis trouvé de la famille éloignée, mais pas si éloignée que ça finalement.

Je vous raconte demain.

Quelque chose de tout à fait surprenant. Mes petits voisins seraient des petit-petit-petit-cousins…

Vous ne serez pas surpris si je termine abruptement mon article comme ceci n’est-ce pas…?  

C’était la technique employée par le cinéma des années 40 et 50 avec des petits films genre western ou autres où notre héros masqué était en danger de mort, comme mettons attaché à une voie ferrée avec une tribu de 1000 Amérindiens (Indiens ou Sauvages dans le temps) le tenant en joue avec leurs arcs pendant qu’un train approchait à grande allure.

To be continued…

Wiki…

Le terme serial désigne un type de films à petit budget, très fréquent dans la première moitié du XXe siècle, aujourd’hui tombé en désuétude, fonctionnant selon le principe du feuilleton. Un serial se compose de plusieurs épisodes (quinze en moyenne), ceux-ci étant diffusés successivement dans une même salle de cinéma, en première partie d’un ou deux long-métrages à budget plus élevé. Le premier épisode d’un serial est diffusé dans les salles lors d’une première semaine, la deuxième partie est diffusée la semaine suivante, la troisième partie, la semaine d’après, etc. Les différents épisodes doivent s’achever, autant que possible, par un cliffhanger, pour inciter le spectateur à venir voir l’épisode suivant.

Il s’agit généralement de films d’aventures (Les Mystères de New York, Tarzan…), de westerns (les Justiciers du Far West…) ou de films de science-fiction, puisant souvent leur inspiration dans les comics (Flash Gordon, Superman…).

Le serial vise principalement à divertir le public, non à créer des œuvres profondément originales ou d’une grande beauté artistique. À cet égard, il a souvent été regardé avec dédain par les historiens du cinéma, qui lui reprochent son manque d’ambition et d’originalité.

Bon, je ne sais pas si vous revenez demain, mais moi en tout cas, je reviens pour la suite.