Sylvia Marie Combe

Vous comprendrez pourquoi j’aime tellement les vieilles photos.

Voici ma 3e cousine en Pennsylvanie. Elle est née en 1917.

Ça c’est sa maman Sylvia Elizabeth Bleau… née en 1896.

 

Et la maman de sa maman, Agnès Alexandre… née en 1871.

Revoici Agnès avec ses soeurs et sa mère Philomène Lagacé… née en 1840.

La bonne nouvelle LCN

Je vous avertis dès le départ que je pars de loin avec cet article.

Septembre 2009 pour être plus précis.

Premièrement je me disais ce matin que je n’avais rien de spécial à vous dire.

Puis j’ai écouté RDI, puis LCN.

En fait, je n’ai pas écouté LCN, juste pitonné et je suis tombé dessus.

Une femme avait poignardé quelqu’un à Laval.

Déprimant comme bonne nouvelle LCN…

J’ai tout de suite changer de poste…

Moi le monde qui poignarde les autres, homme ou femme, ça me blesse intérieurement. C’est pour ça que je pitonnais pas mal quand on parlait de ce cardiologue momentanément fou qui avait poignardé ses deux enfants pour ensuite boire du lave-glace.

Je me disais qu’il aurait dû boire son lave-glace avant…

On ne tue pas ses enfants, fou pas fou…

Passons…

J’essaie toujours de vous raconter une belle histoire pour égayer votre journée surtout si vous écoutez LCN.

En voici une…

C’est l’histoire de la petite fille dans les bras de son père.

La photo est prise en 1918.

La petite fille s’appelle Sylvia. Elle est l’arrière-petite nièce d’Henriette Alexandre.

Elle vit encore en Pennsylvanie. 

C’est Robin qui me l’a écrit la semaine dernière quand on a commencé à identifier les gens sur les photos qu’elle possédait de la famille de son mari.

Robin, suite à nos échanges de courriels, a décidé de contacter Terri qui lui a dit que sa mère Sylvia, toujours vivante, était toute heureuse de voir que quelqu’un s’intéressait à sa famille et qu’elle avait une mallette pleine de vieilles photos.

Terri va envoyer à Robin ces photos en Californie pour qu’elle les numérise.

Cette histoire, je vous la raconte, car c’est suite à la suggestion d’Yvon Lauzon d’écrire une version anglaise de mon blogue que je fais de si belles rencontres depuis 2009 et que mes recherches généalogiques touchent la vie de purs inconnus ici ou ailleurs.

Dans ce cas-ci une 3e cousine de 93 ans qui vit dans une résidence pour personnes âgées en Pennsylvanie. 

C’est la petite fille qui tient la main de sa maman et de sa grand-maman sur cette photo prise en 1922.

C’est beau la vie quand on s’arrête un peu pour y penser…

Sauf que…

Le temps passe si vite… si vite que je n’ai même plus le temps d’écouter LCN me parler des gens qui s’enlèvent la vie ou celle des autres.

On se repogne.

Mon arrière-grand-mère Henriette

Je parle beaucoup de mon arrière-grand-père Stanislas Lagacé 1842, mais très peu de mon arrière-grand-mère Henriette Alexandre 1845.

Henriette est la fille de David Alexandre et de Marguerite Marchand.

Je n’ai pas de photo d’Henriette, juste une photo de sa soeur Marguerite Alexandre que Joe, mon petit cousin des États-Unis, avait dans sa collection.

Marguerite est son arrière-arrière-grand-mère.

Joe m’a avoué avoir jeté des photos, car il ne savait pas qui étaient les gens. Il possède une impressionnante collection de photos sur étain. Une centaine.

Je ne pense pas que Joe va jeter d’autres photos maintenant, surtout après notre rencontre virtuelle avec une autre petite cousine lointaine par alliance en Californie. C’est son mari qui est notre petit cousin lointain.

Toute cette histoire se déroule sur la version anglaise de ce blogue et je ne suis pas pour commencer à radoter ici…

Pour en revenir à Henriette Alexandre, en fouillant sur les banques généalogiques pendant le match de hockey du Canadien contre les Kings de Los Angeles, je lui ai trouvé un ancêtre direct…

La grand-mère d’Henriette était Agathe Charbonneau.

Olivier Charbonneau devient donc ipso facto un autre de mes nombreux ancêtres directs, ce qui fait que Paul Dauphin et moi sommes maintenant encore plus proches l’un de l’autre qu’auparavant.

Paul lit mon blogue tous les jours.

C’est sa façon de rester en contact avec le pays des ancêtres de sa mère Florence Charbonneau.

Pour en revenir à Henriette Alexandre, elle est morte le 18 septembre 1907.

Joe avait cette information que je cherchais depuis longtemps.

J’avais découvert beaucoup de choses de la vie d’Henriette. Elle avait eu 13 enfants.

Huit survécurent.

Son petit dernier était le petit Léo qui est devenu Léo Senior, mon grand-père pas tellement jaseux qui lui aussi buvait son chagrin.

Léo a quitté les États-Unis en 1907. Je ne sais pas s’il est parti avant ou après la mort de sa mère.

J’aurais aimé lui demander de me parler de sa mère.

Moi, je pense qu’il est parti après…

Je ne le saurai jamais.

Nos ancêtres ne meurent que lorsqu’on les oublie.

La photo de vendredi dernier

Mon petit côté Scorpion ressuscite ce beau lundi matin du 5 décembre 2011.

Ma grand-mère Rosina Quesnel aurait eu 129 ans aujourd’hui.

Elle était née sous le signe du Sagittaire. 

Les Sagittaires aiment voyager, mais je pense que Rosina n’est pas allée bien bien plus loin de Ste-Marthe dans le comté de Vaudreuil.

Elle y repose encore d’ailleurs.

On ne peut pas mettre de côté une trentaine d’années de mon "intérêt" pour l’astrologie si facilement vous savez. 

J’ai commencé à m’intéresser à l’astrologie à 18 ans… `

Je me cherchais… Je me cherche toujours en cherchant mes ancêtres et ceux des autres.

Revenons à mon petit côté Scorpion…

Comment se fier aux informations fournies à partir d’une photo quand on a si peu d’indices?

Facile…!

On utilise la présomption comme un détective.

Tenez, prenez la photo de vendredi dernier par exemple.

Elle fait partie de la collection de Lionel Lagasse, le père de Dennis Lagasse IV, mon petit cousin qui ne savait rien de ses racines canadiennes-françaises.

Sur cette photocopie nous voyons un homme avec deux petits enfants.

Lionel nous indique qu’on avait cette note écrite au verso.

Granpa Lagassy

Mary " "

Aucune information sur le petit garçon.

Dommage, car on aurait eu tout de suite la clé de l’énigme.

Lionel a bien tenté d’identifier les personnes.

Lionel Lagasse est le fils de Lévi Lagasse qui était le fils de Stanislas Lagasse 1864 qui est le fils de Stanislas 1842, le père de Léo Senior, le gars de … party.
Mon grand-père Léo Senior était un Gémeaux. Je ne veux pas dire par là que tous les Gémeaux sont des gars de party.
Faut quand même pas sauter aux conclusions même si ça m’arrive à l’occasion.
Stanislas Lagacé 1842, né le 9 août sous le signe du Lion, était le fils de Stanislas 1816, né le 16 février sous le signe du Verseau, fils d’Antoine Lagacé, fils de Nicolas-Antoine Lagacé…. et j’en passe.

Je présume que le Granpa sur la photo en question serait mon arrière-grand-père Stanislas Lagacé 1842 avec deux de ses petits-enfants.

Je présume que, puisque que cette photo fait partie de la collection de Lionel Lagasse, on aurait des enfants de Stanislas 1864 avec leur Granpa Stanislas 1842.

Vous me suivez toujours…?

Bon, je présume que vous êtes capable de me suivre… et que vous avez sûrement un petit peu de Scorpion dans votre carte du ciel.

Qui sont les enfants de Stanislas 1864…? Il en a eu 11 avec Amanda Ménard.

Les deux premiers furent Harry, né en 1887 et Rose Elmira, née en 1889. Je vous fais grâce des signes astrologiques.

On voit Harry ici sur une autre photo avec son père Stanislas 1864 et son Granpa Stanislas 1842.

Harry tient son fils Gérard. La photo est prise vers 1916.

-

Harry est le frère de Lévi, mais je ne m’embarque pas avec cette branche, pour le moment du moins… Je vous ai déjà assez mêlé comme ça.

On élimine donc Harry et sa grande soeur Rose Elmira, car la petite fille sur la photo est plus vieille que le petit garçon. Il me semble que c’est évident et que ça ne prend pas de loupe…

Les autres enfants qui suivent sont Victor (1890), Harvey (1892)  et Edna (1893).

On pourrait donc avoir sur la photo Harvey 1892 avec sa grande soeur Rose Elmira 1889…

On serait en 1895 ou 1896 selon l’âge apparent des enfants.

Ça aurait ben de l’allure!

Stanislas 1842 aurait donc sur la photo 53-54 ans…

Ah shit…!

L’homme a l’air bien plus jeune… sauf que nous les Lagacé on a l’air plus jeune que notre âge…

Ça doit être génétique.

Je continue à présumer…

Le petit garçon avec son Granpa a un petit air qui ressemble à cet homme.

C’est Harvey William Lagasse… né le 27 avril 1892. Il est un Taureau.

Je peux être complètement dans le champ de patates et je peux commencer à avoir un peu l’air fou avec toutes mes présomptions, sauf que je sais pertinemment que mes élèves du jeudi soir comprennent très bien maintenant c’est quoi la piqûre pour la généalogie, le plaisir de découvrir  et de porter un petit toast à nos ancêtres où qu’ils soient.  (63 mots)

Ça aurait été donc plus facile si on avait mis le nom petit garçon au verso de la photo…

Peu importe qui sont ces gens, l’important dans la vie, c’est l’importance d’un Granpa pour ses petits-enfants…

On se repogne.

Vicky et l’affaire Delorme

Mon article sur l’affaire Delorme est un des plus courus…

Malgré des preuves accablantes, les jurés ne peuvent en venir à un accord sur l’innocence ou la culpabilité de l’abbé Delorme. Le dossier est clos et Adélard Delorme est remis en liberté à l’automne 1924.

Allez faire un tour… pour voir.

Puis relisez mon article.

Ça c’est de la convergence des médias!

Familles de guerre

Le 100 000e visiteur lira cet article.

Voici la traduction que j’ai faite du poème que Steve Hawley a écrit en remerciement au matelot de 2e classe Thomas De La Hunt Malone…

Son grand-père faisait partie des 66 marins qui ont survécu au torpillage de la corvette HMCS Regina K-234.

J’avais dit à Steve que je traduirais son poème pour que mes lecteurs et lectrices francophones puissent le lire.

Familles de guerre

Ma famille et moi sommes en vie par miracle!
Lors de la Deuxième Guerre,
mon grand-père aurait pu périr en mer.
Dis-moi pour quelles valeurs tu te bats; dis-moi pourquoi tu te bats?

Le 8 août 1944, un matelot de 2e classe mit les grenades sous-marines en position sécuritaire, sauvant ainsi la vie de 66 marins.

Dis-moi pour quelles valeurs tu te bats; dis-moi pourquoi tu te bats?
Moins ou plus encore?

Près de la mort, toutes nos vies ne tiennent que par un fil.
Je remercie le ciel quand je fais mon  lit.
Je sais que je dois aimer ma vie et la vivre parce que tant d’autres ont sacrifié la leur.

Issues de ces corps rejetés sur les rivages, ou perdus en mer, des générations ne verront jamais le jour. Image tellement réelle que tout cela semble irréel.

Ce que j’ai maintenant, personne ne peut me l’enlever…
Je me sens si béni d’être moi-même, d’avoir une famille et de pouvoir respirer.

Cinq corps furent seulement retrouvés, les autres restent engloutis dans la mer d’Irlande avec la corvette HMCS Regina.


Pour l’éternité, 280 pieds sous la mer d’Irlande, reposent 25 des 30 hommes qui ont donné leur vie, quittés frères, sœurs, mères, pères, enfants et femmes…
Dis-moi pour quelles valeurs tu te bats; dis-moi pourquoi tu te bats?

Je suis un descendant d’un de 66 hommes qui survécurent. Tous doivent leur vie à la bravoure que celui qui a perdu la sienne.
La mer coule dans mes veines et mon sang est dans la mer.
Tant sont morts afin que nous puissions vivre libres.

Être ici, être moi-même et être avec ma famille est une bénédiction, à moins d’oublier notre histoire et ceux qui sont morts à la guerre perdant ainsi la vie et encore plus.

Dis-moi pour quelles valeurs tu te bats; dis-moi pourquoi tu te bats?

Steve Hawley

Des fois je me dis…

Que je devrais vous parler plus de mes découvertes…

Je sais que certains vont sur ma version anglaise de ce blogue et découvrent ce que je découvre sur mes ancêtres.

Comme cette photo que le père de Dennis Lagasse IV a envoyé à son fils.

Lionel Lagasse a essayé d’identifier les personnes sur cette photo.

Il croit qu’il s’agit de mon arrière-grand-père Stanislas Lagacé avec ses petits-enfants.

Une belle image qui est en fait une photocopie.

But who cares?

Sûrement pas moi.

On découvre toujours la vérité un jour.

C’est ça que j’ai dit à mes élèves hier soir.

C’était notre dernier cours de l’année.

On s’est fait un petit party en ouvrant une bonne bouteille.

Du St-Georges…

Tout mon patrimoine paternel m’est revenu à la mémoire.

Mon père en avait bu un gallon dans une même journée.

Je m’en rappelle encore.

Je sais que mon père buvait son chagrin.

On a donc fait un toast hier soir en l’honneur de nos ancêtres.

J’ai longuement siroté ma cuillère à soupe de St-Georges.