La grippe espagnole

Voici un article de mon ancien blogue sur la grippe espagnole.

On m’avait parlé du docteur St-Jacques à l’époque.

23 octobre 2008

Je suis allé voir l’acte de sépulture du docteur Ferdinand St-Jacques.

Yvon Lauzon m’avait parlé qu’il aurait été victime de la grippe espagnole.

On n’en fait pas mention de la cause du décès.

Son décès en novembre 1918 laisse quand même planer des doutes sur la cause du décès.

J’ai trouvé un beau texte dans un des articles de Lise Jolin sur Planète Généalogie.

Voici le lien et le texte en entier.

Épidémie de grippe espagnole, 1918 – 1919

par Lise

«La grande tueuse » de 1918 a fait plus de victimes que la Première Guerre mondiale, soit 20 à 40 millions de morts, 30 millions selon l’Institut Pasteur voire 100 millions selon certaines réévaluations récentes. L’épidémie de la Grippe Espagnole serait la plus mortelle de l’histoire dans un laps de temps aussi court, devant les 34 millions de morts  (estimation) de la Peste noire.

 

Le nom de « grippe espagnole » vient du fait que seule l’Espagne – non impliquée dans la Première Guerre mondiale – a pu, en 1918, publier librement les informations relatives à cette épidémie. Les journaux français parlaient donc de la « grippe espagnole » qui faisait des ravages « en Espagne » sans mentionner les cas français qui étaient  tenus secrets pour ne pas faire savoir à l’ennemi que l’armée était affaiblie.

 

Historique

Apparemment originaire de Chine (1918), le virus de 1918 serait passé, selon des hypothèses désormais controversées, du canard au porc puis à l’Homme, ou selon une hypothèse également controversée directement de l’oiseau à l’Homme. Elle a gagné rapidement les États-Unis, où le virus aurait muté pour devenir plus mortel (pour ~3 % des malades, contre moins de 1/1000 pour les autres épidémies de grippe). Elle devint alors une pandémie, à travers l’Europe, puis dans le monde entier par ses colonies

 

Elle fit environ 408 000 morts en France, mais la censure de guerre en limita l’écho, les journaux annonçant une nouvelle épidémie en Espagne, pays neutre et donc moins censuré, alors que l’épidémie faisait déjà ses ravages en France. Elle mérite le nom de « pandémie ». Elle se déroula essentiellement durant l’hiver 1918-1919, avec 1 milliard de malades, et 20 à 40 millions de morts, selon de premières estimations très imprécises faute de statistiques établies à l’époque..

 

La progression du virus fut foudroyante : des foyers d’infection furent localisés dans plusieurs pays et continents à la fois en moins de 3 mois, et de part et d’autre des USA en sept jours à peine. Localement, deux ou trois vagues se sont succédé, qui semblent liées au développement des transports par bateau, rail et plus particulièrement au transport de troupes.

 

Cette pandémie a fait prendre conscience de la nature internationale de la menace épidémies et maladies, et des impératifs de l’hygiène et d’un réseau de surveillance pour y faire face. Il y a ainsi dans l’une des clauses de la charte de la SDN, la volonté de créer un Comité d’Hygiène international, qui deviendra finalement « l’Organisation mondiale de la santé (OMS). »

 

Les décès furent essentiellement de jeunes adultes, ce qui surprend : les jeunes adultes sont habituellement la génération la plus résistante aux grippes. Ceci a d’abord été expliqué par le fait que cette tranche d’âge, notamment pour des raisons professionnelles ou de guerre. se déplace le plus ou vit dans des endroits où elle côtoie de nombreuses personnes (exemple dans des ateliers). La multiplicité des contacts accroît le risque d’être contaminé. Cette constatation a été faite par les historiens (épidémie de choléra à Liège en 1866). En fait, c’est le système immunitaire de cette classe d’âge qui a trop vigoureusement réagi à ce nouveau virus, en déclenchant une "tempête cytokines" qui endommageait tous les organes, au point de tuer nombre de malades.

 

On estime que 50 % de la population mondiale fut contaminée (soit à l’époque 1 milliard d’habitants). De 25 à 50 millions de personnes en périrent, avec autour de 30 millions de morts.

 

Cette grippe était très contagieuse. Une personne sur deux  était contaminée. Une incubation de 2 à 3 jours était suivie de 3 à 5 jours de symptômes : fièvres, affaiblissement des défenses immunitaires, qui finalement permettent l’apparition de complications normalement bénignes, mais ici mortelles dans 3% des cas, soit 20 fois plus que les grippes « normales ». Elle ne fait cependant qu’affaiblir les malades, qui meurent des complications qui en découlent.  Sans antibiotiques, découverts 10 ans plus tard, ces complications ne purent pas être freinées.

 

La mortalité importante était due à une surinfection bronchique bactérienne, mais aussi à une pneumonie due au virus. L’atteinte des jeunes adultes pourrait peut-être s’expliquer par une relative immunisation des personnes plus âgées ayant été contaminées auparavant par un virus proche.

 

Le virus de 1918

 Les caractéristiques génétiques du virus ont pu être établies grâce à la conservation de tissus prélevés au cours d’autopsies récentes sur des cadavres inuits et norvégiens conservés dans le pergélisol (sol gelé des pays nordiques). Ce virus est une grippe H1N1.

 

Virus père, souche inconnue : virus de grippe source, à forte contagiosité, mais à virulence normale qui, par mutation, donna le virus de la grippe espagnole. Le virus père ne fut identifié et suivi rigoureusement qu’à partir d’avril, et jusqu’à juin 1918, alors qu’il sévit probablement dès l’hiver 1917-1918 en Chine. Virus de la grippe espagnole, souche H1N1 : virus à forte virulence apparemment apparu aux États-Unis et ayant finalement tué plus de 21 millions de personnes à travers le Monde ; cette appellation inclut généralement aussi son « virus père ». Cette version plus létale sévit en 2 vagues meurtrières, l’une de mi-septembre à décembre 1918, l’autre de février à mai 1919. Tous les continents et toutes les populations ont été gravement touchés.

 

Dans tous les pays, les hôpitaux sont débordés et il faut construire des hôpitaux de campagne.  À Seattle, le poinçonneur a ordre de ne pas laisser monter les passagers non munis de masques. Durant près d’un an, les transports et l’économie de tous les pays seront affectés par les mesures d’hygiène.  En décembre 1918, à Seattle, les forces de l’ordre sont équipées de masques.  En 1918, le roi d’Espagne Alfonso XIII tombe malade, grippé comme beaucoup d’Espagnols. La presse n’est pas censurée en Espagne alors qu’elle l’est dans les autres pays. C’est donc par les journalistes espagnols que le monde comprend alors qu’une épidémie est née, que la postérité retiendra sous le nom de "Grippe espagnole"

 

Victimes

 Parmi les victimes célèbres, on peut citer : Guillaume Apollinaire, poète français; Edmond Rostand, dramaturge français; Egon Schiele, peintre autrichien; Rodrigues Alves, président du Brésil et Joe Hall, joueur de hockey sur glace.  Parmi les victimes, d’autres personnes sont moins célèbres dont sept (7) jeunes bûcherons, qui ont  trouvé la mort dans un camp près du lac Martel.  Les morts étaient :  Léo Harrisson. John Alain,  George Labrie,  Léo Lavoie,  Roméo Lizotte, François Perron,  Joseph Althot.

 

Voici le poème écrit par Joseph Althot avant de décéder sur un morceau d’écorce de bouleau.

 

« Je suis le dernier, Je les entends plus respirer

Je sens mes forces me lâcher. Vous viendrez me  chercher.

J’entends le chant des corbeaux, et le bruit du ruisseau

Je voix le soleil par le carreau, C’est fini, la hache, les chevaux.

Adieu, amis, compagnons, Nous étions de simple bucherons.

Jeunes, vaillants, Phanfarons, Plein de coeur et gais lurons. »

 

 

Une croix fut élevée à leur mémoire.  Aujourd’hui, cet emplacement est devenu un site historique.

 

Lise Jolin

Quant à moi, je ne connais pas personnellement de mes ancêtres morts de la grippe espagnole, sauf Lucienne, la fille d’Eusèbe Quesnel, sur cette photo. Elle était parmi les photos que ma tante Évelyne conservait dans deux sacs d’épicerie…

 

Lucienne Quesnel 1899-1918

J’ai reçu il y a quelques mois d’une descendante d’Eusèbe Quesnel d’autres photos de Lucienne, entre autres des photos de son père et de ses frères et soeurs. Elle avait vu mes nombreuses photos sur le site Généalogie du Québec, et m’avait écrit. On avait échangé quelques courriels et puis, je n’ai plus eu d’autres nouvelles.

Ça arrive parfois depuis que je fais de la généalogie. Les gens disparaissent sans laisser de traces, c’est comme si le chagrin prenait le dessus…

Ses photos étaient superbes.

Fin de l’article…

En passant, j’ai attrapé la grippe cette semaine.

Je ne sais pas s’il y a un lien…

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