Article du 2 octobre 2008 avec les photos…


Je l’ai fait exprès. Je dois tenir de mon grand-père Léo Senior…

On se rappelle encore de lui à Acton Vale tellement c’était un gars de party.

Une lectrice m’a même écrit un commentaire…

Et cette photo de mariage, on pourra la voir?

Maintenant, voyez la différence… avec les photos dans mon article d’hier.

On en apprend des choses sur mon blogue.

Yvon m’a écrit lundi soir…

Bonsoir M. Lagacé,

Ouf, pas facile de reprendre la routine de l’école et de la petite famille.

Bon, je vous envoie une photo que j’aime beaucoup. C’est le mariage de Bernadette Lauzon (fille d’Éphrem et Emma Coursol) avec Henri Latour. Ils se sont mariés le lundi 25 juin 1917 à Ste-Anne-des-Plaines. Sur cette photo, il y a des Lauzon, Coursol, Latour, Chaumont et le docteur Ferdinand St-Jacques (décédé de la grippe espagnole ? en 1918).

25 juin 1917

Première rangée: de gauche à droite

Sinai Latour, son frère; Henri Latour (le marié), Bernadette Lauzon (la mariée), mon grand-père Edmond Lauzon, Béatrice Latour et Éphrem Lauzon.

Deuxième rangée:

Le monsieur derrière Sinai, c’est Wilfrid Coursol, Arzélie Dupras (femme de Jérémie Lauzon), elle a un long collier au cou, la seconde femme, c’est Rose de Lima Latour (épouse du docteur St-Jacques), le curé Edmond Coursol, Emma Coursol et leur grand frère Joseph Coursol (il n’aurait pas eu d’enfant avec Valérie Lauzon); il aurait payé les études à Edmond pour devenir curé. Valérie et Joseph ont longtemps demeuré au presbytère avec le curé Edmond. Ils entretenaient la ferme de son frère devenu curé de Ste-Anne.

Troisième rangée:

On commence par Charlemagne Lauzon (fils d’Aquila, il a une cravate carrelée), sa soeur Modestina, la femme âgée, c’est Aurélie Cyr (Latour) la mère d’Henri, Pomela Latour?, Blanche Lauzon.

Dernière rangée:

Émilienne Lauzon (fille d’Éphrem), Joseph Lauzon (l’aîné d’Aquila, il est moustachu), il n’était pas sorteux et quand Éphrem et Emma allaient voir leurs garcons à St-Jérome, c’est lui qui s’occupait de faire le train des animaux; c’était leur homme de confiance, le docteur Ferdinand St-Jacques (docteur à Ste-Anne), Alcide (fils d’Éphrem), Fabiola Latour?, Paulexine Lauzon, Aldas Chaumont et Irène Lauzon.

Cette photo a été prise au haut du Trait-Carré. J’ouvre ici une petite parenthèse, le haut du Trait-Carré, c’est la portion du rang vers St-Janvier. Le bas du Trait-Carré, c’est le rang vers La Plaine. Dans une de vos chroniques, vous avez parlé des Simard et de Théophile Hogue, ces gens demeuraient dans le bas du Trait-Carré. La photo a été prise à la maison d’Aurélie Cyr-Latour épouse de Jean-Baptiste Latour.

Cette photo vous permettra de compléter l’arbre généalogique des Lauzon.

Bernadette et sa cousine Modestina ont été ménagère du curé Edmond au presbytère de Ste-Anne. Tante Germaine n’a toujours eu que de bons souvenirs de sa cousine Bernadette. C’était une personne accueillante pour quiconque lui rendait visite.

Bonne fin de soirée et bon travail!

Merci.

Yvon Lauzon

La photo d’Yvon est maintenant sur le site Les Ancêtres de Sainte-Anne-des-Plaines. Vous pouvez même la télécharger à partir du site.

Yvon a identifié les gens sur la photo. Les seules personnes qui lui ont donné du fil à retordre étaient les soeurs d’Henri Latour.

En allant sur les recensements, j’ai pu découvrir que celle qu’il nomme Aurélie Cyr, la mère d’Henri, doit être en fait sa soeur Poméla. Aurélie Cyr est décédée avant 1911, car elle n’est pas dans le recensement. Cette photo date de 1917.

Voici donc, selon moi, Pomela Latour…

et les autres soeurs d’Henri :

Fabiola…

Béatrice…

et Aurélia…

Mais comme je l’ai écrit à Yvon, je peux me tromper, mais pas pour l’identité de sa Pomela. Ce ne n’est pas Aurélie Cyr.

J’ai donc ajouté toutes ces personnes sur le site Les Ancêtres de Sainte-Anne-des-Plaines.

J’ai aussi relevé ceci dans le courriel d’Yvon…

le docteur Ferdinand St-Jacques (décédé de la grippe espagnole? en 1918)

Je vais tenter de vous en parler la semaine prochaine.

En attendant, si vous cliquez ici, vous aurez l’image du microfilm de deux des pages du recensement de 1881 à Ste-Anne-des-Plaines.

On a maintenant accès aux images du recensement de 1881 en allant sur ce site.

Dans la deuxième page, Aquila Lauzon, l’arrière-grand-père d’Yvon, apparaît comme étant Agnila Lauzon (sic)…

Il est dans la famille avec son père Jérémie, sa mère Angèle, son frère Jérémie et sa soeur Azélie.

Leurs voisins sont Éphrem Lauzon, le frère d’Aquila, et sa petite famille…

Sur la première page, on retrouve Michel Alarie et Alphonsine Guénette avec leurs enfants. Les voisins sont la famille d’Étienne Simard.

J’avais déjà les Alarie dans la banque, mais pas les membres de cette famille Simard… Étienne est le frère de Philomène Simard, la mère de Conrad et Donat Chaumont, les anciens propriétaires de la Maison Chaumont.

Les recensements, c’est aussi passionnant que la généalogie…

Au cas où vous auriez manqué mon commentaire sur le docteur St-Jacques…

BULLETIN
PAROISSIAL
Léon XIII.
Volume VII No 12
SAINTE-ANNE-DES-PLAINES JANVIER 1919
Le docteur Ferdinand Saint-Jacques

Le docteur Ferdinand St-Jacques, décédé à Sainte-Anne-des-Plaines. le 26 octobre dernier, était élève du Séminaire de Sainte-Thérèse, confrère de classe et ami intime du défunt curé Vaillancourt. Né à Saint-Augustin, le 5 novembre 1853, il pratiquait la médecine dans notre paroisse depuis trente-sept ans et demi.

L’ami et le bras droit de tous les curés qui se sont succédés de son temps, il a laissé de très beaux exemples de vertu et c’est comme tel que je veux le présenter aux Paroissiens de Ste-Anne. Dévoué et consciencieux, il comptait beaucoup plus sur Dieu que sur la science médicale: »Je le pansai, et Dieu le guérit n aimait-il à redire après un illustre médecin.

Le docteur St-Jacques était un chrétien d’une foi peu ordinaire. Tous les matins, un quart d’heure avant la messe, on le voyait à son banc, préparer sa communion. Il chantait les messes sur semaine. Cette charge il l’avait acceptée surtout pour avoir l’avantage de faire la sainte communion et d’entendre deux messes chaque matin.

A l’âge de 50 ans, il s’était imposé la tâche d’apprendre le chant grégorien. C’est dur, disait-il, pour une vieille tête blanche comme moi d’apprendre un chant nouveau. Mais l’amour de Dieu et de sa sainte Église le poussait à tous les sacrifices dans le but de rehausser la beauté du culte.

Mon vicaire M. Martineau, admirait l’humilité avec laquelle il se mettait à sa disposition, recevant toutes les remarques du directeur du chant avec une humilité et une obéissance d’enfant.

Son épouse me déclarait après sa mort qu’il pensait tous les jours à son éternité. «Si je vis l’an prochain, disait-il, je ferai telle chose.» Lui arrivait-il de s’approcher trop près du feu: «Qu’est-ce que ce feu de la terre en comparaison du feu de l’enfer et du purgatoire,» ajoutait-il aussitôt. Si quelqu’un se permettait de parler contre la vérité, il rap-pelait l’enseignement théologique: qu’il ne faut pas mentir même pour rendre service.

Durant ses 37 années de ménage, on m’assure qu’il n’a jamais manqué de dire le chapelet et la prière du soir en famille.

Auprès des malades il remplissait un vrai ministère et les préparait à la mort quand il les jugeait réellement en danger.

J’ai eu connaissance que pendant un an il venait faire tous les jours le chemin de la croix, et après diner, pour n’être vu que de Dieu seul.

A Sainte-Anne, tous, sans exception, le considéraient comme un homme franchement honnête. Il ne connaissait pas les détours des politiciens pour augmenter sa fortune. Si un procédé, un marché lui paraissait quelque peu louche, c’était suffisant pour l’en détourner. Il m’a consulté pour savoir s’il pouvait prêter de l’argent à sept pour cent d’intérêt. Quel homme honnête! Quel bon garçon! Quel bon citoyen! voilà les éloges que l’on entendait partout à la nouvelle de sa mort.

Il était honnête et il était charitable. Depuis nombre d’années il a toujours donné ses soins aux religieuses sans vouloir recevoir un sou de rétribution. Lui qui n’était pas riche voulait contribuer à toutes les bonnes oeuvres. Je me rappelle la joie que j’éprouvai quand un jour, il est venu déposer entre mes mains la somme de 50 dollars pour l’achat de deux magnifiques candélabres. Tout cela devait rester secret. Je me permets de déclarer ces choses après sa mort pour l’édification de tous.

Elle serait longue la liste des pauvres qu’il a soignés par charité. Comme tous les amis du bon Dieu, il a eu de grandes épreuves. Il a perdu une fille de 17 ans et neuf autres enfants en bas âge.

Il laisse pour pleurer sa mort son épouse dévouée, sa fille et son gendre, Mme et M. Pacifique Gauthier, M.D. Qu’ils me permettent de leur offrir, au nom de tous les paroissiens, nos plus sincères condoléances.

J.-E. Coursol, prêtre, curé.

Des photos, en voulez-vous encore…?

60e anniversaire de mariage d’Adélard Paquette et Malvina Forget

Article du 2 octobre 2008

Cet article a aussi paru sur mon ancien blogue.

On fait encore allusion à la grippe espagnole…

Le haut du Trait-Carré et le bas du Trait-Carré

2 octobre 2008

On en apprend des choses sur mon blogue.

Yvon m’a écrit lundi soir…

Bonsoir M. Lagacé,

Ouf, pas facile de reprendre la routine de l’école et de la petite famille.

Bon, je vous envoie une photo que j’aime beaucoup. C’est le mariage de Bernadette Lauzon (fille d’Éphrem et Emma Coursol) avec Henri Latour. Ils se sont mariés le lundi 25 juin 1917 à Ste-Anne-des-Plaines. Sur cette photo, il y a des Lauzon, Coursol, Latour, Chaumont et le docteur Ferdinand St-Jacques (décédé de la grippe espagnole ? en 1918).

25 juin 1917

Première rangée: de gauche à droite

Sinai Latour, son frère; Henri Latour (le marié), Bernadette Lauzon (la mariée), mon grand-père Edmond Lauzon, Béatrice Latour et Éphrem Lauzon.

Deuxième rangée:

Le monsieur derrière Sinai, c’est Wilfrid Coursol, Arzélie Dupras (femme de Jérémie Lauzon), elle a un long collier au cou, la seconde femme, c’est Rose de Lima Latour (épouse du docteur St-Jacques), le curé Edmond Coursol, Emma Coursol et leur grand frère Joseph Coursol (il n’aurait pas eu d’enfant avec Valérie Lauzon); il aurait payé les études à Edmond pour devenir curé. Valérie et Joseph ont longtemps demeuré au presbytère avec le curé Edmond. Ils entretenaient la ferme de son frère devenu curé de Ste-Anne.

Troisième rangée:

On commence par Charlemagne Lauzon (fils d’Aquila, il a une cravate carrelée), sa soeur Modestina, la femme âgée, c’est Aurélie Cyr (Latour) la mère d’Henri, Pomela Latour?, Blanche Lauzon.

Dernière rangée:

Émilienne Lauzon (fille d’Éphrem), Joseph Lauzon (l’aîné d’Aquila, il est moustachu), il n’était pas sorteux et quand Éphrem et Emma allaient voir leurs garcons à St-Jérome, c’est lui qui s’occupait de faire le train des animaux; c’était leur homme de confiance, le docteur Ferdinand St-Jacques (docteur à Ste-Anne), Alcide (fils d’Éphrem), Fabiola Latour?, Paulexine Lauzon, Aldas Chaumont et Irène Lauzon.

Cette photo a été prise au haut du Trait-Carré. J’ouvre ici une petite parenthèse, le haut du Trait-Carré, c’est la portion du rang vers St-Janvier. Le bas du Trait-Carré, c’est le rang vers La Plaine. Dans une de vos chroniques, vous avez parlé des Simard et de Théophile Hogue, ces gens demeuraient dans le bas du Trait-Carré. La photo a été prise à la maison d’Aurélie Cyr-Latour épouse de Jean-Baptiste Latour.

Cette photo vous permettra de compléter l’arbre généalogique des Lauzon.

Bernadette et sa cousine Modestina ont été ménagère du curé Edmond au presbytère de Ste-Anne. Tante Germaine n’a toujours eu que de bons souvenirs de sa cousine Bernadette. C’était une personne accueillante pour quiconque lui rendait visite.

Bonne fin de soirée et bon travail!

Merci.

Yvon Lauzon

La photo d’Yvon est maintenant sur le site Les Ancêtres de Sainte-Anne-des-Plaines. Vous pouvez même la télécharger à partir du site.

Yvon a identifié les gens sur la photo. Les seules personnes qui lui ont donné du fil à retordre étaient les soeurs d’Henri Latour.

En allant sur les recensements, j’ai pu découvrir que celle qu’il nomme Aurélie Cyr, la mère d’Henri, doit être en fait sa soeur Poméla. Aurélie Cyr est décédée avant 1911, car elle n’est pas dans le recensement. Cette photo date de 1917.

Voici donc, selon moi, Pomela Latour…

et les autres soeurs d’Henri :

Fabiola…

Béatrice…

et Aurélia…

Mais comme je l’ai écrit à Yvon, je peux me tromper, mais pas pour l’identité de sa Pomela. Ce ne n’est pas Aurélie Cyr.

J’ai donc ajouté toutes ces personnes sur le site Les Ancêtres de Sainte-Anne-des-Plaines.

J’ai aussi relevé ceci dans le courriel d’Yvon…

le docteur Ferdinand St-Jacques (décédé de la grippe espagnole? en 1918)

Je vais tenter de vous en parler la semaine prochaine.

En attendant, si vous cliquez ici, vous aurez l’image du microfilm de deux des pages du recensement de 1881 à Ste-Anne-des-Plaines.

On a maintenant accès aux images du recensement de 1881 en allant sur ce site.

Dans la deuxième page, Aquila Lauzon, l’arrière-grand-père d’Yvon, apparaît comme étant Agnila Lauzon (sic)…

Il est dans la famille avec son père Jérémie, sa mère Angèle, son frère Jérémie et sa soeur Azélie.

Leurs voisins sont Éphrem Lauzon, le frère d’Aquila, et sa petite famille…

Sur la première page, on retrouve Michel Alarie et Alphonsine Guénette avec leurs enfants. Les voisins sont la famille d’Étienne Simard.

J’avais déjà les Alarie dans la banque, mais pas les membres de cette famille Simard… Étienne est le frère de Philomène Simard, la mère de Conrad et Donat Chaumont, les anciens propriétaires de la Maison Chaumont.

Les recensements, c’est aussi passionnant que la généalogie…

Au cas où vous auriez manqué mon commentaire sur le docteur St-Jacques…

BULLETIN
PAROISSIAL
Léon XIII.
Volume VII No 12
SAINTE-ANNE-DES-PLAINES JANVIER 1919
Le docteur Ferdinand Saint-Jacques

Le docteur Ferdinand St-Jacques, décédé à Sainte-Anne-des-Plaines. le 26 octobre dernier, était élève du Séminaire de Sainte-Thérèse, confrère de classe et ami intime du défunt curé Vaillancourt. Né à Saint-Augustin, le 5 novembre 1853, il pratiquait la médecine dans notre paroisse depuis trente-sept ans et demi.

L’ami et le bras droit de tous les curés qui se sont succédés de son temps, il a laissé de très beaux exemples de vertu et c’est comme tel que je veux le présenter aux Paroissiens de Ste-Anne. Dévoué et consciencieux, il comptait beaucoup plus sur Dieu que sur la science médicale: »Je le pansai, et Dieu le guérit n aimait-il à redire après un illustre médecin.

Le docteur St-Jacques était un chrétien d’une foi peu ordinaire. Tous les matins, un quart d’heure avant la messe, on le voyait à son banc, préparer sa communion. Il chantait les messes sur semaine. Cette charge il l’avait acceptée surtout pour avoir l’avantage de faire la sainte communion et d’entendre deux messes chaque matin.

A l’âge de 50 ans, il s’était imposé la tâche d’apprendre le chant grégorien. C’est dur, disait-il, pour une vieille tête blanche comme moi d’apprendre un chant nouveau. Mais l’amour de Dieu et de sa sainte Église le poussait à tous les sacrifices dans le but de rehausser la beauté du culte.

Mon vicaire M. Martineau, admirait l’humilité avec laquelle il se mettait à sa disposition, recevant toutes les remarques du directeur du chant avec une humilité et une obéissance d’enfant.

Son épouse me déclarait après sa mort qu’il pensait tous les jours à son éternité. «Si je vis l’an prochain, disait-il, je ferai telle chose.» Lui arrivait-il de s’approcher trop près du feu: «Qu’est-ce que ce feu de la terre en comparaison du feu de l’enfer et du purgatoire,» ajoutait-il aussitôt. Si quelqu’un se permettait de parler contre la vérité, il rap-pelait l’enseignement théologique: qu’il ne faut pas mentir même pour rendre service.

Durant ses 37 années de ménage, on m’assure qu’il n’a jamais manqué de dire le chapelet et la prière du soir en famille.

Auprès des malades il remplissait un vrai ministère et les préparait à la mort quand il les jugeait réellement en danger.

J’ai eu connaissance que pendant un an il venait faire tous les jours le chemin de la croix, et après diner, pour n’être vu que de Dieu seul.

A Sainte-Anne, tous, sans exception, le considéraient comme un homme franchement honnête. Il ne connaissait pas les détours des politiciens pour augmenter sa fortune. Si un procédé, un marché lui paraissait quelque peu louche, c’était suffisant pour l’en détourner. Il m’a consulté pour savoir s’il pouvait prêter de l’argent à sept pour cent d’intérêt. Quel homme honnête! Quel bon garçon! Quel bon citoyen! voilà les éloges que l’on entendait partout à la nouvelle de sa mort.

Il était honnête et il était charitable. Depuis nombre d’années il a toujours donné ses soins aux religieuses sans vouloir recevoir un sou de rétribution. Lui qui n’était pas riche voulait contribuer à toutes les bonnes oeuvres. Je me rappelle la joie que j’éprouvai quand un jour, il est venu déposer entre mes mains la somme de 50 dollars pour l’achat de deux magnifiques candélabres. Tout cela devait rester secret. Je me permets de déclarer ces choses après sa mort pour l’édification de tous.

Elle serait longue la liste des pauvres qu’il a soignés par charité. Comme tous les amis du bon Dieu, il a eu de grandes épreuves. Il a perdu une fille de 17 ans et neuf autres enfants en bas âge.

Il laisse pour pleurer sa mort son épouse dévouée, sa fille et son gendre, Mme et M. Pacifique Gauthier, M.D. Qu’ils me permettent de leur offrir, au nom de tous les paroissiens, nos plus sincères condoléances.

J.-E. Coursol, prêtre, curé.

Le mariage de Félix Renaud et de Lucia Alary

Voici un article publié sur mon ancien blogue… en rapport avec les petites questions de Linda sur ses ancêtres.

Ça vous démontre l’utilité de sauvegarder mes anciens articles sur mon ancien blogue…

Le mariage de Félix Renaud et de Lucia Alary

Mercredi le 4 février 2009

Je reviens sur Lucia Alary. Une lectrice m’a envoyé cet article qu’elle a retrouvé.

Les gens se mariaient très souvent en janvier et aussi en février auparavant…

Nous vous présentons un article paru le 18 janvier 1906 dans l’Avenir du Nord dans lequel on faisait une description du mariage de Félix Renaud et de Lucia Allary.

collection Rosario Gauthier

Sainte-Anne-des-Plaines

Mardi le 16 janvier courant, eut lieu ici un fort joli mariage dont les époux appartiennent à deux de nos meilleures familles du Trait-Carré.

Félix Renaud, fils d’Octave Renaud, marguillier de l’Oeuvre, conduisait à l’autel, Mlle Lucia Allary, fille de Léon Allary, conseiller municipal. M. O. Renaud servait de témoin à son fils et M. L. Allary à sa fille.

Les garçons et les filles d’honneur étaient Félix Limoges, oncle du marié et Mlle Marie-Anne Renaud, soeur du marié, Zénon Guénette, cousin du marié et Mlle Alexandra, soeur de la mariée.

Le mariage a été célébré par le révérend J.E. Dugas, curé de la paroisse et fut suivi d’une grand-messe. De magnifiques morceaux furent exécutés pendant l’office par M.M. J.S. Robichaud et J.B. Racine. L’orgue était tenu par Mlle A. Villeneuve. La collecte qui a été faite par les garçons et filles d’honneur a été abondante.

Après la messe, M. le curé adressa aux nouveaux époux une touchante allocution.

Parmi les nombreux parents et amis qui assistaient à la cérémonie, nous avons remarqué entre autres: J.W. Renaud et Mlle Renaud, sa soeur, M. et Mme N. Gauthier, M. et Mme A. Gauthier, M. et Mme P. Racine, M. et Mme A. Guénette, M. et Mme U. Allary, M. et Mme Jos. Bastien, M. et Mme Brisson, M. et Mme Lachapelle, M. et Mme Allard de Saint-Lin, le Dr F. St-Jacques, le notaire F. Villeneuve, M.M. Frs Vaillancourt, M. Roussil, D. Charron et un grand nombre d’autres dont les noms nous échappent.

Nous faisons aux heureux époux, les meilleurs souhaits de Bonheur.

Lucia Allary, l’épouse de Félix Renaud, est la soeur d’Alexandra Allary qui est la mère de Rosario Gauthier. De plus, elle est la mère de Mme Sylvio Gagnon (Léonie Renaud) et de Marguerite Renaud. Elle est également la grand-mère de Fernand Gagnon, ancien propriétaire de la cordonnerie de la rue du Palais à Saint-Jérôme.

Rosario Gauthier (membre honoraire)

Comme on voit Rosario est encore actif même dans l’au-delà…

Toutes les informations me permettent d’enrichir la banque d’ancêtres et de faire les liens avec les familles et les descendants.

De mon côté, je suis certain qu’une photo de ce mariage existe quelque part dans une petite valise verte comme celle de ma tante Germaine.

Note: Je n’avais pas la photo quand j’ai publié l’article

La famille Chandonnet

Vraiment désolé pour hier…

Je m’excuse auprès de mes 53 « disciples » pour le paquet de courriels vous avisant que j’avais mis plein de nouveaux articles.

Vous avez dû penser que j’avais perdu la carte.

Vraiment désolé de vous avoir fait peur…

J’étais  en train de remettre mes anciens articles sur WordPress et si vous vous étiez abonné, alors vous avec reçu  un avis de la publication d’un article… pour chaque ancien article.

Wow… j’ai plein de courriels ce matin…

En passant, pas besoin de lire mes anciens articles.

C’est juste que je ne veux pas les perdre…

On sait jamais, ils peuvent servir…

J’ai essayé de voir si je peux empêcher l’envoi effréné de courriels, mais pas de chance.

Je vous conseillerais donc de vous désabonner jusqu’à ce que j’aie mis le reste de mes 505 anciens articles.

Je dois les recopier avant la date fatidique du 19 décembre 2011, mais rien m’oblige à les publier tout de suite.

19 décembre, Joyeux Noël Monsieur Gauthier…
Salut Ti-Cul, on se reverra le 7 janvier 

Revenons aux choses sérieuses…

 Il y a 15 jours, j‘avais promis à Murielle, une de mes élèves, que je regarderais pour trouver ses ancêtres.

Je voulais lui annoncer la bonne nouvelle jeudi soir, mais ma grippe m’a empêché de donner mon cours de généalogie à la Maison Chaumont.

Pas une décision facile à prendre, mais je ne voulais pas contaminer tout le monde avec mon virus de la grippe… surtout que je leur ai déjà donné le virus de la généalogie.

Pas facile aussi que mes recherches, car le patronyme Chandonnet s’est écrit de plusieurs façons à travers les âges.

Chandonnet, Chardonnet, Chadronnet, Chardronnet et Chandonnais… et j’en passe.

Ça m’en prenait plus pour me décourager à fouiller.

En fait, Murielle ne s’appelle pas Chandonnet, mais plutôt Chardronnet. Ou est-ce Chadronnet ou Chadronnet?

En tout cas…, la mémoire me flanche.

L’ancêtre de Murielle serait Gatien Chandonnet. Il serait originaire de… Saint Calais.

La région autour de Saint Calais fait partie du Maine et maintenant du département de la Sarthe. C’est un pays de bois et de bocages assez vallonné. Les villes les plus proches sont Vendôme 30 kilomètres à l’est et Le Mans 45 kilomètres à l’ouest.

Le Pays Calaisien a gardé un caractère rural marqué et est resté relativement enclavé, il est loin des grands axes de communication. Au début des années 1980, le marchand de chaussures de la rue principale vendait des sabots de manière tout à fait ordinaire (et non pour les touristes).

Saint Calais est au bord d’une petite rivière, l’Anille, qui est un affluent de la Braye. C’est le long de cette rivière que se situent les principaux points d’intérêt du pays calaisien: Rahay, Savigny et surtout Bessé.

Cliquez ici pour en apprendre plus sur le pays des ancêtres de Murielle.

Gatien aurait marié Marguerite Legeay ou Legeau.

Un de leurs fils était Charles Chandonnet.

On voit aussi le nom Gatien-Charles Chandonnet dit Léveillé.

En tout cas, c’est ce que je vois dans de nombreuses sources.

Ce Charles Chandonnet a marié  Élisabeth Bourget. On voit aussi Boucher dans des registres, mais je suis certain que c’est Bourget.

Élisabeth ou Isabelle Bourget est la fille de Pierre Bourget dit Lavallée et de Marie Jean.

Le couple se marie en 1712.

De cette union naîtra Étienne Chandonnet qui mariera Geneviève Perreault le 7 mai 1764 en la paroisse St-Pierre-Apôtre, Les Becquets dans le comté de Nicolet.

De cette union naîtra Joseph Chandonnet qui mariera Thérèse Lemay dit Poudrier en le 14 mai 1804 en la paroisse St-Pierre-Apôtre, Les Becquets dans le comté de Nicolet.

De cette union naîtra Moïse Chardonnet qui mariera Josette Huot le 5 mars 1832 en la paroisse St-Antoine, à St-Antoine-de-Tilly.

De cette union naîtra Michel Chandonnet qui mariera Joséphine Chabot le 4 août 1868 en la paroisse St-Romuald à St-Romuald.

De cette union naît Jean Baptiste Chardonnet qui mariera Irène Prudhomme en 1917 en la paroisse St-Henri  à Montréal.

Ce sont les grands-parents de Murielle.

Il reste encore beaucoup de travail à Murielle pour valider mes recherches soit d’aller fouiller dans les registres paroissiaux sur le site des mormons…

Un travail de moine.

Et maintenant, que vais-je faire…? Air connu

Et maintenant, que vais-je faire…?

De tous mes articles

sur mon ancien blogue.

Les recopier

et les remettre,

Je me demande bien

si ça vaut le temps…

De prendre tout ce temps,

pour revivre ces temps

De tous les ancêtres,

les miens et les vôtres.

Ça ne se fait pas,

de ne pas les remettre…

Ça serait trahir

ce qu’on m’a confié.

Et maintenant, ce que je vais faire…

Je vais les recopier

Et les conserver.

Et puis, les remettre,

selon vos lettres

que je recevrai…

Excusez-la…

La grippe espagnole

Voici un article de mon ancien blogue sur la grippe espagnole.

On m’avait parlé du docteur St-Jacques à l’époque.

23 octobre 2008

Je suis allé voir l’acte de sépulture du docteur Ferdinand St-Jacques.

Yvon Lauzon m’avait parlé qu’il aurait été victime de la grippe espagnole.

On n’en fait pas mention de la cause du décès.

Son décès en novembre 1918 laisse quand même planer des doutes sur la cause du décès.

J’ai trouvé un beau texte dans un des articles de Lise Jolin sur Planète Généalogie.

Voici le lien et le texte en entier.

Épidémie de grippe espagnole, 1918 – 1919

par Lise

«La grande tueuse » de 1918 a fait plus de victimes que la Première Guerre mondiale, soit 20 à 40 millions de morts, 30 millions selon l’Institut Pasteur voire 100 millions selon certaines réévaluations récentes. L’épidémie de la Grippe Espagnole serait la plus mortelle de l’histoire dans un laps de temps aussi court, devant les 34 millions de morts  (estimation) de la Peste noire.

 

Le nom de « grippe espagnole » vient du fait que seule l’Espagne – non impliquée dans la Première Guerre mondiale – a pu, en 1918, publier librement les informations relatives à cette épidémie. Les journaux français parlaient donc de la « grippe espagnole » qui faisait des ravages « en Espagne » sans mentionner les cas français qui étaient  tenus secrets pour ne pas faire savoir à l’ennemi que l’armée était affaiblie.

 

Historique

Apparemment originaire de Chine (1918), le virus de 1918 serait passé, selon des hypothèses désormais controversées, du canard au porc puis à l’Homme, ou selon une hypothèse également controversée directement de l’oiseau à l’Homme. Elle a gagné rapidement les États-Unis, où le virus aurait muté pour devenir plus mortel (pour ~3 % des malades, contre moins de 1/1000 pour les autres épidémies de grippe). Elle devint alors une pandémie, à travers l’Europe, puis dans le monde entier par ses colonies

 

Elle fit environ 408 000 morts en France, mais la censure de guerre en limita l’écho, les journaux annonçant une nouvelle épidémie en Espagne, pays neutre et donc moins censuré, alors que l’épidémie faisait déjà ses ravages en France. Elle mérite le nom de « pandémie ». Elle se déroula essentiellement durant l’hiver 1918-1919, avec 1 milliard de malades, et 20 à 40 millions de morts, selon de premières estimations très imprécises faute de statistiques établies à l’époque..

 

La progression du virus fut foudroyante : des foyers d’infection furent localisés dans plusieurs pays et continents à la fois en moins de 3 mois, et de part et d’autre des USA en sept jours à peine. Localement, deux ou trois vagues se sont succédé, qui semblent liées au développement des transports par bateau, rail et plus particulièrement au transport de troupes.

 

Cette pandémie a fait prendre conscience de la nature internationale de la menace épidémies et maladies, et des impératifs de l’hygiène et d’un réseau de surveillance pour y faire face. Il y a ainsi dans l’une des clauses de la charte de la SDN, la volonté de créer un Comité d’Hygiène international, qui deviendra finalement « l’Organisation mondiale de la santé (OMS). »

 

Les décès furent essentiellement de jeunes adultes, ce qui surprend : les jeunes adultes sont habituellement la génération la plus résistante aux grippes. Ceci a d’abord été expliqué par le fait que cette tranche d’âge, notamment pour des raisons professionnelles ou de guerre. se déplace le plus ou vit dans des endroits où elle côtoie de nombreuses personnes (exemple dans des ateliers). La multiplicité des contacts accroît le risque d’être contaminé. Cette constatation a été faite par les historiens (épidémie de choléra à Liège en 1866). En fait, c’est le système immunitaire de cette classe d’âge qui a trop vigoureusement réagi à ce nouveau virus, en déclenchant une « tempête cytokines » qui endommageait tous les organes, au point de tuer nombre de malades.

 

On estime que 50 % de la population mondiale fut contaminée (soit à l’époque 1 milliard d’habitants). De 25 à 50 millions de personnes en périrent, avec autour de 30 millions de morts.

 

Cette grippe était très contagieuse. Une personne sur deux  était contaminée. Une incubation de 2 à 3 jours était suivie de 3 à 5 jours de symptômes : fièvres, affaiblissement des défenses immunitaires, qui finalement permettent l’apparition de complications normalement bénignes, mais ici mortelles dans 3% des cas, soit 20 fois plus que les grippes « normales ». Elle ne fait cependant qu’affaiblir les malades, qui meurent des complications qui en découlent.  Sans antibiotiques, découverts 10 ans plus tard, ces complications ne purent pas être freinées.

 

La mortalité importante était due à une surinfection bronchique bactérienne, mais aussi à une pneumonie due au virus. L’atteinte des jeunes adultes pourrait peut-être s’expliquer par une relative immunisation des personnes plus âgées ayant été contaminées auparavant par un virus proche.

 

Le virus de 1918

 Les caractéristiques génétiques du virus ont pu être établies grâce à la conservation de tissus prélevés au cours d’autopsies récentes sur des cadavres inuits et norvégiens conservés dans le pergélisol (sol gelé des pays nordiques). Ce virus est une grippe H1N1.

 

Virus père, souche inconnue : virus de grippe source, à forte contagiosité, mais à virulence normale qui, par mutation, donna le virus de la grippe espagnole. Le virus père ne fut identifié et suivi rigoureusement qu’à partir d’avril, et jusqu’à juin 1918, alors qu’il sévit probablement dès l’hiver 1917-1918 en Chine. Virus de la grippe espagnole, souche H1N1 : virus à forte virulence apparemment apparu aux États-Unis et ayant finalement tué plus de 21 millions de personnes à travers le Monde ; cette appellation inclut généralement aussi son « virus père ». Cette version plus létale sévit en 2 vagues meurtrières, l’une de mi-septembre à décembre 1918, l’autre de février à mai 1919. Tous les continents et toutes les populations ont été gravement touchés.

 

Dans tous les pays, les hôpitaux sont débordés et il faut construire des hôpitaux de campagne.  À Seattle, le poinçonneur a ordre de ne pas laisser monter les passagers non munis de masques. Durant près d’un an, les transports et l’économie de tous les pays seront affectés par les mesures d’hygiène.  En décembre 1918, à Seattle, les forces de l’ordre sont équipées de masques.  En 1918, le roi d’Espagne Alfonso XIII tombe malade, grippé comme beaucoup d’Espagnols. La presse n’est pas censurée en Espagne alors qu’elle l’est dans les autres pays. C’est donc par les journalistes espagnols que le monde comprend alors qu’une épidémie est née, que la postérité retiendra sous le nom de « Grippe espagnole »

 

Victimes

 Parmi les victimes célèbres, on peut citer : Guillaume Apollinaire, poète français; Edmond Rostand, dramaturge français; Egon Schiele, peintre autrichien; Rodrigues Alves, président du Brésil et Joe Hall, joueur de hockey sur glace.  Parmi les victimes, d’autres personnes sont moins célèbres dont sept (7) jeunes bûcherons, qui ont  trouvé la mort dans un camp près du lac Martel.  Les morts étaient :  Léo Harrisson. John Alain,  George Labrie,  Léo Lavoie,  Roméo Lizotte, François Perron,  Joseph Althot.

 

Voici le poème écrit par Joseph Althot avant de décéder sur un morceau d’écorce de bouleau.

 

« Je suis le dernier, Je les entends plus respirer

Je sens mes forces me lâcher. Vous viendrez me  chercher.

J’entends le chant des corbeaux, et le bruit du ruisseau

Je voix le soleil par le carreau, C’est fini, la hache, les chevaux.

Adieu, amis, compagnons, Nous étions de simple bucherons.

Jeunes, vaillants, Phanfarons, Plein de coeur et gais lurons. »

 

 

Une croix fut élevée à leur mémoire.  Aujourd’hui, cet emplacement est devenu un site historique.

 

Lise Jolin

Quant à moi, je ne connais pas personnellement de mes ancêtres morts de la grippe espagnole, sauf Lucienne, la fille d’Eusèbe Quesnel, sur cette photo. Elle était parmi les photos que ma tante Évelyne conservait dans deux sacs d’épicerie…

 

Lucienne Quesnel 1899-1918

J’ai reçu il y a quelques mois d’une descendante d’Eusèbe Quesnel d’autres photos de Lucienne, entre autres des photos de son père et de ses frères et soeurs. Elle avait vu mes nombreuses photos sur le site Généalogie du Québec, et m’avait écrit. On avait échangé quelques courriels et puis, je n’ai plus eu d’autres nouvelles.

Ça arrive parfois depuis que je fais de la généalogie. Les gens disparaissent sans laisser de traces, c’est comme si le chagrin prenait le dessus…

Ses photos étaient superbes.

Fin de l’article…

En passant, j’ai attrapé la grippe cette semaine.

Je ne sais pas s’il y a un lien…

Deuxième article du jour

La famille Paquette du Haut du Trait-Carré.

Yvon Lauzon va aimer…