On n’arrête jamais à un endroit par hasard…

La maison funéraire où était exposée les cendres de ma tante Nicole était à Montréal-Est.

Au retour, c’est mon épouse qui conduisait…

Elle s’est arrêtée à la Maison Beaudry à Pointe-aux-Trembles.

Une petite visite rapide et quelques photos que je veux partager…

 

Ma femme se rappelait de cette scène.

Elle devait avoir 5 ou 6 ans.

Son oncle Paul était venu la chercher en chaloupe à moteur pour aller à l’île Ste-Thérèse au chalet de sa grand-mère.

On n’arrête jamais à un endroit par hasard…

Quand à Louis Beaudry, j’ai retrouvé ses ancêtres.

Louis s’est marié à l’île Ste-Thérèse avec Françoise Langlois.

Je pourrais continuer, mais j’ai appris à me contrôler…

Cliquez ici pour en lire plus sur la maison Beaudry.

Mon site Ancestry

Cliquez ici pour y accéder… 

J’ai mis Aquila Lauzon comme personne d’accueil.

Je vais y transférer les photos d’Yvon Lauzon qui faisait partie de la collection de sa grande tante Germaine.

J’espère que ça va marcher…

Non ça ne marche pas…

Écrivez-moi un commentaire et je vous inviterai comme invité.

Pas nécessaire de mettre votre courriel dans le commentaire.

Je l’ai automatiquement quand vous mettez un commentaire.

J’espère que ça va marcher…


Des patates et de la sauce…

C’est ça le secret de famille auquel je faisais allusion la dernière fois…

Non, ce n’est pas une recette.

C’est ce que les petits Paiement mangeaient dans les années 20.

Sauf ma mère…

Elle était la première enfant d’Euclide Sauvé et de Rosina Quesnel.

Rosina et sa petite Aline

On a dû la gâter pas à peu près…

Les adultes allaient même la chercher pour qu’elle mange à leur table.

Sauf que…

Elle en mangeait toute une quand elle revenait de manger. À quatre ans la petite Aline ne devait pas comprendre ce qui se passait.

Ses demi-frères et ses demi-soeurs lui faisaient payer cher. Eux ils devaient se contenter uniquement des patates et de la sauce. C’est ma demi-tante Jeannette qui me l’a dit en 2008.

Cela a dû la marquer pour m’en parler ainsi 63 ans plus tard. Il y a des souvenirs d’enfance qui marquent. 

Maintenant je comprends que cela a aussi marqué ma mère.

N’allez pas croire un instant que j’en veux à ma demi-tante. Elle devait avoir à peine 8 ans.

En passant, sur la photo de noces d’hier, j’ai pu identifier formellement 26 personnes et me remémorer autant de souvenirs.

Une chance que je prends une pause…

Je vous parlais de mariages lundi dernier….

Ma mère adorait aller aux mariages.

Voici une photo de noces.

C’est le mariage de ma tante Jeannette Paiement, la demi-soeur de ma mère, donc la soeur de Benjamin, le père de Venance Paiement. En fait ma tante serait ma demi-tante si on suit la logique…

Toutes ces personnes auraient une histoire à raconter et elles auraient toutes des secrets de famille.

J’ai vu Jeannette trois ou quatre fois dans ma vie. La première fois dans les années 50.

La dernière fois c’était en 2008.

Elle avait alors 91 ans.

Elle en a maintenant 94.

Elle les a eu le 7 juillet.

Si on compte bien, elle est née le 7 juillet 1917.

C’est mon cousin Yvon Quesnel qui avait cette photo. Son père Germain et sa mère Simonne sont sur la photo.

Jeannette est une personne très gentille et elle est dotée d’un franc-parler.

Elle m’a parlé de ma mère quand elle était jeune et ça m’a permis de comprendre plein de choses.

Je reconnais plein de monde sur la photo de noces de ma demi-tante Jeannette 

Ne cherchez pas ma mère sur la photo de noces de Jeannette. Elle n’y est pas.

Elle était enceinte de mon demi-frère…

Ma mère était une fille-mère.

En 1947, cela a dû faire jaser bien du monde. Ça commence mal une vie d’adulte que d’être fille-mère.

Quand je pense à ma mère, je pense aussi à Alys Robi ou quand je pense à Alys Robi je pense à ma mère.

Ou vice-versa.

Elles ont suivi à peu près le même chemin de Damas.

Je n’ai pas en à dire plus vous pouvez lire entre les lignes.

Ma mère ne s’en est jamais remise de cette épisode de sa vie.

Changeons de sujet…

Quand j’étais petit, j’avais vu la photo que j’avais mise sur mon blogue lundi…

Elle était dans le petit album vert de ma mère.

C’est le seul souvenir qui me reste d’elle.

Ma mère adorait trop ses parents et sa famille. C’est ce qui a causé sa perte.

Mon père n’aimait pas sa mère et sa famille et aussi sa belle-famille. C’est ce qui a causé sa perte.

Moi, j’évite de ne pas aimer le monde.

Parlant de monde…

Je reconnais sur cette photo mon grand-père Euclide Sauvé et sa nouvelle épouse Blanche Girard.

Je reconnais à gauche dans la première rangée mon oncle Paul-André Cholette et, à gauche dans la 2e rangée, ma tante Lucille, la soeur de ma mère. Elle aussi a des secrets de famille.

Mon père était jaloux de Paul-André. Je pense même qu’il le détestait…

Détester c’est plus fort que ne pas aimer.

J’ignore si Paul-André détestait mon père en retour.

En tout cas…

Ma mère est dans le 2e rangée à droite. Mon père brille par son absence.

Maintenant je comprends pourquoi il brillait par son absence.

J’ignore qui sont les dames au centre des 2e et 3e rangées.

Par contre, je sais maintenant, grâce à mes recherches généalogiques, qui sont les deux dames dans la troisième rangée.

Celle à gauche, c’est Emelda Sauvé, la soeur d’Euclide. Celle à droite, c’est Marie-Ange Sauvé aussi sa soeur.

Revoici Emelda avec son mari Roméo Lacoste.

Roméo Lacoste et Emelda Sauvé avec leur fille

Roméo travaillait comme garde à la prison des femmes.

Je connais une anecdote drôle, mais je dois garder ça secret….

La jeune fille est sa fille adoptive.

Je peux en parler, car tout le monde le savait.

Je ne me rappelle plus de son nom par contre.

J’étais trop petit.

Revoici Emelda…

Emelda Sauvé avec son frère Adrien

Adrien est mort d’une appendicite en 1912 à l’âge de 11 ans.

Cette photo, tout comme la précédente, était dans les sacs d’épicerie de ma tante.

Marie-Ange Sauvé

J’ai aussi une photo du mariage de Marie-Ange.

Elle a été prise sur le perron de l’église St-Édouard à Montréal.

Une belle photo de mariage.

Je ne peux vous la montrer, car je n’ai pas la permission de le faire.

On est en 1925.

Mon grand-père Euclide Sauvé n’assiste pas au mariage de sa soeur.

Bizarre…

Il devait être fort occupé sur sa ferme.

Je ne vois pas d’autres raisons pour ne pas assister au mariage de sa soeur Marie-Ange.

Voyez-vous mon grand-père Euclide ne détestait personne. Il aidait tout le monde comme moi.

Le 2 juin 1925, lors du mariage de Marie-Ange, ma mère avait 4 ans. 

Il s’en passe des choses dans la vie d’un enfant quand on a 4 ans.

Ça c’est un secret de famille…

Quant à mon demi-frère, pour moi il a toujours été et restera toujours mon frère à part entière.

Ça doit être mon père qui m’a appris l’importance de l’esprit de famille…

Ton blogue c’est une vraie drogue…

J’avais été fort surpris il y a trois ans quand ma suppléante préférée m’avait dit ça lors de la fête de la retraite d’une consoeur.

Je comprends maintenant.

C’est comme hier quand je regardais les photos prises lors de mon petit nowhere à St-Louis-de-Gonzague.

L’histoire commence en 1957 dans ma tête d’enfant.

J’avais assisté à un mariage.

Dans ma tête d’enfant, c’était le mariage de Venance Paiement, le fils de Benjamin Paiement, le demi-frère de ma mère.

J’étais sûr et certain…

À 100 %

Benjamin est le petit gars juste derrière le petit gars qui tient l’ardoise sur cette photo…

Lui c’est le petit Donat Paiement, son petit frère. 

Ma grand-mère Rosina, la mère de Benjamin, était devenue veuve en 1918 et avait remarié son neveu Euclide Sauvé en 1919.

Ils fondèrent une nouvelle famille.

Rosina est décédée en février 1955 et sa mort m’avait bouleversé.

Voir sa grand-mère dans un cercueil dans le salon de la maison… disons que ça frappe un peu l’imaginaire d’un enfant de 6 ans.

Rosina avec son mari Euclide et son fils Florent en juillet 1941

Ma mère ne s’est jamais remise de sa mort.

Mon grand-père Euclide s’était remarié la même année avec Blanche Girard .

Ma tante Lucille avait présenté Euclide Sauvé à Blanche qui était elle aussi veuve.

Cela avait fait des remous dans la famille.

Je ne comprenais pas à l’époque.

Rosina avait légué la ferme familiale à son fils Florent.

Je ne comprenais pas qu’Euclide devait quitter sa maison.

Euclide s’était donc bâti une maison à Ste-Justine-de-Newton au début des années 60.

Il s’était bâti, pas fait bâti.

Il avait  mon âge à cette époque.

Tout ça pour dire que je suis allé voir samedi mon petit cousin Venance Paiement avec mon oncle Florent.

Ça fait 4 ans qu’il m’invite pour aller chez lui.

Dans ma tête d’enfant, j’avais été à son mariage en 1957.

J’étais sûr à 100 %. C’était aux Cèdres.

Je voyais les fenêtres tout autour de la salle de réception.

Venance m’a montré ses photos de mariage.

Il s’est marié en 1967!

C’est au mariage de sa soeur Thérèse, mariée en 1957, que je  suis allé avec mon père et ma mère.

Il m’a parlé des fenêtres tout autour de la salle de réception.

Pourtant j’étais sûr à 100 % que j’étais allé à son mariage. J’ai dû me rendre à l’évidence.

Ma mère aimait beaucoup aller aux mariages.

Mon père…

Beaucoup moins.

Je ne comprenais pas pourquoi à cette époque.

Maintenant, je comprends de mieux en mieux…

Je me dis maintenant que nous ne sommes jamais sûr à 100 % dans la vie.