Jean-Baptiste Marineau… Quelle histoire!?

Qui sont les parents d’Emma Asselin…?

Il ne faut surtout pas que je perde le fil de mes idées dans toute cette histoire des ancêtres d’Emma Asselin. Ce serait relativement facile… comme partir un groupe Facebook !

Cliquez ici…

J’espère que mes ancêtres n’ont pas trop honte de moi avec mes douces folies…

Il n’y a rien de pire que le sentiment de honte.

En fait, il y a pire… le sentiment d’humiliation.

Passons si vous le voulez bien.

C’est en fouillant sur Internet à la recherche de la famille Marineau, que je soupçonne d’être liée directement à Emma Asselin, que j’ai trouvé cet article du blogue de Jonathan Lemire.


Cliquez pour aller voir ma source.

Je fouille beaucoup vous savez, car mes cours d’histoire quand j’allais à l’école parlaient peu de l’histoire du Québec et encore moins de celle des Patriotes.

De là à voir une conspiration, il n’y a qu’un pas…

Les choses ont bien changé.

Bon, passons si vous le voulez bien

Voici donc ce que j’ai trouvé d’intéressant sur la famille de Jean-Baptiste Marineau, le petit garçon qui s’est fait tirer à St-Eustache.

On dit ceci sur son père qui s’appelle aussi Jean-Baptiste. Les informations sont fort intéressantes.

Jean-Baptiste Marineau

Par Jonathan Lemire (22 septembre 2007)

Comme plusieurs autres individus, Jean-Baptiste Marineau n’est impliqué dans les troubles que bien malgré lui, puisqu’il est victime du passage de l’armée britannique en décembre 1837.

Jean-Baptiste Marineau naît au début du XIXe siècle. Les registres paroissiaux ne nous révèlent malheureusement pas le lieu et la date exacts. Il est le fils de Jean-Baptiste Marineau et de Josette Quenneville. Il est le frère de Martin Marineau, également impliqué (aussi de loin) dans les troubles de 1837 à Saint-Eustache. Il épouse à Saint-Eustache Marie-Jeanne Lauzé, fille de Paul Lauzé et de Marie Poirier, le 12 janvier 1829. Le couple a au moins cinq enfants connus : Marie-Charles-Julie (1816), Louis (1818), Philomène (1840), Marie-Charlotte (1843) et Jean-Baptiste (1844).

Le recensement de 1825 nous apprend qu’à ce moment, Marineau réside comme fermier sur le chemin de la Rivière-Nord à Saint-Eustache. Dans les années 1840, il est propriétaire d’un traversier à Saint-Eustache. En 1851, le recensement nous révèle qu’il serait alors charpentier, peu de temps avant son décès.

Le principal fait d’armes de Jean-Baptiste Marineau repose sur le fait qu’il est victime des représailles des soldats et des volontaires lors de leur passage à Saint-Eustache, les 14 et 15 décembre 1837. Le 10 février 1846, il réalise une réclamation de £5, 15 sols et 6 deniers à la Commission des Pertes de 1837-1838. Voici l’intégrale de sa demande officielle :

À messieurs les Commissaires,

Jean-Baptiste Marineau, traversier, demeurant paroisse de Saint-Eustache.

A l’honneur de soumettre à votre examen un compte détaillé des pertes par lui éprouvées principal et accessoire, pendant l’insurrection de la paroisse de Saint-Eustache par suite du pillage à main armée.

Pour (mot illisible) votre religion, messieurs, l’exposant vous soumettre en temps et lieu, les témoins ou autres pièces justificatives que vous jugerez convenables.

Il a l’honneur d’être avec un profond respect, messieurs, votre très humble serviteur.

Montréal, 12 février 1846

Sa réclamation contient tous les items suivants : à savoir un fusil, un buffet de sable, une couchette, un établi de menuisier, un capeau d’étoffe du pays, une grande marmite, un salloir, douze terrines de terre, deux cruches d’un gallon, deux rames de chalan. La dite demande est enfin réalisée devant les témoins Paul Rochon et Pierre Vanier.

Après les troubles, il appose son nom sur une pétition afin de favoriser la reconstruction de l’église de Saint-Eustache détruite en 1837, le tout daté du 27 novembre 1844. Jean-Baptiste Marineau meurt à Saint-Eustache le 9 mars 1852, à l’âge de 48 ans. Il est inhumé au même endroit le 11 mars devant J. Meilleur et Charles Biroleau, qui agissent comme témoins.

Références :

BAC, Feddocs, Lower Canada Rebellion looses claims 1837-1855, Project no 19-2, RG 19, series E-5-B (R200-113-0-F), volume 5482, no 190 ; volume 3786, no 1866.

BAC, recensement de 1825, County of the Lake of Two-Mountains, St.Eustache Parish, bobine C-718.

BAC, recensement de 1851, County of the Lake of Two-Mountains, St.Eustache Parish.

Répertoire des Actes de baptêmes, mariages et sépultures (R.A.B.), P.R.D.H.

Monsieur Lemire avait écrit ceci dans son texte si vous avez pris le temps de le lire attentivement…

Il épouse à Saint-Eustache Marie-Jeanne Lauzé, fille de Paul Lauzé et de Marie Poirier, le 12 janvier 1829.

Le couple a au moins cinq enfants connus :
Marie-Charles-Julie (1816),
Louis (1818),
Philomène (1840),
Marie-Charlotte (1843)
et Jean-Baptiste (1844).

Ça ne marche pas… à moins que je lise mal.

Marie-Charles-Julie et Louis ne peuvent pas être des enfants du couple Marineau-Lauzé, car le mariage a eu lieu en 1829.Marie-Jeanne aurait eu 6 ans à la naissance de Marie-Charles-Julie en 1816.

Selon moi monsieur Lemire voulait dire que ces deux enfants étaient les enfants du couple Marineau-Quenneville comme Martin.

J’ai aussi trouvé dans mes recherches que Marie-Jeanne Lauzé porterait aussi le prénom de Marie, d’Anne-Marie, de Marie-Anne, de Jeanne et oui… de Jeannette, ce qui ne rend pas la tâche facile.

De plus, Jean-Baptiste Marineau porterait aussi le nom de Marineau-Hostain.

Dans mes recherches, j’ai trouvé d’autres enfants du couple Martineau/Hostain-Lauzé…!

Honoré serait, selon moi, le grand-père d’Emma Asselin… On aurait ses soeurs Zélia, Célina, Joséphine et son frère Camille qui porte aussi le prénom d’un enfant qui était mort à bas âge en 1837.


Le couple Marineau-Lauzé aurait fait baptiser un autre enfant Jean-Baptiste en 1844.

On en apprend des choses en fouillant dans les recensements.

C’est sûr que les recensements c’est moins sûr que les registres paroissiaux, mais plus on consulte de sources variées, plus on s’assure qu’on est sûr de ce qu’on avance.

À suivre demain…