Et moi qui ne voulais pas en parler…

Je ne voulais plus mettre d’articles en fin de semaine. J’ai dû changer d’idée à cause du décès de Lucienne Guénette.

Dorénavant, je vous laisserai tranquille en fin de semaine.

Vous pourrez tranquillement couper votre gazon, jardiner ou planter vos fleurs quand la pluie aura cessé.


Euclide Sauvé, Rosina Quesnel et leur fils Florent en 1941
dans le rang Sainte-Julie à Sainte-Marthe, comté de Vaudreuil

Voici donc la dernière édition de la fin de semaine…

Une lectrice m’a envoyé ceci la semaine dernière… sur mes distants ancêtres Trottier.

Et moi qui voulais me contrôler.

Il faudrait en plus que je contrôle maintenant l’ardeur de mes lecteurs… et de mes lectrices.

Voici donc…

Trottier

Textes de :

Monique Gauthier
Claude Latour

Ce patronyme aurait désigné un trotteur, un garçon d’écurie, une course ou encore celui qui exerçait la fonction de courrier. Il désigne aujourd’hui l’une des familles aux ramifications les plus nombreuses, celle issue de Gilles Trottier et de Catherine Loyseau.

Leur mariage se situe vers 1628 à Saint-Martin d’Igé, arrondissement de Mortagne, Perche. L’identité de leurs parents n’est pas connue. Les déplacements de Gilles Trottier et de sa famille sont nombreux, dans les paroisses du Perche, à cause de ses métiers de charpentier de gros œuvre et de laboureur.

C’est à La Rochelle que se joue la destinée des Trottier d’Amérique. Le 4 juillet 1646, Gilles Trottier, demeurant à ce moment-là en la paroisse de Chemillé, pays du Perche, s’engage devant le notaire Teuleron à travailler pour Jacques Le Neuf de la Poterie, sur ses terres de la seigneurie de Portneuf. Le contrat est d’une durée de sept ans et contient les conditions suivantes: aidé d’un engagé fourni par le seigneur, Trottier exploitera la métairie l’été, sciera du bois de pin l’hiver. Son salaire sera la moitié des revenus. Il s’engagea aussi à défricher un arpent et demi de bois l’hiver et à donner chaque année, à son propriétaire, 12 poulets, 6 chapons et 20 livres de beurre pour chacune des vaches qu’on lui livrera. Le bail est signé et Gilles Trottier prend la mer.

Pourquoi cet homme de cinquante-cinq ans désire-t-il quitter son pays?

Il monte à bord du navire Le Cardinal avec sa femme Catherine Loyseau, qui porte un enfant sous son tablier, et ses quatre fils: Gilles, Julien, Antoine et Pierre. Le Cardinal, le Notre-Dame et le Navire Neuf font partie d’une petite flottille destinée au Canada. Le départ s’effectue de La Rochelle le 18 juillet 1646.

Des trois voiliers qui composent la flottille, c’est Le Cardinal qui est le plus spacieux: il jauge 300 tonneaux. Il est commandé par Mr. l’amiral Pierre Legardeur, Sr de Repentigny.

Dès son arrivée, la famille Trottier prend la barque pour Portneuf et Gilles se met au travail. Mais cela ne doit pas durer longtemps, car à l’automne 1646, les Iroquois déterrent la hache de guerre contre les Hurons et leurs alliés, les Français. C’est le sauve-qui-peut entre Québec et Trois-Rivières, et Trottier ne peut faire occuper comme il l’aurait voulu les dites terres de Portneuf, ayant abandonné plusieurs travaux; de plus, les bâtiments construits depuis vingt ans sont brûlés.

Le 16 juin 1650, Gilles Trottier reçoit de M. d’Aillebout la concession dans le bourg, d’un emplacement voisin de celui de Guillaume Pépin (CF. gr. Ameau), puis la revend pour se rendre au Cap reprendre une terre d’une victime des Iroquois.

Les époux Trottier passent leurs derniers jours au Cap bien tristes, car leur fils aîné, Gilles, est tombé aux mains des Iroquois. Le père meurt le 10 mai 1655 et, huit mois plus tard, la mère part à son tour, le 28 janvier 1656.

Leurs enfants
Gilles, fut fait prisonnier par les Iroquois puis rendu à M. de Maisonneuve à l’été 1655. Il servit d’interprète jusqu’à sa mort en 1658. Sainte, né en 1633, probablement décédée, n’est pas venue en Amérique. Julien épouse à Québec Marie Sédillot; il est sans doute l’héritier du bien paternel. Antoine épouse Catherine Lefèvre et s’établit à Batiscan. Pierre épouse Suzanne Migaud; il s’établit lui aussi à Batiscan. Puis, Jean-Baptiste, né en mer, épouse Geneviève Lafond; il est inhumé à Batiscan.

Source: Mémoire de la SGCP
(pp. 186 à 190)
Recherche: Monique Gauthier,
Claude Latour
Société de généalogie de Saint-Eustache
103, rue de Bellefeuille,
Saint-Eustache (Québec) J7R 2K5
http://www.linfonet.com/gene/accueil.html

L’ancêtre s’est-il appelé Gilles, Jules ou Julien? En fait, il a porté les trois prénoms. Tanguay adopte Jules et Ferland (historien) Julien, puis Gilles apparaît dans les registres d’Igée (1634-1640) et de Trois-Rivières.

Aujourd’hui, nous suivons Pierre, fils de Gilles Trottier et de Catherine Loyseau. Il épouse à Trois-Rivières, le 18 janvier 1663, Suzanne Migaud. Des onze enfants qui naissent de ce couple, certains adoptent des surnoms: Crevier, Morin, Valcourt et Duvernay. À la troisième génération, Benjamin Trottier-Desrivières dit Joseph épouse à Montréal, le 16 novembre 1688, Jeanne Robillard. Puis, Pierre Trottier-Duvernay épouse à Lachine, le 1er décembre 1717, Catherine Roy-Chesne; c’est la quatrième génération. Antoine épouse à Sainte-Geneviève, le 19 février 1770, Joachine Leroux dit Rousson. Puis, Joseph épouse à Pointe-Claire, le 14 juin 1801, Marguerite Brunet.

C’est la septième génération qui arrive dans la région. Joseph Jean-Baptiste épouse en premières noces, à Saint-Benoît, en septembre 1828, Geneviève Lauzon, puis en secondes noces, à Saint-Joseph-du-Lac, en septembre 1878, Pélagie Lajeunesse.

Moïse, de la huitième génération, épouse à Saint-Joseph-du-Lac, le 18 octobre 1859, Philomène Lavallée. Leurs enfants: Joseph (Élisabeth Ladouceur), Cléophas (Octavie Saint-Jacques), Aléfina (François-Xavier Lauzon), Osias (Emma Mondou), Maxime (Arthémise Legault) (Alida Vaillancourt), Cordélia (Napoléon Ladouceur), Omer (Léonida Ladouceur), Aldéa (Calixte Lanthier), Hormidas (Mélina Joannette). Le père de cette belle famille, Moïse, meurt en 1915 et sa femme Philomène le suit, en 1917.

Osias (1874-1948), fils de Moïse, épouse à Saint-Eustache, le 24 mai 1897, Emma Mondou (1875-1956), fille de Firmin et de Emma Proulx. Leurs enfants: Eugène (Ida Larocque) (Bernadette Mondoux), Josephat (Alice Binette), Paul-Émile (Germaine Dumont), Eugénie (Étienne Lafrance), Léopold (Jeannette Marineau).

Josephat (Josaphat), fils d’Osias, épouse à Saint-Joseph-du-Lac, le 19 novembre 1924, Alice Binette, fille d’Alfred et de Clémence Laure. Leurs enfants: René (Georgette Boileau), Aurore (Roger Desjardins), Thérèse (Jean-Paul Guindon), Denis (Jeannine Lachance), Madeleine (Georges Lafrance), Jean-Guy (Gisèle Gingras), Bernard (Germaine Boileau), Carmen (Gaston Laflèche), Rachel (Ange-Albert Lauzon), Lise (Claude Guindon), Andrée (Robert Poitras).

André, fils de Denis, nous apprend que la terre qu’il exploite aujourd’hui a été achetée en 1925 (cad. 116-117) par son arrière-grand-père Osias pour un de ses fils, mais, trois ans plus tard, c’est Josaphat, son grand-père, qui l’achète et l’exploite. Josaphat est un homme polyvalent, droit comme un piquet. Il a la confiance des sulpiciens et a pour mission la surveillance de leurs terres sises en face de la sienne. Puis, à son tour, il cède sa terre à son fils Denis, mais il continue à effectuer différentes tâches sur la terre, accompagné de son petit-fils André.

Le jour de son 78e anniversaire de naissance, le 8 avril 1980, Josaphat contribue à sauver d’une noyade certaine, à la baie des Indiens, à Oka, Robert Simon, aidé de Robert Cree. Ils furent tous deux décorés de la médaille de bravoure par le gouverneur général du Canada, l’honorable Edward Robert Schreyer, le 6 avril 1981.

Aujourd’hui, c’est Denis qui a pris sa retraite, mais il continue à oeuvrer sur la terre comme son père Josaphat l’avait fait avec ses petits-enfants.

Source: Jean-Guy Sauvageau
«Famille Trottier en Amérique»
Okami V. 3 no 1, mars 1988

Recherche:
Monique Gauthier
Claude Latour, SGSE

Fascinant…

Trottier…

Trotteur…

Je revois monsieur Renaud encore demain… celui que je pensais être mon 7e petit-cousin.

Je me dis que finalement j’ai bien fait de vous parler de ma mère et de la mère de la mère de… et de mes ancêtres Trottier.

Lundi, on s’en va trotter dans le coin de St-Eustache faire la connaissance des ancêtres de Sylvain Houde.

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