Saint-Ici, comté d’Ailleurs…

Vous connaissez Saint-Ici?

Non ?


C’est ici…

Saint-Ici, comté d’Ailleurs…

Cliquez ici…

Je ne connaissais pas St-Ici, du moins pas avant que je ne rencontre monsieur Bernard Groulx dont le père était ferblantier à Sainte-Anne-des-Plaines.

Bernard Groulx est le fils d’Ernest Groulx.

On s’en reparle surtout que Bernard Groulx est un descendant direct de Delphis Groulx.


Il a plein de photos d’ancêtres en plus d’avoir un passe-temps intéressant.

En attendant, voici quelques-unes de ses précieuses photos…

J’en ai numérisé une centaine…

Ernest Groulx

 

Zénaïde Léveillé


Pour ceux qui cherchent désespérément des informations sur André Rapin dit Skianis, cliquez ici.

C’est en anglais, mais ça peut vous donner des indices.

Sans vouloir me péter les bretelles, je voudrais vous dire qu’André Rapin fils, le fils panis adopté par André Rapin et Clémence Jarry, s’est marié le 18 avil 1706 à Lachine avec la soeur d’une de mes ancêtres directes :  Marie-Madeleine Gourdon dit Lachasse veuve de Pierre Lelat.

Leur fils… André (donc André III) s’est marié avec Marie-Anne Parent en 1744. Il portait désormais le nom Landroche. Un fils, André IV, qui portait aussi le nom de Landroche, a marié Madeleine Casse le 2 février 1778 à Détroit. André IV tout comme André III sont de mes petits-cousins.


André Rapin, fils adoptif d’André Rapin

La recherche généalogique c’est comme le baseball…

Yogi Berra disait ceci…

C’est pas fini tant que c’est pas fini…

Il l’avait traduit en anglais pour ses petits amis assis la mine basse dans le dugout des Yankees


It ain’t over till it’s over…

J’ai déniché ça pour vous sur Internet sur la famille Rapin.

Les informations ont l’air sérieux.

Comme disait mon beau-père…

Je vais me coucher moins niaiseux ce soir.


Fiche généalogique d’André Rapin

André Rapin et Clémence Jarry auront une nombreuse descendance, et leurs enfants et petits-enfants noueront des liens avec les familles Archambault,

Aubuchon dit Lespérance,

Biron, Blondeau,

Caron,

Chénier,

Chasle dit Duhamel,

Denis dit Saint-Denis,

De Villeray,

Dicaire,

Drouillard d’Argencourt,

Dubois dit Laviolette,

Ducharme dit Lafontaine,

Fontblanche dit Quesnel,

Foucher,

Gervais,

Gignac,

Henry dit Laforge,

Lafond dit Mongrain,

Lalonde,

Leduc,

Lefebvre dit Saint-Jean,

Lemaire dit Saint-Germain,

Martin dit Saint-Jean,

Meloche,

Miville,

Morel dit Mador,

Parent,

Picard dit Lafortune,

Pilette,

Prégent dit L’œillet,

Prieur dit Léger,

Proulx,

Serré,

Raymond dit Passecampagne,

Roy dit Lapensée,

Sédilot dit Montreuil,

Tessier dit Lavigne,

Trudeau,

Viger

et Vincent dit Chrétien.

RAPIN, André (fils de Jean et de Marie BOUFANDEAU), de Saint-Paul-de-Commequiers (aujourd’hui Saint-Paul-Mont-Penit), évêché de Luçon, Poitou (arrondissement Les Sables-d’Olonne, Vendée), décédé de pleurésie le 27 décembre 1694 à Lachine.

Rapin s’est engagé comme domestique à Jacques Beauvais et était chirurgien de son métier et habitait sur une terre près du fort de Lachine.

Il a a épousé le 25 novembre 1669 à Montréal

JARRY, Clémence (fille de Élie JARRY dit LAHAYE et de Jeanne MERRIN) née le 5 février 1657 à Montréal, inhumée le 18 janvier 1717 à Montréal . Clémence épousa en secondes noces, Joseph Gauthier dit Saguingoira.

Les enfants de André RAPIN et de Clémence JARRY :

1. Marie-Clémence, baptisée le 3 octobre 1672 à Montréal. Décédée à l’âge de trois ans.

2. Enfant ondoyé de sexe indéterminé, né et décédé le 25 janvier 1675 à Montréal.

3. Marie, née 11 janvier 1676 à Lachine, décédée à l’âge de 7 1/2 ans à Lachine.

4. Marie-Madeleine, baptisée le 10 avril 1678 à Lachine. Madeleine était sage-femme à Lachine et aux alentours. Elle épousera Jean-Gabriel PICARD (fils de Hugues PICARD dit LAFORTUNE et de Anne-Antoinette de LIERCOURT) qui s’est engagé pour la traite des Pays-d’en-Haut de 1692 à 1703. Douze de leurs enfants contracteront des unions avec des

SERRÉ, LAFOND dit MONGRAIN,

CARON,

DENIS dit SAINT-DENIS,

LEFEBVRE dit SAINT-JEAN,

DUBOIS dit LAVIOLETTE,

MELOCHE,

FONTBLANCHE dit QUESNEL,

HENRY dit LAFORGE

et ARCHAMBAULT.

5. Marie-Anne, née le 1 juin 1680 à Lachine, décédée au même endroit l’année suivante, le 4 août 1681.

6. Marie-Anne, née le 30 avril 1682 à Lachine. Elle épouse Jacques CHARBONNIER, veuf de Marie TALMY.

7. Marie-Clémence, née le 12 octobre 1684 à Lachine. Elle épousera Charles LEMAIRE dit SAINT-GERMAIN (fils de Étienne et de Hélène HAUSSE), un Irlandais du comté de Tipperary. Sept de leurs enfants se marieront dans les familles

LEFEBVRE dit SAINT-JEAN,

PREGENT dit L’ŒILLET,

PILETTE,

TESSIER dit LAVIGNE,

DUCHARME dit LAFONTAINE,

TRUDEAU

et DICAIRE.

8. Antoine-Jean, né le 9 février 1687 à Lachine. Il sera maître-forgeron à Pointe-Claire et il se marie à l’âge de 38 ans à Françoise ROY (fille de Louis et de Françoise ROY dit LAPENSÉE). Leur fille épousera un VINCENT dit CHRÉTIEN.

9. Marie-Barbe, née le 14 avril 1689 à Lachine, elle épousera Jean-Baptiste CHÉNIER (fils de Jean et de Geneviève FERRÉ) à Lachine en 1709. Douze de leurs enfants épouseront des

GERVAIS,

FOUCHER,

BIRON,

MOREL dit MADOR,

PILETTE,

VIGER,

CHASLE dit DUHAMEL,

BLONDEAU,

AUBUCHON dit LESPÉRANCE,

RAYMOND dit PASSECAMPAGNE

et PROULX.

10. Jean-Baptiste, né le 28 février 1691 à Lachine, il épousera, en 1711, Catherine JANSON (fille de Pierre JANSON dit LAPALME, l’architecte et entrepreneur des ouvrages de maçonnerie pour le roi, et Esther DANNESSÉ de LONGCHAMPS). Le couple quittera la région de Montréal et s’installera dans la région de Champlain-Batiscan-LaPérade et reviendra à Lachine vers 1721. Jean-Baptiste était cordonnier. Trois enfants épouseront des DROUILLARD d’ARGENCOURT, MOREL dit MADOR et LEDUC.

11. Marie-Barbe, née le 17 décembre 1693 à Lachine, elle épousera Jean-Baptiste SÉDILOT dit MONTREUIL (fils de Jean et de Françoise POITRAS) et ils s’installeront vers Sainte-Anne-de-Bellevue et Soulanges. Leurs enfants épouseront des LALONDE, GIGNAC, HENRY dit LAFORGE, LALONDE, MARTIN dit SAINT-JEAN, PARENT, MIVILLE, PRIEUR dit LÉGER, DEVILLERAY.

André et Clémence adoptent un amérindien panis: André dit Skianis ou Scaianis.

André RAPIN dit SKIANIS (alias RAPIN dit LANDROCHE dit SCAYANIFS), qui était un Amérindien de la tribu PAWNEE (panis). Ce fils adoptif s’est engagé dans la traite des fourrures en 1723. Il épousera Anne GOURDON dit LACHASSE (fille de Jean et de Michèle PERRIN), qui était la nièce de Clémence Jarry, sa mère adoptive. En effet, la mère de Clémence Jarry est Jeanne Merrin, et cette dernière est aussi la mère de Michèle Perrin. André et Anne auront quatre enfants.

Saviez-vous que André Rapin est l’ancêtre de :

* Paul Martin, politicien canadien

* Émile Legault, fondateur des Compagnons de St-Laurent

* Sir Edourd Percy Cranwill Girouard, gouverneur général du Kenya

Sources :

PRDH, Programme de recherche en démographie historique, Université de Montréal à http://www.genealogie.umontreal.ca/fr/main.htm

Jetté, René. Dictionnaire généalogique des familles du Québec : des origines à 1730, avec la collaboration du Programme de recherche en démographie historique de l’Université de Montréal ; préface de Hubert Charbonneau. Montréal : Presses de l’Université de Montréal, 1991, c1983.

Je ne serai pas tout seul à me coucher moins niaiseux ce soir.

Là je suppose que vous voulez savoir si vous êtes un descendant ou une descendante d’André Rapin dit Skianis…

Vous trouverez tout sur Internet si vous savez comment chercher.

Pour ceux qui cherchent d’autres « péronismes » de Yogi Berra, en voici d’autres…

"Slump? I ain’t in no slump… I just ain’t hitting."

"You better cut the pizza in four pieces because I’m not hungry enough to eat six."

"I didn’t really say everything I said."

"I made a wrong mistake."

"Baseball is 90% mental, the other half is physical."

"You should always go to other people’s funerals; otherwise, they won’t come to yours."

"I wish I had an answer to that, because I’m tired of answering that question."

"This is like déja vu all over again."

"When you come to a fork in the road, take it."

"I couldn’t tell if the streaker was a man or a woman because it had a bag on its head."

Traduction libre…

« Une disette au bâton? Ce n’est pas une disette… Je ne suis pas capable de frapper la balle. »

« Vous devriez couper la pizza en quatre, car je n’ai pas assez faim pour six morceaux. »

« Je n’ai pas réellement dit ce que j’ai dit. »

« J’ai fait une fausse erreur. »

« Le baseball c’est 90 %  de mental, l’autre moitié c’est physique. »

« Vous devriez toujours aller aux funérailles des gens, autrement ils ne viendront pas aux vôtres. »

« Je souhaiterais avoir une réponse à ceci parce que je suis fatigué de répondre à cette question. »

« C’est comme si c’était du déja vu encore une autre fois. »

« Quand vous arrivez à une bifurcation sur une route, prenez-là. »

« Je ne pouvais dire si le nu-vite était un homme ou une femme, car il avait un sac sur la tête. »

Une dernière chose, avant de vous quitter, le terme chirurgien dans le cas d’André Rapin faisait surtout référence au métier de barbier-chirurgien dans le temps de la colonie…

Les barbiers et les chirurgiens sont considérés, en tant que manipulateurs de rasoirs et lancettes, comme faisant partie d’une seule et même profession. Ce sont des artisans qui n’ont pas suivi d’études ni appris le latin et qui ne font que manier le rasoir et traiter des maladies externes. Les barbiers-chirurgiens ont pour fonction de raser, saigner, purger et soigner les petits maux quotidiens.

Ils sont proches de leurs clients par le langage. Souvent, ils connaissent la langue locale ou le patois, leur tenue et leurs mœurs. Ils proposent des tarifs accessibles. Mais leurs compétences se résument essentiellement à la lancette (petit instrument à lame plate utilisé pour la saignée et les petites incisions) et au clystère (lavement). Sur votre route, vous risquez de rencontrer le barbier chirurgien. Faites gaffe, il est certain qu’il vous auscultera et vous proposera certainement un lavement, une saignée ou un rasage de près, de très près…


Pour la source, cliquez sur l’image

Dimanche, je vous amène à Saint-Ici…

André Rapin

Je ne pouvais résister…, car le nom d’André Rapin me disait de quoi.

Et comment !

Et dire que je n’ai pas encore parlé de la petite Marie Léveillé et de la cabane à sucre de la famille Alarie, ni de mon petit nowhere dans le rang Sainte-Claire avec monsieur André Lauzon, ni de l’Hôtel du Peuple de Jos Desjardins.

Pas que je veuille passer nos petits cousins et nos petites cousines de France avant le monde d’ici, sauf que ça aide toujours de soigner nos relations France-Québec,

Vive le Québec… Vive le Québec… libre… et Vive la France !

Ces mots du général résonnent encore dans ma tête.

J’avais 19 ans. Je faisais mon cours classique avec une majeure en histoire.

J’ignorais tout des Patriotes !

Pourtant j’aimais beaucoup l’histoire sauf que mes profs m’avaient beaucoup parlé des Égyptiens, des Grecs, des Phéniciens, des Romains, des Goths et toutes sortes d’autres Goths.

43 ans plus tard, j’apprends qu’André Rapin est un fier ancêtre direct d’un fier patriote…

Sa fille Barbe Rapin s’était mariée avec Jean-Baptiste Chénier. Ce sont les ancêtres directs de…

Jean-Olivier Chénier


4e Génération
Jean-Baptiste Chénier né et baptisé le 17 août 1684 à Neuville, son parrain : Jean Chénier et sa marraine : Marie Lasnon, décédé et inhumé le 27 septembre 1760 à Lachine. Il était cultivateur. Marié le 7 avril 1709 à Lachine à Barbe Rapin née le 14 avril 1689 et baptisée le 15 avril 1689 à Lachine, son parrain : Jean Quenet et sa marraine : Barbe Pettein, décédée le 19 mai 1772 et inhumée le 20 mai 1772 à Lachine, fille d’André Rapin (chirurgien) et de Clémence Jarry.

Ils ont eu 16 enfants : Françoise, Catherine, Marguerite, Julien, Marie-Josèphe, Clémence, Jean-Baptiste, Félix-François-Gabriel, Marie-Barbe, Marie-Claire, Geneviève, Marie-Joachim, Gentien, Marie-Louise, Ignace et Charles.

Cliquez ici.

Mais ce n’est pas tout…

L’épouse d’André Rapin était Clémence Jarry.

Ça doit vous dire quelque chose ce nom-là.

À la mort d’André, Clémence se remarie avec Joseph Gauthier dit Saguingoira.

Ça doit vous dire aussi quelque chose ce nom-là.

Non ?

Cliquez ici…

Joseph Gauthier dit Saguingoira et Clémence Jarry sont les ancêtres directs de la belle Rose Gauthier, la fameuse Larosae Gotié, la mère de Joseph Girard !


Cliquez ici… à moins que vous soyez tanné de cliquer et de vous faire parler d’histoire et de généalogie.

Mon blogue sur la généalogie, tout comme mon ancien blogue, sont des gouffres sans fin…

Je me sens moins originale…

Je reçois tellement de beaux commentaires par les temps qui courent…

Bonjour

C’est en me promenant sur Internet à la recherche des familles pionnières de LACHINE, que je suis « tombée » sur votre blog, que j’ai pris grand plaisir à feuilleter. Votre tendance à chercher (de façon obsessionnelle ???) les ancêtres des personnes que vous rencontrez m’a bien fait rire, car je me suis un peu reconnue et du coup je me suis sentie moins originale !

En fait mon mari et moi essayons de reconstituer la vie d’André RAPIN, né à Saint-Paul-en-Pareds en Vendée vers 1640 et ayant rejoint la Nouvelle-France en 1663, sans doute. Il est certainement un cousin d’un lointain ancêtre de mon mari (mon mari est vendéen), on n’en est pas sûrs, on ne peut pas le prouver, mais on s’y est attachés, on l’aime bien, c’est le seul de la famille qui est parti si loin et on voudrait le faire connaître au moins dans sa paroisse d’origine !

On sait qu’il a de nombreux descendants, car ses filles ont bien prospéré, mais y a t-il des RAPIN au Québec de nos jours?

Bien cordialement

Pascale OUVRARD depuis Limoges en FRANCE

Je sais que je dois me contrôler et éviter de partir à la recherche de ce André Rapin… Heureusement que je dois préparer une petite causerie le mois prochain sur la généalogie.

Je vous en reparle quand ce sera officiel.

Depuis le temps que j’attends cette occasion… qui fait le larron…

Avouez que j’ai le don de vous faire tenir sur le bord de votre chaise.

L’ancêtre Bud Light de la semaine: Thomas Chartrand ou Thomas Cherten, ou Nicolas Charton

On devait aller se promener en Ontario ce matin, mais j’ai changé d’idée. Ça m’arrive à l’occasion. On ira plutôt sur la rue Ontario de mon adolescence.

J’avais écrit cet article, mais je l’avais oublié dans mes brouillons. L’article est un peu long, mais il coule tout en douceur… 

Voici donc un autre grand oublié des gars de la Labatt.

Une bière qui descend bien de génération en génération…

Les gars avaient dû prendre trop de bière quand ils ont dressé leur liste. À force de parler d’ancêtres, ça doit rendre un peu triste et on veut noyer son chagrin.

Ça me rappelle quand je demeurais sur la rue Ontario à Montréal. On avait deux tavernes si ma mémoire me sert bien…

En tout cas, au moins une. Je me rappelle très bien celle au coin sud-est de la rue Davidson et Ontario.

 

Il y avait un homme qui allait noyer son chagrin. Il habitait juste au sud de la taverne. Je me rappelle très bien de son nom de famille. Par respect pour lui et ses enfants qui devaient aller le chercher à la taverne, je tairai le patronyme. Je le vois encore tituber avec deux de ses enfants qui le ramènent à la maison. Je voyait tout du 3e étage…

On est au début des années 60, fort probablement il y a de ça 50 ans. Aucun jeu de mots facile avec la 50 de Labatt.

Ce qui me fait penser à toutes ces vies brisées par la bière, sans parler du «fort». Il y avait aussi une commission des liqueurs sur Ontario juste un peu à l’est de Davidson, côté nord d’Ontario. J’y allais des fois chercher des petits 10 oz pour mon père. Je n’avais pas 18 ans, mais ça n’avait pas l’air d’énerver le commis et je ne me suis jamais fait carter. En fait, se faire carter ça n’existait pas dans les années 60. 

J’étais devenu pas mal expert dans les sortes de «forts…» Je ne bois pas de bière ni de « forts » pourtant j’ai en moi beaucoup de chagrin.

Je me dis que je dois être fait fort pour ne pas être tombé dans la bière ou le fort…

Anciennement, pour être un homme il fallait boire. Les temps ont bien changé…, maintenant les femmes boivent aussi. Anciennement elles se permettaient des dépressions nerveuses pour noyer leur chagrin comme ma mère le faisait.

La boisson ou la dépression ça n’arrange jamais les choses…

Parlant de chagrin, je vais vous livrer un petit secret de famille. Il y avait un homme qui buvait aussi son chagrin. Il habitait au 3e étage  juste en haut de la pharmacie au coin sud-ouest de Davidson et Ontario.


Il l’a bu son chagrin jusqu’au 27 août 1995. 

Je vais vous livrer un autre petit secret de famille.

Élise Chartrand
1852-1939

Mon oncle Florent Sauvé m’avait déjà raconté qu’une fois rendue vieille, Élise Chartrand était allée habiter chez la soeur de sa belle-fille. Je tairai son patronyme par respect pour les descendants sa belle-fille… et de sa soeur.

Selon mon oncle Florent, ce couple maudit nourrissait mon arrière-grand-mère Élise qu’avec le strict minimum.

Élise Chartrand

Heureusement, je me dis que les temps ont bien changé, car maintenant on «dorlote» mieux nos aînés.

Les temps ont bien changé… N’est-ce pas…?

Parlons maintenant de l’ancêtre d’Élise Chartrand : Thomas Chartrand.

C’est long, mais on y trouvera sûrement une leçon…

Apparemment, pour Thomas Chartrand, cultivateur, l’année 1690 aurait dû être, comme les précédentes, une année de tout repos sur sa terre dans la bourgade de Rivière-des-Prairies, située non loin de Montréal. En réalité des choses graves feront surface dans la vie quotidienne de sa famille. Voyons voir !

Cliquez ici… ou lisez ici…

L’ancêtre Thomas Chartrand en l’an 1690

« Annus horribilis »

Apparemment, pour Thomas Chartrand, cultivateur, l’année 1690 aurait dû être, comme les précédentes, une année de tout repos sur sa terre dans la bourgade de Rivière-des-Prairies, située non loin de Montréal. En réalité des choses graves feront surface dans la vie quotidienne de sa famille. Voyons voir !

En cette année-là, Thomas Chartran, dit Cherten a déjà franchi le cap de la quarantaine. Et c’est bien par ces mots, Annus horribilis, s’il possédait, bien sûr, quelques notions de langue latine – ce dont on pourrait légitimement douter ! – qu’il a dû qualifier l’année difficile que son épouse, Jeanne Matou, ses enfants et lui allaient vivre. En effet, deux événements dramatiques, mais indépendants de leurs volontés, seront porteurs de profonds malheurs. En 1690, quatre enfants sont nés du second lit. Son fils, Thomas né en 1670 du premier lit, a déjà 20 ans mais n’est pas encore marié. Ce dernier épousera Marguerite Voyne-Venne, le 22 novembre 1694 à Varennes.

L’année 1690 s’ouvre sur un premier événement tragique : Jean Haudecoeur, (parfois orthographié HauteCoeur ou Haude-Cœur) époux de Marie-Madeleine Matou et donc beau-frère de Jeanne et Thomas, tue un marchand de Montréal, François Poignet (orthographié Pougnet dans le site Adhémar). Tous les proches de Jean et de Marie-Madeleine, amis comme parents, durent serrer les coudes face à l’accusation de meurtre, puis à la condamnation, à l’appel refusé et, enfin, à l’exécution d’une peine inhumaine qui frappe Jean au mois de mai. Un malheur ne vient jamais seul, dit l’adage. À peine l’été s’achève-t-il qu’en septembre une nouvelle leur parvient : Toussaint Hunault, l’ex-beau-père de Thomas vient de mourir assassiné.


La mairie de la commune d’Ectôt-les-Baons

Archives personnelles de l’auteur

Faisons tout d’abord un rapide retour en arrière : Thomas Chartrand, natif d’Ectôt-lès-Baons, commune située non loin de la ville de Rouen en Normandie, débarque en Nouvelle-France, entre 1663 et 1665. Fils de Louis Chartrand et de Hermine Agnès Queval, tous deux d’Ectôt-lès-Baons, Thomas serait né vers 1645. On ignore s’il avait des frères et/ou des sœurs. Thomas meurt le 11 janvier 1708 à l’âge de 67 ans, ce qui le fait naître en 1641. Et, dans le recensement de 1666, où son nom apparaît en tant que domestique chez Gilbert Barbier, il déclare avoir 22 ans, donc être né en 1644.

Le 29 janvier 1669, en l’église Notre-Dame de Montréal, il a épousé une très jeune fille, Thècle Hunault, âgée de treize ans, après avoir signé un contrat de mariage en date du 6 janvier dans l’étude du notaire Basset. Thècle, née le 23 septembre 1655 à Ville-Marie, est la fille de Toussaint Hunault dit Deschamps et de Marie Arcouet, dit Lorgueil. Le couple aura deux enfants : Thomas, baptisé le 28 août 1670 et Toussaint, baptisé le 29 avril 1673 et inhumé le 7 mai suivant à Montréal. Thècle décède l’année suivante en mars 1674 à Montréal, à l’âge de dix-neuf ans. Thomas se retrouve veuf avec un enfant à charge d’un peu plus de trois ans.

Il songe à se remarier. Ce qu’il fait cinq ans plus tard. Il épouse alors Jeanne Matou, une jeune fille de Québec venue travailler à Montréal chez Jean-Baptiste Migeon, sieur de Branssat, après avoir signé un second contrat de mariage en date du 3 avril 1679, devant le notaire Claude Maugue. Le mariage a lieu le 17 avril suivant en l’église Notre-Dame de Montréal. Jeanne (ou Marie-Jeanne) Matou (ou Mathon), née à Québec le 5 janvier 1664 et baptisée le lendemain, est la fille de Philippe Matou dit Labrie et de Marguerite Doussinet (ou Doucinet). Ce couple aura une dizaine d’enfants dont nous ne retiendrons ici que la sœur de Jeanne, Marie-Madeleine.

La famille est recensée en 1666 dans le district Notre-Dame des Anges, la Rivière St. Charles & Charlesbourg. Y apparaissent : « Philipes Matou, 31 ans, habittant ; Marguerite Doussinet, 23 ans, sa femme ; Jeanne Matou, 2 ans, fille ; Marie Magdelaine Matou, 6 mois, fille. »

Il est intéressant de noter que Toussaint Hunault est présent au second mariage de Thomas. Ce qui tendrait à prouver que les liens existant entre les deux hommes se sont maintenus bien après le décès de Thècle. Il est vrai que le jeune Thomas, fils du premier lit et donc petit-fils de Toussaint, devait constituer un lien privilégié. Originaire de Saint-Pierre-ès-Champs en Picardie, Toussaint a débarqué en Nouvelle-France avec la recrue de 1653. Marie Lorgueil, originaire de Cognac, qui deviendra son épouse, l’accompagnait à bord du « Saint-Nicolas de Nantes ».

Comme nous l’écrivions plus haut, le beau-père de Thomas Chartrand va connaître une fin tragique : le 13 septembre 1690, à l’âge de 65 ans, soit onze ans après le second mariage de Thomas, il meurt sous un coup d’épée que lui porte le baron Gabriel Dumont de Blaignac, fils de Charles Dumont et d’Élisabeth de Jullien, lieutenant dans la compagnie de Jean Bouillet de la Chassaigne. En 1690, M. de Chassaigne est commandant au fort de Lachine. On se perd en conjectures sur les mobiles de cet assassinat et le lieutenant disparaît sans laisser de traces en Nouvelle-France. Pour échapper à la justice, les autorités militaires ont dû forcer son exil vers la métropole. Chose certaine, le crime reste impuni. Son titre de noblesse comme son statut d’officier dans les troupes de la marine lui auront sans doute permis d’éviter un procès humiliant.

Dans le recensement de 1681, on retrouve la famille de Thomas à Rivière-des-Prairies mais sous le nom mal orthographié de « Chastane ». Il se déclare alors « cordonnier », âgé de 45 ans et vit avec sa femme, Jeanne Matou, 19 ans, sa fille, Anne, 1 an et son fils Thomas, 12 ans, né de son premier mariage avec Thècle Hunault.

Entre 1681 et 1690, trois autres enfants s’ajoutent à la famille : Suzanne, née le 26 juin 1681, Pierre, né le 27 avril 1684 et Jeanne, baptisée le 12 mars 1686 à Pointe-aux-Trembles. Au total, Thomas aura onze enfants, en comptant son fils, Thomas du premier lit.

Avant d’aborder le premier drame qui se déroule au début de l’année 1690 et qui a donc précédé le décès tragique de Toussaint Hunault, il nous faut rappeler quelques faits. Le 5 octobre 1682, la sœur de Jeanne, Marie-Madeleine Matou, âgée de 17 ans, épouse à Montréal Jean Haudecoeur, de dix ans son aîné, et le couple s’établit, sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, dans la seigneurie de Boucherville. Un contrat de mariage a été établi le 29 septembre 1682 dans l’étude du notaire Claude Maugue. Jean, fils de Jean et de Marie Boursier, est né vers 1655 dans le faubourg Saint-Germain à Paris. Le couple aura quatre enfants. Marie, baptisée le 2 juillet 1685, Pierre-Louis, le 13 septembre 1686, Noël, le 26 mai 1688 et Marie-Jeanne, le 25 août 1689. Ni Jeanne ni Thomas n’apparaissent en tant que parrain ou marraine de l’un de ces quatre enfants.

Or, le 23 janvier 1690, pour un motif que l’on ignore, Jean Haudecoeur tue un marchand de Montréal, François Poignet dit Beauregard. Il est arrêté et, dans les mois qui suivent, doit faire face à la justice. Face à des preuves irrécusables, semble-t-il, Haudecoeur est accusé de meurtre sur la personne de Poignet qui tenait commerce sur la rue Saint-Paul entre la rue Saint-Pierre et la rue Saint-François-Xavier. Il était né à Forsay vers 1645 ; le jour de son décès, il avait plus ou moins 45 ans.

Pour éviter le châtiment qui l’attend, l’horrible supplice de la roue, Jean Haudecoeur va aller en appel auprès du Conseil souverain de la Nouvelle-France. La décision du Conseil est rendue le samedi 27 mai 1690 et ne lui est pas favorable. Il est condamné à mort et à finir ses jours sur la roue après avoir été étranglé. En lisant l’arrêt rendu par le Conseil Souverain, on apprend qu’un marchand de Montréal qui tient boutique sur la même rue que François à quelque distance l’une de l’autre s’est porté partie prenante dans ce procès criminel en tant que « curateur à la succession vacante de feu françois Poignet » puisque celui-ci étant célibataire n’a pas d’héritier légal.

Il s’agit de Louis Lecomte Dupré, né à Pouzauges et décédé à Montréal le 13 juillet 1715 [1]. Louis est le fils de Charles Lecomte et d’Anne de Fosse. Il avait épousé le 4 août 1683 Catherine Rolland de Saint-Georges, fille d’Adrien et de Jeanne de Gainon. Elle était née à Montebourg le 21 octobre 1662 et est décédée à Montréal le 3 avril 1738. En 1690, la famille de Louis occupe une très grande maison de pierre, au toit de bardeau de 2095 pi² français sur un terrain de 6320 pi² français dont le propriétaire est Charles Aubert de La Chesnaye [2]. Voir l’important article qui lui est consacré sous la plume d’ Yves F. Zoltvany dans le Dictionnaire biographique du Canada. À la fin de l’année 1690, en date du 3 novembre, Louis Lecomte se porte acquéreur d’une parcelle (20024) rue Notre-Dame nord, entre la rue Saint-Pierre et la rue Saint-François-Xavier, qu’il va conserver jusqu’en 1704. Y aurait-il un lien entre le rôle qu’il a joué en tant que curateur dans l’affaire Poignet et cet achat immobilier ? Je n’en ai aucune preuve.

Pour en connaître davantage sur la justice en Nouvelle-France et sur la décision rendue dans l’affaire Haudecoeur, le lecteur se reportera au document que nous avons tiré des Jugements et délibérations du Conseil Souverain de la Nouvelle-France, parus en 1887 et que nous reproduisons en annexe. Et comment peut-on définir le supplice de la roue ? En voici une excellente définition extraite du livre de G. Callandraud, De l’exécution capitale à travers les civilisations et les âges :

Le supplice de la roue était un mode d’exécution courant sous l’ancienne monarchie française. Le condamné, seulement vêtu d’une chemise, était solidement attaché, allongé sur le dos, sur une roue placée horizontalement en légère surélévation au-dessus de l’échafaud. Le principe de l’exécution consistait à casser les membres du condamné, à grands coups de barre de fer à section carrée, munie d’une poignée. Le bon ordonnancement de l’exécution prévoyait huit coups, de manière à casser deux fois chaque membre ; puis deux autres portés à la poitrine et à l’estomac. L’individu n’était pas mort pour autant et il devait agoniser sur la roue dans des souffrances atroces, jusqu’à ce que mort s’ensuive et au vu de tous. Le bourreau étranglait parfois le condamné, soit avant, soit pendant le supplice. Cette mansuétude restait toujours tenue au secret et inconnue tant du condamné que du public. Ce supplice traditionnel des assassins, des voleurs de grands chemins, se voulait dur, abominable, pour être encore plus exemplaire.

GIF - 39.9 koLe supplice de la roueImage publiée avec l’aimable autorisation de Thierry Tillet, webmestre du site : www.blisetborn.free.fr

Dans un livre consacré aux Crimes et châtiments au Canada français, l’auteur Raymond Boyer laisse entendre que l’exécution eut lieu à Québec parce qu’il n’y avait pas, en ce temps-là, de bourreau à Montréal. Qui fut chargé de l’exécution ? Un dénommé Jean Rattier, « maître officiel des hautes œuvres du Canada ». On ne peut dire que Jean Haudecoeur fût exécuté par un bourreau aux mains propres. Car ce Jean Rattier (ou Ratier dit Dubuisson) qui a droit à un court article sous la plume d’André Lachance dans le Dictionnaire biographique du Canada, à qui nous empruntons les éléments qui suivent, avait lui-même un crime sur la conscience.

Né en France vers 1650, on le retrouve, dans le recensement de 1666 à Trois-Rivières, domestique dans la famille de Jean-Baptiste Godfroy. Il épouse, en cette ville, le 6 février 1672, Marie Rivière (ou Larivière), fille du Roy (répertoire Landry) originaire de Marennes en Charente-Maritime. Le couple aura cinq enfants.

Deux faits importants tranchent dans le cours de sa vie : Le premier remonte à l’automne 1679. Le 23 octobre, il est mêlé à une rixe au cours de laquelle une jeune fille, Jeanne Couc, est tuée. Reconnu criminellement responsable de cette mort, il est condamné à être pendu. Il se prévaut d’un appel devant le Conseil souverain. Mais celui-ci, en date du 31 décembre 1680, confirme la sentence. Or, Jean Rattier, va jouir d’une chance exceptionnelle, on dirait aujourd’hui qu’il eut la baraka : personne n’est en fonction pour exécuter la sentence, l’exécuteur des hautes œuvres, Jean Daigle (ou Daigre), était décédé au printemps et personne n’avait encore été nommé pour le remplacer. Il faut avouer qu’on ne se bousculait pas au portillon pour exercer le métier de bourreau. On va donc proposer à Jean Rattier de choisir : ou d’attendre en prison qu’un nouvel exécuteur soit nommé ou d’accepter l’office de bourreau. Comment, devant un tel choix, Rattier pourrait-il refuser l’emploi qu’on lui offre ? Il accepte et fait venir femme et enfants à Québec.

Le second remonte à juillet 1695. Sa femme, Marie et sa fille Marie-Charlotte sont arrêtées, emprisonnées et accusées de recel. Marie-Charlotte s’en tire avec une réprimande mais sa femme est condamnée au carcan, « à jour et heure de marché, pendant une heure, ayant sur la poitrine un écriteau en gros caractères portant le mot receleuse. » Le mari est chargé d’exécuter la sentence, sans doute sous les plaisanteries et les quolibets de la foule présente. Rattier exercera ses ignobles fonctions jusqu’à son décès à l’Hôtel-Dieu de Québec le 21 mai 1703.

Le lecteur pourrait se demander ce qu’est devenue la veuve du criminel Jean Haudecoeur ? Eh bien, elle a étrangement trouvé preneur et s’est empressée de se remarier. Le 29 octobre 1692, Marie-Madeleine Matou, veuve de Jean Haudecoeur, épouse à Boucherville René Deniau. Un descendant de ce René Deniau, Sylvain Daigneault a consacré une remarquable recherche pour démêler les fils qui le relient à ses véritables ancêtres. Le lecteur retrouvera à l’adresse Internet suivante l’enquête presque policière menée récemment par ce descendant de René Deniau :

www.marigot.ca/daignault/gauche.htm.

Il est intéressant de noter qu’avant l’étude de Sylvain Daigneault, aucun chercheur n’avait voulu ou été en mesure de solutionner un grave problème de descendance. Pour sauver l’honneur de la famille ? C’est ce que laisse entendre Sylvain Daigneault.

Peut-on penser que Thomas se soit déplacé jusqu’à Québec pour assister à l’exécution de son beau-frère ? Je n’en crois rien. Il a dû courber la tête, s’enfermer dans un mutisme de bon aloi et poursuivre avec un certain courage les travaux printaniers sur sa terre à Rivière-des-Prairies. Après avoir passé à travers ces rudes et douloureuses épreuves, notre ancêtre pouvait dorénavant envisager l’avenir en Nouvelle-France en toute confiance.

ANNEXE :

Jugement rendu par le Conseil souverain de la Nouvelle-France dans l’affaire Jean Haudecoeur

Copie conforme à l’original dudit Jugement

Références :

1. Boyer, Raymond, Les crimes et les châtiments au Canada Français du XVIIe au XXe siècle, Le Cercle du Livre de France, Ottawa 1966, 542 p.

2. Callandraud, Gilbert J. : De l’exécution capitale à travers les civilisations et les âges ; J.-C. Lattès, 1979, 233 p.

3. Charbonneau, Hubert, Les morts violentes de la Grande recrue. Voir : www.historiatv.com/origines

4. Myre, Marcel, Madeleine Matou, la femme du meurtrier de Boucherville, 1665-1699, Septentrion 2006, 150 p.

5. Roy, Pierre-Georges, Toutes petites choses du Régime français, première série, Éditions Garneau, Québec 1944, 304 p.

6. Jugements et Délibérations du Conseil Souverain de la Nouvelle-France. Nous avons consulté à la Bibliothèque nationale du Québec, un document microfilmé sous la cote MIC-A1715, 27 mai 1690, p. 427-428 sur microfilm, No 96.2, Vol. 3.)

7. Tanguay, Cyprien, Dictionnaire généalogique des familles canadiennes en ligne sur le site de BAnQ (Bibliothèque et Archives nationales du Québec).

8. Dictionnaire biographique du Canada en ligne : www.biographi.ca/fr/

9. Base de données du groupe de recherche sur Montréal : http://cca.qc.ca/adhemar/default.htm

C’est en écrivant cet article que j’ai découvert le pot aux roses…

Labatt brasse la Bud Light…

Vous auriez dû me le dire non…

L’horloge grand-père de l’arrière-grand-père

Je vois que vous êtes à l’heure.

Ça tombe bien. Vous verrez pourquoi dans quelques minutes.

Je publie toujours mes articles à 2 h 22.

Il paraîtrait que 222 porte chance. En tout cas, c’est ce que les Chinois croient du moins…

WordPress permet de publier les articles quand on veut.

On peut même les faire d’avance et les garder en réserve. J’en ai déjà une bonne trentaine, mais je ne les publierai probablement jamais.

En voici un par contre que je vais publier…

Il s’intitule L’horloge grand-père de l’arrière-grand-père.

Le courriel suivant me vient d’un descendant de Wilfrid Bélisle, père de Joseph Bélisle, père d’Eugène Bélisle…

Wilfrid et son fils Joseph


Il avait vu la fameuse photo de 1909 sur mon blogue.



Bonjour

Encore moi,

En relisant votre texte, je me suis attardé sur la photo de Marlborough. De quelle année date cette photo?

Je possède la vieille horloge de mon grand-père Bélisle (Joseph) qui l’avait donné à mon père (Eugène) et que j’ai reçu de mon père. Cette horloge a été acheté dans le Massachusetts.

Vous m’avez peut-être fourni une réponse à mon interrogation. Pourquoi sur le papier à l’endos de l’horloge on peut y lire une inscription américaine.

Mon père m’a toujours dit que l’horloge était relié à un mariage.

Est-ce Wilfrid qui l’a acheté?

Joseph était-il à ces noces?

Était-il marié à Blanche à ce moment-là?

Tout compte fait, je la possède et elle fonctionne encore.

Aucune modification, parfait état.

Bonne fin de journée

J.-G. Bélisle

Beaucoup de questions…

Une chose que j’avais oubliée de vous dire concernant toute cette histoire des Brière, des Hogue et des Levasseur… c’est que

Mon arrière-grand-père Stanislas Lagacé avait travaillé pour la compagnie E. Ingraham de Bristol au Connecticut au début du XXe siècle.

Ingraham Case Shop

C’est ma petite cousine Sandy, qui est la descendante de Pierre Lagasse, mon arrière-grand-oncle, qui me l’avait appris .

Stanislas travaillait à faire des boîtiers pour les horloges.

Pour la source, cliquez sur l’image

Joseph Brière travaillait pour la même compagnie.

Ça c’est la descendante de Mélodie Hogue qui me l’a dit.

Maintenant revenons aux réponses aux questions du descendant de Wilfrid Bélisle…

De quelle année date cette photo?

Réponse : fort probablement le 14 avril 1909

Est-ce Wilfrid qui l’a acheté?

Réponse : fort probablement

Joseph était-il à ces noces?

Réponse : presque certain à 100 %

Était-il marié à Blanche à ce moment-là?

Joseph s’est marié sept mois plus tard avec Blanche Arbic soit le 23 novembre 1909 à l’église St-Hugues, à Sarsfield dans le comté d’Ottawa-Carleton en Ontario.

La prochaine fois, on va aller faire un nowhere à St-Thomas d’Alfred en Ontario.


Une autre belle histoire qui commence… à moins que je reçoive d’autres questions.

Toute belle histoire a une fin…

Vous vous rappelez la fin de cet article…

Il resterait encore bien des gens à identifier, mais je me dis que la quête a assez duré.
Toute belle histoire a une fin…
À moins bien sûr qu’on écrive encore sur mon Facebook.

On ne m’a pas écrit sur mon Facebook, mais j’ai eu le commentaire dont je vous parlais samedi… sur mon ancien blogue.

Je suis le fils d’Eugène Bélisle et Gabrielle Desjardins.
Mon grand-père Joseph Bélisle époux de Blanche Arbic.
Mon grand-oncle Conrad Bélisle, forgeron, maréchal-ferrant, rue des Carrières à Montréal.

Eh bien… Tenez-vous bien.

Joseph serait celui qui a sa main sur l’épaule de son père Wilfrid dans la photo du mariage à Marlborough, Massachusetts.

Mon lecteur m’a dit que son grand-père Joseph Bélisle avait travaillé pour la Montreal Tramway…

Je lui ai envoyé cette photo que ma tante Evelyne avait dans son sac d’épicerie en plastique.

Cliquez…

Mon grand-oncle Aldama Sauvé est sur cette photo.


Je me suis dit que si Joseph Bélisle travaillait pour la Montreal Tramway, il serait sûrement allé au pique-nique de la compagnie.

Je pense l’avoir  reconnu sur la photo.

En tout cas, la ressemblance est frappante…

J’ai écrit à mon lecteur pour avoir son avis.

Ce serait quand même assez fort.

 

Mon lecteur m’a aussi raconté une anecdote sur son père Eugène, son grand-père Joseph et son arrière-grand-père Wilfrid.

Attendez que je vous la raconte…

Soyez à l’heure.

Les Royaux de Montréal

On a tous des souvenirs d’enfance qui se réveillent quand le printemps se montre timidement le bout du nez…

Le mois d’avril réveille en moi des images des Royaux de Montréal, surtout un beau dimanche de printemps.

Premier circuit de Jackie Robinson

J’allais souvent seul voir les Royaux.

Je devais avoir tout au plus 10 ans. C’était en 1958 bien après l’ère de Jackie Robinson à Montréal.

Je restais au 7169, rue Chabot, dans un sous-sol.

Frozo 002 7169 Chabot 1 Frozo 002 7169 Chabot 2

Je prenais le tramway de la ligne De Lorimier au coin de Jean-Talon, et je descendais du p’tit char au coin d’Ontario.

Je me rappelle y être allé par un beau dimanche après-midi.

J’avais juste assez d’argent en poches.

Je suis parti comme ça sans avertir personne… pas que j’avais une tête de cochon, juste parce que j’aimais le baseball.

Ça doit paraître dans mon blogue… que j’aime le baseball.

C’est un peu pour ça que j’avais inventé en 2008 toute cette histoire de l’invention du baseball, inventée dans ma tête 50 ans plus tard et que j’avais écrite sur mon ancien blogue.

Tout ça pour vous dire que je m’ennuie à mort des Expos.

Ça me rappelle aussi tellement de beaux souvenirs de mon adolescence et des Expos de Montréal.

Mais ça, c’est une autre histoire.

Revenons à nos Royaux de Montréal…

J’étais donc allé voir les Royaux par un beau dimanche après-midi. Je ne me rappelle pas s’ils avaient gagné ou perdu. Par contre, je me rappelle que j’avais dû revenir à pied, car je n’avais plus d’argent pour reprendre le tramway.

Une bonne petite marche par un beau dimanche après-midi.

Ça doit être pour ça que j’aime maintenant prendre mes marches.

Quand j’entends Play ball !, j’ai plein de beaux souvenirs dans ma tête d’enfant…, mais aussi beaucoup de tristesse.

Play ball…

Le grand ménage du printemps

Si vous avez Googlé ça ce matin, vous allez vous demander comme ça se fait que vous êtes tombé par hasard sur mon site…

Vous vous attendiez à des petits conseils sur comment faire le grand ménage du printemps.


Oui ?

Alors cliquez ici.

Non ?

Si vous êtes un de mes lecteurs ou une de mes lectrices, alors vous allez vous demander ce que je veux bien dire par ça.

C’est bien simple.

Il faut que je mette de l’ordre dans mon blogue et aussi dans mon ancien sur Branchez-vous…

J’avais reçu deux beaux commentaires sur mon ancien blogue… et je ne le savais même pas.

Je ne suis jamais averti, c’est pour ça que je suis allé sur WordPress.

Voici le premier commentaire…

Je suis le fils d’Eugène Bélisle et Gabrielle Desjardins.
Mon grand-père Joseph Bélisle époux de Blanche Arbic.
Mon grand-oncle Conrad Bélisle, forgeron, maréchal-ferrant, rue des Carrières à Montréal.

Le second…

J’ai une vieille photo en ma possession, mais je ne connais pas la date. Il y a plusieurs personnes sur la photo. C’est une photo qui représente mon ancêtre devant son hôtel à Lefevbre en Ontario. Le nom de l’hôtel est Hôtel du peuple, propriétaire Jos. Desjardins,

J’aimerais vous la faire voir mais je ne sais comment vous rejoindre.

Vous comprenez maintenant pourquoi je veux faire le grand ménage du printemps…

On se revoit demain, car j’ai beaucoup d’ouvrage devant moi…


Le poisson d’avril généalogique 2011

Des gens me demandent parfois quel logiciel utiliser pour commencer à faire leur arbre généalogique ou à quel site ils peuvent se fier pour entrer toutes leurs données.

Il faut dire que depuis 2007 je me suis posé souvent cette question moi-même.


Moé si…

Voici ma réponse à une de mes nouvelles membres-recrues…

Bonjour,

Tous les sites de généalogie sont faits pour faire de l’argent. C’est la base du capitalisme quoi…

Le plan de base My Heritage ne permet que 250 entrées.
Ensuite, il faut payer. C’est autour de 100 $.

Personnellement, c’est l’éditeur du Cyberjournal SADP qui payait mon abonnement.

J’avais payé en 2008.

Ces sites ne sont jamais fiables à 100 %.  Une fois, en 2009, j’ai vu toutes mes fiches clonées . Je me suis retrouvé avec  le double de fiches…

Pouf comme ça.

Ils ont prolongé mon abonnement en guise d’excuse, mais je constate encore des ratés.

Encore cette semaine, toutes les informations contenues dans mes fiches étaient disparues dans mon logiciel Family Builder.

Pouf comme ça.

J’ai pu récupérer une copie de sauvegarde, mais je ne l’ai pas trouvé drôle du tout…

L’informatique c’est bizarre des fois.

C’est pourquoi j’hésite à vous recommander quel que site que ce soit. Ils sont tous pareils.

Le site My Heritage est aussi très envahissant avec ses messages de correspondances. On peut les bloquer, mais on a quelquefois des messages qui n’ont pas de rapport.

Quelquefois on a de belles surprises…

Aussi ce site nous met un moteur de recherche différent que celui dont on se sert sans nous avertir.
Moi je me servais de Google et une fois…

Pouf…

Le moteur de recherche de My Heritage.
Je n’ai pas apprécié.

Quant aux autres sites, ils fonctionnent de la même façon, ils ne coûtent rien au départ, mais votre nombre de fiches est limité.

Puis

Pouf, vous avez la piqûre…

Si j’étais vous, je me limiterais à 250 fiches sur My Heritage.

Facile à dire… j’en ai 25 000.

Si je peux encore vous conseiller, faites-moi signe.

Pierre Lagacé


« Quand l’éditeur du Cyberjournal SADP ne voudra plus le payer, je prendrai ma retraite… »

Poisson d’avril ?


Quel blagueur que ce blogueur…

Pas sûr… Pas sûr du tout.

Pour les nostalgiques de mon blogue…

Un incontournable.


Cliquez sur le poisson