La famille Joly

Ne désespérez pas…

On arrivera bientôt à Mascouche…

Promis. Cette idée de passer par le rang Sainte-Claire itou..

Tout comme la lecture de mon blogue en généalogie, il ne faut jamais désespérer. Les choses arrivent quand on s’y attend le moins…

Il ne faut pas non plus penser qu’on détient la vérité quand on parle de ses ancêtres ou de ceux des autres.

On fonctionne souvent par présomption comme dans le cas de la famille Seppey, cette famille d’origine suisse qui avait émigré à Sainte-Anne-des-Plaines à la fin des années 1870.

Cette famille avait piqué ma curiosité quand j’avais fouillé dans le recensement canadien de 1881 à Sainte-Anne-des-Plaines.

Des Suisses à Sainte-Anne-des-Plaines !

Des vrais, pas des petits suisses…

ou bien des grands…

Défense de se rouler de rire…

Comme je suis curieux comme un petit suisse, j’ai creusé, creusé et creusé…

Au mois d’août 2008, j’avais inventé à partir de cette famille une histoire complètement farfelue sur les Jeux olympiques de 1876 à Sainte-Anne-des-Plaines.


C’est comme ça qu’une descendante de cette famille suisse m’a retrouvé sur mon ancien blogue et a eu la piqûre pour la généalogie.

Cette semaine, en faisant mon grand ménage du printemps, j’ai retrouvé une photo de l’institutrice de la vieille vieille école de rang : Cordélia ou Cordélie Simard.

J’avais la photo dans mes dossiers.

Voyez-vous, depuis 2008, je reçois beaucoup de courriels de personnes qui m’envoient des informations et, quelquefois, des photos de leurs ancêtres.

J’avais reçu le 4 février 2009 beaucoup de photos de la famille Simard de Sainte-Anne-des-Plaines dont celle-ci…


Une autre histoire qui commence…?

Je n’avais pas cliqué.

Je ne me doutais pas à l’époque que la dame sur la photo était fort probablement Cordélia Simard, l’institutrice des petites Seppey dans le rang Sainte-Claire.

On retrouve dans le recensement canadien de 1881 une Cordélia Simard dans le rang Sainte-Claire, voisine de la famille Seppey.

La Cordélia Simard sur la photo se mariera le 21 juin 1881. Si c’est bien elle dont il est question, elle a dû démissionner de son poste, car on ne permettait pas à une instructrice d’enseigner une fois mariée.

On aurait probablement la même personne.


Pour valider tout ça, je devrais trouver si cette Cordélia a été enseignante, et on fermerait définitivement le dossier.

Pour en revenir au début de mon article, comme je vous le disais…

Tout comme la lecture de mon blogue en généalogie, il ne faut jamais désespérer. Les choses arrivent quand on s’y attend le moins…

Demain, dimanche de Pâques, on arrive à Mascouche, sur mon blogue du moins.

Sans m’en douter, sur mon chemin de Damas, j’allais à la rencontre d’un de mes nombreux 8e cousins…

On ne s’y attendait pas du tout quand nous sommes arrivés à la vieille forge.

André Lauzon et Réjean Renaud

Pour terminer, je suis allé voir monsieur Bernard Groulx vendredi après-midi.

Je lui avais promis.

Une promesse est une promesse. Vous ne connaissez.

J’ai bien fait. Il m’a dit où que la vieille vieille école de rang avait été déménagée à La Plaine.

Elle existe toujours. Écoutez en cliquant sur l’image.


la vieille vieille école de rang

L’école de rang du rang Sainte-Claire

Pour se rendre à la vieille forge d’Hubert Renaud à Mascouche, monsieur Lauzon et moi sommes passés par le rang Sainte-Claire…

C’est un petit détour qui en valait la peine.

Je connaissais un peu le rang Sainte-Claire, car j’y étais déjà allé avec quelqu’un en 2009…

Monsieur Lauzon m’avait dit le mois dernier qu’il avait fait sa première année à la vieille vieille école de rang du rang Sainte-Claire avant d’aller finir son primaire à la nouvelle vieille école de rang.

On serait vers les années 1933-1934.

Il y serait allé un peu plus d’un an avant de changer d’école selon ses souvenirs.

Maintenant, écoutez-ca, vous allez vous tordre de rire…

Un petit gars de la ville perdu de même en parlant du rang Sainte-Claire, ça ne se peut pas…

Cliquez sur le lien ci-dessous.

Écoutez jusqu’à la fin, car le punch est là.

la vieille école de rang du rang Sainte-Claire


Cette vieille vieille école de rang qui devait dater des années 1880 n’existe plus évidemment ayant été remplacée par la nouvelle vieille école de rang qui n’existe plus elle aussi comme école…

Par contre, elle existe toujours mais comme simple maison.

Elle est située tout juste devant la croix de chemin du rang Sainte-Claire.



Pour terminer notre petit voyage dans le rang Sainte-Claire, voici l’emplacement où, selon monsieur Lauzon, se trouvait l’ancienne vieille vieille école de rang.



Un peu avant d’arriver aux limites de Sainte-Anne-des-Plaines et La Plaine…

Cette photo n’a probablement pas d’importance à vos yeux, la vieille vielle école n’y étant plus.

Pourtant cette image a sûrement de l’importance pour une des descendantes de ce couple de jeunes mariés…



Adolphe De Coene et Élisabeth Seppey


C’est près de cette ancienne école de rang qu’Élisabeth Seppey vivait en 1881 avec ses sœurs et ses parents  Michel-Marie Seppey et Jeanne-Véronique Bournissen.



Une famille suisse qui avait émigré ici dans les années 1880 et qui avait réalisé que la terre achetée par monsieur Seppey était incultivable.

Toute une histoire.

Si cette histoire, du moins une partie de cette histoire, vous intéresse, tapez Michel-Marie Seppey sur Google.

Si ça ne vous tente pas de vous casser les méninges, cliquez ici ou ici ou alors ici.

Si vous n’avez pas le goût d’en savoir plus, cliquez au moins ici. Je vous amène en Suisse.

Ephrem Citoleux, forgeron

Avril étire encore son long fil blanc et mon grand ménage du printemps se poursuit.

Toutefois, ce grand ménage va nous amener à Mascouche dans pas bien bien longtemps.

L’article que vous allez lire devait paraître le 7 mars 2011, mais j’avais dû le mettre de côté pour une raison évidente… 

Vous verrez bien.

Le voici maintenant.


Voici une photo de la boutique de forge d’Ephrem Citoleux à Sainte-Anne-des-Plaines en 1948.



On l’appelait le vieux Stelleux… quelque chose du genre.

En tout cas, c’est ce qu’on m’a dit.

Je rapporte comme le Père Ovide…

C’est donc ce que je croyais avant de montrer cette photo à monsieur Lauzon.

Le vieux Stelleux n’est sur la photo aux côtés de monsieur André Lauzon.

Monsieur Lauzon, qui est à droite, avait acheté tout le matériel de la forge d’Ephrem Citoleux en 1948. La forge et la maison appartenaient au chef de gare Liboiron. Elle était située au coin de la 4e Avenue et de la rue St-Édouard.

Cette forge n’existe plus aujourd’hui.

Monsieur Lauzon m’a raconté tout ça quand je suis allé le rencontrer à la Résidence des Moissons par un beau lundi matin de février.

En fait, je pense qu’il devait faire tempête, mais rien ne m’aurait empêché d’aller le rencontrer avec ma petite enregistreuse vocale Olympus qui fonctionne à merveille.

C’est le même monsieur Lauzon qui avait la photo suivante dans ses albums. Je l’avais mise sur mon blogue pendant ma fausse semaine de relâche… question de mettre la table afin de vous présenter monsieur Lauzon. Cliquez sur l’image pour lire cet article.


2e Avenue, anciennement rue Ste-Marie

Une bonne heure et demie de jasette juste à regarder une bonne demi-douzaine d’albums-photos.

Un vrai voyage dans le temps.

De quoi assouvir n’importe quel généalogiste amateur compulsif me direz-vous?

Pas du tout, car je l’ai rencontré de nouveau le lundi suivant pour qu’il me parle de ce fameux Ephrem Citoleux et de sa forge.

Eh bien, tenez-vous bien, cette photo n’est pas celle de la forge d’Ephrem Citoleux.

Pourtant bel et bien ce qui était écrit à l’arrière de la photo quand je l’ai numérisée.

Monsieur Lauzon m’a tout raconté.

C’est la forge d’Hubert Renaud, un forgeron de Mascouche, celui qui lui a montré son métier.

Attendez que je vous raconte ce qu’il m’a raconté…

Cliquez sur le lien ci-dessous et écoutez pour voir…

forge d’Hubert Renaud

Voilà donc pour l’article qui devait paraître le 7 mars…

Mais il y a plus, beaucoup plus.

Beaucoup plus qu’une simple photo de deux forgerons prise à Mascouche en 1948.


Moulin du Petit-Pré

Une de mes lectrices m’a dit la semaine dernière qu’elle était frustrée, car je ne finissais pas mes histoires…

J’aimerais bien les finir, sauf que des fois… je n’y suis pour rien.

Voici pourquoi Jean-Guy Bélisle et son histoire d’horloge grand-père de son arrière-grand-père était soudainement devenu plus tranquille sur mon blogue…

La semaine dernière, j’ai reçu dans mon courrier une lettre avec un document sur sa généalogie paternelle. Jean-Guy Bélisle m’avait dit qu’il m’enverrait quelque chose.

Comme il sautait une génération dans sa généalogie, j’ai tout de suite sauté sur l’occasion pour lui écrire un petit mot, question d’avoir de ses nouvelles.

Et quelle nouvelle en effet!

Excuse-moi, par ces jours-ci je suis très occupé avec mon travail au Moulin du Petit-Pré à Château-Richer.

JG

Et moi qui aime les moulins et qui aime faire du pain sans parler de ma femme qui aime les moulins et son mari qui fait du pain.

Chéri, ça sent le bon pain…

Mon épouse aime beaucoup faire des petits nowhere en plus…

Je sais où je vais l’amener au mois de mai.

Je me demande juste si je devrais l’avertir avant ou si je vais lui faire une surprise.


Hum…, chéri, ça sent le bon pain…


Cliquez ici.

Le site est temporairement en construction…, mais on devrait le remettre en ligne sous peu.

Quant à la petite Marie, la rumeur court ici qu’elle serait partie en France… à la recherche de ses ancêtres…?


Demain, un petit nowhere à Mascouche, mais ça risque d’être long.

La meilleure manière d’avoir plus de lecteurs sur mon blogue…

C’est de faire référence à Céline Dion.

En tout cas, Pascale Ouvrard m’a donné un sérieux coup de main.

Je ne sais pas si cette expression existe à Limoges en France.

Elle a réussi à trouver des ancêtres vikings à Céline.

Sans blague.

Cliquez sur l’image…

La généalogie, c’est du sérieux…

Pascale avait laissé ce petit commentaire…

Bonjour
Si on se fie au site Geneastar, Céline DION est bien la descendante de ROLLON.
On le trouve à la 33e génération et c’est son sosa n° 5 782 529 378
Une de ses fières descendantes donc qui, elle, ne s’est pas contentée de conquérir la Normandie, mais a envahi le monde entier !
amitiés.
Pascale
(Limoges, France)

En tout cas, si Céline ne passe pas à Denis Lévesque avec ça, je me demande bien ce que ça lui prend pour l’inviter à son émission.

Mesdames, Messieurs, soyons sérieux…


Pascale ajoute à ma culture…

Bonsoir
A défaut de Céline, j’irai voir Daniel GAGNE la semaine prochaine à 30 km de Limoges; je cite mon journal local préféré:

Le chanteur québecois Daniel Gagné donnera un concert à la salle des fêtes de Compreignac. Poète, chanteur, sculpteur, écrivain photographe, cet artiste invente et met en scène la vie avec acharnement. Il met un soin particulier à extraire de sa vie tout ce qu’elle recèle de sons, de couleurs, et de mots. Ce vivant impénitent préfère mourir debout qu’assis; Familier du limousin, il s’est produit régulièrement dans cette verte contrée et notamment au festival "Beau monde du Québec", ses sonorités country, ses ambiances chaleureuses ont conduit le public.

GAGNE…. GAGNE… Vous allez sûrement le découvrir cousin de Céline DION ?

Pascale OUVRARD

En tout cas, si Pascale Ouvrard ne passe pas à Denis Lévesque avec ça, je me demande bien ce que ça lui prend pour l’inviter à son émission.

Mesdames, Messieurs, accueillons Pascale Ouvrard de Limoges…


Pour tout savoir sur Daniel Gagné…


Cliquez sur l’image…


Fier descendant des Vikings…?

Fier descendant des Vikings ?

Non ce n’est pas moi…


Moi Rollon, je suis fier de mes fiers descendants…

Du moins, pas pour l’instant.

Par contre, j’ai reçu un courriel la semaine dernière d’un fier descendant des Vikings.

Celui-ci, un Normand depuis 20 générations, s’attelle à la tâche de retrouver ses ancêtres de Malvoue.

Monsieur Gerard avait trouvé sur Internet mon article sur mes ancêtres Quesnel et il m’avait écrit ce commentaire sur mon blogue…

Bonjour la belle province.

J’ai vu que votre arbre généalogique mentionnait une certaine Charlotte de Malvoue mariée à un certain Quesnel.

Juste pour vous dire que je travaille actuellement à titre personnel sur la généalogie des de Malvoüe ou de Nolet de Malvoüe, vieille famille normande issue des invasions scandinaves de la fin du Xe siècle. Nous avons trois arbres généalogiques complémentaires qui remontent pour l’un aux années 1300, pour l’autre aux années 1200 et pour le dernier aux années 1100.

Un lieu dit existe toujours dans le sud du pays d’Auge : Malvoue, du nom de la terre d’origine de Malvoüe, toute proche de la célèbre terre de Montgommery, bastion de la famille de Montgommery.

Les de Malvoue étaient très proches des de Montgommery pendant la période 1100 à 1400.

Ce travail sera terminé pour novembre 2011 : mon fils aîné prendra 20 ans le 11 11 2011. Ce sera un de ses cadeaux d’anniversaire. Son histoire familiale depuis le XIe siècle.

À vous lire.

Avec mes meilleures salutations.
Bruno GERARD

Je lui avais écrit que tout le monde sur Internet s’entend pour dire que l’ancêtre d’Olivier Quesnel était un Georges de Quesnel qui était marié à une Charlotte de Malvoue.

Dans un article, j’avais parlé d’un livre écrit en 1879 où on disait que Georges de Quesnel n’avait pas eu de descendance.

Cliquez ici pour l’article.


Je lui avais donc exprimé mes doutes… et il m’avait répondu…

Bonjour monsieur Lagacé.

Je ne pourrai pas vous aider sur les Quesnel …  car ce n’est pas une piste de recherche pour moi, à moins qu’au hasard de mes recherches, je tombe sur un ou des Quesnel?

Je fais effectivement référence à l’article cité ci-dessous dans le mesure où il m’intéresse sur les personnes portant le nom de de Malvoüe, de Mallevoüe ou de Nolet de Malvoüe.

Cette année 2011, je veux finaliser l’historique des recherches sur les de Malvoüe puisque nous remontons en gros dans cette lignée familiale et presque sans discontinuité jusqu’en l’an 1187, avec participation de ces ancêtres à la colonisation viking de la Normandie, la conquête de l’Angleterre avec Guillaume le Conquérant, les croisades en terre Sainte, etc.

A partir de 2012, je continuerai les recherches sur les Adde, Déhais, Loiselier, Mallet, de la Houssaye de l’Eprevier, etc. … de la Houssaye de l’Eprevier étant également une très veille famille normande, ayant aussi participé à la conquête de l’Angleterre en 1066, puis vers le XIVe siècle au repérage des côtes du Sénégal en partant en bateau depuis Dieppe ou Honfleur, et accessoirement maire de Rouen à la Renaissance.

Pour l’anecdote, mon arrière grand-père Déhais, charpentier en fer pour la marine, que j’ai connu tout petit ("je m’en souviens") lança à la fin du XIXe siècle et jusqu’en 1914 les pétroliers à voile (dont le célèbre Quevilly) qui reliaient l’estuaire de la Seine (Rouen, Le Havre) aux Amériques pour ravitailler l’Europe en pétrole. Il travaillait aux ateliers et chantier de construction navale de Grand Quevilly près de Rouen.

Dernier point. Ne sous-estimez pas l’origine viking de vos ancêtres normands. Quand on creuse un peu ce sujet, nous sommes très vite impressionnés de l’héritage de ces aventuriers scandinaves et de l’essaimage de leur organisation politique, sociale et économique tant en Angleterre qu’en France.

Bien amicalement … de l’autre côté de l’Atlantique.

Un Normand (depuis 20 générations) exilé temporairement (jusqu’en 2013) à Lyon.

Bruno GERARD

Je cherche encore pour valider cette information, pas que ce soit si important à la fin.

Des fois, il faut savoir lâcher prise quoique avoir des ancêtres Vikings, bien disons que ça me ferait un petit velours.


Je me demande bien si Céline Dion serait une de mes fières descendantes…

Damien Lauzon: un don ou un adon…

Je suis toujours dans mon grand ménage du printemps…

Diantre… 32 articles encore en réserve… Je dois me grouiller.

Yvon Lauzon m’avait écrit en février dernier…

Yvon a toujours de bonnes questions à me poser et il aime toujours partager les photos de ses ancêtres depuis 2009.

Salutations Pierre,

je me suis toujours posé la question.

Est-il vrai que des gens ont le don d’arrêter le sang?

Damien Lauzon (fils de Cyrille et d’Anna Lauzon), durant sa vie le disait à son entourage. La seule histoire qui me le confirme a été celle de mon petit frère Alain.


Damien Lauzon

Nous sommes en 1969, mon frère Alain a 6 ans et est assis à la table de cuisine, son saignement débute d’un coup.  Compresses et autres tactiques, tout y passe pour arrêter ce banal saignement de nez.  Peine perdue, rien ne fonctionne.  Mon père l’amène consulter le docteur Guy Limoges (médecin de Ste-Anne, à l’époque).  Celui-ci lui conseille de l’amener à l’urgence de l’hôpital de St-Jérome.  On cautérise alors des petits vaisseaux sanguins.  Au retour de la maison, ça recommence.  Mes parents sont découragés et se disent que ça va sûrement arrêter.  Rien n’y fait, mon frère est blanc comme un drap, il a saigné toute la nuit.

Mon frère n’a plus d’entrain, je crois qu’il n’avait plus la force de pleurer.  Ma mère en état de panique demande à mon père d’aller chercher son oncle Damien (il alors 73 ans).  Il a le don d’arrêter le sang dit-elle. Moi, je suis triste et demande si Alain va mourir.

J’ai huit ans et je vois oncle Damien entrer dans la cuisine.  Il est d’un calme désarmant et demande à Alain de s’étendre sur la table.

On aurait dit que mon frère était vidé de son sang, tellement il était pâle.  Mes parents s’étaient retirés dans le bas-côté, moi, j’étais au fond de la pièce et j’observais.  Je ne sais même pas si mon oncle avait perçu ma présence tellement il semblait concentré.  Je me rappelle qu’à quelques reprises,  Damien a comme imposé ses mains  au-dessus de tout son corps et s’est attardé à la tête. Durant cet exercice, il parlait doucement à mon frère.  Au bout de quelques minutes, Damien dit à ma mère, ne t’inquiète pas c’est fini.  Il quitte la cuisine et demande tout bonnement à mon père de le ramener chez lui.  J’étais tellement content que j’ai demandé à mon frère, est-ce vrai que tu ne saignes plus?  Il me dit oui et descend de la table.

Hasard, don?

Chose certaine oncle Damien était sûr de ce qu’il faisait.

Yvon L.

Damien Lauzon en 1912

Richard Lauzon avait reçu le même courriel.

Et il avait répondu ceci à Yvon

Salut Yvon,

Pour renchérir tes propos sur le don de pépère Damien,  je me souviens à l’époque où il habitait en face de chez nous et il n’avait pas encore le téléphone au début des années soixante-dix. Quand Alain saignait du nez (épistaxis) je me souviens que ta mère téléphonait chez nous et on allait chercher pépère qui venait à la maison.    Je ne sais pas s’il parlait à Alain ou à ta mère, mais je sais qu’Alain arrêtait de saigner.

Est-ce qu’on t’a déjà raconté comment il  avait expérimenté son don la première fois?

À bientôt,

Richard

P.S.  je joins deux photos prises au jour de l’an 1964 (ce sont les seules photos du couple  Damien Laurette que je possède)

Mon père m’avait déjà dit que son père Léo Lagacé Senior arrêtait aussi le sang…

Il me disait de penser à mon grand-père. Je ne me rappelle plus si ça marchait.

Je me demande si j’aurais hérité de ce don…

En tout cas, si ça vous arrive de saigner du nez, pensez à moi, puis faites-moi signe…