L’ancêtre Labatt de la semaine: Noël Morin

J’ai une descendante de Noël Morin qui trouve mes articles intéressants.

Intéressant…

Ça m’a donné une idée pour mon ancêtre Labatt de la semaine.

Noël Morin

 

Ça fait beaucoup de bien de connaître ses racines.

On se sent moins seul à condition de ne pas trop exagérer par contre, et à condition de ne pas trop se fier sur tout ce qu’on voit sur Internet comme Georges de Quesnel…

J’ai trouvé ça sur… Internet.

Ça m’a l’air pas mal sérieux…

Noël Morin

Le patronyme Morin ou Maurin peut signifier « brun de peau comme un Maure ». Depuis longtemps, une famille Morini, d’origine italienne, avait fait souche dans la région où naquit Noël Morin. Les Morin descendent peut-être des Morini.

Durant le Régime français, au moins seize immigrants portant le nom de famille Morin apparaissent dans nos registres canadiens: d’abord un prêtre, un boulanger, un colon, trois soldats et un malouin qui décède à l’Hôtel-Dieu de Québec le 4 septembre 1727.

Dans la région de Montmagny, le Frère Éloi-Gérard Talbot, Mariste, chercheur infatigable, a trouvé des descendants de cinq souches Morin différentes: Pierre Morin-Boucher, l’Acadien, mon ancêtre; Noël Morin, charron, dont il sera question; Robert Morin, bedeau de Sainte-Anne-de-la Pocatière, d’origine inconnue, époux de Françoise Migier-Lagacé; le poitevin André Morin, mari de Marguerite Moreau, épousée le 26 août 1670 à Québec; enfin Jacques Morin, de Saint-Étienne de Bréloy, époux de Hilaire Guery.

Ont également fait souche l’Angevin Jacques Morin, le Poitevin Charles, le breton Pierre qui épousa Marie-Madeleine Lépinay le 22 février 1694 à Beauport, Moïse Morin-Chenevert, père de famille et soldat etc.

Voici Noël Morin, le premier de ce nom à s’être marié au pays et à avoir fait souche.

De la Brie

Noël Morin naquit vers 1609, en Brie, région du Bassin parisien. La ville de Brie-Comte-Robert, aujourd’hui arrondissement de Melun, département de Seine-et-Marne, réclame l’honneur d’avoir possédé parmi ses fils l’ancêtre canadien Morin. Noël reçut le baptême à l’église consacrée à Saint-Etienne et construite en partie au XIIIème siècle. Du temps de Noël comme aujourd’hui, la Brie possédait un évêque avec siège épiscopal à Meaux.

Nous connaissons à peu près rien de la vie du fils de Claude Morin, en France. Le garçon apprit à écrire son nom, à compter et à fabriquer des roues et des voitures. Avait-il pratiqué son métier avec son père? Aucun moyen de le savoir. Lorsque Noël Morin vint en Nouvelle-France, sa mère Jeanne Moreau était morte.

Québec

Noël Morin arriva à Québec on ne sait quand ni comment. Il fit sa première apparition officielle dans notre histoire chez le notaire Martial Piraude, mardi le 27 décembre 1639. Tous les gros bonnets de la capitale s’étaient donné rendez-vous pour célébrer la signature du contrat de mariage de Noël, de Jean Bourdon à Jean Joliet en passant par Robert Giffard, Guillaume et Louis Couillard, l’abbé Jean Lesueur, sans oublier les grandes dames.
Pourquoi une telle solennité? La future épouse n’était autre qu’Hélène Desportes, fille de Pierre et de Françoise Langlois, nièce d’Abraham Martin. Hélène, premier enfant blanc né au pays, avait été baptisée à Québec le 7 juillet 1620, selon René Jetté. Passée en France avec ses parents en 1629, elle revint au Canada en 1634. Guillaume Hébert, fils de Louis et de Marie Rollet, mari d’Hélène Desportes depuis le 1er octobre 1634, était mort à Québec le 23 septembre 1639, laissant à sa femme trois enfants dont deux survivants: Joseph et Françoise.

Noël Morin donna à sa femme un douaire de 200 livres garanti par « une maison située à Brie-Comte-Robert où pend pour enseigne le cheval bleu, paroisse de St-Etienne, en la rue des Fontaines, proche la porte de la ville, que le dit futur époux a eu de la succession de sa mère ». Noël n’était donc pas un va-nu-pieds. De son côté, Hélène apporta à la communauté familiale en formation la jouissance d’une maison située près de l’église Notre-Dame, de 2 arpents de terre proche du Mont-Carmel et d’un jardin de 40 perches attenant à la dite maison.

Lundi 9 janvier 1640, le jésuite Nicolas Adam bénit cette union devant les témoins Nicolas Pivert et Robert Giffard, chirurgien et seigneur en la Nouvelle-France.
Les 40 perches en superficie, qui se trouvaient au nord du magasin des Cent-Associées en la haute ville, furent concédées officiellement au couple Morin, le 4 septembre 1640.
Hélène continua d’être mère et épouse dans sa maison de 24 pieds sur 18. Noël demeura là également, semble t’il, jusqu’en 1645, tout en exerçant son métier de charron.

Côte Sainte-Geneviève

Noël Morin, le 21 janvier 1641, apparaît comme charron de l’habitation. Le charron Morin voulait-il plus de liberté et d’espace? Manquait-il de roues à réparer? Le 26 avril 1645, le gouverneur Montmagny lui concédait 50 arpents de terre à la côte Sainte-Geneviève pour le prix de 90 livres. C’est là qu’il transportera ses pénates. En l’espace de 20 ans, il y fera construire « trois corps de logis, dont deux avaient une chambre à feu chacune, cave et grenier, le troisième servant de boutique et grenier dessus, avec une grange et deux arpents et demi-clos de pieux et servant de cour ». Il semble bien que le déménagement au coteau Sainte-Geneviève s’effectua avant le 9 septembre 1648, jour où Jean Guyon et Michel Leneuf allèrent examiner la première maison Morin et son emplacement situés sur le nez du Cap-aux-Diamants. La Fabrique de Québec achètera le tout, en versant la somme de 800 livres.

A la même époque, Morin demande à l’engageur Noël Bélanger de lui trouver un homme, en France. Le 4 juin 1649, à La Rochelle, Pierre Paillereau, laboureur de Villedoux, canton de Marans, s’engagea pour le compte de Noël Morin, habitant de Québec. Le 6 février 1650, Antoine Rouillard et Thomas Touchet promettaient de construire sur la terre de Noël Morin la charpente d’une maison « laquelle aura trente pieds de longueur et vingt pieds de large… six pieds soub poultre ». Noël déboursera 250 livres pour l’exécution de ce travail, en plus des 20 minots de pois à donner aux deux charpentiers.

Les enfants, Hélène et Noël avaient fixé leur demeure à la côte Sainte-Geneviève et pour longtemps.

Seigneur de Saint-Luc

Le chef de famille Morin était un homme de responsabilités et de jugement. En 1652, Marie d’Abancourt, veuve de Jean Joliet, fit appel à ses services pour évaluer les outils de charron laissés chez Jean Bourdon.

Jean de Lauzon, gouverneur de la Nouvelle-France, concédait à Noël Morin, le 15 novembre 1653, un quart de lieue de terre de front sur une lieue de profondeur à commencer à un arpent au-dessous de la rivière La Caille et remontant le Saint-Laurent du côté sud. L’Ile-aux-Oies était englobée dans cette concession. Le seigneur Morin devenait ainsi propriétaire d’une portion de la seigneurie de la Rivière-du-Sud, aujourd’hui comprise dans la ville de Montmagny.

Cette acquisition à titre de fief comportait des droits et des devoirs. Le récipiendaire devait rendre foi et hommage à la Compagnie des Indes Occidentales. Noël appela son domaine Saint-Luc. Lui-même portera désormais le titre de sieur de Saint-Luc. Pourquoi cet évangéliste plutôt qu’un autre? Je l’ignore. Le seigneur et la seigneuresse avaient-ils l’intention de quitter Québec, ville où leurs enfants grandissants pouvaient être éduqués à bon compte? Certainement pas. Ce bien tombé du Ciel sera divisé plus tard entre les fils, la parenté, le gendre Guillaume Fournier, comme nous le verrons plus loin.

Quinze ans de progrès

Les années couvrant la période de 1653 à 1668 furent marquées au coin du progrès, de l’expansion, et pour les enfants et pour les parents Morin.

Noël et Hélène, le 17 mai 1655, obtinrent la concession d’un banc de la Fabrique de Québec, côté du nord, dans la nef, près de celui de Charles Sevestre. En retour, la Fabrique reçut les deux arpents de terre que les Morin possédaient, aujourd’hui terrain de la Citadelle de Québec. Dès le 4 juillet suivant, on précisa les conditions du marché. Les deux arpents valaient 180 livres. De cette somme, 100 livres serviront à défrayer la pension du fils Germain, élève au Séminaire.

Louis Sédilot et Noël Morin, le 5 juin 1658, s’engagèrent à construire chacun la moitié d’une belle clôture de ligne entre leur propriété de Saint-Geneviève. Cependant, Sédilot retarda l’exécution de sa promesse pendant plus de 4 ans.

Guillaume Fournier avait épousé Françoise Hébert, belle-fille de Noël Morin, le 20 novembre 1651. Le 12 septembre 1663, Guillaume se faisait donner une quittance pour les 1000 livres tournois, qu’il avait fournies aux Morin en l’espace de 10 ans, et cela sans préjudice des droits de succession possédés par son épouse.

A la même époque, par l’entremise de son père, Nicolas Morin avait obtenu une concession des jésuites à Sillery. Celui-ci décédera quelques années plus tard. Puis, le 3 août 1664, le seigneur de Saint-Luc assista à l’élection du syndic Claude Charron.

Les bras de l’ancêtre tombaient de fatigue. Le 23 mai 1666, il concéda 30 arpents de terre à Jean Pannier, pour le prix et somme de 60 livres. L’acheteur retourna probablement en France. Jean Poitras le 2 août du même été, achetait l’autre moitié. Au recensement 1666, Marie-Charlotte Poitiers, veuve de Joseph Hébert, tuée par les Iroquois en 1661, vit sous le toit de sa belle-mère Hélène Desportes. Et Jean Ballié gagne son pain comme domestique engagé de Noël. L’année suivante, Jean travaillait encore pour le compte de Morin. De plus, Zacharie Jolliet, 17 ans, apprenait son métier de charron avec son maître Noël Morin. La ferme possède alors 40 arpents en culture et 12 têtes de bétail. Depuis le 20 juin 1667, on a dressé un procès-verbal au sujet du chemin qui se rend à Sainte-Geneviève. Il était temps de l’améliorer.

Situation des dernières années

En 1668, les dés étaient jetés. L’habitation de la route Saint-Michel, obtenue des pères jésuites le 24 février 1663 dans la seigneurie de Sillery, 2 arpents de front sur 25, attribuée d’abord à Nicolas, passait définitivement à son frère Jean-Baptiste, sieur de Rochebelle. La ferme valait 450 livres. Nicolas avait une dette de 75 livres. Jean-Baptiste accepta cette terre pour 375 livres, valeur d’héritage. Le même jour, 25 février 1668, Noël Morin nomme Rochebelle son procureur ou administrateur.

Noël Morin, en 1664, avait été élu tuteur de Charles-Amador Martin, fils d’Abraham. Le 16 avril 1669, il signe une quittance aux Ursulines de Québec pour une somme de 240 livres, portion d’héritage en faveur de son protégé, qui sera ordonné prêtre le 14 mars 1671.

C’est le 4 mai 1670 seulement que nous apprenons que la partie de terre vendue à Pannier fut rachetée pour la somme de 90 livres par Charles Aubert, sieur de La Chesnay.

Au début de 1671, le 4 janvier, Hélène et Noël précisent leurs intentions: tous leurs biens meubles et immeubles au jour de leur décès seront partagés entre leurs fils Charles et Alphonse, à condition qu’ils les entretiennent dès maintenant et jusqu’à leur mort. De plus, les fils donneront à leur sœur Marie-Madeleine 300 livres, lorsqu’elle se mariera. Puis, le 12 novembre suivant, le sieur de Saint-Luc rend foi et hommage à Louis Couillard, sieur de L’Espinay.

Le maître charron, 64 ans, ne se résigne pas facilement à chômer. Le 15 juin 1673, il accepte de « faire et parfaire » 24 montures de canon et d’en fournir le bois nécessaire. Je connais, dit-il, ces canons de la haute et basse ville. Charles Legardeur, premier conseiller du roi et commandant du Château Saint-Louis, promet de rémunérer ce travail de confiance en donnant à l’ancêtre Morin 40 livres la monture, c’est-à-dire 960 livres.

Noël Morin et Louis Bossé, le 30 octobre 1674, s’entendent à l’amiable. Boss, avait obtenu une habitation à Montmagny. Sans nous expliquer les causes exactes de ce litige, Boss remet sa terre à son seigneur Morin et exige même une compensation de 60 livres. L’on sait qu’entre 1672 et 1676, le fief de Saint-Luc fut morcelé au profit de Guillaume Fournier, Jean Proulx, Alphonse Morin, Pierre Jolliet, Jean Ballié, Michel Isabel, David Corbin, Charles Bazire et Jean Rollandeau.

Les choses en étaient ainsi lorsque la généreuse et brillante Hélène Desportes, épouse fidèle, mère dépareillée et sage-femme appréciée, s’éteignit au coteau Sainte-Geneviève, à la Saint-Jean 1675. Hélas! son acte de sépulture n’est pas inscrit dans le registre de Québec. Mais son nom y paraît plus de 20 fois comme marraine.

La Morinerie

La troisième génération Morin atteignit le nombre de 56 sujets. Tous les enfants de Noël et Hélène naquirent à Québec, où ils furent baptisés entre 1641 et 1656. Ce sont Agnès, Germain, Louise, Nicolas, Jean-Baptiste, Marguerite, Hélène, Marie, Alphonse, Noël, Charles et Marie-Madeleine. Marguerite décéda au berceau. Hélène et 2 garçons moururent durant leur adolescence. Nicolas, lui, avait 23 ans lorsqu’il dut démissionner devant la vie.

Nicolas Gaudry et Ignace Bonhomme, Charles Cloutier, Charles Rageot, notaire, devinrent les maris d’Agnès, de Louise et de Marie-Madeleine, Jean-Baptiste épousa Catherine Belleau; Alphonse, Marie-Madeleine Normand et Angélique Destroismaisons. Ce dernier mourut à Montmagny et fut le seul avec ses 15 enfants à propager le patronyme Morin et Valcourt, une fraction de la grande morinerie canadienne d’aujourd’hui. Quant à Jean-Baptiste, il fit même parti du Conseil Souverain de la Nouvelle-France.

Les deux gloires de cette famille fondatrice Morin sont Germain et Marie. Germain, baptisé le 15 janvier 1642, fréquenta le Petit Séminaire de Québec et reçut le premier l’onction sacerdotale comme enfant du pays, le 29 septembre 1665. D’abord secrétaire de Mgr de Laval, il desservit comme missionnaire et curé plusieurs paroisses dont Château-Richer et Sainte-Anne-de-Beaupré. Il s’éteignit à l’Hôtel-Dieu de Québec, le 20 août 1702.

Marie Morin, filleule de Louis d’Ailleboust, sieur de Coulonges, à l’âge de 13 ans et à la demande de l’évêque de Québec, entra chez les Hospitalières venues de la Flèche à Ville-Marie. Elle fut la première canadienne à prendre le saint habit à Montréal en 1663. Plus tard, Sœur Morin devint supérieure de son couvent. A l’intention des sœurs Hospitalières de Saint-Joseph de France, elle rédigea les Annales de l’Hôtel-Dieu de Montréal, trésor précieux pour comprendre l’histoire. Cette femme héroïque entra dans la gloire le 8 avril 1730.

Si les enfants Morin ont pu faire leur marque dans la société d’alors, c’est parce qu’ils avaient étudié chez les Ursulines ou chez les Jésuites.

Le 30 octobre 1675, après la mort d’Hélène Desportes, le fils Jean-Baptiste s’engagea à soutenir son vieux père à condition que celui-ci lui verse la somme de 1500 livres et la moitié des revenus du fief de Saint-Luc. Le jour suivant, tous les membres de la famille consentirent à vendre à Charles Bazire la totalité de la propriété de Sainte-Geneviève pour la somme de 3000 livres.

Noël Morin, probablement en visite chez son fils Alphonse, mourut à Saint-Pierre-du-Sud le 10 février 1680, en plein hiver. Le corps du défunt fut mis en terre ou dans un petit charnier, à Saint-Thomas. On célébra les funérailles 5 jours plus tard, à Québec. Alphonse et Jean-Baptiste, Gilles Rageot signèrent le registre de Notre-Dame.

Nos ancêtres furent les architectes de la construction de notre peuple. Nous en sommes les maçons. Suivons les plans.

Ces renseignements sont tirés de la Collection Généalogique de Saint-Anne-de-Beaupré.

François Grimard, Chicoutimi, QC

Intéressant…

On sent plein fierté dans ce texte.

Parlant de fierté, si vous savez lire l’anglais, allez sur ce site…

Voici une présentation de l’auteure :

A friend once asked why I study my family’s history. The simple truth is that I love my family very much and will miss those who have passed away until it’s my time to join them. To honor their memory in this way … keeping it alive for those who come after me … is such a small tribute to the happy years we shared together. My (only) regret is that I did not get « hooked » on genealogy in time to ask my grandparents all the questions I am chasing now. On the other hand, it’s like a good book, isn’t it? You turn each page slowly and savor every chapter because you don’t want the story to end!!!
Judi Heit

Elle s’est servie de la formule du blogue pour parler de son ancêtre…

Fort heureusement, elle a su se contrôler.

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2 réflexions sur “L’ancêtre Labatt de la semaine: Noël Morin

  1. Bravo!
    Je suis aussi une descendante MORIN par trois de leurs enfants! soit Agnès, Alphonse et Louise.
    Donc, j’ai du MORIN dans les veines.
    Merci Pierre pour cet ancêtre Labatt ! Prends une Bud Light à ma santé!

    Cela me ferait plaisir de rentrer en contact avec des descendants.
    Merci

    Bonne journée
    Jocelyne

  2. July 2012
    My name is Stephen Morin and I live in Ottawa, Ontario, Canada. I have researched the Morin family from Noél to Me (11th Generation in Canada). If you are looking for any information, kindly do not hesitate to email me at: smorin9141@rogers.com

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