Le début de la rivalité Canadiens-Nordiques en reprise : épisode 1

28 avril 2008

 

Les Belles Histoires de Ste-Anne-des-Plaines


Ne me demandez pas comment j’arrive à écrire toutes sortes d’histoires tirées par les cheveux… À part mon début de calvitie, je ne vois pas de lien.

 

Je suis les saisons, c’est tout.

 

Avril se prêtait bien au poisson d’avril et au baseball, et la fin avril se prête aux séries de la coupe Stanley…

 

C’est aussi la saison des impôts…

 

Je viens de passer mon dimanche encabané en train de m’arracher le peu de cheveux sur la tête avec mes déclarations de revenus.

 

Et dire que l’impôt sur le revenu était une mesure temporaire. J’ai appris ça sur le site de Revenu Québec…

 

Le Canada au 20e siècle

L’impôt sur le revenu des particuliers et la taxe de vente sont instaurés au Canada à partir de 1917, à titre temporaire, à cause des « dépenses extraordinaires » reliées à la Première Guerre mondiale de 1914-1918.

Ah que c’est beau l’histoire!

 

Je ne sais si pas pour le centenaire de cette guerre en 2014, on va enlever l’impôt sur le revenu.

 

Revenons à mon article.


 

Je veux vous mettre en garde.

Toutes mes histoires sont inventées, sauf les personnages que j’y rattache et que j’essaie de faire revivre.


 

Ainsi, Prudent, Victor et Jean-Louis Beaudry ont bel et bien existé, tout comme Abner Doubleday et Alexander Cartwright.

 

Je brode, pour ainsi dire, autour de certains personnages qui ont vécu à Sainte-Anne-des-Plaines en 1852 et qui ont des liens avec Ste-Anne-des-Plaines, une histoire pour vous divertir et, quelquefois, pour vous faire réfléchir.

 

Allons-y donc avec cette fameuse rivalité Canadiens-Nordiques.

 

Elle a commencé en 1852 comme vous vous en doutiez.

L’orfèvre de Ste-Anne-des-Plaines avait toujours rêvé posséder une équipe de hockey dans la ligue Nationale de l’époque.

Si vous allez Googler, vous ne trouverez rien des fameux Nordiques de Ste-Anne-des-Plaines qui ont remporté 24 coupes consécutives, de 1852 à 1877.

Wo, Wo, Capitaine, me direz-vous!

Je ne parle pas de la coupe de Lord Stanley, mais de la coupe Latour, celle de l’orfèvre de Ste-Anne, François Latour.

Coupe Latour

François avait 38 ans en 1852 et vivait seul, bien que j’aurais bien aimé qu’il ait été marié pour faire sa généalogie.

En 1852, lors du passage du recenseur Cyrille Archambault, les voisins de François Latour étaient les Charbonneau, les Gauthier, les Granger et les Lefort.

Ovide Charbonneau était menuisier et était âgé de 26 ans, si le recenseur savait compter. C’est lui qui fabriquait les bâtons de hockey de l’équipe des Nordiques de Ste-Anne-des-Plaines.

Son épouse, Lucie Lacasse avait 27 ans. Le couple avait une petite fille nommée Célanie, âgée d’un an. Lucie était la fille d’André Lacasse et d’Archange Dubé. On connaît déjà la famille Lacasse et un des descendants, Alain Lacasse, responsable des loisirs de Ste-Anne-des-Plaines.

Ovide, quant à lui, était le fils de Joseph Charbonneau et Josephte Chauvin. Il s’était marié avec Lucie le 9 avril 1850.

Leur voisin était Prudent Gauthier, un journalier, âgé de 59 ans. Il avait marié Marie Truchon qui avait eu 44 ans en 1852. Ils avaient encore des enfants qui demeuraient avec eux :

Isidore, 12 ans,

Marie, 11 ans,

Anasthasie, 9 ans,

Octave, 5 ans,

Napoléon, 3 ans et

Damase, 1 an

Un autre voisin, Joseph Gauthier, charpentier de son métier, était âgé de 61 ans. Il était le mentor d’Ovide Charbonneau. Joseph lui avait montré l’art de fabriquer des bâtons de hockey avec des 2 par 4…

Joseph Gauthier avait marié Marie Amable Forget qui avait 56 ans lors du recensement de 1852. Trois fils vivaient encore chez eux :

Isidore, 25 ans

Damase, 23 ans

David, 18 ans

Damase se marierait à la belle Arméline Gouger, la soeur de Sophie, la femme du notaire Léonard Lesieur Desaulniers.

Les trois frères faisaient partie du premier trio de l’équipe et semaient la terreur chez l’équipe adverse, un peu comme les frères Hanson dans le film Slapshot… ou les frères Karamazov, mais là je m’éloigne de mon sujet.

Les fans survoltés criaient « GAU… GAU… GAU… YEAY! à chacun des buts ou lors d’une bataille d’un des trois frères.

Jérémie Lefort était le gardien du fort…

Il était âgé de 29 ans et était reconnu comme l’un des meilleurs cerbères de la ligue des villages au sud des Pays d’en Haut. Il avait épousé Martine Milquette, 25 ans, et avait deux fils : Jérémie, 4 ans et Jules, un an.

Martine était la descendante de Conrad Milker. Ce dernier aurait été un soldat allemand originaire de Hesse, en Allemagne.

Jérémie avait inventé le masque de gardien de buts, invention qui allait être reprise des années plus tard. Il portait aussi une tuque par dessus son masque et parlait à ses poteaux…

Puis, on avait deux des fils de Félix Granger et Pélagie Beaudreau : Romuald et Denis. Deux cordonniers vites sur leurs patins. Romuald avait 23 ans et Denis en avait 28.

Toute une paire de défenses!

De vraies armoires à glace sur la glace.

À glacer de peur tout joueur de l’équipe adverse.

Juste à y penser, j’ai le frisson dans le dos.

Dommage qu’ils ne soient pas dans les listes des photos de Rosario Gauthier…

Denis Granger avait marié la belle Adélaïde Morelle, 18 ans. Romuald était encore célibataire.

Curieusement, à Ste-Anne, trois mendiants avaient été recensés :

Françoise  Granger, 67 ans, Louis Larivière, 85 ans, et Françoise Wilbord, 60 ans. Le recenseur a bel et bien inscrit mendiante et mendiant!

Et il y avait aussi une autre famille bien connue pour ses joueurs de hockey.

Je vous la présente la semaine prochaine…

En attendant, voici un de leurs descendants…