Les Belles Histoires de Ste-Anne-des-Plaines : La rivalité Canadiens-Nordiques

On vit la fièvre du hockey avec les Jeux olympiques, mais ce n’est rien comparé avec l’histoire des Nordiques de Sainte-Anne-des-Plaines…

Voici la rediffusion de la fin de mon histoire inventée de toutes pièces… sur les Nordiques.

Je voulais simplement parler de la famille Gratton de Sainte-Anne-des-Plaines, mais je me suis fait emporter par la fièvre du hockey…


 

 

Exceptionnellement, les Belles Histoires sont diffusées aujourd’hui…

 

J’ai pris congé hier étant donné que c’était la fête des Patriotes.

Anciennement on l’appelait ça la fête de Dollard, mais certains de mes élèves l’appelaient la fête du Dollar (sic). Je leur ai expliqué qu’au début c’était la fête de la Reine, la reine Victoria! Ça leur passait 10 pieds par-dessus la tête…

Pour moi, la fête de la Reine… revêt une signification toute spéciale.

En effet, mon père, qui était pompier dans les années 50 et 60, était de garde, comme plusieurs de ses confrères en congé, pour se poster près des alarmes au coin des rues. C’était avant le 911…

Dans certains quartiers de Montréal, surtout les quartiers du sud-ouest et du centre-sud, on avait comme tradition de sonner des fausses alertes, sans mentionner l’utilisation joyeuse de pétards et de feux de joie.

Passons maintenant en surtemps.

Voici la conclusion de l’histoire des Nordiques de Sainte-Anne-des-Plaines. Cliquez ici pour la troisième période.

Revenons à nos ancêtres et à leurs descendants anneplainois.

Sulpice Gratton a eu ces enfants, peut-être plus. Voici ceux que j’ai retrouvés dans les recensements et dans les banques généalogiques :

Clémence Gratton 1846

Alphonsine Gratton 1848

Joseph Gratton 1850

Élodie Gratton 1855

Vitaline Gratton 1858

Arzélie Gratton 1860

Abondius Gratton 1864

Adélard Gratton

Amédée Gratton

C’est Abondius qui nous intéresse. Le voici dans le recensement de 1901 :

Gratton Abanclius         M   Head      M         Jun 29    1854     36

Gratton Clémence        F    Wife      W         Sep 20    1827     73

Le transcripteur a écrit Abonclius…

On le voit avec sa mère qui est veuve.

C’est Clémence Forget…

Revoici Abondius avec sa petite famille en 1911 :

Gratton Abondius M      Head      M  Jun  1864 46

Gratton Diana    F      Wife      M  Jul  1886 25

Gratton Yvonne   F      Daughter  S  Aug  1903  7

Gratton Florida  F      Daughter  S  Dec  1905  5

Gratton Viateur  M      Son       S  Mar  1907  4

Gratton Flore Hélène  F Daughter  S  Jul  1908  2

Gratton Pierre   M      Son       S  Apr  1911  2/12

Gratton Clémence F      Mother    W  Dec  1826  85

Clémence vit encore avec son fils.

Mais, c’est le petit Pierre qui nous intéresse. Il a deux mois.

Voici une photo de la famille Gratton.

Elle vient de la collection de Rosario Gauthier.

Cliquez sur l’image pour agrandir.

Pierre Gratton est sur la galerie à l’extrême-droite.

Cliquez ici pour voir sa fiche généalogique.

ll est le père de Jean-Guy Gratton, l’ex-hockeyeur des Jets de Winnipeg.

Jean-Guy était une personne extrêmement sympathique, et j’imagine, l’est toujours. Il avait un commerce de club vidéo à Ste-Anne et j’y allais souvent.

Pierre Gratton avait aussi d’autres fils : Gilles et Jacques. Jacques Gratton a été maire de Ste-Anne-des-Plaines. Gilles Gratton est le père de Benoît Gratton lui aussi joueur de hockey.

Une petite anecdote…

Jean-Guy et moi avons joué pour la même équipe, sauf que moi, c’était pour les Bears de Hershey de l’école Adélard-Langevin quand j’étais en 6e année.

Les deux seuls faits marquants de ma carrière de hockeyeur furent une montée à l’emporte-pièce comme défenseur… mais comme je ne savais pas trop quoi faire avec la rondelle, j’ai fait une passe arrière!

« Ma parole ! »

L’autre fait saillant, une punition pour avoir donné de la bande… je ne savais pas comment arrêter et j’ai bousculé un joueur qui passait par hasard près de la bande…

« Quelle mauvaise pénalité… On ne peut pas permettre une telle punition à ce point-ci de la rencontre… »

Mais le hasard, ça n’existe pas. En tout cas, le joueur doit s’en rappeler encore.

Quant à Benoit Gratton, il a joué douze matchs avec le Canadien de Montréal et a marqué un but et a eu une passe avec la Sainte Flanelle.

Benoît joue maintenant en Allemagne pour les Freezers de Hambourg. Vous ne me croyez pas n’est-ce pas?

Alors, expliquez-moi ceci

Voici toutes les statistiques de Benoît :

Voici une vidéo sur YouTube

Voici un lien vers un article de Radio-Canada sur son parcours au hockey.

Si l’histoire de Benoît est vraie…, le reste l’est aussi, non!

C’est donc ainsi que prend fin la grande rivalité entre les Nordiques de Ste-Anne-des-Plaines et le Canadien de St-Lin.

Nah… Nah… Nah… Nah…

Nah… Nah… Nah… Nah…

Hey… Hey… Hey…

Goodbye!


La verte Irlande

Mon père ne parlait pas beaucoup, tout comme son père d’ailleurs.

Il aimait beaucoup parler des Irlandais par contre.


Il pensait même avoir des ancêtres irlandais.

Il aurait été déçu, car je n’ai jamais rien trouvé du côté paternel ni maternel.

Par contre, il aurait été content d’apprendre que sa bru était une descendante directe de Tec Cornelius Aubrenan… le premier Irlandais à mettre le pied en Amérique.

Il pensait aussi qu’il avait été un enfant adopté et que sa mère n’était pas sa vraie mère… Ça il ne me l’a jamais dit. C’est son frère qui me l’a dit cette année.

Je lui aurais appris, mais je ne le savais pas à l’époque de nos brèves retrouvailles en 1990, que ses parents ne s’étaient jamais mariés. Il était le premier enfant du couple. Léo Senior avait mis une de ses employées enceinte. Juliette et son beau Léo ont décidé de fonder une petite famille…


S’il avait connu ses racines, ça aurait peut-être changé le cours de l’Histoire de toute la  famille…


Bon assez de « si » et passons à la suite de l’article de vendredi dernier.

Vous pensiez tout de même pas que j’allais simplement me contenter d’une petite recherche sur les ancêtres du beau-père de mon beau-frère.

En fait, je me suis dit qu’un jour mon petit filleul virtuel et moi parlerions généalogie et il voudra me poser une foule de questions sur mon grand-père maternel.

J’aime autant en savoir plus que moins… et me préparer à l’avance.

En allant me promener sur le recensement de 1911 de l’Irlande, j’ai trouvé cette famille…

1911

Residents of house number 5 in Moyriesk (Spancelhill, Clare)

Kelly     Daniel     45     Male     Head of Family     R Catholic Clare     Coachman D Servant
Kelly     Anne     40     Female     Wife     R Catholic     Clare
Kelly     Frank     17     Male     Son     R Catholic     Clare
Kelly     Anne     15     Female     Daughter     R Catholic     Clare
Kelly     William     11     Male     Son     R Catholic     Clare
Kelly     Dan     8     Male     Son     R Catholic     Clare
Kelly     John     5     Male     Son     R Catholic     Clare
Kelly     Martin     3     Male     Son     R Catholic

Ce sont des catholiques romains.

Les enfants sont sans doute tous baptisés, car les limbes existaient en 1911, du moins en Irlande.

On a donc la petite famille de Daniel Kelly et Annie Kelly, que je soupçonne d’être nulle autre que Annie O’Donaghue.

Ce sont ces parents que j’ai trouvés dans l’acte de mariage des parents du grand-père de mon petit filleul. Daniel Kelly et Lucienne De Chantal se sont mariés en 1939.

Tout n’est que présomption sur l’ancêtre irlandais de mon petit filleul, mais les Daniel O’Kelley, Kelley ou Kelly nés vers 1905  dans le comté de Clare en Irlande, ça ne devait pas courir les rues.

Par contre, le petit Daniel dans le recensement serait né en 1903.

Ça contredit ce que le grand-père m’avait dit avant que les hamburgers et les hot dogs n’atterrissent à côté du laptop.

Je suis allé voir si un recensement existait en 1901.

Il en existe, mais pas pour tous les comtés.

Heureusement, le comté de Clare avait été recensé.

Voici la même famille en 1901.

1901 Census of Population of County Clare;

District Electoral Division: Templemaley;

Townland: Toonagh Commons

Kelly      Daniel      Head of Family      34 Male Coachman-Domestic Servant  Married
Kelly     Anne     Wife     29     Female     Married
Kelly     Francis     Son     7     Male     Scholar
Kelly     Mary E     Daughter     6     Female     Scholar
Kelly     Nano     Daughter     6     Female
Kelly     Thomas     Son     4     Male
Kelly     William     Son     7 mths     Male

J’ai aussi trouvé ce Daniel Kelly étrangement recensé à l’emploi d’un juge de paix, le juge Robert Hume Crowe. Le juge avait une fille qui a marié un Irlandais de la bourgeoisie…

Robert Hume Crowe est le fils de Thomas Crowe.

Il a marié Geraldine Sophia LESLIE-FOSTER, fille de James Thomas LESLIE-FOSTER et Henrietta Louisa Mahon, le 14 novembre 1872.

Robert Hume Crowe vivait à Toonagh. Il était juge de paix dans le comté de Clare.

Il vivait dans la maison Dromore House.

Thomas Crowe, son père, avait été victime d’un attentat…


Quant à l’épouse du grand-père, elle m’a écrit la semaine dernière.

Elle me dit que le nom des ancêtres de son mari était O’Kelley et qu’il a été changé sans savoir trop comment par Kelly.

Je lui ai dit que les recensements sont des sources, mais qu’ils sont loin d’être nécessairement fiables à 100 %.

Je pense qu’elle a un peu de misère à saisir toute cette complexité, et que ça ne vaut pas la peine de poursuivre mes recherches et de lui parler en plus du juge de paix et de sa fille.

En tout cas, si ça vous tente un jour d’aller visiter le comté de Clare, cliquez ici.

Voici également une carte …


Demain, la période de surtemps avec la reprise des Belles Histoires.

On me dit que Jean-Guy est revenu de vacances.

Pouvez m’aider…?

C’est ce qu’une personne m’a demandé il y a un mois en m’écrivant un courriel…

Bonjour,

Je suis à la recherche de ma famille paternelle originaire de la région de Montréal que je n’ai pas vu depuis 45 ans, c’est pourquoi que je fais appel à votre aide.

Voici le peu d’information que j’ai, il peut y avoir quelques erreurs, j’ai obtenu ces informations par des personnes qui ont été très aimables de répondre à ma demande…[ ] Si cela vous dit quelque chose, vous seriez bien aimable de communiquer avec moi par courriel afin de me donner des renseignements qui me permettraient de communiquer soit avec un oncle ou une tante afin de répondre à quelques interrogations que je me pose depuis de nombreuses années concernant ma famille.

Je ne veux pas bouleverser la vie de personne, mais seulement connaître mes origines.

J’ai maintenant 50 ans, il me reste moins d’années à vivre que j’en ai de vécues, j’aimerais donc "si possible" connaître cette famille, car, vaut mieux tard que jamais.

Merci d’avoir pris le temps de lire ma lettre. Espérant avoir des nouvelles de la famille Chartrand un jour.

Comme mon arrière-grand-mère maternelle se nomme Élise Chartrand, je ne pouvais refuser…

Je n’aurais pas refuser de toute façon.

Ça, c’est gentil mon arrière-petit-fils…


J’ai donc essayé de l’aider en entrant ses informations sur mon site My Heritage, et j’ai eu un Smart Match…, mais l’aide m’est arrivée d’ailleurs comme par hasard quand j’ai eu ce message…

J’ai trouvé ‘un match’ de ces deux personnes avec vous. Quel est votre intérêt avec la famille Lusignan ?

M. L.

On s’en reparle lundi prochain, car demain, je finalise le dossier de mon petit filleul.


Coudonc… y devait pas faire ses impôts lui !

Oui, je sais.

Je devais faire mes déclarations d’impôts et mettre de côté mon blogue, mais…

Sauf que l’ascenseur devait remonter…

J’ai eu ce courriel dimanche.

Bonjour,

Merci beaucoup pour votre réponse.

S.V.P. noter que monsieur Chartrand est effectivement le neveu de ma tante par alliance.

Grâce à vous, j’ai pu le mettre en contact avec elle.  Les erreurs généalogiques qu’il avait en mains pourront être facilement corrigées.

J’avoue que je suis très excitée pour lui mais aussi un peu triste à l’idée que mes propres recherches sont je crois sans issue.

Revenez jeudi pour la suite…
, je me mets sérieusement à travailler sur mes impôts.

Ne soyez pas inquiet…

Je vais me mettre en mode impôts dans les prochaines semaines.

Comme vous le savez l’impôt sur le revenu a été créé lors de la Première Guerre mondiale. Ce devait être une mesure temporaire.

La fréquence d’articles sur mon blogue lors de ces prochaines semaines sera aussi temporaire, du moins je l’espère.

À vendredi prochain pour la verte Irlande.

Les Belles Histoires de Ste-Anne-des-Plaines : La rivalité Canadiens-Nordiques

Voici la dernière période de l’histoire des Nordiques de Sainte-Anne-des-Plaines. Cliquez ici pour la deuxième.

12  mai 2008

Une des plus sombres périodes de l’histoire des Nordiques s’est produite en 1864, lors du fameux match du Vendredi Saint.

La bataille du Vendredi saint fut l’apogée de la rivalité Canadiens de Saint-Lin et Nordiques de Sainte-Anne-des-Plaines…

Wo Wo Capitaine…

Eh oui, Saint-Lin avait aussi son équipe. Celle-ci déménagerait à Montréal en 1908.

Les Canadiens de St-Lin et les Nordiques de Ste-Anne-des-Plaines s’affrontèrent pour la première fois le 13 octobre 1859 au Forum de St-Lin. Les Canadiens gagnèrent le match 3 à 1, mais les Nordiques eurent leur revanche le 28 octobre au Colisée de Ste-Anne.

En 1862, la première confrontation Nordiques-Canadien en séries éliminatoires créera un engouement jamais vu. Lorsqu’elle enfile le but victorieux dans le cinquième match décisif de la demi-finale de division, l’équipe de Sainte-Anne-des-Plaines vient d’imposer le respect et de donner le signal du début de ce qui, très bientôt, divisera les familles et tout le territoire du sud des Pays d’en Haut en deux clans.

Ce fut le début de la rivalité Canadiens-Nordiques ou Nordiques-Canadiens, dépendant de quel bord de la clôture que vous étiez…

Cette rivalité allait déchaîner les passions dans la région des Basses-Laurentides pendant une quinzaine d’années.

Cette rivalité atteindra son paroxysme le 20 avril 1864 au Forum de St-Lin à l’occasion du sixième match de la finale de la division des Pays d’en Haut. Saint-Lin menait alors la série trois victoires à deux.

Des événements disgracieux eurent lieu au terme de la deuxième période. Les Nordiques avaient une avance de 2 à 0 et semblaient dominer la rencontre. Au cours du deuxième engagement, un joueur des Nordiques, dont je préfère taire le nom pour éviter des représailles à ses descendants, chargea à deux reprises le gardien des Canadiens. Les esprits s’échauffèrent. Une première bagarre éclata entre deux joueurs. Au moment où l’altercation semblait terminée, le joueur des Nordiques assomma celui du Canadien d’un coup de poing sournois à la tempe, ce qui déclencha le début des hostilités entre les deux clubs.

Une fois que les deux équipes eurent regagné leurs vestiaires respectifs, l’arbitre distribua les pénalités. Inexplicablement, il attendit leur retour sur la patinoire pour les faire connaître. Ainsi, des joueurs expulsés après la première altercation participèrent à la seconde bagarre générale.

Une fois le calme revenu, l’arbitre décerna 198 minutes de pénalités, 94 à Saint-Lin, 104 à Sainte-Anne-des-Plaines, et douze joueurs furent expulsés. Cette bataille fut le point tournant de la rencontre. Saint-Lin combla son retard de deux buts, puis l’emporta 5 à 3 et élimina les Nordiques.

Les deux équipes ne se rencontreront que quatre autres fois en séries. Le choc de 1864 demeure, à ce jour, le plus mémorable dans l’esprit des plus ardents partisans des Nordiques comme de ceux du Canadien.

L’année suivante, en 1865, les Nordiques s’offrirent une douce revanche en éliminant le Canadien dans le septième match. Et que dire de 1867? Le but refusé fait encore jaser dans les chaumières. Les Nordiques eurent d’ailleurs beaucoup de mal à se remettre de ce revers amer. Suivront des années de vache maigre, où l’équipe éprouva toutes sortes de difficultés. Les Nordiques devinrent les Nordindes!

Il fallut attendre le printemps de 1873 pour que la flamme se ravive. En demi-finale de division, Sainte-Anne-des-Plaines s’imposa lors des deux premiers matchs, créant la surprise face au Canadien qui venait de connaître une très bonne saison. Avec de nouveaux joueurs, on sentait un vent d’optimisme. Mais c’est le moment qu’avait choisi un certain jeune gardien pour livrer l’une des plus incroyables performances de sa vie.

Le dernier face-à-face eut lieu à Sainte-Anne-des-Plaines, le 26 avril 1875. Un verdict nul de 1-1 qui laissa tout le monde à la fois triste et indifférent. La nouvelle réalité économique du sport professionnel avait sonné le glas des Nordiques. Avec leur départ annoncé pour le Colorado et devenir les Avalanches, c’était toute une époque qui s’envolait avec eux. Et depuis, les nouveaux Canadiens de Montréal et ses fans se cherchent encore un adversaire qui soulèvera les passions.

Bon, je le savais, je me suis laissé emporter et j’ai oublié de parler des Gratton, fiers descendants de Sulpice.

On s’en va donc en surtemps…

Si ça continue, on va se rendre jusqu’en juin et on va encore parler hockey, et moi qui voulait vous parler de poutine.

Si vous n’avez pas cliqué sur les hyperliens dans mon article, vous avez manqué quelque chose! Voici tous les vidéos d’archives de Radio-Canada. Allez dans Thématiques, ensuite Sport et hockey.

Je n’ai pu résister à la tentation…

Je me demande si je dois mettre en ligne ce genre d’article ce matin…

Ma femme ne veut pas que je parle de sa famille sur mon blogue.

Je vais donc respecter ça et parler plutôt de la belle-famille de mon beau-frère.

Samedi, on devait fêter mon petit filleul…, mais vendredi soir, sa mère l’avait amené au Mc Do et il avait passé sa nuit du vendredi à samedi debout à vomir…

Mon beau-frère m’a appelé samedi matin pour me dire qu’on remettait ça dimanche.

En fait, mon petit filleul n’est pas encore mon vrai filleul.

Il a eu huit ans, mais ses parents ne l’ont pas fait encore baptiser

Dommage, car j’aurais bien aimé ça être parrain. Ça aurait été la première fois.

Je me dis que j’aurais pu forcer la note il y a huit ans et parler des limbes aux parents, mais heureusement pour moi, j’ai appris tout récemment que les limbes n’existaient plus.

En tout cas, c’est Monsieur Wikididi qui dit ça… Et il doit savoir ce qu’il dit, du moins je crois…

Dès 1984, le cardinal Ratzinger (futur Benoît XVI), alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, considérait à titre personnel que la notion de limbes n’était qu’une hypothèse et que cette hypothèse pouvait être abandonnée. En 2004, la Commission théologique internationale a entamé une réflexion sur ce sujet. Lors de son assemblée plénière du 2 au 6 octobre 2006, elle a déclaré que « l’idée des limbes, comme lieu auquel sont destinées les âmes des enfants morts sans baptême, peut être abandonnée sans problème de foi. » Cette conclusion sur les limbes des enfants est confirmée en 2007. D’après le document final, la privation de la vision de Dieu pour ceux qui sont marqués par le péché originel, ainsi que l’avait affirmé Innocent III, demeure un article de foi. La Commission estime toutefois que la privation de la vision de Dieu pour les enfants morts sans baptême et l’existence des limbes sont des « thèses théologiques » ou des « enseignements courants », mais ils n’ont pas la valeur d’un article de foi : « il y a lieu de croire que Dieu pourvoit au salut de ces enfants, précisément parce qu’il n’a pas été possible de les baptiser »[7]. L’existence des limbes n’est pas complètement écartée mais demeure une possibilité parmi d’autres.

J’aurais eu donc l’air fou de leur parler des limbes en 2002.

Revenons plutôt à la généalogie.

Les beaux-parents de mon beau-frère ne sont pas d’origine canadienne-française, par contre, je m’accommode raisonnablement très bien avec eux.  Comme je voulais trouver un sujet de discussion, autre que les Jeux olympiques, j’ai décidé de parler généalogie, avec la grand-mère maternelle en premier, question de voir les réactions du grand-père maternel dont le père était Irlandais et la mère était une Canadienne française.

J’ai commencé en parlant des ancêtres irlandais de ma femme, le fameux Tec Cornelius Aubrenan. Je ne vous raconterai pas l’histoire de Tec une autre fois, car je l’avais fait sur mon ancien blogue en écrivant six articles.

Juste dire qu’il avait été capturé par les Iroquois.

Le 24 mars, 260 Iroquois firent irruption sur la ferme, surprenant quinze travailleurs, dont Cornelius et Tessier. Le groupe était cependant armé puisque, plus tôt cet hiver, treize autres hommes avaient été capturés par les mêmes Amérindiens. Après une brève escarmouche, dix hommes, dont Cornelius et Tessier, furent faits prisonniers.

Vous pouvez cliquer ici pour le premier… et ici pour le dernier…

Le cinquième article vous donnera les liens avec les autres…

Je sais que c’est un peu compliqué, et c’est justement la raison pourquoi je suis déménagé sur WordPress.

En parlant des Irlandais devant le grand-père, je savais que cela ne tomberait pas dans l’oreille d’un sourd.

Toutefois, en fin renard, j’ai demandé en premier à son épouse de me parler de ses ancêtres.

Elle est d’origine polonaise, pas nécessairement dans mes cordes, mais quand on est passionné, on ne s’arrête pas à ce petit détail.

On a donc parlé de ses ancêtres en attendant le dîner et je lui ai dit que je mettrais toutes ses informations sur mon site familial et qu’elle pourrait les consulter à sa guise. Puis, je lui ai demandé si elle avait des photos de ses ancêtres.

Elle m’a dit que sa mère avait… brûlé toutes les photos de famille.

Je lui ai ensuite montré mon site familial My Heritage sur le portable de ma belle-soeur.

Son mari a commencé à s’ouvrir un peu et à être plus loquace.

Il m’a dit que son père était né en Irlande et qu’il avait vécu dans le comté de Clare. Il a ensuite parler de sa mère, une Canadienne française. Quand il a voulu regarder par-dessus mon épaule mon site de généalogie sur l’écran du portable, mon beau-frère est arrivé avec les hamburgers et les hot dogs.

Méchant timing vous me direz…, mais on avait faim !

Il a fallu tout serré, car la moutarde et la relish ne font pas bon ménage avec un portable…

On n’a donc pu poursuivre, mais j’avais ramassé assez d’informations pour me lancer à la recherche des ancêtres irlandais du grand-père de mon petit neveu sauvé des limbes.

Le soir, de retour à Sainte-Anne, je me suis mis à chercher vous devinez quoi…

J’ai découvert qu’on avait le recensement de 1911 de l’Irlande sur Internet.

Cliquez ici.

J’ai pu y trouver, du moins je pense, le père du grand-père de mon petit filleul avec sa petite famille. Son ancêtre était un cocher et un domestique en Irlande en 1911.

J’ai envoyé tout ça à la femme du grand-père maternel pour qu’elle lui en fasse part.

Je ne sais pas par contre si ça va encore l’intéresser…

Sinon, un beau jour, j’amènerai mon petit filleul au Mc Do et je lui parlerai de ses ancêtres irlandais…

On nage en plein mystère…

Oubliez Émilia à 54 ans.



On a découvert que ce qui était écrit au verso était 49 ans !

On retourne à la case départ.

Sauf que…


Je crois que c’est cette dame au mariage d’Imelda.

Mais qui est-elle ?


Quant à elle, Francine cherche comme une bonne.

Bonjour Pierre et Simon,

Je pense que ce n’est pas derrière cette photo qu’il est écrit : maman 45 ans.

C’est celle ou il y a ma grand-mère avec son tablier.

Derrière la photo de la dame inconnue, il est plutôt écrit :   49

Je vous envoie un montage des deux "scans" de Simon.

Je me gratte la tête depuis que j’ai vu cette photo, car malgré une certaine ressemblance dans la posture, je ne reconnais pas du tout ma grand-mère.

S’agirait-il de la mère de grand-maman Émilia?

Octavie Guillet (naissance 1855 selon le recensement 1901)

Sinon, si c’était sa soeur, Alida (naissance 1895 selon le recensement) la photo daterait de 1944.

Ce qui ne fait pas de sens selon moi.


Francine

On nage en plein mystère…

Émilia Beauchamp à 54 ans

Francine et Simon travaillent fort pour retracer leurs ancêtres…

Francine travaille fort aussi pour trouver l’identité des gens dans l’auto-mystère.


Voici le dernier courriel de Simon adressé à sa cousine Francine et à moi.

Bonjour Françine et Pierre,

Très intéressant vos observations.

Lorsque Françine m’a fait parvenir la photo avec les deux François D’assise avec Alfred et Jacques Guenette, j’ai remarqué une chaise de bois avec le mur derrière et je me suis rappelé d’une photo avec la même chaise et mur, donc prise la même journée !

Imelda et ses soeurs doivent avoir fait le partage des photos à un moment donné et les voici réunis à nouveau !

Je vous les attache !

Merci Françine pour la photo.

Je copie tout ça dans une mémoire usb, c’est précieux.

Simon

Voici la photo de Francine.

Et celle dont parlait Simon…

Émilia, Antoinette, D’Assise Beauchamp et Aline la fille d’Antoinette

Voici une autre photo d’Émilia. À l’arrière, on a écrit Émilia 54 ans


Je ne suis pas Émilia Beauchamp… C’est tu clair !

Et on a encore une autre auto…

Les Belles Histoires de Ste-Anne-des-Plaines : La famille Gratton

Voici la deuxième période de l’histoire des Nordiques de Sainte-Anne-des-Plaines.

Cliquez ici pour la première période et lisez bien l’avertissement que j’y ai mis avant de procéder à la lecture…


5 mai 1877

 

 

La défaite avait été très dure à avaler pour la famille Gratton.

Les Nordiques menaient 3 à 1 lors du cinquième match quand les Flyers de Sainte-Sophie ont remonté la pente et l’ont remporté 6 à 2, éliminant ainsi les Nordiques en cinq matchs.

R.J. Umberger, un descendant de Monsieur Burger, et Daniel Brière s’étaient illustrés durant cette série, tout comme le petit Biron. Brière était fort probablement un des descendants éloignés d’Amable Brière, un des tout premiers colons de Ste-Anne-des-Plaines. Daniel avait préféré se joindre aux Flyers de Sainte-Sophie en 1877 au lieu de l’équipe de Sainte-Anne-des-Plaines.

J’ai justement trouvé un texte dans le livre de l’abbé Dugas hier matin. On ne parle pas de Daniel Brière, mais on parle d’Amable Brière…

Un vieux colon du nom d’Amable Brière, mort à Ste-Anne-des-Plaines, en 1844, à l’âge de 99 ans et 8 mois, racontait aux anciens habitants de la paroisse, qu’un an avant son mariage il était venu explorer cette partie de la colonie et qu’il n’y avait pas trouvé un pouce de terre en culture…

 

Les Nordiques ne remporteraient donc pas une 25e coupe Latour d’affilée, mais Sulpice Gratton avait réalisé un grand rêve.

Un peu comme Gordie Howe, Sulpice avait toujours rêvé jouer avec ses fils dans une ligue de hockey professionnel avant de prendre sa retraite.

Son rêve se concrétisa en 1877, quand Sulpice joua sur une même ligne avec ses fils Joseph et Abondius.

Abondius n’était âgé que de 13 ans, mais il était un vrai prodige au hockey.

Sulpice avait aussi deux autres fils, Adélard, âgé de 11 ans et Amédée, mais ce dernier n’avait que 3 ans et patinait sur la bottine. Il rêvait plus d’une carrière en patinage artistique.

 

Quelques années plus tard, les Nordiques de Ste-Anne-des-Plaines seraient vendus à des intérêts américains et déménageraient au Colorado. Dans un courriel la semaine dernière, Benoît, un de mes lecteurs, m’avait parlé des Maroons, mais il a dû certainement se tromper…

L’année suivant le départ, l’aréna de Sainte-Anne-des-Plaines ainsi que le Temple de la Renommée du hockey furent détruits lors de deux incendies suspects.

Les Nordiques de Sainte-Anne-des-Plaines sombrèrent dans l’oubli, sauf pour ce vieux chandail exposé au Temple de la Renommée du hockey à Toronto.

Toujours est-il qu’en 1852, un cultivateur nommé Sulpice Gratton vivait tranquillement avec son épouse et ses enfants. Son père Joseph Gratton et sa mère Sophie Boisvert vivaient également dans le ménage.

Voici le recensement de 1852 pour le prouver. On n’invente pas l’histoire.

Gratton, Sulpice        Cultivateur    32      M

Forget, Clémence     25      F

Gratton, Joseph       Rentier         62      M

Boisvert, Sophie       Rentier          57      F

Gratton, Marguerite 20      F

Gratton, Ludger        Journalier      17      M

Gratton, Albina          13      F

Gratton, Marie           10      F

Gratton, Clémence    6        F

Gratton, Alphonsine 4        F

Gratton, Joseph         2        M

La saison des récoltes était terminée et François Latour, l’orfèvre de Ste-Anne-des-Plaines, l’avait approché pour diriger ses Nordiques.

Sulpice était l’homme tout désigné pour l’emploi.

Il était un joueur de hockey très doué et également un fin stratège. François Latour l’a donc embauché comme joueur-instructeur de ses fameux Nordiques.

Voici d’ailleurs une photo de Sulpice Gratton alors qu’il approchait la soixantaine.

circa 1877

Et une des rares photos de Sulpice Gratton…

Sulpice Gratton

J’ai aussi retrouvé les photos des trois frères Gau… Gau… Gauthier… Les trois “goons” de l’équipe.

Les photos dateraient des années 1860.

Sulpice les avait embauchés pour sauver la concession qui battait de l’aile droite et de l’aile gauche…

Isidore Gauthier

Damase Gauthier

David Gauthier

J’ai retrouvé en plus dans les archives une des rares photos du gardien Jérémie Lefort…

Jérémy Lefort

À la semaine prochaine pour la dernière période de l’histoire des Nordiques de Sainte-Anne-des-Plaines…

À moins qu’on aille en surtemps!

 

En me documentant sur ma série d’articles, je suis aussi allé faire un tour sur E-Bay et j’ai trouvé ça…

et pas cher en plus!