Pierre Gratton, 1911-2009

Voici ce que j’ai mis dans les avis de décès du Cyber journal SADP quand je m’occupais de mettre en ligne les avis de décès.

À Sainte-Anne-des-Plaines, le 18 novembre, à l’âge de 98 ans, est décédé monsieur Pierre Gratton, époux de feue madame Rita Racine.

Il laisse dans le deuil ses enfants Gilles (Louise), Jacques (Régina), Jean-Guy (Nicole). Monique, Daniel (Gaétane), ses six petits-enfants et ses dix arrière-petits-enfants ainsi que des parents et amis.

La famille recevra les condoléances à la  Maison Funéraire Groulx, 173, boulevard Ste-Anne, à Sainte-Anne-des-Plaines le dimanche 22 novembre de 14 h à 17 h et de 19 h à 22 h.

Les funérailles auront lieu à 11 h, lundi le 23 novembre en l’église de Sainte-Anne-des-Plaines.
Ouverture du salon lundi 9 h a.m.

Je mettais en ligne depuis presque deux ans les avis de décès sur le Cyber journal. Jean-Frédéric avait commencé et j’avais pris la relève.

Je trouvais ça important d’offrir ce service et aussi de permettre aux gens d’avoir la possibilité de mettre leurs commentaires.

J’aimerais vous parler un peu de la famille Gratton.

Une lectrice m’avait envoyé cette photo l’année dernière.

famille Gratton

C’est la famille d’Abondius Gratton et Diana Pellerin. Elle est prise au début des années 20.

Pierre est à droite complètement.

J’ai connu plusieurs des fils de monsieur Gratton tout comme quelques-uns de ses petits-enfants.

J’offre mes plus sincères condoléances à toute la famille.

On fait boucherie… Prise deux

boucherie à Sainte-Anne

Bonjour M. Lagacé,

Cette photo a été prise au haut Trait-Carré vers mi-novembre 1930. De gauche à droite,  mon grand-père Edmond Lauzon, le petit enfant devant lui, c’est mon père Jacques.

C’est probablement le seul moment où j’ai vu mon père en… robe.

Il me disait qu’à cette époque, les jeunes garçons du rang ne portaient pas vraiment de pantalon.  Vers 5 ou 6 ans, là, il avait droit à un pantalon aux pattes très bouffantes.  Il y a bien entendu, le cochon de 400 livres mais dont j’oublie le nom (ha! ha! ha!).

C’est suivi de mon oncle Charlemagne-Auguste, oncle Phillibert (il fume la pipe).

L’autre petit au pantalon rapiécé, c’est l’aîné, Raymond et bien entendu tante Germaine.

Comme racontait tante Germaine, “c’ temps de l’année était froid et ça conservait mieux  la viande.  De Noël, jusqu’aux Rois, sur la table, il fallait ben avoir du ragoût de pattes, des tourtières pis le lard salé”.

“C’est mon grand frère Edmond, qui saignait le cochon en matinée. Il avait appris la façon de faire de mon oncle Éphrem.  Il ne fallait pas qu’il manque son coup, car le cochon pouvait s’échapper et faire le tour de la grange une couple de fois avant de le rattraper pour le saigner de nouveau”.  C’était déjà arrivé chez le voisin, M. Napoléon Hogue, qu’a disait.

“On  laissait l’animal refroidir, puis en début d’après-midi, on l’ débitait. Le cochon  devait être pesant, ça faisait plus de lard pour se rendre à l’été suivant”.

Comme vous le voyez, sur cette photo, toute la famille participait à la corvée… que le temps des Fêtes va être bon!   En passant, ne cherchez pas la chaudière pour ramasser le sang, la spécialité de Tante Germaine était d’en faire rapidement le boudin.

(Cette photo m’a toujours intriguée, observez bien, ces gens sont confiants et souriants)     Mais qui était donc le photographe de service?… cousin Rodrigue?

Les courriels d’Yvon sont tellement savoureux…

Maintenant, il nous reste à trouver le nom du cochon.

On fait boucherie…

Yvon Lauzon récidive…

Bonsoir M. Pierre,
je vous envoie une photo de ma tante Germaine.
Je suis en train de préparer un petit texte pouvant accompagner la photo.  Vous devriez le recevoir d’ici la fin de semaine.
Merci pour vos histoires et super-montages.  Il y en a qui m’ont fait beaucoup rire.
En terminant, je ne savais pas qu’en parlant d’un morceau de gâteau dans le dernier courriel, conséquemment, ce courriel devenait savoureux!
A bientôt!

Yvon L.
(Je suis certain, que vous avez déjà une petite idée des personnages sur cette photo)

boucherie à Sainte-Anne

Je vous reviens demain, question de vous mettre l’eau à la bouche…

Pour une surprise, c’en fut tout une…

La petite Germaine accompagnait monsieur le curé, car elle tenait à aller rendre visite à sa grande amie Anne.

En arrivant à la ferme, monsieur le curé Coursol eut toute une surprise …

Il vit l’enseigne de Georges et plein d’autres décorations bizarres.

maison des Allen 2

- Good day Mister le cure.

- God day Monsieur Allen. How whiz whiz yoo?

Le curé Coursol était tout estomaqué de voir ces décorations. Il y en avait sur la galerie, sur les arbres, sur les murs de la grange. Bref partout.

Anne se berçait et avait un drôle de costume noir.

- Good day Mister le curé Coursol, lui dit-elle. To what do we owe the pleasure of your visit?

Monsieur le curé n’avait pas saisi la question.

- God day Ms Allen. How whiz whiz yoo and this coustume?

Germaine qui était maintenant parfaite bilingue grâce à Anne étouffait un petit rire en entendant l’anglais de monsieur le curé

Quant à Anne, elle ne lui répondit pas et monsieur le curé pensait qu’elle faisait la sourde oreille.

- Oh she’s fine Mister le cure. Today is her birthday you know… She’s 85.

Monsieur le curé n’était pas parfait bilingue, mais réussit à comprendre que c’était l’anniversaire de naissance d’Anne.

- 85! My Good… She looks at the full most 82…

Anne Allen était donc né en 1826.

Ce que les gens ignoraient, c’est que Anne Allen avait été la dame de compagnie de la reine Victoria quand elle était jeune…

Oui, oui, Victoria celle-là même qui avait donné son nom à un pont à Montréal.

reine Victoria en 1887

reine Victoria

pont Victoria

pont Victoria

C’est lors du décès de la reine en 1901 qu’Anne émigra au Canada.

Bon laissons les mondanités de côté et revenons à nos citrouilles.

Les champs de Georges regorgeaient de citrouilles, des grosses, des petites, des vertes et des pas mûres…

Des citrouilles vertes…

Eh oui ! C’était sa spécialité.

Voici pour les néophytes, un lien vers Monsieur Wikidididi sur les citrouilles.

C’est là qu’on nous apprend que les potirons et les citrouilles ne sont pas la même chose.

La semaine prochaine, la famine s’abat sur Sainte-Anne…

Méo Racine, 1944-2009

Je vous envoie sur l’éditorial de Jean-Frédéric Martin.

Cliquez ici.

Les ancêtres de Méo sont Étienne Racine et Marguerite Martin.

J’ai trouvé ceci sur Internet…

Vous verrez que Méo n’était pas n’importe qui ni ses ancêtres d’ailleurs…

ÉTIENNE RACINE

Né entre 1601 et 1607, dans le petit village de Fumichon, situé près de l’évêché de Lisieux, en Normandie. Étienne Racine le fils de René Racine et de Marie Loysel.

Étienne Racine arrive dans la colonie vers 1635. Il décide de fonder un foyer, le 22 mai 1638, avec Marguerite Martin, fille d’Abraham Martin, dit l’Écossais et de Marguerite Langlois, soeur de Françoise Langlois mariée avec Pierre Desportes. La fiancée est âgée de 14 ans, baptisée à Québec, le 4 janvier 1624. Une seule autre Française a vu le jour avant elle, dans la colonie, Hélène Desportes, sa cousine, née vers 1620. C’est donc le 22 mai 1638, que le mariage est célébré.

Étienne Racine a voyagé de 1644 à 1646, il accompagne les pères Brébeuf et Lalemant au pays des Hurons. Il revient à la naissance d’une fille, baptisée Marie-Madeleine Racine, le 25 juillet 1646 et repart un mois plus tard vers le lac Huron. En octobre 1647, il se rend en France avec Olivier LeTardif, puis le 4 avril 1648, à La Rochelle, comme témoin du mariage de Zacharie Cloutier fils, et de Madeleine Esmard.

En leur concédant une terre, le 27 mars 1650, Olivier LeTardif fait d’Étienne Racine et de Marguerite Martin, les premiers pionniers de ce qui devient bientôt, Sainte-Anne de Beaupré.

Depuis 1640, dix enfants sont nés chez les Racine. Sur neuf qui atteignent l’âge adulte, trois ont une descendance qui nous concerne, dans cette généalogie.

Le premier, Noël Racine, né en 1640, épouse en 1667, Marguerite Gravel, née en 1651, fille de Joseph-Massé Gravel et de Maguerite Tavernier. Ils sont parents de dix enfants, dont deux filles Racine sont nos liens. Marguerite Racine, née le 24 février 1664, devient l’épouse en 1690, de François Paré. Puis, Marie-Anne Racine, née le 29 mars 1684, épouse en 1701, Jacques Bolduc.

La deuxième enfant de l’ancêtre, leur fille Marie-Madeleine Racine, née en 1646, épouse en 1661, Noël Simard, dit Lombrette, fils de Pierre Simard, dit Lombrette et de Catherine Durand. Dix enfants Simard nous tissent des liens avec eux. En 1697, cette famille réside à la Petite-Rivière Saint-François, près du Cap Maillard.

Puis la troisième, enfant de l’ancêtre, qui nous concerne, Jeanne Racine, né en 1660, épouse en 1682, Jean Paré, fils de Robert Paré et Françoise Lehoux. Cette famille s’installe à Sainte-Anne de Beaupré.

L’aïeule, Marguerite Martin est décédée le 25 novembre 1679, à l’âge de 55 ans. Étienne Racine l’a suivie dix ans plus tard, le 24 avril 1689, âgé de près de 85 ans. Étienne est inhumé le lendemain, dans l’église de Sainte-Anne de Beaupré.

 

J’ai mis ce commentaire sur la page éditorial de Jean-Frédéric.

Quand je me rendais à l’école Saint-François dans les années 80, je le voyais tous les jours.

Méo prenait son travail au sérieux. Je pense que tous les enfants l’aimaient et sa présence les rassurait.

J’ai mis la fiche généalogique de Méo sur mon site Les ancêtres de Sainte-Anne-des-Plaines. Il fait partie de la grande famille Racine. Ses ancêtres sont Étienne Racine et Marguerite Martin, la fille d’Abraham Martin, le fameux Abraham des plaines d’Abraham.

Voici le lien…

http://www.myheritage.fr/person-22019816_35216681_35216681/guy-racine

Pierre Lagacé

Les petits déjeuners de la généalogie… Chris Ardoin

Vous pensiez que je ne vous reparlerais plus d’Amédée…

J’ai trouvé ça sur You Tube… et c’est excellent!

Il y avait aussi un texte en anglais sur le site.

Chris Ardoin est né le 7 avril 1981 à Lake Charles en Louisiane est un accordéoniste et un chanteur zydeco. Il fait partie de ces jeunes artistes qui a aidé à créer le nouveau zydeco, un nouveau style de musique qui est une fusion du zydéco traditionel avec différents styles dont le hip-hop, le reggae et le R&B.

Il était un enfant prodige faisant partie d’une dynastie de musiciens (son père était Lawrence Ardoin et son grand-père Alphonse Ardoin, surnommé Bois Sec. Il commença à jouer de l’accordéon à l’âge de deux ans et grandit en écoutant le zydeco jusqu’à son adolescence. À l’âge dix ans seulement, avec l’aide de son père Lawrence, il forma le groupe Double Clutchin avec son frère ainé Sean Ardoin à la batterie.

En 1994, le groupe endisqua leur premier album That’s Da Lick from Maison de la compagnie de disques Soul. Bien que Sean ait écrit et chanté toutes les chansons, on crédita l’album à Chris, question de marketing, en mettant le jeune Chris en vedette en pensant que cela attirait plus l’attention des gens. Chris vint plus à l’avant-scène avec le second album Lick It Up! lancé une année plus tard, partageant avec Sean la responsabilité d’écrire et de chanter les chansons. Sean quitta le groupe après le lancement de l’album Turn the Page en 1997 pour se concentrer sur sa carrière solo.

En 2005, Chris changa le nom du groupe de Double Clutchin’ pour NuStep, et sortit Sweat, le premier album sous le nouveau nom du groupe. M.V.P. suivit en 2007.

Voici un lien vers Alphonse Ardoin, le grand-père de Chris…

Alphonse ou Bois Sec Ardoin était le cousin d’Amédé Ardoin.

pochette de disque

Alphonse Bois Sec Ardoin, accordéoniste, est décédé le 16 mai 2007. Il est né le 16 novembre 1915 à l’Anse de Prien Noir, près du Bayou Duralde en Louisianne. Un de ses cousins n’est autre qu’Amédé Ardoin, le père du zydeco. Alphonse commence d’apprendre à jouer sur l’accordéon de son frère vers 12 ans et, à 14-15 ans, il accompagne au triangle Amédé Ardoin qui se produit à l’époque avec le violoniste Dennis MC Gee. Le surnom de Bois Sec lui a été donné alors qu’il était tout petit par un voisin, car au contraire des autres, Alphonse a pour habitude de ne pas attendre le gros des averses pour se mettre à l’abri. En 1948 il fait équipe avec le violoniste Canray Fontenot pour former les Duralde Ramblers qui animent les fêtes locales. Cette collaboration durera près de 50 ans jusqu’au décès du violoniste en 1995. Le duo se produit également dans les radios locales, et acquière rapidement une grande notoriété locale. Alphonse Bois Sec Ardouin participe avec son compère au festival de New Port en 1966. La même année, il enregistre son premier disque Les Blues du Bayou. Bois Sec et Canray Fontenot fréquenteront aussi régulièrement le festival de la Nouvelle Orléans, ce qui permettra d’étendre leur notoriété. Alphonse Ardouin restera cependant fermier dans l’âme toute sa vie, et ne deviendra jamais réellement musicien professionnel. En 1970, il participe à l’orchestre Ardoin Brothers Band constitué par ses fils Morris, Gustave and Lawrence. En 1987, le groupe enregistre A Couple of Cajuns, avec le violoniste cajun Dewey Balfa. L’année précédente, Canray Fontenot et Bois Sec Ardoin reçoivent le National Heritage Fellowships en reconnaissance de leur contribution à la musique Creole. Après la disparition de Canray Fontenot, Bois Sec continue de se produire et, en 1998, il grave chez Rounder Allons Danser, un nouveau disque avec la fille de Dewey Baffa, Christine Baffa, guitariste. Alphonse Bois Sec apparait ensuite sur plusieurs compilations de musique Zydeco parues en 1999 et 2000 chez Rounder. Durant les dernières années de sa vie, Alphonse Bois Sec mène une paisible retraite au sein de sa nombreuse famille. Il est très fier de voir la tradition musicale perpétuée par ses enfants et petits enfants. Il était le dernier représentant de la génération qui a enregistré les premiers disques de musique Créole, musique qui a précédé le Zydeco moderne d’aujourd’hui. Il avait 91 ans.
Source : http://www.bluesmagazine.net/K_Br%E8ves/2007/2007%20B.htm

Ça c’est de la génétique…

Un petit rappel…

Encore un autre… Bon ok !… mais c’est le dernier.

On voit Lawrence, un des fils de Bois Sec, dans cette vidéo. On a aussi ce texte qui accompagne.

Chez les Ardoin, la musique est une tradition de père en fils depuis plusieurs générations. Chris Ardoin, star montante du Zydeco en Louisiane est l’héritier de son grand oncle Amédé, de son grand père "Bois Sec" et de son père, et il partage avec ses frères et soeurs la même passion pour cette musique.
Nous sommes ici chez dans leur maison, près de la Nouvelle-Orléans, et ils nous font l’honneur de nous accueillir et de nous parler des origines de cette musique méconnue dans notre pays, la musique créole, popularisée par "Bois sec" alias Alphonse Ardoin qui a donné naissance dans les années 70 au Zydeco.
Une larme à l’oeil, on évoque la mémoire d’Amédé et d’Alphonse, les pionniers de la musique créole et du Zydeco qui en 1926 déjà, enregistrait ses 6 premières chansons…Hommage en musique, bien entendu, lorsqu’il entonne la dernière valse qu’Amédé aurait jouée avant sa tragique disparition ou la chanson qu’Alphonse son papa entonnait encore quelques jours avant de les quitter en 2007…

Je n’ai pas encore trouvé les ancêtres d’Amédé.

Paul-Ubald Chaumont et sa petite famille

La semaine dernière, dans cet article, je vous parlais du courriel savoureux d’Yvon Lauzon…

Sauf que le nom de Paul-Ubald Chaumont m’a fait penser à ces photos dans l’album de Paul-Émile Chaumont que je suis allé rencontrer en septembre dernier…

J’avais photographié celle-ci au hasard pour la montrer à Doris.

famille de Paul-Ubald Chaumont

famille Paul-Ubald Lauzon et Alexina Lapointe


Paul-Ubald est le père de Maurice Chaumont qui lui est le père de Doris et Christiane Chaumont.

Doris Chaumont voulait aller voir Maurice Chaumont quand elle est venue faire sa petite balade à Sainte-Anne, mais Maurice n’habitait plus Ste-Anne.

Yvon Lauzon nous avait alors parlé de ses enfants Doris et Christiane qui avait la ferme familiale dans le haut du Trait-Carré. Il nous a accompagné, mais personne n’était là…

Vous me suivez j’espère…

La généalogie, c’est comme un grand puzzle.

Il s’agit juste de retrouver les bons morceaux et de les placer au bon endroit.

Je me demande si on voit Maurice sur cette photo.

En tout cas, c’est une belle grosse famille…