Mon amie Lou vient de m’écrire…

Mon amie Lou vient de m’écrire.

Elle faisait référence à l’article de ce matin… Ancêtres à vendre

Voici ma réponse :

Bonjour Lou,

Le beau monde de la généalogie est plein de monde qui ne sont là que pour l’argent.

Business is business is business comme dit Nicholas, mon fils dont les toasts venaient de sortir quand je lui ai parlé de l’Athabaskan.

Hier je suis allé voir ma grande cousine Thérèse. Une personne vraie, charmante et pleine de sagesse dont la vie n’a certes pas ménagée.

Mon bonheur à moi c’est de côtoyer des gens comme elle et comme vous, des gens sincères, vrais et honnêtes.

C’est une richesse inestimable et ça, ça vient du fond de mon coeur.

Je suis fait comme ça et je m’aime de même.

Tout le contraire malheureusement de mon père dont je ne parlerai jamais plus dans mon blogue, car j’ai trop de respect pour lui, même si lui n’en avait pas pour personne.

Léo Lagacé 1950

Léo Lagacé 1950

Comme il n’est pas là pour se défendre, je vais le laisser reposer en paix…

De toute façon, ça fait longtemps que je lui ai pardonné même si je ne comprenais pas pourquoi il agissait comme ça.

Pierre 041Gilles, mon père et moi vers 1953

Je trouve ça quand même triste de ne pas pouvoir parler de mon père, mon héros, comme tout le monde.

leo lagace 1931

Léo Lagacé vers 1931

À la prochaine,

Pierre, le petit garçon à bicyclette

Pierre 039

Pierre Lagacé en 1953

Ancêtres à vendre

Cet article comprend un commentaire important.

Il faut le lire à la suite de cet article…

Une lectrice m’a envoyé ce texte trouvé sur Internet…

Dossier: Culture

Jacques Dufresne

Présentation

Un homme d’affaires québécois vient de vendre 12 millions d’actes d’état civil québécois à la multinationale américaine The Generations Network, basée dans l’état mormon de l’Utah. Personne ne semble s’inquiéter du fait qu’un tel trésor soit cédé à une multinationale qui pourrait bientôt détenir un monopole dans ce domaine. Où est le lien avec la Francophonie? Le Québec, le Canada, la France disent attacher la plus grande importance à la diversité culturelle, laquelle est une idée force de la Francophonie. Vendre ses ancêtres à un monopole mondial, n’est-ce pas la pire forme de mépris de la diversité culturelle dont on puisse faire preuve?

Extrait

Après s’être laissé dépouillé de son minerai de fer, de ses vieux meubles, le Québec cède ses vieux noms et ses vieux actes d’état civil. Pendant que Google lance la bibliothèque mondiale, The Generations Network crée une base de données mondiale en généalogie.

Texte

Ancêtres à vendre?

Le Devoir de ce jeudi 15 mars 2007 nous apprend que  la compagnie américaine The Generations Network, diffuseur du site américain Ancestry.com,  vient d’acquérir, au coût de 12 000 000 $, les douze millions d’actes d’état civil qui avaient été rassemblés et numérisés par le vénérable Institut Drouin de Montréal, propriété de Jean-Pierre-Yves Pépin. « Monsieur Pépin affirme avoir tenté en vain de vendre la collection complète des actes de l’état civil québécois aux Archives nationales du Québec et à la Bibliothèque du Québec qui s’y est toujours refusé pour des raisons budgétaires.» Après avoir indexé les données, l’entreprise américaine les rendra disponibles sur son site. L’Université de Montréal, partie dans l’accord, obtiendra pour sa part 100 000 $ à la signature et sans doute davantage pour la vérification des données. « Des possibilités de recherche inouïes s’ouvrent à nous », a déclaré Bertrand Desjardins, le directeur du programme de recherche en généalogie de l’Université de Montréal. Pour tout ce qui datait d’après 1799, nous étions presque dans le noir. » L’index établi par les démographes de l’U de M ne couvrait que les années 1621 à 1799.

Après s’être laissé dépouillé de son minerai de fer, de ses vieux meubles, le Québec cède ses vieux noms et ses vieux actes d’état civil. Pendant que Google lance la bibliothèque mondiale, The Generations Network crée une base de données mondiale en généalogie. Ce monopole américain sur les biens culturels enferme une démesure inquiétante en elle-même. Mais que penser de la marchandisation de notre patrimoine avec la complicité de ceux-là mêmes qui devraient en assurer la protection: les autorités d’une grande université?

D’une grande université réduite, il faut le croire, à la mendicité, mais accaparant néanmoins une part telle des fonds publics que l’État, dans les petites et moyennes nations, se montre impuissant sur le front où se joue l’avenir de la culture et de l’éducation: Internet. Toujours le même scénario. Dans le secteur privé, seules les grandes entreprises américaines peuvent faire les investissements requis pour créer des sites qui deviendront rentables en raison même de leur gigantisme, si rentables qu’il ne restera que des miettes pour des sites limités à une clientèle nationale.

Nos États ont tant de clients à servir dans les industries culturelles traditionnelles et dans l’enseignement supérieur qu’ils ne parviennent  pas à dégager les crédits qui leur permettraient de soutenir les entreprises privées qui tentent de relever le défi du numérique pour ce qui est des contenus. Ayant un public mondial limité, à cause de la langue notamment, ces entreprises mettent plus de temps que leurs homologues américaines à atteindre un seuil de fréquentation qui rentabiliserait leurs opérations. Les États les abandonnent à elles-mêmes, et c’est le cas notamment des États canadiens et québécois, mais ils continuent à subventionner l’édition sur papier du livre savant, dont le rayonnement serait beaucoup mieux assuré sur Internet.

Dans un tel contexte, brader le patrimoine culturel devient un acte méritoire dont on se félicite sur la place publique. Pourtant, dans le cas de nos actes civils, la transaction est tout aussi mauvaise pour notre économie que pour notre culture. Qui tirera profit de la fréquentation, par les Québécois eux-mêmes, du site Ancestry.com?  12 000 000 $ pour douze millions d’actes civils numérisés, c’est un cadeau: moins d’un dollar (1$) pour un acte écrit à l’origine d’une main hésitante sur du papier hélas biodégradable!

Le monopole mondial sur les actes d’état civil soulève en outre des questions d’ordre éthique dont personne ne semble se soucier. Qui donc sera dans l’avenir en mesure de croiser les données de la génétique avec celles de la généalogie ? Votre pays, le mien, la Francophonie? Non. L’opération se fera à l’échelle mondiale et c’est une entreprise privée de cet état mormon appelé Utah qui déterminera les règles.

Source :

http://agora.qc.ca/francophonie.nsf/Documents/Culture–Ancetres_a_vendre_par_Jacques_Dufresne

Lisez maintenant le commentaire ci-dessous laissé par monsieur Robert, puis ensuite cliquez ici.